Issue time03:43, par Gilles Jobin  
Catégories: Logiciels

Petit fait vécu la semaine dernière dans une classe de quatrième année. J'initiais les élèves (et l'enseignante!) à Squeak. Après ma présentation très générale du logiciel (les tiroirs, la construction d'un objet, le script basique qui fait avancer l'objet), j'ai laissé les élèves expérimenter.

L'enseignante et moi circulions dans le labo, prêts à répondre aux questions. Comme les élèves touchaient pour la première fois au logiciel, il était normal d'aider les élèves dans les manipulations élémentaires à acquérir.

Une main levée. Je m'approchai.
- Wow, elle est jolie ta voiture !
- Oui, mais j'aimerais qu'elle avance, comme l'exemple que vous nous avez donné au début du cours.
- Oh! Alors, tu auras besoin d'une brique. Commence par faire apparaître le halo de ta voiture.
L'enfant s'exécuta rapidement. Je suis toujours ébahi par la rapidité avec laquelle ils absorbent la technicité.
- Ok. Maintenant clique sur le petit oeil. On appelle ça le visualiseur.
Pendant ce temps, quelques élèves s'étaient déplacés vers notre ordinateur. Il y en avait quatre ou cinq qui nous entouraient. L'enseignante nous observait à distance. Mais je sentais son regard interrogateur sur nous.
- Tu vois, il y plein de possibilités qui viennent d'apparaître et...
- Oh ! je vois "dessin avance 5", fit-il.
- Exact. On appelle ça une brique. Tu peux la tester en cliquant sur le point d'exclamation à gauche.
En cliquant, la voiture avançait. Les élèves riaient. J'avais leur complète attention.
- Ok. Bien entendu, on voudrait que cela se fasse tout seul. Donc, tu dois donner l'ordre à la voiture d'avancer. Pour cela tire la brique dans le monde.
L'élève avait toujours la main sur la souris. Je lui indiquai verbalement comment réaliser la chose.
- Bravo. On appelle ça un script. Tu vois l'espèce d'horloge au centre de la tuile? Clique dessus pour exécuter ton script.
Des wow surgissaient autour de nous. Mais c'est là que l'extraordinaire se produisit.
- Hum... mais j'aimerais aussi que la voiture puisse reculer.
Je jubilais. Cet élève n'était qu'en quatrième année. Et si je me fie aux savoirs essentiels (quel concept ridicule!) du programme, j'aurais dû arrêter ici pour lui signaler qu'il devra attendre dans un an ou deux, car c'est là qu'on apprend le concept des nombres entiers. Mais, voyez-vous, pour moi les maths sont un outil pour résoudre plein de problèmes. Or ici, l'enfant avait un réel problème : faire reculer sa voiture. Du problème provenant de l'élève même émergait un besoin mathématique.
C'est ainsi qu'avec tous ses copains qui entouraient son ordinateur, cet élève a vu concrètement à quoi pouvaient servir les nombres négatifs.

Je viens d'écrire un tutoriel sur cet aspect assez basique de Squeak. C'est ici. Comme les animations sont en Flash, vous pourrez bien comprendre une partie de la puissance de Squeak sans devoir l'installer sur votre machine. Mais en tant qu'animateur du Récit, je ne vois pas comment on pourrait ne pas vouloir initier les enseignants à cet outil ! Peut-être qu'on devrait offrir un atelier d'appropriation de Squeak à la prochaine rencontre nationale ? Seriez-vous preneur ?

Pour ceux d'entre vous qui aimeraient voir comment des élèves peuvent bâtir un questionnaire interactif, j'ai écrit un tutoriel qui explique la chose. C'est là.

Si vous désirez participer à la communauté québécoise Squeak, rien n'est plus facile : suivez ce lien.

Un grand merci au RecitMST d'héberger ce projet.

Issue time08:51, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

1) Bonne année à vous, cher personnalité de l'année.

2) Gilles Jobin débute l'année 2007 avec une belle réflexion.

