Issue time11:11, par  
Catégories: Partage

Une des grandes forces de Twitter est qu’il permet de suivre des événements en temps réel grâce à son outil de recherche très efficace. Ce système est foncièrement très simple. Il suffit de marquer ses gazouillis de mots clés ou mots-clics (selon OLFQ) traduction de « hashtag » pour que sa publication soit référencée dans ce moteur de recherche. Cette fonction offre de nombreuses possibilités : suivre les écrits autour d’un séisme avec le mot clé #earthquake, diffuser les idées maîtresses d’une conférence, participer à une discussion autour d’un même sujet à plusieurs. Cette dernière possibilité a inspiré @mvc_enseignants et donné naissance au #ClavEd, une discussion hebdomadaire sur l’éducation autour d’un sujet différent chaque fois (voir le site du #ClavEd). J’ai eu la chance d’animer quelques-unes de ces rencontres. Comme j’ai reçu de nombreux commentaires positifs sur la manière dont j’ai mené ces #ClavEd, j’ai décidé de partager ma méthode de travail.

Ma participation aux précédents #ClavEd m’avait permis de constater différentes difficultés rencontrées pendant cette activité intense. En voici quelques-unes :

  • Certains intervenants au #ClavEd ont parfois tendance à rediriger la conversation en fonction de leurs préoccupations et de nous éloigner du sujet principal.
  • Les participants qui se joignent en cours de conversation ont parfois de la difficulté à rattraper le fil des idées.
  • L’animateur du #ClavEd est parfois trop absorbé par le sujet de conversation pour bien jouer son rôle, soit d’animer.

J’ai donc pensé à un déroulement qui permettrait de réduire l’impact de ces inconvénients. Ce déroulement et ces interventions prédéterminées (normalisés à 140 caractères ou moins) m'ont permis de mieux me concentrer sur ma tâche d’animateur. Cela me permettait de mieux diriger la conversation et même, de contribuer à la réflexion. Je visais deux objectifs. Premièrement, permettre aux participants du début de pouvoir progresser dans leur réflexion, de ne pas stagner autour d'un sujet ou de prendre une tangente hors sujet. Deuxièmement, permettre aux personnes qui se joignent à la discussion de rapidement suivre le fil de la conversation sans avoir à relire trop de messages précédents. Dans les faits, les rappels ont été un peu moins nombreux, le contexte ne l'exigeait pas.

J’ai été très bien épaulé par @mvc_enseignants qui s’est chargé de stimuler la conversation en reprenant certaines interventions intéressantes et interrogeant différents points de vue exprimés.

J’ai réutilisé cette technique à quelques reprises avec @MarcAndreCaron le 23 mars 2011, avec @AlexRiopel et @pierrelachance le 19 avril 2011 et avec @P_gagnon le 4 mai 2011. J’ai aussi utilisé cette manière de faire pour d’autres événements notamment pour la rencontre virtuelle du RÉCIT #recitqc le 31 mai 2011.

Voici le modèle que j’ai développé à partir de ces différentes expériences :

9~10 h
Aujourd'hui #ClavEd spécial thème du jour: Question du jour? 12h(EST), 13h(ATL) et 18h(EU)

11 h 55
#ClavEd spécial thème du jour: Question du jour? dans 5 minutes
#ClavEd spécial thème du jour : vous êtes invités à vous présenter brièvement
#ClavEd spécial thème du jour se déroulera en 3 temps: 3 sous-thèmes

12 h
#ClavEd spécial thème du jour: Question du jour? 1er temps

1re sous-question: Première sous-question #ClavEd #Q1

Veuillez utiliser la combinaison des 2 mots-clics #ClavEd et #Q1 pour répondre à la première question. Merci!

12 h 05
Rappel 1er temps: Première sous-question #ClavEd #Q1

12 h 10
Rappel 1er temps: Première sous-question #ClavEd #Q1

12 h 15
Rappel: Première sous-question Dernier 5 minutes de ce bloc #ClavEd #Q1

12 h 20
#ClavEd spécial thème du jour: Question du jour? 2e temps

2e sous-question: Deuxième sous-question #ClavEd #Q2

Veuillez utiliser la combinaison des 2 mots-clics #ClavEd et #Q2 pour répondre à la deuxième question. Merci!

