Issue time10:15, par Pierre Lachance Email 61880 vues
Catégories: Veille

Le microblogue EnDirect a été créé, entre autres, dans le but de fournir un lieu plus sécuritaire, plus privé, plus ciblé (éducation) que les réseaux sociaux «publics». De plus, EnDirect était un projet de recherche et développement qui avait pour but de se faire une tête sur le concept de microblogue en apprentissage.

Après quelques années de service nous fermerons EnDirect à la fin octobre 2013. Pourquoi? Pour diverses raisons techniques et surtout parce que notre conclusion est que ce type d'outil ne répond pas à un réel besoin du milieu scolaire.

Nous tenons à remercier les enseignants qui ont réalisé quelques projets avec EnDirect ainsi que les conseillers pédagogiques qui l'ont utilisé pour diffuser de l'information.

Issue time07:46, par Pierre Lachance Email 13828 vues
Catégories: Rencontre nationale, Réflexions

Le RÉCIT a débuté une réflexion (documentation) en lien avec ce qui est convenu d'appeler l'École numérique il y a plus de 3 ans déjà. Un premier texte a été publié en juin 2010 sur le présent blogue.

Plusieurs travaux ont été réalisés depuis sans pour autant porter le nom d'École numérique. Tout le travail relié au TNI, à la mobilité, aux ressources éducatives libres, le «BYOD», en sont quelques exemples. Ces travaux sont également porteur de notre vision de cet École en devenir.

Lors du Rendez-vous virtuel du RÉCIT 2013 (juin), une équipe a animé un atelier sur le sujet de l'École numérique afin de poursuivre la réfexion (donner suite au billet de 2010) sur ce que pourrait être notre École de demain. Voici les éléments de présentations utilisés pour ce faire.



 

Les 30 septembre, 1er et 2 octobre prochain aura lieu la formation conjointe et collaborative du RÉCIT (Rencontre nationale). Un atelier de coconstruction aura lieu afin de faire ressortir un portrait plus clair (expicite) de notre vision.

Le RÉCIT tente de mettre son expertise au service du milieu scolaire afin d'arriver à la construire cet École numérique.

Issue time09:14, par Pierre Lachance Email 4064 vues
Catégories: Réflexions

On entend souvent des gens «critiques» face à l’intégration des TIC en classe nous dire que les études sur le sujet ne font pas consensus sur leurs impacts. C’est possiblement vrai. Mais j’ai quand même un petit «titillement» (qui doit provenir de ma formation en science dite dure ;o)) qui me fait poser quelques questions sur ces études.


Note: pour être honnête avec vous, je ne suis pas un expert en évaluation, ni en recherche sur les TIC (que je ne lis pas régulièrement non plus). Mais j’ai quelques connaissances/compétences terrain en lien avec les TIC.


Est-ce que les études portent uniquement sur les notes obtenues par les élèves?

Si oui, il sera difficile à mon avis (je le répète, je ne suis pas un spécialiste de l’évaluation) d’avoir un consensus sur leurs impacts, car l’outil (utilisé lors de l’apprentissage) en soi ne peut pas à lui seul expliquer les résultats des élèves. Le type de tâche exigée a possiblement (hypothèse) plus d’impacts que les outils eux-mêmes.


Est-ce que les études tiennent compte des approches pédagogiques et du type d’évaluation?

Les TIC, comme signalé ci-haut, sont des outils. Si l’enseignant n’a qu’échangé un outil pour un autre sans rien adapter/modifier dans sa pédagogie/évaluation, pourquoi aurions-nous des impacts positifs? Qu’on le veuille ou non, utiliser les TIC nous place dans un nouveau «monde» qui offre de nouvelles possibilités. Ne pas adapter sa pédagogie/didactique c’est tenter d’étouffer ce potentiel.


Est-ce que les élèves avaient droit à leurs outils TIC tant en apprentissage qu’en évaluation?

