Issue time11:51, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

L'ordinateur pourrait être utile pour augmenter la qualité des apprentissage en français! Surprise?

Lire la nouvelle sur Technaute.

Sauf que...

En décembre dernier, Statistique Canada révélait que seulement 15% des élèves au Québec disent utiliser «souvent» (plusieurs fois par semaine) l'ordinateur à des fins scolaires, contre 29% au Canada et environ autant dans les pays de l'OCDE. Pire: près d'un adolescent sur cinq (17%) n'utilise «jamais» l'ordinateur à l'école.

Donc il reste du travail...

Issue time13:26, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Un texte très intéressant à lire ici.

Voici quelques citations:

Une évidence:

Les enfants maîtrisent rapidement les compétences dont ils ont besoin pour interagir en ligne et créer leurs propres contenus au moyen des nouveaux médias. Toutefois, la plupart d’entre eux ne maîtrisent que quelques facettes de cet univers. Seul un faible pourcentage d’enfants lisent les énoncés de confidentialité des cybercollectivités auxquelles ils se joignent ou des concours auxquels ils participent, savent ce que sont les témoins (ou biscuits magiques) ou comment leurs activités en ligne peuvent être retracées, connaissent les méthodes de recherche efficaces et savent comment déterminer si l’information qu’ils trouvent est fiable [16]

.
Quand l'École prendra-t-elle SA place dans tout ça?

Consommateur vs auteur... les enfants sont déjà des auteurs... les enseignants eux?

Dans l’univers des nouveaux médias, les enfants sont devenus des producteurs tout autant que des consommateurs de contenus médiatiques.

Pas ajouter, intégrer... pour vrai!

Nombreux sont ceux qui estiment que la littératie médiatique ne devrait pas être un sujet ajouté simplement à un programme scolaire déjà chargé, mais devrait plutôt être prise en charge expressément dans les écoles. D’autres sont d’avis qu’un changement systématique devrait être opéré dans les systèmes d’éducation afin que les caractéristiques des nouveaux médias (rapidité, autodirection, interactivité) forment les assises sur lesquelles reposerait l’enseignement dans sa totalité [21] .

Belle conclusion:

Malgré les lignes directrices et les objectifs d’apprentissages fixés par les ministères de l’Éducation, suivre le fil de l’évolution rapide de la culture et des technologies Web peut se révéler intimidant et menaçant, surtout pour les professeurs pour qui les nouveaux médias sont moins familiers. Le perfectionnement professionnel et l’accès à des ressources, à des logiciels à jour et à l’équipement nécessaire peuvent également poser des défis. Le rôle de la littératie médiatique est de plus en plus important pour aider les élèves à comprendre l’univers numérique dans lequel ils baignent.

Issue time18:10, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons

En un mot, voici ce que j'en pense : un belle superfétation.

Je me demande bien quel est cet engouement pour un outil aussi dispendieux et qui, ma foi, n'ajoute rien à un enseignement magistral avec ordinateur et canon.

Car, le tableau blanc interactif, ce n'est que cela : un tableau tactile. Au lieu d'utiliser le clavier et la souris, on utilise son doigt ou un crayon directement sur le tableau. Payer plus de 1500$ pour ça démontre soit l'ignorance pédagotechnique de l'acheteur soit sa très grande richesse et son goût pour les futilités.

Le TBI demande nécessairement un ordinateur et un projecteur. Et, je le répète, il n'y a à peu près rien que l'on ne puisse réaliser avec le TBI qu'on ne peut déjà faire si l'on a l'ordinateur et le projecteur.

Le vendeurs nous en mettent plein la vue en utilisant des logiciels interactifs, mais c'est derniers sont utilisable avec clavier et souris. Le TBI n'est juste qu'un gadget.

Et, à mon avis, le TBI est absolument inutile si on utilise des logiciels genre Squeak qui demande pour certaines fonctions des combinaisons du type MAJ-click ou CTRL-clic droit...

On tente aussi de nous impressionner avec des gadgets où les élèves sont appelés à voter sur des questions à l'écran. Diable, moi, je demande de lever la main... c'est pareil.

Y a-t-il quelque chose de pédagogique avec le TBI? Réponse : les avantages pédagogiques du TBI dont identiques aux avantages pédagogiques SANS le TBI (en tenant pour acquis que vous avez déjà un ordinateur et un projecteur, évidemment).

Mise à jour:

Lecture Web 101: toujours vérifier les sources de ce qu'on lit sur le web.