12 h 25
Rappel 2e temps: Deuxième sous-question #ClavEd #Q2

12 h 30
Rappel 2e temps: Deuxième sous-question #ClavEd #Q2

12 h 35
Rappel: Deuxième sous-question Dernier 5 minutes de ce bloc #ClavEd #Q2

12 h 40
#ClavEd spécial thème du jour: Question du jour? 3e temps

3e sous-question: Troisième sous-question #ClavEd #Q3

Veuillez utiliser la combinaison des 2 mots-clics #ClavEd et #Q3 pour répondre à la troisième question. Merci!

12 h 45
Rappel 3e temps: Troisième sous-question #ClavEd #Q3

12 h 50
Rappel 3e temps: Troisième sous-question #ClavEd #Q3

12 h 55
Dernières 5 minutes du #ClavEd Troisième sous-question #Q3

13 h
Merci à toutes les personnes qui ont généreusement contribué au #ClavEd spécial thème du jour!

Voilà, j’espère que ce modèle saura vous inspirer et vous donner le goût d’animer à votre tour une discussion via Twitter. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et à proposer des améliorations à cette manière de faire. Au plaisir de vous lire.

Dans Twitter, je suis @petitbenoit.

Mise à jour à 14 h 40

Aujourd'hui, @Le_Gugu et @mvc_enseignants ont ajouté une nouveauté, celle de combiner un autre mot-clic pour chaque sous-question afin de faciliter la rédaction d'un compte rendu, par exemple: #Q1, #Q2, #Q3. Ceci donne la possibilité de faire une recherche raffinée comme celle-ci : #ClavEd #Q1. Je viens donc d'ajouter cette nouvelle balise dans mon modèle.

Issue time13:44, par François Rivest  
Catégories: Bloguons, Réflexions, Partage

Je viens de lire le rapport scientifique intégral Pour un Québec attentif aux enfants handicapés ou en difficulté et à leurs familles publié conjointement en octobre 2010 par l’Université Laval (UL), l’Université du Québec à Rimouski (UQÀR) et le Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS). Ce document me semble illustrer le travail important qui reste à faire pour que les réseaux santé/services sociaux et éducation collaborent mieux afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la même clientèle : les élèves HDAA et leurs familles.

Dans les lignes qui suivent, je partage simplement quelques citations et notes de lecture. Il me semble limpide que le RÉCIT, par ses services locaux, régionaux et nationaux doit devenir un élément dynamisant pour les relations MÉLS-MSSS et surtout un catalyseur qui veille à la réussite toujours ample et profonde de chaque élève. Pendant toute ma lecture, je pensais aux fameux Comités TIC-ÉHDAA que le Service national du RÉCIT à l’Adaptation scolaire encourage chaque commission scolaire à lancer.

Si vous voulez partager vos propres impressions ou notes de lecture, j’en serais ravi et très certainement mieux outillé que jamais! Or voici :

Selon le texte de l’Entente (MELS, 2003, p.4-6), six principes guident la complémentarité des services : 1) l’enfant est un agent actif de son développement; 2) les parents sont les premiers responsables du développement de leur enfant; 3) l’école occupe une place prépondérante pour les jeunes comme milieu de vie et d’apprentissage; 4) l’école constitue l’une des composantes majeures de la communauté; 5) une réponse adaptée est offerte aux jeunes qui ont des besoins particuliers; 6) un continuum de services intégrés est développé. (p.2)

Mon rôle au Service local du RÉCIT (SL) peut ici de m’impliquer pédagogiquement auprès des directions, des CP et des enseignants pour faire des choix éclairés quant aux logiciels et périphériques qui suscitent de l’intérêt. Je m’équipe de questions du genre :
• Savez-vous à quoi le logiciel/périphérique auquel vous faites référence sert?
• À quel point ça répondra aux besoins réels de l’élève?
• À quel point son usage lui permettra-t-il de rester un agent actif de son développement?

En relisant le passage à propos des parents, je crois que je pourrais aussi m’engager à aider les enseignants à vulgariser certains usages pédagogiques d’une technologie. Ainsi, je viserais à favoriser le potentiel d’adhésion des parents par rapport aux solutions adoptées en classe.