L’apport des TIC dans l’apprentissage des élèves ne peut pas être seulement analysé en considérant leurs résultats aux «mêmes examens», car utiliser les TIC en apprentissage ouvre grande la porte sur des éléments non mesurables par ceux-ci. Une compétence c’est (en résumé) de mobiliser des ressources, alors si les ressources mobilisées lors de l’apprentissage ne sont pas les mêmes que lors de l’évaluation, nous venons de nuire à l’élève (et au résultats de l’étude).


Si on veut que notre École devienne «numérique», on ne peut pas seulement prendre ce qui fait notre affaire dans le «monde numérique» et laisser le reste de côté. Dans ce cas, les impacts sur les élèves ne seront pas optimaux (peut-être même défavorables).

 

Est-ce que les études tiennent compte (évalue) de la façon dont les TIC ont été utilisées?

Il y a de mauvaises utilisations du marteau, il y a aussi de mauvaises utilisations des TIC. Le seul fait que les TIC soient présentes en classe, ne garantit pas qu’elles soient utilisées adéquatement/efficacement, et donc qu’il y aura un apport positif.


Les TIC sont des outils, et comme pour tous les outils il y a de meilleures façons de faire que d’autres. Un exemple, lire un livre sur une tablette n’aura des avantages que si on permet au lecteur d’utiliser les fonctions «numériques» (définitions, annotation, outils de recherche, etc) non présentes dans le livre papier. Sinon, ce sera du pareil au même, et les impacts positifs ne seront pas présents. Il y aurait également à faire une refonte de la tâche de lecture pour profiter au maximum de la TIC.



En toute bonne foi, je ne peux pas tasser du revers de la main toutes ces années que j’ai passé à travailler avec des enseignants et des élèves, à voir des impacts très positifs, entre autres, sur la motivation scolaire, sur l’estime de soi, sur des méthodes de travail améliorées, sur des yeux pétillants et des sourires francs, à cause d’études qui émettent un doute sur l’apport des TIC. Est-ce qu’on a déjà mis en doute l’apport de l’École dans l’apprentissage des élèves? On pourrait avoir de grandes surprises.


Les TIC sont présentes dans notre société, et ce n’est pas demain la veille que ça changera. Adaptons notre École afin que ces outils puissent agir comme nous le désirons, c’est-à-dire en catalyseur (déformation professionnelle) à l’apprentissage. Lorsque nous aurons fait quelques pas dans cette direction, nous pourrons demander à des chercheurs de nous aider à trouver des moyens d'améliorer notre démarche. Mais pour l'instant, pouvons-nous débuter la randonnée?


N. B. : Comme j'ai dit en début de billet, je suis personne dans ce monde des études universitaires, donc il est probable que j'ai dit des nia... faussetés. Je vous remercie à l'avance de me corriger dans les commentaires ci-dessous.


Je remercie M. Patrick Giroux de m’avoir allumé sur divers aspects.

Issue time10:23, par Pierre Lachance Email 3827 vues
Catégories: Réflexions

Pierre Couillard en a parlé lors de sa conférence au GRMS 4.0, ne pas attendre que les autres nous proposent «leur» contenu est une stratégie que nous privilégions.

C'est pourquoi nous publions ce texte qui fait un tour rapide de la question du support (livre numérique et site Web) et des outils pour créer et publier du contenu.

Tout n'a pas été abordé dans ce document, mais c'est un point de départ. Nous continuerons à fouiller les possibilités.

Bonne lecture!

Issue time14:24, par Pierre Lachance Email 19964 vues
Catégories: B2evolution, Partage

Voici une lettre de recommandation publique, signée par plusieurs personnes ressources du RÉCIT, pour Mme Sonia Sehili au poste de coordination du RÉCIT.

Fichiers attachés:

Issue time15:58, par Pierre Lachance Email 2882 vues
Catégories: Bloguons

Note: Ceci est une copie de ce texte publié sur le site du RÉCIT.qc.ca

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Sonia Sehili a pris la barre de la coordination du RÉCIT en 2008. Elle s’est acquittée de son mandat avec finesse, compétence, professionnalisme et engagement. Le MELS a pris la décision de ne pas renouveler le mandat de la coordonnatrice du RÉCIT. Sonia quittera donc ses fonctions en juin. Cet article retrace les grandes lignes de sa riche contribution au RÉCIT et fait part des témoignages très touchants qu’elle a reçus depuis l’annonce surprise de son départ.