3) Un article du Devoir alimente cette réflexion.

4) M. François Guité nous fait connaître son point de vue et amène une illustration «punchée».

Je remarque, grâce aux blogues/listes de diffusion/sites web/média que je consulte, que deux visions des TIC émergent. La première, on utilise les TIC comme on utilise la télévision, un livre, un marteau, une auto... Vision du consommateur de la technologie.

De l'autre côté, on trouve des gens qui considèrent les TIC comme une extension de la pensée (base de données, programmation, blogue...), un moyen d'apprendre différemment (réseau de concept, liens internet collectifs, clavardage, wiki, portfolio numérique...) , de communiquer (pas seulement s'informer, partage de vidéo, wiki, blogue, clavardage, vidéoconférence, forum, liste de diffusion...), de partager (wiki, liens collectifs, «Youtube»...), etc. Vision d'auteur avec la technologie.

En fait, l'image suivante (merci M. Guité) synthétise bien la deuxième vision:

Schema

Pour ma part, en plaçant un élève au centre de ce schéma, ça m'aide à expliquer la compétence TIC et vers où je veux amener les apprenants dans le cadre de mon travail au RÉCIT MST.

Ça me rappelle ce tableau que j'utilisais quand j'étais conseiller en science et technologie sur deux vision (paradigme) de la science.

Je continue à réfléchir sur les implications de ces visions, mais une chose est certaine, je me situe dans la deuxième.

Issue time09:28, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

Mon collègue d'en face m'a fait parvenir ce lien en ce lundi matin.

Bon, le petit génie devine à tous les coups le résultat. Ne croyant pas qu'une telle magie existe je commence à chercher comment la prédiction peut être bonne.

Me voilà à faire de la mathématique pour comprendre ce qui se passe dessous cette interface fort jolie.

La réponse... à vous de jouer :>

Issue time09:30, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Ce commentaire de Mme Lemay mérite un billet bien à lui.

Voici le commentaire:

Sur l'influence des TIC sur la profession d'enseignant, ça vaut la peine d'écouter le tour d'horizon des grands pédagogues, présenté par Jacques Languirand, dans la 3e heure de l'émission par Quatre-Chemins dy 3 décembre, qu'on peut écouter en ligne http://www2.radio-canada.ca/radio/emissions/emission.asp?numero=26
en cliquant dans la colonne de droite : écouter la dernière émission. Il parle des grands pédagoques depuis Socrate, Aristote...jusqu'au cyber-pédagogue avec les TIC.

Il pose notamment le fait que les pédagogues sont déchirés entre deux tendances : être la caisse de résonnance de leur époque mais aussi un rôle d'innover pour améliorer la situation. Parmi les grandes questions: «Si l'enseignement traditionnel repose en grande partie sur la transmission de modèles, quel modèle veut-on transmettre si le modèle n'arrête pas de changer ?» Bonne question, n'est-ce pas ?

L'auteur du livre, Georges Minois, pose un jugement très critique face aux TIC à l'école. Il dit, entre autres, que l'école parait toujours en retard sur la société, malgré les réformes et que les TIC mènent la course en avant...au détriment du maître. Il critique sévèrement (trop ?) le virtuel en ces termes : «autrefois, le maître dominait le savoir, maintenant il est dominé par les machines...et surclassé par le technicien». Il faut en effet éviter que l'enseignant soit submergé par la technologie et c'est pour cela que le RÉCIT travaille à mettre les TIC au service de la pédagogie...

Il ajoute que dans un monde où l'image et les médias sont omniprésents, le savoir est partout, sous une forme vulgarisée, l'élève acquiert sa culture en dehors de l'école. Et le maître n'a plus de modèle à diffuser. Le nouveau rôle du maître serait de former à la citoyenneté autant qu'au savoir alors que son prestige est au plus bas...

Malgré son pessimisme, il fait réfléchir sur le changement de culture qui accompagne les TIC. Ça ne répond pas directement aux questions de Pierre, mais ça pose autrement la question sur la place des TIC en éducation.