Issue time09:35, par Pierre Lachance  
Catégories: Formation

Si vous suivez le présent blogue, vous savez qu'un groupe d'animateurs RÉCIT s'intéressent au web 2.0 (ou web interactif) pour l'intégration des TIC dans l'apprentissage. Il y a eu la «Non-conférence Éducation 2.0», puis une journée de travail à la rencontre nationale du RÉCIT, le billet de François Guité (qui a mis le feu aux poudres), la création d'une section sur le site du Sympa-TIC, la création d'une page wiki pour s'approprier/coconstruire autour du concept de EAP (Environnement d'Apprentissage Personnel), et la préparation d'un projet TOP SECRET de mon ami Martin.

Une annonce de la préparation de la deuxième Non-conférence Éducation 2.0 a été faite il y a quelques heures.

François Rivest vient de lancer une balle de neige (on espère qu'elle grossira) dans le RÉCIT en parlant de Del.icio.us (un outil de social-bookmarking).

Cette effervescence autour du web 2.0 et la préoccupation des animateurs RÉCIT de pouvoir exploiter le web pour la formation continue des enseignants (à 100 personnes on ne pourra pas toujours être en présence pour former), a fait germer une question dans la tête de Martin Bérubé et de mon moi-même: comment favoriser la formation continue avec le web?

Notre réponse: le EAP. Un billet d'introduction est disponible ici.

Ce blogue servira donc de point de chute de documentations, stratégies, questions... autour de la formation continue avec le web. Nous invitons les enseignants à se créer un blogue (on peut aussi héberger les enseignants à l'adresse http://eap.recit.org, ce qui pourrait aboutir à une belle communauté d'apprentissage) et à nous le faire connaitre (on ajoutera alors le blogue dans notre liste de fils RSS en éducation).

On débute (il n'y a que 3 billets) donc un autre projet pour tenter de faire «avancer» l'intégration des TIC en apprentissage. Si vous voulez y participer (publier des billets), contactez-moi.

Issue time09:28, par François Rivest  
Catégories: Réflexions

Je viens de lire une entrevue conduite par Antoine Robitaille du Devoir avec le philosophe Français Alain Finkielkraut: "Hannah Arendt avait prévu la crise de nos écoles".

Trop court.

Vraiment trop court.

J'aurais pu en lire pendant des pages et des pages. J'étais à la fois scandalisé et conforté dans les propos rapportés par monsieur Robitaille.

Je retiens une idée. Mon cerveau a probablement tordu le tout mais c'est ce qui fait que je réfléchis plus confortablement. La voici: démocratiser l'enseignement et les apprentissages, est-ce nécessairement abandonner la littérature classique, le cours magistral et les sciences exactes au profit d'une participation à la médiatisation excessive de tout et de rien à la deux-point-zéro?

Je ne suis même pas convaincu de poser la question dans le bon sens et avec les bons mots. Le journaliste du Devoir a demandé au philosophe ce qu'il enseignerait s'il était prof au secondaire:

Je me souviens d'un documentaire où le professeur disait qu'elle aimait enseigner Le Cid à ses élèves de 13-14 ans. Je ne vois pas pourquoi on se refuserait à leur faire lire ces vers, pourtant si loin de leurs préoccupations immédiates. À mon programme, il y a aurait aussi des textes plus accessibles, mais je n'hésiterais pas à y mettre des textes étrangers à leur monde. Mon critère serait à la fois l'accessibilité et l'exotisme.

Je vous fais grâce des méandres de ma pensée et je vous livre une idée dont j'ignore la qualité: si la littérature classique était à la Langue ce que la programmation est aux TIC? Est-il nécessaire d'avoir une base de programmation pour apprécier la beauté de l'apprentissage catalysé par les TIC?

Voici l'adresse de l'entrevue:
http://www.ledevoir.com/2007/12/01/166780.html

Issue time13:33, par François Rivest  
Catégories: Réflexions

Je viens de voir cette vidéo. Troublante. Stimulante.

Les lois étranglent-elles la Créativité? La question est lancée. Après avoir vu ce clip d'une vingtaine de minutes, il me vient des images de Squeak, de blogues, de wikis, de del.icio.us, de Sesame Street...

Comme on dit en anglais: enjoyez!

Issue time06:42, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons

Deux événements m'ont fait quelque peu réfléchir ces dernières semaines. D'abord la rencontre nationale des Récit (fin octobre), puis notre rencontre Outaouaise des animateurs Récit.

En lisant le compte rendu sur le site central du Récit, je me suis dit que ça allait vraiment bien dans la province de Québec au niveau de l'intégration des technologies en salle de classe, car on n'y lit que du positif. Il n'y est fait aucune mention de quelques préoccupations émises en grand groupe.

1 - Le lien Récit-Grics (soulevé par moi : je trouve en effet contradictoire qu'on nous dise "matures " et que d'un autre côté on nous laisse entendre que sans la Grics, nous ne saurions pas quoi faire...);
2 - Le côté très "en retard" des universités au regard de la formation initiale des maîtres (soulevé aussi par moi);
3 - Le fait de ne pas associer un projet-école TIC aux 30 millions qui devraient arriver dans nos cs l'an prochain (soulevé par un collègue).