Par Louise Sarrasin

Avant d’arriver à la tête de la coordination du RÉCIT, Sonia Sehili, en tant que spécialiste de l’éducation à la Société GRICS, y a mené de nombreux dossiers avec doigté et créativité. Entre autres, on lui doit la refonte du dernier site du RTSQ, le premier design du portail Édu-Groupe ainsi que l'accompagnement à la création du site logicielseducatifs.qc.ca et du site du RÉCIT. Elle a ainsi créé le premier site Web statique visant à présenter le réseau. Vers 2003, avec le comité du site de l’époque, elle a réalisé la première mouture du site recit.qc.ca. L’objectif de ce site central est de favoriser la culture de réseau et de faire connaître les immenses richesses contenues dans chacun des services du RÉCIT. Ce site central se veut le pôle qui rassemble les visions communes. Ce ne sont là que quelques-unes de ses réalisations marquantes à la Société GRICS. Déjà, ces qualités de rassembleuse et de grande collaboratrice étaient mises de l’avant.

Une personne d’équipe

En 2008, l’équipe de coordination comprend alors l’analyste-programmeur Vincent Pelletier qui s’occupe du développement du site central, de nombreux sites éducatifs hébergés à la GRICS et de développement d’applications pédagogiques . Au même moment où Sonia passe à la DRD au MELS pour prendre le poste de coordonnatrice, on ouvre à la Société GRICS un poste d’édimestre du site recit.qc.ca. Ce poste est octroyé à l’auteure de cet article, Louise Sarrasin, enseignante et journaliste, afin de voir, entre autres, à la rédaction d’articles et dossiers en lien avec les actions et les réalisations du RÉCIT. En plus de ce travail d’édition, l’édimestre travaille en étroite collaboration avec Sonia à l'organisation des rencontres nationales et au suivi des principaux dossiers. En 2010, Joanne Tremblay de la Société GRICS contribue activement à l’organisation des sessions présentielles et virtuelles du RÉCIT. À son départ, Thérèse Lépine vient grossir les rangs de la petite équipe pour s’occuper des rencontres nationales et de deux rubriques du site, contribuant par sa minutie et son expérience au réseau. L’équipe est petite, mais efficace. Les défis sont nombreux, mais ensemble on les résout, un par un.

Une arrivée au RÉCIT remarquée

Sonia Sehili s’est vu confier le poste de coordonnatrice du RÉCIT en mars 2008. Elle était particulièrement bien placée pour s’acquitter de cette tâche complexe, car elle était déjà, avec Claude Lamb, dans l'équipe de coordination précédente. En fait, elle était le bras droit de la coordonnatrice de l'époque, Danielle Lemay, d'octobre 2004 à février 2008.  À son arrivée au MELS, elle s'est inscrite dans la continuité des travaux amorcés par sa prédécesseure, visant à favoriser les mises en commun et le partage d'expertise, tout en respectant les particularités de chaque milieu. La transition se fit tout en douceur, grâce au partage de valeurs communes de collaboration et d’entraide caractéristiques du RÉCIT et de Sonia.

Après les départs de Danielle et de Claude, Sonia se retrouve seule à la barre de la coordination. Pour faire face aux défis que représente l’organisation des rencontres nationales, elle fait preuve d’astuce. Afin d’en assurer le succès et l’efficacité, elle voit à faciliter la participation de chacun à l'organisation de ces deux rencontres et à automatiser les processus liés aux différentes activités. Elle peut compter sur l’efficacité de l’analyste-programmeur, Vincent Pelletier, véritable magicien de l’informatique, et sur celle de sa petite équipe de coordination, pour s’assurer du succès. Sonia orchestre le tout avec brio.