Pistes de solution
1. Inciter le MSSS et le MELS à afficher clairement leurs priorités et recommandations en ce qui concerne les services destinés aux élèves handicapés ou en difficulté. Clarté, cohérence et leadership : trois mots-clés essentiels dans la transmission des directives aux différents acteurs en ce qui a trait à la complémentarité des services;
2. Actualiser un « plan de communication » formel de l’Entente qui met l’accent sur ses objectifs, ses principes et les obligations de résultats de chaque réseau. Ce plan doit inclure différentes activités de diffusion et de formation;
3. Répertorier, diffuser et mettre à profit les pratiques exemplaires en matière de collaboration et de concertation entre les deux réseaux. (p.5)

Ici, pour la première piste de solution, j’en conviens et j’emboite le pas. Deuxième piste, je peux faire appel à un des moyens identifiés dans le mandat du RÉCIT, soit « la culture de réseau, qui favorise la formation par les pairs et le partage d’expertise ». Je dois déjà en faire un enjeu dans le cadre de mon travail auprès des enseignants, des CP et des directions. Pour ce qui est de la troisième piste, j’estime que c’est au moment de produire les bilans annuels qu’on pourra identifier ces fameuses pratiques exemplaires. Il restera à en formaliser le partage à travers nos outils de mise en commun que sont la liste de diffusion, les réseaux sociaux, le blogue collectif du RÉCIT, le site central du RÉCIT et nos Rencontres nationales.

Pistes de solution
4. Informer adéquatement tous les parents d’élèves handicapés ou en difficulté, de même que les partenaires, des services disponibles dans les deux réseaux, incluant les critères d’admissibilité, les règles d’attribution, les ressources et les modalités d’interventions privilégiées;
5. Inciter chaque établissement à identifier clairement les informations sur les services et à diffuser les ententes de collaboration avec l’autre réseau;
6. Instaurer un guichet unique et une ligne téléphonique d’information destinée aux parents afin de faciliter l’accès aux services;
7. Promouvoir l’implication des parents et de l’élève handicapé ou en difficulté dans l’organisation des services et dans la recherche de stratégies d’intervention afin de centrer davantage l’offre de services sur les besoins;
8. Définir des modalités communes d’accueil, de consultation et de traitement des plaintes des parents en lien avec à la complémentarité des services;
9. Mener une réflexion sur les orientations, les finalités et l’organisation des services offerts aux élèves handicapés ou en difficulté, par exemple lors d’états généraux. (p.6)

Piste 4 : je peux soutenir le Comité TIC-ÉHDAA pour produire des documents de vulgarisation auprès des parents (schéma, capsule audio, capsule vidéo). Le but ne serait pas d’expliquer le fonctionnement des logiciels et périphériques. Ce serait plutôt de formuler clairement ce qu’ils permettent de faire vivre autrement aux enfants pour qu’ils tirent profit au maximum de leur passage à l’école.

Piste 5 : ne pas nuire…

Piste 6, 7 et 9 : mettre l’épaule à la roue en réalisant les documents de vulgarisation énoncés à la piste 4.

Piste 8 : ne pas nuire…

Pistes de solution
10. Rendre le PSII obligatoire pour soutenir les pratiques régulières de concertation et la complémentarité des services;
11. Mettre en place les conditions pour favoriser la concertation, par exemple : allouer du temps et des locaux aux intervenants pour qu’ils se rencontrent; attribuer des ressources humaines provenant des deux réseaux dont le mandat sera le développement de services communs; harmoniser et clarifier les pratiques des deux réseaux en matière de consentement, de confidentialité et de protection des renseignements personnels; planifier les rencontres avec les parents en tenant compte de leur disponibilité;
12. Rendre les plans de transition obligatoires pour assurer une continuité lors des périodes charnières. Ceci implique une planification conjointe des actions et des trajectoires de services en lien avec les besoins des EHDAA;
13. Créer et soutenir des groupes de travail provenant des deux réseaux dont les échanges réguliers permettent, entre autres, la clarification du rôle de chacun, le développement d’un langage commun et la planification d’actions pour une clientèle visée;
14. Aplanir les différences structurelles entre les deux réseaux (ex. découpage territorial, nomenclature ou classification des problèmes, horaires de travail);
15. Développer une offre commune de formations. (toujours p.6)

Piste 10 : je peux insister pour qu’on fasse usage de l’outil central SPI de manière à informatiser chaque plan d’intervention.

Piste 11, 12 et 14 : ne pas nuire…

Piste 13 : agir comme agent de vulgarisation des aspects pédagogiques soutenus par la technologie auprès des partenaires issus du réseau de la santé et des services sociaux.

Piste 15 : je peux offrir des formations à caractère pédagogique sur certains usages technologiques. Il me faut toujours aller bien au-delà du « où cliquer » qui est un savoir-faire pour me rendre plutôt au « pourquoi cliquer » qui est un pourquoi-le-faire… qu’est-ce que ça donne à l’élève? Qu’est-ce que ça vient changer dans ses occasions d’apprendre?