Tant qu'on ne mettra pas sur la table les difficultés d'une intégration scolaire des TIC, tant qu'on s'enfouira la tête dans sable et qu'on ne se relèvera pas les manches pour contrer et résoudre ces difficultés, on passera à côté de notre véritable mission. Il est bien sûr important de reconnaître les bons coups que nous faisons, mais il est surtout primordial de travailler ensemble à améliorer et pallier nos immenses faiblesses.

Une semaine plus tard, réunion régionale. Notre représentant de la table des directeurs pédagogiques dépose un rapport intitulé : «Stratégie régionale de développement des technologies de l'information et des communications en éducation (Outaouais)». Ce rapport avait été commandé (en 2005, je crois) par la table régionale des directeurs généraux des commissions scolaires. Il contient 19 propositions réparties en 4 grandes catégories : recommandations s'adressant aux DG, aux DSI, au DSÉ et au regard de la formation. Je ne veux pas discuter ici des recommandations qui sont, ma foi, logiques et un peu évidentes. Je m'intéresse plutôt à ce qu'on en fera, de ce rapport!

En effet, il semble bien que personne ne veut prendre le leadership en ce qui concerne l'application des recommandations. Je suis intervenu en posant quelques questions. Si le rapport aboutit sur NOTRE TABLE, doit-on faire comme les autres tables régionales en faisant comme si ce n'était pas NOTRE affaire? N'est-ce pas à nous, animateur du RÉCIT de s'assurer que l'intégration des TIC se réalisent dans nos écoles? Ce rapport n'est-il pas là pour venir appuyer ce mandat?

À ce moment-là, un membre de la table me lança : -Gilles, je sais que tu vas réagir, mais sais-tu ce qu'un prof m'a demandé comme formation récemment?
- Vas-y.
- Il m'a demandé une formation pour passer de WordPerfect à Word...
- Ne t'en fais pas, je ne crierai pas au scandale. Je ne juge absolument pas cet enseignant. Car, vois-tu, ce n'est pas lui, le problème, c'est nous. C'est nous qui sommes responsables de la formation des enseignants et plus de 12 ans après le plan Marois, avec tous les efforts que nous avons déployés, voilà où nous en sommes. Je le répète, le problème, ce n'est pas le prof. C'est vraiment nous. Ce sont NOS formations qui ne fonctionnement vraiment pas. Faudrait peut-être qu'on finisse par admettre qu'elles sont un échec presque total. Ne serait-ce pas à nous de nous prendre en main et de tenter collectivement de résoudre le problème qui est, ma foi, extrêmement complexe? Avec ce rapport régional, nous avons un outil pour mettre les intervenants ensemble pour trouver des solutions. Vraiment ENSEMBLE et non chacun dans son silo de compétences. Ne serait-ce pas le rôle du RÉCIT d'animer et de s'assurer d'en trouver des solutions? D'ailleurs, le rapport indique bien la complexité de la chose, car il s'adresse à quatre instances différentes. Moi, je crois que c'est fini le temps où on peut faire sa petite affaire chacun de son bord. Je le répète, il faut absolument TRAVAILLER ensemble, à une MÊME table et avec un projet de sens, Il faut se poser les bonnes questions et articuler des réponses et des stratégies pour actualiser des solutions.

Nous sommes passés à d'autres sujets à l'ordre du jour, et une heure plus tard, la réunion prit fin.

Qu'arrivera-t-il de tout cela? Probablement rien. Car, voyez-vous, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Issue time15:51, par François Rivest  
Catégories: Bloguons, Partage

Le 20 décembre dernier, j'ai accompagné 5 enseignantes en adaptation scolaire au primaire dans une première exploration de la robotique. Leur clientèle: des élèves avec des troubles spécifiques d'apprentissage (TSA). Tout en préparant mon matériel papier, mon matériel électronique, mon matériel plastique, mes métaphores et mes mots d'esprit, je sentais que j'arriverais à faire une torpinouche de bonne job!

J'étais convaincu que la principale difficulté des élèves de ces enseignantes en serait une de langage. Comprendre une consigne écrite ou verbale, formuler une consigne écrite ou verbale. Comprendre le problème posé, etc. J'avais bien raison. Toutefois, ces enseignantes m'ont amené à voir quelque chose de plus important encore quant à cette clientèle bien précise.

En effet, elles étaient d'accord avec moi à propos du langage. Toutefois, ces élèves ont, disent-elles, perdu la "couche protectrice" qui permet à un apprenant de se tromper et de recommencer sans se fâcher trop. "Il y en a qui vont écrapoutir le robot sur le mur s'il ne fonctionne pas du premier coup." Moi qui rêve de commander de nouveaux ensembles chez B&B!

