Issue time09:26, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

Au RÉCIT dans les denières années, je crois que nous nous sommes surtout concentré sur l'information. Informer que le réseau existe. Informer sur nos mandats. Informer sur les services offerts. Informer sur l'existence de situations d'apprentissage. Mais je réalise que du côté de la communication, on a peut être des croûtes à manger. Et quand on veut intégrer les TIC, ça peut poser problème.

Le présent billet a pour but (bien humblement par ailleur, je ne suis pas un expert en science de la communication) d'exprimer ma vision de la communication, de trouver des moyens de la faciliter, et donc de l'améliorer à l'intérieur de notre réseau.

Composition de la communication

D'abord essayons d'imager sous forme mathématique la communication:

formule comm

où E = Émetteur, R = Récepteur, b= bruit et C = Communication.*

Émetteur

Bon ok, c'est bien beau tout ça, mais quelles sont les implications de cette formule? Prenons d'abord l'émetteur. Le fameux E (ou la fameuse), placé en premier dans la formule non par hasard ou par ordre alphabétique, doit avoir un message à faire passer à R à l'aide d'un outil. Je me concentre ici sur le contenant (vous comprendrez pourquoi plus bas) par rapport au contenu.

Afin d'augmenter la grandeur de la variable E, l'émetteur a quelques efforts à faire.

  • Choisir le bon outil: Le traitement de texte n'est pas idéal pour transmettre une image;
  • Connaître le récepteur: Selon le niveau du récepteur, l'émetteur aura à ajuster son message afin d'être compris;
  • Préciser le message: Un message est toujours interprété, donc l'émetteur doit s'assurer d'être le plus clair possible, et ce sans être trop long;
  • Il faut également structurer le message le plus efficacement possible afin que le récepteur ne se sente pas perdu dans le flot d'informations.
  • Catégoriser le message: les messages sont nombreux, il faut donc tenter de les catégoriser pour en faciliter la digestion par le récepteur.

Stratégies gagnantes pour augmenter la valeur de E:

  • Si le message est web:
    • L'utilisation des fils RSS est un excellent moyen pour l'émetteur de faciliter la tâche du récepteur;
    • Un moteur de recherche dans le site (un ensemble de messages) est un autre moyen pour aider le récepteur;
    • Valider les pages à l'aide d'outils comme http://validator.w3.org/ et http://jigsaw.w3.org/css-validator/;
    • Attention à la lourdeur des images.
  • Utilisation de standard (voir http://w3c.org et http://linuxeduquebec.org/article.php3?id_article=122 );
  • Exploiter la force de l'outil utilisé, par exemple un courriel trop long décourage beaucoup de gens à le lire. Alors qu'un billet trop court n'attire pas l'attention;
  • Être ouvert à la critique constructive pour améliorer son message.

Récepteur

Notre récepteur a un rôle à jouer dans la communication, un rôle très important afin que la variable R ait une grande valeur dans l'équation. Tout comme l'émetteur, le récepteur doit choisir des outils pour recevoir l'information. Il doit également la traiter, ce qui demande un effort, peu importe ce que l'émetteur a utilisé comme outil.

Ses outils doivent donc être en phase avec ceux de l'émetteur, c'est à dire que si l'émetteur utilise une page web (blogue, wiki, page statique...) pour communiquer, le récepteur doit minimalement avoir un navigateur pour accéder au message. Le récepteur doit aussi «aller chercher» le message là où il est (dans son courrier électronique, à une adresse web, sur un fil RSS...). Ce qui demande souvent des efforts relativement élevés.

Stratégies gagnantes pour augmenter la valeur de la variable R:

  • Exploiter les forces de ses outils: ex.: un logiciel de courrier électronique permet d'autoclasser ses messages entrant par sujet, expéditeur, etc. Ceci simplifie grandement la traitment des messages;
  • Favoriser l'utilisation d'agrégateur de fils RSS à la navigation à l'aveugle;
  • Développer une routine: il est plus simple de traiter 20 courriels à chaque jour que d'en traiter 100 une fois la semaine. De plus, certains messages vieillissent mal;
  • Ne pas avoir peur de poser des questions à l'émetteur pour mieux comprendre le message et pouvoir ensuite l'enrichir.