Une conciliatrice hors pair

En tant que coordonnatrice, Sonia joue un rôle important de conciliatrice afin d’arrimer les orientations ministérielles avec les besoins du milieu scolaire. Elle le fait avec les moyens et les limites que le MELS met à sa disposition. Pour réaliser cet aspect de son mandat, Sonia tient compte du fait que ce sont les personnes-ressources qui œuvrent  à accompagner au quotidien le personnel scolaire dans l’intégration des TIC à des fins pédagogiques en classe. Elle se doit d’avoir une vision nationale afin de contribuer à  donner les moyens collectifs de s’acquitter de cette importante mission. 

Sonia siège aussi à tous les comités de planification et d’évaluation (CPÉ) des services nationaux du RÉCIT. Chacun de ces comités réunit conjointement des dirigeants de commissions scolaires, les responsables des programmes visés ou de la clientèle concernée au MELS, des conseillers pédagogiques ainsi que le service national du RÉCIT hébergé par la commission scolaire. Elle y joue un rôle de premier plan pour s’assurer que les objectifs ont été atteints. Cet aspect de son mandat l’amène à se déplacer partout en région et à dégager ainsi une vision globale du RÉCIT. À plusieurs occasions, lors de  rencontres avec le milieu scolaire, elle a à expliquer le mandat du RÉCIT. Avec délicatesse, elle règle les incompréhensions. Elle saisit l’opportunité que lui offre ces rencontres pour mieux faire connaître le réseau et construire des ponts entre les différences instances gouvernementales, d’autres partenaires, par exemple, Carrefour éducation, Logiciels éducatifs, Station 05...

Une formatrice visionnaire

Avec son équipe de coordination et le comité de liaison, Sonia a comme responsabilité de voir à l’organisation de toutes les rencontres nationales du RÉCIT qui ont lieu, l’une au printemps, l’autre à l’automne. Dès 2007, le comité de liaison s’engage dans un nouveau défi, soutenu par le ministère :  transformer une des rencontres présentielles en rencontre virtuelle. Par ce défi, on vise à développer de nouvelles habiletés pour former à distance. Pour tous, c’est un défi de taille, un virage majeur, qui vaudra au RÉCIT une reconnaissance du ministère pour son audace. Dès son arrivée, c’est Sonia qui a la responsabilité de passer de l’idée à la réalisation de manière à mettre en œuvre  ce grand virage, aidée du comité de liaison du RÉCIT (Cdl), où siège un représentant du RÉCIT de chacune des régions administratives et un représentant des Services nationaux. À ce moment-là, le RÉCIT est en phase d’appropriation des outils de partage à distance capables de réunir virtuellement une centaine d’utilisateurs. C’est un défi qui nécessite le développement d’habiletés et de compétences particulières. Passionnée de formation à distance et en voie d’obtention d’une maîtrise dans ce domaine, Sonia fait profiter le réseau de son expertise, car elle croit très fort au potentiel des rencontres virtuelles. Elle conseille, guide et propose au RÉCIT des axes de formation, très pertinents dans le contexte d’une rencontre virtuelle, en collaboration avec le comité de liaison. Chaque année, des « pense-bêtes», des trucs d’animation visant à dynamiser les ateliers virtuels et d’autres documents couvrant  les aspects organisationnels sont publiés sur le site central du RÉCIT. On y aborde également la dimension technologique et bien d’autres aspects. Des ressources enrichissantes pour assurer le développement professionnel du réseau!

Cette année, le RÉCIT a tenu sa sixième rencontre virtuelle. Encore une fois, ce fut un succès. Il est important de souligner que ce virage vers une rencontre virtuelle a inspiré le MELS en ce qui a trait aux rencontres des gestionnaires. Le RÉCIT est de plus en plus reconnu comme un réseau innovateur à l’avant-garde pédagogique depuis 2000, véritable chef de file de l’école numérique.

 

 

 

 

 

 

 

Ce tableau présente certains des mots exprimés par les gens du RÉCIT pour exprimer leur grande satisfaction sur le RDVirtuel 2013.