Plusieurs parents identifient les périodes de transition (ex. rentrée à l’école, passage du primaire au secondaire) comme des moments où la concertation devrait être priorisée, compte tenu des enjeux de coordination et de continuité propres à ces périodes. Considérant le fait que le leadership n’est assumé par aucun des deux réseaux, de nombreux parents soulignent que c’est finalement à eux de se mobiliser pour solliciter, année après année, des services adaptés aux besoins de leur enfant. (p.16)

Hmmmm… la fameuse transition du primaire au secondaire… pourquoi ne pas ajouter celle du secondaire à la FGA ? Et à la FP? Là aussi, je crois que le RÉCIT peut joindre sa voix à ceux qui proposent une centralisation informatisée des dossiers des élèves de manière à garantir que les plans d’intervention et les mesures compensatoires suivent un élève d’une étape à l’autre de son cheminement scolaire. Devrais-je proposer formellement la mise en place d’un portfolio électronique d’élève en complémentarité avec son plan d’intervention? Ce portfolio lui offrirait-il nécessairement l’occasion de verser du côté de la métacognition?

Tant de questions!

En guise de conclusion provisoire, j’estime que chaque instance du RÉCIT peut et doit jouer un rôle dans le meilleur arrimage des services entre le MÉLS et le MSSS. Notre outil de choix me semble le Comité TIC-ÉHDAA que toute commission scolaire devrait avoir. Nous pouvons tous y jouer un rôle déterminant en tant que pédagogues visant un usage raffiné et mesuré des technologies en classe.

C’est vrai que nous avons la chance d’avoir un Service national (SN) pour l’adaptation scolaire, un autre pour la FGA et un dernier pour la FP. Cependant, ils ne peuvent pas assumer seuls un rôle dynamisant dans les relations MÉLS-MSSS pour les élèves ayant des besoins particuliers (expression retenue en FGA pour désigner les ÉHDAA). J’estime qu’il nous faut s’inspirer des grandes lignes directrices qu’ils peuvent nous fournir et agir régionalement (FGA) et localement (FGJ).

Je finis en queue de poisson.

Avez-vous des réponses à partager?

Issue time11:26, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Partage

Les services nationaux du RÉCIT se sont rencontrés en Beauce pour une session de travail de deux jours les 8 et 9 juin 2011. Les buts étaient de discuter de divers sujets en lien avec les TIC en éducation et de produire (débuter) de la documentation sur des sujets jugés importants.

La synthèse de nos travaux est accessible en suivant ces trois liens. À noter que ce sont des documents de travail qui seront complétés durant la prochaine année scolaire, notamment à la rencontre du RÉCIT à l’automne 2011.

Vous avez des ressources en lien avec ces sujets? Vous avez des commentaires, des suggestions? N’hésitez pas à nous en faire part (dans les commentaires ci-dessous, sur les médias sociaux #recitqc , par courriel, etc.)

Coauteur du billet: Benoit Petit

Issue time14:39, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons

La semaine prochaine, j’assiste à un atelier RÉCIT ayant pour titre Le tableau blanc interactif (TBI) dans le paradigme de l'apprentissage.

Je m’y suis inscrit surtout par curiosité parce que TBI et apprentissage sont deux termes qui m'apparaissent contradictoires. Me tromperais-je ?

Je m’explique.

Un tableau blanc interactif est essentiellement un outil d’enseignement. Or, pour moi, enseigner ne veut pas dire qu’il y ait apprentissage. Enseigner veut tout simplement dire qu’une personne (le prof) donne de la matière (avec toutes ses ressources didactiques, psychologiques, etc.) du mieux qu’il le peut.
Dans mon esprit, pour qu’il y ait apprentissage, il faut que l’élève soit actif et engagé.

Et tout le débat est là, car on m’a souvent répété que ce n’est pas parce qu’un élève écoute un prof qu’il n’est pas « actif » dans ses apprentissages. D'ailleurs, tout l’enseignement traditionnel est basé sur cette idée. Et ceux qui y croient (la grande majorité en fait) font partie du paradigme de l’enseignement.

Une minorité (d’après mes observations) ne sont pas de cet avis. Ils croient plutôt que l’élève doit être au centre de son processus d’apprentissage devenant ainsi un constructeur investigateur, un coopérateur actif et un acteur à part entière de sa formation.