Bruit

Le bruit est un ensemble de facteurs comme:

  • l'utilisation de format de fichier (le contenant) ésotérique: un texte en format pmf (pierre meta file), non documenté, posera des problèmes;
  • la surabondance de messages (incluant les pourriels): on doit éviter d'envoyer des messages à plusieurs si on cible une seule personne (ou même quelques-unes);
  • les mauvaises expériences du récepteur: après une réponse brusque/inadéquate à une question/un message, une personne peut cesser de communiquer (R=0);
  • information en fouillie: est-ce qu'une personne doit recevoir toutes l'informations disponibles ou alors l'information qui la concerne. Ex.: un enseignant en mathématique doit-il recevoir l'information concernant la langue seconde s'il ne la veut pas?

Communication

J'ai tenté de démontrer que l'émetteur et le récepteur ont chacun leur importance dans la qualité de la communication. À mon avis, on néglige souvent le fait que s'il y a absence de récepteur (R=0), il n'y aura pas de communication (C=0). Logique vous me direz!

De plus, pour qu'une communication soit efficace (grand C), émetteur et récepteur doivent minimalement s'entendre sur certains points (outils, format de fichier, structure de l'information...). Ce qui m'amène à daire qu'un groupe comme le RÉCIT devrait travailler sur ces éléments dans les prochains mois.

Pour ce qui est de b, il diminue la qualité (facteur diviseur) de la communication. L'objectif est donc de le minimiser (paradoxalement à l'aide de la communication!). Ici aussi il y a du travail à faire.

Dans le RÉCIT

Beaucoup de contenus/expertises ont été développés depuis les débuts du RÉCIT (même à l'époque des CEMIS). Mais je crois qu'on peut dire que notre bibliothèque est relativement mal classée. Même que je ne vois pas les tablettes ;-) Ce qui a comme résultat de peut être donner l'impression aux éducateurs qu'on n'a pas grand chose à offrir/communiquer.

Il est peut être temps pour notre réseau de s'attaquer au contenant?

Le RÉCIT est divisé selon les domaine d'apprentissage (pour les nationaux). Ce qui peut être intéressant pour certains projets mais pour d'autres, plus englobant (comme le contenant), c'est possiblement un frein. Notre démarche pour l'adoption du gestionnaire de contenu SPIP pour le site central et la syndication (fils RSS) est un premier pas dans cette direction (notre première tablette). Mais il reste beaucoup de travail à faire pour les autres aspects du web: vidéoconférence, clavardage, radio web, streaming vidéo, base de données, travail télécollaboratif, formation virtuelle...

Malheureusement, personne n'a le mandat de développer le «contenant» au niveau national. Oui oui il se fait un peu de développement de contenant (SPIP, fils RSS, vidéoconférence, radio web...), mais ce développement se fait à la pièce, donc sans vue d'ensemble. Ce qui n'aide pas vraiment le réseau à mieux communiquer.

Note: Je sais que ce texte n'est pas complet, il manque des éléments pour chaque variable (même la formule est modifiable). Merci de les ajouter dans les commentaires ci-dessous.

PS: Merci à Richard Ayotte, Martin Bérubé, Pierre Drouin, Gilles Jobin, Louis Longchamps, Daniel Ricard pour l'inspiration.

Joyeuses fêtes à tous!

Issue time19:46, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Réflexions

Gilles les appelle «Les éternels débutants». Moi, des personnes «analphabèTIC».

Avez-vous des exemples de cas où on peut qualifier la personne de débutantes? Exemples réels: je reçois un mail d'une personne qui me demande mon adresse de courriel. Ou encore une personne qui croit que son traitement de texte est désinstallé parce que l'icône n'est plus en haut à droite (mais en fouillant un peu elle le retrouverait en bas à gauche de son écran).

Issue time14:26, par ayotte  
Catégories: Bloguons

J'ai hésité quelques instants à partager ce fait anodin de ma journée du mercredi 16 novembre mais bon, comme il ne faut y voir aucune méchanceté de ma part et que j'apprécie beaucoup la personne au bout du fil je profite tout simplement du fait pour lancer une réflexion.