Plus encore que sur le langage, ces enseignantes disent qu'elles vont insister sur comment développe-t-on sa patience face à la robotique. Les transferts, inutile de le dire, son potentiellement nombreux: machine distributrice de croustilles; honnête concitoyen devant nous au guichet automatique; énoncé d'un problème dans une SAÉ; nouveau logiciel; nouveau prof; langue seconde; etc.

Mon grand-père me disait "Avant d'apprendre à pêcher, faut apprendre à se la fermer!". La patience sans chercher à meubler par d'autres bruits. La détermination, l'intention ou la patience? Est-ce la même chose?

Rapidement, mon accompagnement s'est soldé par une confirmation de mon raisonnement et par une ouverture sur quelque chose que je ne soupçonnais pas. Oui. Je fais un beau métier.

Issue time16:09, par François Rivest  
Catégories: Bloguons

Au moment d'écrire ces lignes, Pierre Couillard est probablement coincé dans un des points de sortie de l'île de Montréal ou file sur la 20 en direction de sa Beauce. Grâce à lui et à des profs de MST de ma CS, j'ai passé une journée historique.

Il y avait quelque chose d'une ironie cosmique à ce que j'assume le leadership d'une journée consacrée à la place du logiciel libre en mathématique. Avec Pierre, les profs et moi dans une même pièce on a atteint un équilibre presque zen. Nous avons fait expérimenter GéoNext et GéoGébra pendant toute la journée. Quelques participants ont dérivé vers Google Sketch Up et c'était très bien comme ça. Tous ensemble, nous nous sommes appliqués à ne pas suivre l'ordre du jour établi. On a plutôt débordé, traîné, creusé, peaufiné, défié, cartographié et exploré au rythme des questions, interrogations et fabulations. C'était magique et scientifique à la fois.

Mon angoisse du matin s'est transformée en confort. Au cours de la journée, certains profs me posaient des questions que je n'arrivais même pas à comprendre.

"J'ai un problème avec mes sinus qui veulent vectoriser le parallèlogramme tout en faisant la translation des homotéties. Que faire, François, ô CP de mes rêves?"

Nouveau verbe: ajeziguer.

Selon le Robert qui sort le 32 février prochain, ajeziguer: verbe qu'on emploie pour indiquer que quelqu'un répond bêtement par "ajejejejejjj" pour indiquer qu'il se sent perdu.

Or j'ajeziguai plus d'une fois mais arrivais toujours à recentrer les profs sur ce qu'il y avait à l'écran qui pouvait visuellement ou textuellement répondre à leur question. Pierre, de son côté, faisait la même chose, proposait des façons différentes de travailler, provoquait les plus à l'aise pour qu'ils explorent plus avant, éteignais des feux, secouait les fragiles avec tendresse et partageait sans compter.

Il y a même deux profs qui ont tenu à utiliser mon wiki pour y déposer des fichiers dynamiques. Cool!

Je vais maintenant appeler ma mère. Je me demande si elle a encore le hoquet: quand je lui ai dit que j'animais une journée de mathématique, ça a été plus fort qu'elle. Elle ne voulait pas se moquer. Elle me partageait, dit-elle, son enthousiasme en riant. :))

Issue time07:43, par François Rivest  
Catégories: Bloguons, Formation, Partage

Aujourd'hui mercredi, des enseignants du secondaire de ma CS ont droit à une journée consacrée aux logiciels libres (et propriétaire gratuits) en mathématique. Je suis choyé: Pierre Couillard du RÉCIT MST vient me prêter main forte.

Pour un ancien prof d'histoire comme moi qui est aussi fils de comptable et profane des sciences exactes, c'est un peu angoissant de se livrer à l'animation d'une telle journée. Je me sens presque atteint du syndrome de l'imposteur.

Ce qui me redonne confiance, c'est avant tout la présence de Pierre. Il y a aussi la conscience que je considère mon rôle de conseiller pédagogique comme

  • un semeur d'idées,
  • un élément perturbateur,
  • un empêcheur de tourner en rond
  • un lanceur de "t'es même pas capable! gna gna gna",
  • un saviez-vous-que,
  • un moi-non-plus-je-ne-sais-pas-mais-ensemble-on-trouvera-bien,
  • un ouvreur de portes,
  • un allumeur de lumières,
  • un assassin de l'anxiété,
  • etc.

    J'espère avoir le temps de prendre des photos et de les publier ici avec des commentaires.

    L'ordre du jour et probablement de notes de participants sont disponibles dans le wiki du RÉCIT de la Pointe-de-l'Île:
    http://www.cspi.qc.ca/recit/wiki/wakka.php?wiki=LibreMathematique