Le problème est que même les tenants du paradigme de l’enseignement nous disent croire aussi à l’élève constructeur et me racontent souvent qu’il n’y a pas contradiction entre ces deux positions. Et, du coup, je ne comprends plus. Je ne comprends pas comment on peut affirmer que l’élève apprend beaucoup mieux lorsqu’il est actif et, du même souffle, me dire qu’un élève apprend aussi très bien quand c’est le prof qui parle. Pour moi, si on croit vraiment qu’un élève doit être actif, alors on doit tout faire en tout temps pour qu’il le soit, actif !

À cet égard, le TBI est une immense perte de temps, car, pendant qu’une ou deux ou trois personnes s’en servent, les autres doivent ÉCOUTER. Bien entendu, c’est ok pour la personne qui s’en sert car elle est active. Mais alors pourquoi ne pas avoir un ou deux ordinateurs en classe (branchés sur un canon pour éventuellement faire une présentation) au lieu d’un TBI ?

Et le RÉCIT dans tout cela ?

Faut-il vraiment s’occuper de donner de la formation sur cet outil ? Ne faudrait-il pas plutôt se pencher sur la formation des enseignants pour les amener à développer des situations où tous les élèves de la classe seraient actifs dans leurs apprentissages ? Ne faudrait-il pas faire découvrir aux enseignants l’immense potentiel pédagogique que possède un ordinateur quand il est entre les mains de l'élève ? Ne faudrait-il pas que le RÉCIT puisse répondre à la question suivante : « Comment puis-je rendre les élèves actifs avec une dizaine d’ordinateurs branchés en permanence sur Internet dans ma classe ? » Vous pourriez y répondre, vous, à cette dernière question ?

Moi, je pense qu’au RÉCIT, nous sommes majoritairement dans le paradigme de l’enseignement, et que la venue du TBI nous conforte dans ce qu’on fait de mieux : ENSEIGNER !

[Cet article est aussi sur mes Jobineries]

Issue time09:38, par Pierre Lachance  
Catégories: Logiciels, Partage, Veille

Encore un courriel de Stéphnae Lavoie en ce vendredi.


Voici une autre application gratuite issue des Google Labs : Google Scribe.

Google Scribe suggère des mots à partir des lettres tapées ou des mots antérieurs de la phrase, c’est donc un prédicteur de mots. Et contrairement aux informations de l’aide en ligne (Google Scribe n’est disponible qu’en anglais, en arabe et en espagnol), il fonctionne en français! Il faut vérifier la justesse des suggestions, car le fait d’être multilingue entraîne parfois des propositions pour le moins bizarres.

Outre sa prédiction de mots (et l’usuelle mise en forme de caractères et mise en page de base de tout bon texteur), Google Scribe offre trois autres fonctions :

À l’aide d’un signapplet, Google Scribe devient un assistant d’écriture dans tout formulaire web. Cette fonction est drôlement intéressante considérant que l’écriture s’effectue de plus en plus sur le web. Il suffit de glisser-déplacer le lien (disponible à http://googlescribe.appspot.com/static/help.html#UsingBookmarklet) dans sa barre de raccourcis de navigateur, puis d’activer Google Scribe sur une page formulaire en cliquant sur le signapplet. À l’aide du signapplet, les mots suggérés se trouvent dans une liste qui peut être triée en ordre alphabétique, selon un score Google et selon la pertinence. C’est fort, c’est vraiment fort! Ça fonctionne même dans le portail Édugroupe!

Une deuxième fonction se situe dans Google Scribe : le copier-coller d’une adresse Internet (URL) devrait entraîner une transformation de l’URL en hyperlien avec un texte suggéré. Je n’ai pas été impressionné par cette fonction qui n’a réussi qu’une fois sur trois environ à suggérer un texte pertinent pour le lien copié. On ne peut pas être fort dans tout!

Puis, un traitement de faveur pour Google Chrome qui a droit à une extension Google Scribe. Avec cette extension, on élimine le clic sur le signapplet, Google Scribe peut être automatiquement activé.

Dernier élément, Google Scribe fonctionne sur Linux, Mac et Windows avec les navigateurs Chrome, Firefox 3.5+, Internet Explorer 8+ et Safari 5+, c’est donc assez universel. La prédiction de mots gratuitement partout sur le web!

Je vous invite à tester Google Scribe et à soumettre vos commentaires.

https://googlescribe.appspot.com/

Google Scribe est ma trouvaille du vendredi.


Mise à jour: Un petit tuto de Danielle De Champlain.