Elle: "Allo mon beau Richard (ça commençait plutôt bien)"
Moi: "bonjour ça va bien ?" (que demander de plus à une direction...)
Elle: (allant droit au but) "Qu'est-ce que ça veut dire TIC? car je dois présenter un truc dans un document et je veux être certaine de la signification"
Moi: (je doute pendant un moment tellement figé de me faire poser cette question; si cela avait été c'est quoi PHp ou ASP ou .doc mais TIC en tk)
"c'est technologie de l'information et de la communication"
Elle: "pluriel ou singulier? c'est vrai j'aurais juste à regarder dans le programme"
Moi: (avec empressement) oui, oui dans le programme du primaire p.29 Technologies au pluriel le reste au singulier"
Elle: "ok je croyais que c'était technologie de l'informatique ..."
Moi: "non non , pas de problème! "
(et comme j'arrive pour lui parler de ma dernière visite à son école et d'un projet qui pourrait l'intéresser, de l'intérêt porté par ses profs suite à notre présentation très techno et de mon entière collaboration au besoin elle me dit tout simplement:
"ok bye mon beau Richard..."

Voilà

dire que je ne suis pas déçu serait mentir, que je manque d'opportunisme j'en conviens; je comprends toutefois la somme de travail des directions et suis tout de même convaincu que madame la directrice m'appuie et m'apprécie beaucoup. Je suis persuadé qu'elle utilise pour ses besoins les TIC et que ses profs ne manquent de rien; sauf que des fois j'ai l'impression d'être un "guichet automatique" ayant pour but de répondre à des questions isolées.

Au fait je suis à constater que le plaisir de lire et d'écrire revient (pour un gars ayant fait ses lettres au CEGEP c'est peu dire étant donné l'écoeurantite aigue déclenchée il y a quelques années).

Bon nombril de semaine tous!

Issue time11:54, par ayotte  
Catégories: Bloguons

je décide de partager avec vous cette tranche de vie professionnelle pour donner suite à mon premier billet "retenez la date" qui mentionnait entre autre qu'il n'y aurait pas de deuxième billet...

Suis-je en plein rêve éveillé? dans un épisode à la Orson Welles ou pire sur le divan (ma foi très confortable) d'un quelconque psy? Chose certaine les robots sont bel et bien là!
Une preuve? ici même au Québec, un magasin ayant pignon sur rue à Montréal: ROBOTSHOP
(http://www.robotshop.ca/accueil/index.html) qui moyennant quelques centaines de dollars vous permettra d'acheter ou de construire votre propre robot.

Mais que fait-on de moi la-dedans? moi qui dans mes souvenirs les plus éloignés ne se rappelle pas d'avoir joué avec des LEGO, pas seulement faute d'argent étant issu d'une famille nombreuse, mais surtout par manque d'intérêt. J'étais plutôt du type GI Joe (hé oui...) sportif et musicien à mes heures.

Je n'ai jamais non plus été un fan du cube rubic ou de tout autre jeu de logique ou techno. Pourtant je travaille aujourd'hui avec les technologies et je découvre présentement la ROBOTIQUE avec les kits LEGO (Mindstorms)et je dois avouer que je craque complètement.

Ce qui m'amène à me questionner sur le bout (certaines mauvaises langues diront LES BOUTS) qui me manque afin d'être en mesure de partager mon intérêt avec les enseignants(es) et les élèves. Je suis passablement habile à dire "quoi faire" à ces petites machines à partir du logiciel ROBOLAB et à pouvoir expliquer presque tout d'un point de vue théorique mais combien démuni quand vient le temps de construire.

La manipulation semble être le problème de certains adultes et j'ai tendance à penser que dans mon cas la "réactivation des connaissances antérieures" est impossible dans ce cas précis. Il existe un trou noir pour une certaine période de ma vie et non ce n'Est pas le CÉGEP...

Ce qui est certain c'est que je vais continuer à découvrir ce monde fascinant et que l'avantage dont je bénéficie comme adulte est de pouvoir permettre aux élèves du primaire et même du secondaire ainsi qu'à mes propres enfants de développer le goût des sciences via ce matériel. Riche ou pauvre tous les enfants devraient pouvoir manipuler du matériel de construction et de programmation. La présence grandissante d'ensemble de robotique dans les écoles est bien, mais pas nécessairement porteuse de réussite pédagogique car encore faut-il que les intervenants comme moi puissent dépasser le stade de gadget pédagogique (celle-là était pour Pierre L ;o) )et permettre aux élèves de faire de réels apprentissages.