Une coordonnatrice, expérimentée et solide

Très vite, les personnes-ressources du RÉCIT apprécient les capacités de Sonia à favoriser le développement  du réseau. Parmi ses grandes qualités, elle sait s’appuyer sur la communauté de pratique que le RÉCIT est devenu au fil des ans. Cette communauté s’est consolidée en tant que réseau autonome, avec une gouvernance liée à des valeurs d’entraide, de concertation, de collaboration, de partage, de confiance et de respect. Ces valeurs sont celles de Sonia et aussi celles de l’équipe de coordination et celles des membres du RÉCIT. Ensemble, tous avancent avec la même intention de participer activement à la construction de l’école numérique. Sous sa coordination, le réseau progresse et se développe avec force. La devise de Sonia : « N’oubliez pas que le RÉCIT permet à une personne-ressource d’être aussi forte que la somme des forces de son réseau. »

Une multitude de témoignages éloquents

Sonia quittera son poste de coordonnatrice à la fin du mois de juin, après 6 ans à la barre, un record. Sur la liste de diffusion du RÉCIT, dans sa lettre intitulée Toute histoire a une fin , elle souligne avec justesse la maturité du réseau, son rôle important dans l’école numérique et remercie chacun des  services du RÉCIT.  Dès l’annonce faite de son départ,  plusieurs personnes du RÉCIT ont tenu à exprimer leur incompréhension devant cette décision qui laisse le réseau en deuil de sa coordonnatrice, son guide comme disent certains. Nombreux ont été les gens qui ont rendu hommage à Sonia pour l’excellence de son travail. En voici quelques extraits :

« (…) J’ai connu tous les coordonnateurs et les coordonnatrices depuis l’existence de cette structure. Tu as su largement te démarquer par ta compétence, ton intelligence, ta finesse, ta sagesse et ton sens de la communauté de partage. Tu es sans égal.

Tu as su allier les forces de chacun pour faire de ce réseau une structure de service des plus efficaces et des plus respectées par les intervenants scolaires . Tu as su rallier les gens.

Par l’efficacité de ta coordination, tu as su donner une VISION au RÉCIT, une COHÉSION et une COHÉRENCE.

L’annonce de ton départ est une perte énorme pour le RÉCIT. Son drapeau doit être mis en berne ».

« Malgré une position difficile entre le ministère et les commissions scolaires, tu as accompli un travail remarquable où ta diplomatie, ton professionnalisme et ton engagement ont permis de conjuguer vision, direction, liberté d’action et ce, sans perdre de vue notre véritable objectif, la formation des élèves.

Merci, Sonia, tu as travaillé depuis plusieurs années pour l’avancement des technologies en éducation au Québec. Il nous semble évident que ta contribution a permis d’amener le réseau à maturité, un réseau autonome, dynamique, efficace et solidaire. Notre gratitude est immense, tout comme l’est notre tristesse aujourd’hui. »

Prix de reconnaissance

Il n’est pas étonnant que Sonia Sehili ainsi que Danielle Lemay aient été couronnées d’un prix Chapo au colloque de l’AQUOPS 2013. Ce prix visait à récompenser et à souligner leurs contributions à la mise en œuvre de l‘école numérique et au développement des compétences des élèves par l’intégration des TIC .

Un fort héritage

Sonia laisse au réseau une empreinte forte, solide et un héritage indéniable. Fort de cet héritage, le RÉCIT continuera à jouer son rôle de chef de file. Il risque aussi de croiser cette ambassadrice du RÉCIT à d’autres tournants, car le réseau, Sonia y croit fermement et elle le mettra sur sa route, j’en suis convaincue.

En tant qu’édimestre du RÉCIT et signataire de cet article, je suis fière de rendre hommage à Sonia ici. J’ajoute ma voix à toutes celles qui ont souligné l’excellence de son travail. Depuis cinq ans et demi, j’occupe une place privilégiée de collaboratrice à ses côtés. J’ai pu prendre la mesure au quotidien de son professionnalisme et de tous les efforts, souvent titanesques, faits par Sonia pour soutenir le RÉCIT dans son mandat. Ensemble, notre préoccupation a toujours été de porter la voix du réseau, haut et fort, ailleurs et sur le site recit.qc.ca. Ce fut au cœur de nos actions. La voix de Sonia, mobilisatrice, va continuer de résonner au sein du réseau, car le RÉCIT, elle y croit !