Note de PL: L'adresse de la capsule (complète) sur les grands pédagogues: http://ms.radio-canada.ca/2006/medianet/CBF/Par4Chemins200612032205.wmv?MSWMExt=.asf

Issue time13:41, par Pierre Lachance  
Catégories: Veille

Cette nouvelle nous signale que le portable à 100$ n'est plus qu'un rêve/prototype. La production (quand même limitée) est débutée.

On peut voir l'interface (assez différente de mon bureau) sur Youtube.

On peut tester en émulation (donc assez lent) le système. On se retrouve en effet dans une interface plus englobante qu'un bureau traditionnel.

Le site du projet «One laptop per child»: http://www.laptop.org

J'ai hâte d'en avoir un :D

Issue time14:17, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Un très bon billet (en fait une partie du billet) de M. François Guité me chicotte depuis quelques jours. Je dirais même me chicotte beaucoup en nous posant des grosses (graves) questions.

La calculatrice (et par le biais les TIC) est-elle un outil qui nous enlève quelque chose? Nous déshumanise-t-elle? Faut-il savoir extraire la racine carrée (ou tout autre opération) à la main avant d'utiliser la calculatrice?

Doit-on être capable d'utiliser le compas et la règle avant d'exploiter la puissance de Geogebra?

Faut-il être capable d'écrire 100 phaultes pour utiliser Antidote?

Est-ce qu'écrire à la main ne se perd pas avec le clavier (et la reconnaissance vocale)?

Quand je lis le 2e principe de M. Guité: «La technologie doit seconder la pensée sans s’y substituer.» J'y devine une crainte. La crainte du transhumanisme peut être (je viens de lire le livre «Les peuple des connecteurs» qui en parle).

J'avais également écrit ce billet jadis et une conférence de Michel Serres me donne des éléments de réponse sur ce que les technologies peuvent ou non enlever à l'humain.

Je sais je sais, c'est pas clair comme billet et il y a des questions sans réponse, mais je promets de me rattraper quand mes idées seront plus structurées. Pouvez-vous m'aider chers lecteurs et très chères lectrices?

Issue time08:40, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

S'intéressant aux blogues depuis quelques mois, voici un exercice très intéressant. Un blogueur écrit un billet demandant de le faire connaitre. Combien de blogueurs seront atteints par cette demande/blogovirus pensez-vous?

Le Blogue du RÉCIT alimente donc le virus &#59;)

Issue time07:13, par Gilles Jobin  
Catégories: Réflexions

Message envoyé par Monsieur Pierre-André Dreyfuss sur la liste Squeak-fr :

Ce sujet (voir ici) marque bien la différence entre les enseignants qui enseignent, c'est à dire qui transmettent des connaissances et ceux qui forment, c'est à dire qui organisent l'apprentissage et favorisent l'exploration et la découverte.

Pour les premiers, les didacticiels améliorent la transmission des connaissances en ajoutant l'image, l'animation et l'interactivité. Pour les autres les didacticiels sont des terrains d'exploration, des mondes virtuels et des simulations facilitant l'exploration.

Pour les premiers l'ordinateur est un simple projecteur dont les exécutables sont les films. Il offre des possibilités plus étendues des moyens audio-visuels mais n'apporte rien de fondamentalement nouveau.

Les seconds utilisent la possibilité que seul l'ordinateur rend possible, le passage de l'abstrait au concret. Une description sous forme de programme est suivie d'une action concrète de l'ordinateur montrant jusqu'au bout les conséquences de notre description en respectant fidèlement les règles du jeu.

Avec la première conception, on peut faire des produits commercialisables, prêts à l'emploi, industrialisables. Et les systèmes commerciaux renforcent cette conception: un système cloisonné en applications.