Si vous avez des sites, des documents, surtout des plans (modèles) intégrant différentes fonctions en robotique (engrenages, pinces, poulies etc) n'hésitez pas à m'en faire part ! avant que je ne sois dans l'obligation de consulter un quelconque organisme pour me venir en aide: (LEGO écoute, Sos Robotique, techno-robot poche ou carrément Mst P2)

Pour ceux et celles qui désirent écouter un reportage radio sur la guerre des mondes d'Orson Welles diffusée en 1938: http://www.radio-canada.ca/refuge/guerredesmondes.asp

Issue time12:34, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

Je suis à la GRICS. Oui oui. Un peu de relation publique avec ça. Très intéressant de revoir des personnes comme Luc Prud'homme (patron de Gilles ;o)), Michel Fréchette, Sonia Sehili, Éric Langevin, André Cotte (maintenant employé de la GRICS), etc. Aussi de nouvelles rencontres comme André Cauchy (directeur des SI de la CS de la Côte-du-sud) et Gilbert Roy (directeur des SI de la CS des Hauts-Cantons).

Je tiens à féliciter mesdames Manon Bourdeau et Danielle De Champlain pour leur très bon atelier sur les arts et les TIC. Elles ont même réussi à me faire comprendre des choses en arts! C'est tout dire ;o)

Il nous reste un atelier à donner demain (vendredi) sur SPIP. Nous tenterons de donner un spectacle à la hauteur de notre chèque ;o)

Commentaire libre: selon des discussions non-officielles la GRICS a de très beaux projets libres! À suivre...

Issue time10:40, par Louis Longchamps  
Catégories: Partage

La première partie de mon exposé sur la gestion du changement a expliqué l'importance de l'implication de nos gestionnaires comme agent de changement.

Maintenant, nous les animateurs du RECIT, comment fait-on pour se lancer dans l'action et prendre la place qui nous revient? La question est simple à poser, mais pas évidente à répondre.

Une chose est claire pour Pierre Collerette la réussite du changement est étroitement liée à l'approche utilisée pour aborder ce dernier. Comment faire pour choisir la bonne? Collerette répond de la façon suivante: « Il faut d'abord avoir une lecture partagée de la problématique ». Autrement dit: Est-ce que tout le monde comprend le problème de la même manière? Pour éviter les ambiguïtés, il nous suggère de documenter le problème. Chaque problématique sera documentée différemment. Il est beaucoup plus difficile d'interpréter une problématique lorsqu'il y a des données pour appuyer les faits.

Une fois que la lecture du problème est la même, il faut se donner des cibles claires sur lesquelles nous allons travaillé. Pas 25!!! Deux ou trois, Ces objectifs devront être concrets et surtout mesurables. On doit pouvoir dire si oui ou non l'objectif est atteint et à quel degré.

Les moyens pour appuyer l'atteinte des objectifs devront être réalistes. Une erreur fréquente dans la mise sur pied d'un plan de changement est de mettre beaucoup d'emphase sur les moyens alors que la lecture du problème n'est pas partagée. Ca ne fonctionne pas.

Un participant a notre rencontre a souligné à monsieur Collerette que c'était bien beau ce qu'il nous disait, mais que la réalité de notre travail était bien différente. « En ce moment dans le système scolaire, on tire partout dans l'espoir de frapper quelque chose. »

Sourire de monsieur Collerette. Il nous a ramené à deux principes de marketing bien simple: l'approche « shotgun » et l'approche « target ». Il nous a expliqué qu'en ce moment nous étions effectivement dans une approche « shotgun », mais que cette dernière avait peu de retombées. L'approche « target » ou de cible aurait de meilleurs résultats. Pourquoi?

Dans un processus de changement, il y a une perte de compétence. Les gens se sentent incompétents et nous devons les rendre « compétents » à nouveau. Peut-on faire cela en soupoudrant des ressources un peu partout? Réponse: non. Seulement 3 à 5% des gens vont capter des choses au vol et les mettre en oeuvre d'eux même dans l'école. Ce sont des innovateurs. Pour les autres, il faut littéralement les prendre par la main, un à un, et les aider à retrouver une certaine zone de confort.