Issue time07:24, par Pierre Lachance Email 11865 vues
Catégories: Réflexions, Partage

Un courriel de Stéphane Lavoie me fait connaître ce tableau qui peut être utile lors de formation en lien avec l'«intégration» des TIC dans l'apprentissage des élèves.

<Courriel>

Quelle est la différence entre l’utilisation de la technologie et l’intégration de la technologie par un enseignant dans le cadre de ses activités d’enseignement? La réponse à cette question peut se trouver au travers ce tableau comparatif d’Aditi Rao pris sur Teachbytes (que j’ai librement traduit) :

 

Utiliser la technologie

Intégrer la technologie

L'utilisation des TIC est aléatoire, arbitraire et souvent réfléchie après coup.

Les TIC sont planifiées et utilisées pour une raison.

Les TIC sont rares ou utilisées sporadiquement en classe.

Les TIC sont une partie intégrante de l'environnement de la classe.

Les TIC sont utilisées uniquement pour le principe d'utiliser les technologies.

Les TIC sont utilisées pour soutenir les attentes de fin de cours.

Les TIC sont utilisées pour passer de la matière aux élèves.

Les TIC sont utilisées pour engager les élèves avec le contenu.

Les TIC sont utilisées principalement par l'enseignant.

Les TIC sont utilisées principalement par les élèves.

L'attention est centrée sur l'utilisation des TIC.

L'attention est centrée sur l'utilisation des TIC pour créer et développer de nouveaux processus réflexifs.

Le temps est dévolu à apprendre à utiliser les TIC.

Le temps est dévolu à utiliser les TIC pour apprendre.

Les TIC sont utilisées pour réaliser des tâches de bas niveau (selon la taxonomie de Bloom).

Les TIC sont utilisées pour favoriser le développement des habiletés de haut niveau.

Les TIC sont utilisées par des individus travaillant seuls.

Les TIC facilitent la collaboration dans et à l'extérieur de la classe.

Les TIC sont utilisées pour faciliter des activités réalisables sans technologies.

Les TIC sont utilisées pour faciliter des activités qui seraient difficilement réalisables (voire impossibles) sans les technologies.

Les TIC sont utilisées pour livrer de l'information.

Les TIC sont utilisées pour construire les savoirs.

Les TIC sont périphériques à l'activité d'apprentissage.

Les TIC sont essentielles aux activités d'apprentissage.

 

 

 Tableau mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons By-NC-SA 3.0

Il s’agit d’une reprise de cet article. Et bien que tout ne soit pas blanc ou noir comme semble le dépeindre ce tableau (je vous cite à cet effet Maupassant : « Le regard moderne sait voir la gamme infinie des nuances. »), il peut très certainement agir comme déclencheur pour une bonne discussion avec vos collègues, la direction et les enseignants.

J’aime particulièrement la septième. Et vous?

</courriel>

 

Merci Stéphane pour la traduction!

PS: Le modèle SAMR illustre, selon moi. les effets/impacts possibles de l'«intégration» des TIC dans l'apprentissage des élèves: http://recit.qc.ca/article/le-mod%C3%A8le-samr

 

Mise à jour 6 mai 2013:

Intégrer: «Placer quelque chose dans un ensemble de telle sorte qu'il semble lui appartenir, qu'il soit en harmonie avec les autres éléments»

Source: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/int%C3%A9grer/43537?q=int%C3%A9grer#43458

Ce terme représente bien le but de mes formations, que l'enseignant (qui fait déjà de belles/bonnes choses en classe) sélectionne des outils (TIC ou non) selon la tâche (l'action pédagogique) pour atteindre ses objectifs/buts/intentions...

Oui les TIC, mais pas tout le temps et pour tout.

Issue time08:30, par Pierre Lachance Email 5396 vues
Catégories: Bloguons, Formation

L'AQUOPS, grâce à une équipe de journalistes de l'Université Laval, a blogué tout au long du colloque afin de laisser des traces des différents ateliers et kiosques.