Pour les autres un système dont les fonctionnalités, sous forment d'objets se combinent au gré des besoins, des fonctionnalités ouvertes adaptables facilement pour suivre une idée, qui peuvent être partagées par une communauté et donc appartenant au monde du libre. En contrepartie, cela nécessite une formation des utilisateurs et un partage d'une même culture entre enseignants et élèves. La transmission pouvant se faire dans les deux sens.

J'ai appris par exemple d'un élève comment passer des objets d'un projet à un autre en les lâchant dans la fenêtre du bouton conduisant à un projet. Et d'autres que la roulette centrale faisait apparaître le halo.

Issue time13:15, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

En tant que membre du RÉCIT j'ai le mandat de faire augmenter le nombre d'élèves intégrant les TIC dans leurs apprentissages. Une tâche qui n'est pas toujours simple, car des obstacles il y en a «un pis deux» comme dirait mon pepa :roll: .

Je trouve difficile de voir cette problématique de façon globale, car on est, parfois, collé sur l'arbre et on ne voit plus la forêt (cliché mais vrai). M. François Guité, un blogueur exemplaire, nous offre un billet qui m'aide à y voir plus clair. Merci M. Guité.

La lecture de ce billet est bien. Mais après, je fais quoi? Je n'ai pas de pouvoir sur toutes les branches de son schéma, mais je peux intervenir sur les formations que je donne. Je peux aussi tenter d'expliquer ce qu'est l'intégration des TIC. Je peux pister les débutants sur des stratégies. Explorer/développer/documenter des logiciels/matériel (ex.: Squeak, Robot-TIC, Météo) qui ont un potentiel pour nos élèves.

Le travail, à poursuivre, sur la redéfinition des mandats du RÉCIT est un autre moyen d'action que nous avons pour éliminer quelques obstacles (il y en aura toujours).

Vous avez d'autres actions à suggérer? Commentez ci-dessous SVP.

Issue time11:03, par PierreC  
Catégories: Réflexions, Partage

Depuis quelques temps, nous devons comme RÉCIT se sensibiliser de plus en plus à la notion de "réseau" dans plusieurs types d'applications.

Plusieurs outils de type "bureautique" sont offerts aux usagers de l'Internet. Évidemment, j'entends déjà au loin des échos me disant que ces outils réseau ne sont pas performants comme les applications locales installées sur un poste... Peut-être... Je dis bien "peut-être" car tout dépend de la finalité visée par les apprentissages qu'on veut faire réaliser aux apprenants.

Personnellement, je trouve que ces outils sont disponibles "à la demande" comme le devient la culture réseau du multimédia avec la ballado-diffusion et ce qui arrivera bientôt avec les quotidiens et la télé. Le "client-réseau" veut des applications disponibles à la demande, lorsqu'il en aura besoin, "just in time".

Ceux et celles d'entre vous qui suivez quotidiennement les développements réalisés par les industries sur les technologies Internet, savez à quelle vitesse se produisent les modifications des applications disponibles sur Internet.

Dernièrement, je vous parlais dans un courriel expédié au réseau de http://docs.google.com/ où on pouvait avoir accès à un traitement de texte et à un tableur en ligne. Vous pouvez maintenant ajouter à cela un idéateur en ligne collaboratif : http://thinkature.com/ .

Nous avons donc comme RÉCIT des outils de collaboration intéressants et disponibles en ligne que l'on peut utiliser à tout moment comme groupe, en formation, en développement, en production de projet. Bref, des outils collaboratifs prêts à être utiliser en ligne à partir d'un seul outil local : votre navigateur Internet.

Il nous restera comme groupe à se questionner sur les compétences qu'on espère développer chez nos apprenants.

Bonne réflexion!

Quelques applications en ligne...
Bureautique en ligne...
http://www.ajaxlaunch.com/ajaxwrite/
http://www.ajax13.com/fr/ajaxxls/
http://www.ajax13.com/fr/ajaxsketch/

Vidéo en ligne...
http://www.eyespot.com/
http://www.jumpcut.com/
http://www.videoegg.com/

OS en ligne...
https://www.youos.com/