Il est donc préférable de prendre la théorie des petites réussites. Cette dernière est assez simple. On prend un petit projet qu'on mènera à terme et qui permettra d'avancer en connaissant du succès.

De plus, monsieur Collerette nous expliquait que dans un processus de changement aussi majeur que celui de la réforme, il est impossible de convaincre tout le monde. Il faut s'assurer d'avoir une masse critique. Et pour y arriver la théorie des petits succès est certes une façon de faire.

En conclusion, il est évident pour moi en tant qu'animateur du RECIT que je vais revoir mon plan de match pour éviter le plus possible une approche « shotgun ». Je vais restreindre mon plan d'action pour que les gens vivent des réussites. Ce qui veut dire aussi que je vais devoir mettre des priorités et que cela va créer des déceptions. Par contre, je crois que je pourrai très bien vivre avec de telles déceptions qui sont bien moins pires que celles vécues dans un projet (ou formation) qui ne permet pas aux participants de vivre des réussites.

Issue time13:50, par ayotte  
Catégories: Bloguons

Pourquoi pas un billet? un premier dans mon cas! mais référez-vous au titre afin de savoir qu'il ne risque pas d'en avoir des tonnes de ma part car je suis plus genre à commenter les billets des autres qu'à en produire car faut-il mentionner que je n'ai pas la plume facile.

Comme le disait si bien Louis Bilodeau (c.f. la soirée Canadienne) allez-y donc en avant la musique !

En août dernier je débutais comme CP et animateur du RÉCIT et tout le monde me disait d'attendre avant de me décourager qu'au moins un tour de roue soit complété. Et bien ce dernier étant complété, voici donc les réflexions d'un gars qui aujourd'hui 20 octobre, malgré la grippe et la fatigue, se risque dans un commentaire probablement très décousu mais combien libérateur.

J'aime ce que je fais et je voudrais seulement le partager avec le plus de gens possible!!! Ce qui est le plus frustrant c'est le manque d'occasions formelles pour se retrouver sur le terrain avec des enseignantes et des enseignants aux yeux pétillants au lieu d'assister à toute sorte de réunion aussi relaxante qu'endormante.

Hier 19 octobre, un petit groupe de 9 enseignants(es) de français au premier cycle du secondaire m'a permis d'avoir une autre belle occasion de constater que malgré la réfor...heu je veux dire le renouveau pédagogique, (les bulletins, l'évaluation, les moyens de pression et j'en passe)il y a encore de la place pour les projets en classe petits ou grands.

Grâce au logiciel libre "Audacity" ainsi qu'à la nombreuse documentation disponible sur plusieurs site de RÉCIT (Récit des langues, MSt, enseignement privé et autres)j'ai été en mesure de vivre de loin la meilleure animation de formation de ma courte carrière!

DU CONCRET !! voilà ce que les gens veulent. L'outil libre Audacity leur permet de vivre des activités, des projets et même des situations d'apprentissage sans que cela ne devienne trop TECHNO ou trop lourd. Pour la première fois de ma carrière, et étant donné que je devais reconduire mon fiston à l'aréna en fin de journée ;0( , j'ai dû "mettre à la porte de manière polie" les participants car je crois qu'ils seraient encore dans le local.

Néophytes, utilisateurs moyens ou avancés, tous y ont trouvé leur compte. BORDEL que ça fait du bien. Même s'il s'agissait pour moi d'un prétexte d'intégration d'un outil technologique en classe, il n'en demeure pas moins que l'INTENTION PÉDAGOGIQUE a primée tout le long du déroulement de la journée. Les réflexions étaient beaucoup plus axées sur comment mon projet peut bénéficier de l'outil logiciel que l'on me présente dans un contexte pédagogique plutôt que comment le logiciel pourrait être générateur de projet (ce n'est sûrement pas très clair mais bof).

Comme je vous le disais en début de billet: décousu pas très novateur mais bon, j'avais le goût de faire comme "môman" dans la petite vie et écrire dans le genre "cher journal..."

Issue time11:47, par Louis Longchamps  
Catégories: Partage

Intéressante rencontre hier à laquelle j'ai participé en compagnie de mes collègues et de mon patron. Nous sommes allés travailler sur la dynamique du changement avec Pierre Collerette, de l'Université du Québec en Outaouais. Le titre de la journée était: Accompagner, appuyer, conseiller des projets de changement.