Blogue de l'AQUOPS : http://www.aquops.org/wordpress/

Bravo pour l'initiative et pour la qualité des textes. On se croirait sur place en lisant toute cette documentation!

Voici les articles sur le blogue de l’AQUOPS en lien avec nos ateliers :

  1. Journée thématique : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1127
  2. Coffre à outils TIC : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1169
  3. GéoGebra : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1384
  4. Mobilité en MST : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1892

Une petite recherche dans le blogue nous mène vers des billet où le RÉCIT a ét nommé: http://www.aquops.org/wordpress/?s=R%C3%89CIT

Bonne lecture!

Issue time14:36, par Pierre Lachance Email 3173 vues
Catégories: Logiciels, Bloguons, Réflexions

Bien que la suite bureautique LibreOffice soit un excellent logiciel libre, qu’il est devenu avec le temps une icône du mouvement du logiciel libre, le «libre» c’est beaucoup plus que ça.

 
Le libre c’est aussi


Des systèmes d’exploitation (comme Ubuntu, CentOS, Android...) plus ouverts que les systèmes fermés de Microsoft ou Apple. Cette ouverture permet de prendre en main (par ceux qui ont l’expertise) le code et de l’adapter pour ses besoins de sécurité ou autres. Les systèmes «Linux» sont très répandus au niveau des serveurs Web qui deviennent de plus en plus présents dans nos vies avec l’infonuagique.

Des logiciels plus spécialisés comme GeoGebra, Images Actives, Open Sankoré, Scratch, Sigil, Kinovea, GIMP, qui permettent au milieu scolaire de vivre des projets pédagogiques avec des logiciels performants respectant des valeurs près de celles de l’éducation.

Une multitude d’applications «serveurs» comme Wordpress, Etherpad, Drupal, Media Wiki, SPIP, Joomla, Statusnet, Scriptorium, Owncloud, La ligne du temps, Moodle, Mahara, qui elles aussi supportent plusieurs projets pédagogiques dans le milieu scolaire.


Des formats de fichiers qui ne nous emprisonnent pas dans un seul logiciel. Ce qui est, pour un état entre autres, très important pour la sécurité des données ainsi que leur pérennité. Le temps (donc l’argent) investit hier dans la production de documents devrait pouvoir être rentable pour plusieurs années et non pas seulement pour la durée de vie du logiciel propriétaire X.

Un mouvement de publication de contenu pédagogique où la licence respecte les valeurs de partage de l’Éducation. Le RÉCIT est un des producteurs de contenu exploitable par le milieu scolaire (utilisation et modification).

Exemples

Voici des exemples de ressources libres que Benoit Petit a répertoriées en quelques minutes (il y en a bien d’autres, les commentaires ci-dessous sont là pour nous les faire connaître).

 
De contenu libre…

RÉCIT US :

    Société et territoire : http://www.recitus.qc.ca/ressources/societes-et-territoires
    Banque d'images en univers social : http://images.recitus.qc.ca/


RÉCIT MST :

    Banque d'images libres : http://recitmst.qc.ca/BIL/

 
RÉCIT préscolaire

    Images libres : http://recitpresco.qc.ca/banque-dimages-et-de-sons/images-du-service-national-du-recit-a-leducation-prescolaire


RÉCIT DP

    Images libres de personnages : http://www.recitdp.qc.ca/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=61&Itemid=69


D'espaces de création, de publication et de collaboration…

RÉCIT des Langues

    BladoWeb : http://www.baladoweb.qc.ca/
 

RÉCIT MST

    Blogue du RÉCIT : http://recit.org/
    Epad du RÉCIT : http://epad.recit.org/
    Wiki du RÉCIT : http://recit.org/wiki/


RÉCIT US

    La ligne du temps : http://www.lignedutemps.qc.ca/
    Cliquez pour moi : http://www.cliquezpourmoi.qc.ca/


RÉCIT FGA

    Moodle : http://moodle.ticfga.ca/

D'outils de réseautage…


RÉCIT MST :

    EnDirect : http://recit.org/endirect/
    URL au RÉCIT : http://recit.org/ul/
    Classe Micro: http://recit.org/micro/


RÉCIT DP :

    Mon URL : http://monurl.ca/
    Blogue ECR : http://blogueecr.recitdp.qc.ca/

RÉCIT Développement professionnel

    Blogues : http://blogues.repertoireppo.qc.ca/fr/

RÉCIT Projet intégrateur

    Blogues : http://www.projetintegrateur.qc.ca/


Oui le libre c'est plus que LibreOffice!