Le changement est complexe, déstabilisant et drainant.

C'est rafraîchissant de voir un formateur vous mettre en garde au début de la journée en vous disant: "ce n'est pas parce qu'une présentation est intellectuellement séduisante qu'elle se traduira dans l'action."

La table était mise.

Je pourrais vous faire un résumé de la journée, mais je vais me concentrer sur ma réflexion en tant qu'animateur du RECIT. Notre journée avait pour but de nous outiller à accompagner les directions d'écoles dans la réalisation de leur plan de réussite respectif.

La première chose qui frappe: notre rôle. Qui devrait-être le porteur du changement? Le mot important dans cette phrase est porteur. Celui ou celle qui porte le changement et qui en fait la promotion. Ce sont les gestionnaires. Nous sommes en soutien aux gestionnaires. Nous ne devrions pas être le première personne au front. Les administrateurs devraient battre "la trail"; nous pouvons les aider à aménager cette dernière.

Je suis certain que vous vous êtes déjà fait dire la phrase suivante: l'animateur du RECIT local est le responsable de l'intégration des TIC dans la réforme. C'est du déjà-vu pour vous? Pourquoi la responsabilité de l'intégration des TIC devraient reposer uniquement sur NOS frêles épaules? Très bonne question. Le leadership est quelque chose qui ne se délègue pas. Le changement non plus d'ailleurs. La délégation est une des pires choses à faire en matière du changement. Un changement ce ne se délègue pas. Il faut que les promoteurs du changement restent en commande.

J'entends déjà des réactions. On fait pas ca tout seul! Je vais vous poser une question bien naïve. Lorsque vous donnez une formation dans une école primaire ou secondaire, quelle présentation fait la direction avant votre formation. Est-ce que la direction reste avec vous pendant la formation?

La première chose que les gens remarquent est la différence entre les actions et les paroles. Un gestionnaire qui dira que les TIC sont importants et qu'il ne les utilise pas, lance un message contradictoire. Les bottines doivent suivre les babines. On nous a expliqué que pour que le changement réussisse, les gestionnaires doivent être présents auprès de leur équipe pour mettre la main à la pâte. Ca veut dire faire plus qu'une simple présentation du conseiller et se sauver par la suite.

Lors d'un prochain billet je vous parlerai de notre approche, de notre plan d'action. A la prochaine! :)

Issue time09:32, par Pierre Lachance  
Catégories: Formation

Comme promis aux 35 étudiants de l'UQAM qui ont subi mes propos d'hier, voici un billet juste pour eux.

D'abord, comme je l'ai écrit ici, l'enthousiasme pour cette rencontre s'est fait attendre au matin du 19. Quelques percés de soleil et le sourire de mes filles m'ont «boosté» d'énergie pour me rendre à Montréal rencontrer de futurs profs du secondaire.

3h30 de route, seul avec moi-même j'ai eu le temps de revoir les points importants de ma présentation: mes blagues ;o)

Le professeur du groupe, M. Patrice Potvin, m'accueille donc dans sa classe avec une poignée de main très techno-scientifique. Il me fait toujours plaisir de revoir cette personnes qui, malgré son jeune âge, a en fait beaucoup pour la science et technologie au Québec.

Je me lance donc dans ma présentation sur les situations d'apprentissage ouvertes en science et technologie. Le groupe est réceptif, les étudiants semblent m'écouter (les étudiantes, c'est sûr qu'elles écoutent ;o) ), ce qui est bien car au salaire que Patrice me paie il faut que ma présence serve à quelque chose.

Bien de belles questions (un autre signe que certains ont écouté) qui font avancer notre compréhension. Mais ce que je retiens pour mes prochaines présentations est l'analogie que Patrice a fait: le ski de fond et le ski alpin.

De quoi parle-t-il me demandez-vous? De la réforme bien sûr! C'est pourtant évident, non?

Encore une belle journée (au retour, toujours seul avec moi-même, j'ai eu le plaisir d'écouter un chanson intéressante: Photograph de Nickelback) à tenter de «vendre» l'idée qu'il est possible de vivre le nouveau programme en classe, mais non sans difficulté.