Issue time10:21, par Benoit PETIT Email 10950 vues
Catégories: Réflexions, Partage, Veille

Lorsque j’anime des ateliers, je suis toujours à la recherche de moyens pour rendre les participants les plus actifs possible. Un des moyens que j’ai mis en place est la prise de notes collectives. Cela leur permet de profiter des réflexions des autres en partageant non seulement leurs notes, mais aussi des références, des idées et des découvertes. Ce moyen me permet également de réguler mes formations en relisant les notes de tout le monde. Il arrive souvent que certains éprouvent un malaise à prendre des notes publiques, et ce, pour toutes sortes de raisons. C'est donc un apprentissage à faire.

À cet effet, lors d'un atelier que j'animais au colloque de l'AQEP en décembre 2012, une participante est venue me voir à la fin de l'atelier et elle me dit : « Je suis déçue... ». Figé, je lui demande ce qui la déçoit. Elle me répond : « ... des notes collectives ». Je suis alors vraiment intrigué et un peu mal à l'aise... Elle enchaîne : « En fait, j'ai pris beaucoup de notes pendant l'atelier, car je trouvais cette idée très intéressante. Mais je suis déçue, car je constate, à la fin de l'atelier, que j'ai été la seule à le faire. Je ne peux donc pas profiter des notes des autres. Il serait très important que vous insistiez davantage au début de vos ateliers pour que tout le monde participe. » Donc, depuis ce temps, j'insiste un peu plus sur l’intérêt de ce partage. Je raconte aussi cette anecdote avec l'espoir de motiver à l'action.

Je vois aussi dans cette activité, une manière concrète d'actualiser un concept qui paraît parfois abstrait aux yeux de plusieurs, le socioconstructivisme. J'apprends mieux avec les autres que seul. Les outils collaboratifs en ligne offrent cette possibilité qui était impensable il y a à peine plus de 5 ans. Mon outil de prédilection est Google Drive. Je crée un document texte que je partage en écriture pour tous ceux qui disposent du lien. Voyez plus bas la procédure de partage.

Jusqu'alors, je proposais un simple tableau à deux colonnes : l'une pour inscrire son prénom et l'autre pour prendre des notes. Vous pouvez voir ce Modèle de notes collectives simples. À ma dernière animation, à la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, j'ai décidé d'explorer un nouveau modèle de notes collectives enrichies. Je me suis inspiré du concept de canevas ouvert que j'ai organisé en fonction de mes objectifs de formation. Voici ce Modèle de notes collectives enrichies. Le résultat m'est apparu concluant en relisant les notes des participants.

Mon intention était de procurer un espace commun plus ouvert pour partager et des espaces individuels organisés afin de faciliter la structuration de la pensée. Il met en évidence les éléments qui peuvent permettre des transferts dans la pratique par la suite. Je le présente comme un modèle et non pas comme une obligation. Un participant pourrait modifier sa page ou l'organiser autrement s'il le souhaite. J'ai utilisé la fonction « Table des matières » pour faciliter l'accès à chacune des pages. Pour ce faire, il suffit d'utiliser les fonctions de style de Google Drive, « Titre 3 » en l'occurrence, et d'insérer une table des matières au début du document.

N'hésitez pas à vous servir de ces modèles et à les adapter à vos besoins. Si vous avez déjà un compte Google Drive, il vous suffit d'en créer une copie à partir du menu « Fichier ». Voici à nouveau les liens vers ces deux modèles :

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J'espère que cet article vous sera utile. Laissez vos commentaires afin d'enrichir cette stratégie par vos idées!

Au plaisir de vous lire! :-)

Benoit Petit
Service national du RÉCIT – Développement de la personne