Merci à vous futurs profs passionnés de m'avoir écouté jusqu'au bout. Au plaisir de vous revoir (peut être demain à l'APSQ?).

Issue time08:11, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

Après une visite à l'université Laval, et suite à un commentaire sur la différence entre ce site et celui-ci, j'ai réalisé qu'il y a eu des améliorations (il en reste à faire bien sûr!) en éducation en ce qui concerne les sites web. Ça poursuit également ma réflexion de ce billet.

Voici donc quelques éléments qui ont à mon avis évolués au cours des dernières années.

Les listes de liens

http://cafe.rapidus.net/plachanc/liens.htm
http://home.sandiego.edu/~mmagnin/SitesPeda.html
http://www.saintberthuin.be/superieur/CERTNEF/sites.htm

Combien de ce genre de sites (pages) on a sur le web? Liste de sites créée en html par une personne? Plusieurs.

Maintenant ça ressemble plus à ça: http://del.icio.us et à http://recit.org/lpc/

Sites dynamiques où plusieurs personnes peuvent y contribuer. Un signets peut être associé à plusieurs mots-clés, donc un classement plus efficace. Des fils RSS permettent aux internautes de suivre l'évolution des signets. L'esprit de partage étant à la base de ce type de site.

Site de classe/personnel/organisme

Les sites de classe de ce type: http://recitmst.qc.ca/scnat/psfab/, http://cafe.rapidus.net/plachanc/cours.html ou http://www.chez.com/jpross/, où se retrouver (pas d'outil de recherche) n'est pas toujours simple, où les couleurs/polices/logos d'une page à l'autre ne sont pas nécessairement homogènes, où on ne peut pas interagir avec les auteurs (sauf par courriel)... sont légions.

On est rendu là: http://recit.qc.ca/spip/, http://academielafontaine.qc.ca/, http://recit.cadre.qc.ca/, http://pierrelachance.net/blog/, http://robot-tic.qc.ca/ grâce aux gestionnaire de contenu (plus besoin de ftp, on peut travailler sur le site de n'importe quel ordinateur) qui permettent de ce concentrer sur le contenu plutôt que sur le contenant (une fois celui-ci au goût du propriétaire bien sûr). Où les internautes peuvent commenter les textes. Où généralement un fil RSS (ou Atom) est proposé afin de ne pas avoir à visiter le site pour être tenu au courant des changements.

Nouveaux concepts

Des pages comme http://recitmst.qc.ca/scnat/psfab/centrales/centrales.html ont été créées à plusieurs personnes (je le sais parce que j'y ai participé). Mais c'est une page statique créée et recréée et recréée selon les versions que le «chef» d'équipe avait sur son ordi.

Maintenant on a les wikis: http://recitmst.qc.ca/wikinimst/, http://recit.org/wiki/, http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil qui facilitent grandement une collaboration autour d'un projet commun.

Il y a aussi les radios web (http://recitmst.qc.ca:8888/) qui sont apparues et qui permettent de lâcher un peu le texte pour faire de l'audio. Ce qui développe d'autres compétences à mon avis.

Youppi! Je choisis...

Ce qui me rend le plus fier de ces évolutions est qu'un prof sans le sous peut faire ça! Car ce sont toutes des applications libres qui sont derrières ces sites.

Finalement on questionne quelques fois l'esthétisme des «nouveaux» sites web en éducation. Oui on pourrait toujours se payer un designer/graphiste/programmeur pour se faire faire un site web éducatif super beau, hyper design, mais moi je préfère utiliser les $ publics à accompagner sur le terrain les éducateurs, acheter du matériel comme des ordinateurs, de la robotique ou des microscopes numériques, acheter de la bande passante pour héberger des projets éducatifs, etc.

C'est un choix, mon choix. Exactement comme celui de ne pas payer de licence de logiciel et d'utiliser/promouvoir (le plus possible) des logiciels libres dans mon travail.

Question: afin de m'améliorer sur l'esthétisme de mes sites web, dois-je suivre des cours? Pourquoi pas? Quelqu'un parmi les lecteurs peut/veut me supporter/former? Mais une dernière question si vous me le permettez, avant que je mette des dizaines d'heures à travailler sur l'esthétisme de page web: quelq'un pourrait me montrer un site que tout le monde trouve beau+bon pour que je me base sur quelque chose? Merci.