Issue time08:58, par Pierre Lachance  
Catégories: Partage

Bonjour, voici la copie d'un courriel sous CC by-nc-sa &#59;) de M. Stéphane Lavoie qui peut être utile pour bien comprendre comment accoler une licence Creative commons à vos documents, créations, etc.


Pour des documents, le simple copier-coller de l’image correspondant à la licence que l’on veut utiliser n’est pas une pratique adéquate. En effet, il faut minimalement un lien vers les précisions de la licence choisie et idéalement, il faut ajouter des informations dans les méta-données du document pour que ce dernier soit bien indexé par les moteurs de recherche.

Je suggère à tous de faire installer les compléments CC pour OpenOffice et pour MS Office (2003-XP ou 2007-2010) pour faciliter l’insertion de la licence appropriée au travail. C’est simple et les licences deviennent accessibles à tous. Les compléments sont malheureusement en anglais et celui pour MS Office n’est pas disponible pour Mac.

Pour des pages web, le copier-coller du code généré par le sélecteur de licence ne permet pas aux moteurs de recherche de bien indexer votre travail si vous n’ajoutez pas au moins une information complémentaire.

Il existe aussi des façons de marquer des balados et des vidéos d’une licence CC. Vous trouverez à cet effet les meilleures pratiques d’utilisation du CC à http://wiki.creativecommons.org/Marking/Creators .

Parce que les licences Creative Commons constituent un formidable outil pour sensibiliser les enseignants (et les élèves) au droit d’auteur, mais surtout parce qu’elles favorisent une culture de partage, j’en fais ma trouvaille de vendredi!


Note de PL: Carrefour éducation a un dossier sur le sujet.

Issue time16:53, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

L'AQUOPS a décerné des prix CHAPO à deux éminents collègues du RÉCIT, Marc-André Lalande et Steve Quirion.

Toutes mes félicitations à vous deux, et merci pour votre remarquable implication dans le milieu scolaire. Vous le méritez.

Au plaisir de travailler avec vous.

Issue time17:08, par  
Catégories: Réflexions, Veille

À l'automne dernier, les services nationaux du RÉCIT ont entrepris une réflexion au sujet de l'école numérique. Ce document est le fruit de leur travail. Il présente une vision de l’école numérique, des objectifs à poursuivre ainsi que des stratégies à mettre en œuvre.

Nous avons soumis ce texte à nos collègues de tout le RÉCIT, mais nous n'avons pas terminé de compiler leurs suggestions. Ce document en est donc un de travail. Il ne représente pas une position officielle de quelqu'organisme que ce soit.

Les services nationaux souhaitent avoir vos commentaires à propos de cette réflexion.

  • Partagez-vous cette vision de l’école numérique? Y a-t-il des éléments à ajouter?
  • Que pensez-vous des objectifs poursuivis? En avez-vous d’autres?
  • Quels sont vos commentaires sur les stratégies? En avez-vous d’autres à suggérer? Quelles sont vos réactions?

Cette réflexion ne portera ses fruits que si elle devient celle de l'ensemble du réseau scolaire. N'hésitez pas à y apporter votre contribution.

L’école numérique

Version du 4 oct. 2010

Équipe de rédaction: Benoit Petit, Marc-André Lalande, Pierre Lachance

Vision

Considérant que :

  • l’exploitation pédagogique des TIC présente des effets positifs sur la réussite scolaire;
  • le recours aux TIC est dans une société du savoir, et vraisemblablement dans la société de demain, est devenu courant dans la vie de tous les jours comme dans le marché du travail;
  • la réalité numérique de l’école et celle de la société sont en rupture grandissante.

Nous proposons que le Québec adopte un virage, tant au plan technologique que pédagogique, vers une école numérique ouverte sur la société où l’élève peut recourir à la technologie de son choix, au moment qui lui convient, pour toute activité d’apprentissage et d’évaluation, à l’intérieur comme à l’extérieur des murs de l’école.

Objectifs

  1. Augmenter la réussite des élèves grâce à une exploitation pédagogique des TIC
  2. Augmenter la qualité des apprentissages en rapprochant les moyens que choisit l’école afin qu’ils soient plus près de ceux qui sont choisis normalement dans la société du savoir

Stratégies

Note: le chiffre devant la stratégie fait le lien avec l’objectif poursuivi.

  • 2: Chaque élève doit avoir accès aux technologies en tout temps pour apprendre (multitude d’outils et de façons de faire)
  • Accessibilité en tout temps à la technologie, tant en apprentissage, qu’en évaluation en aide à l’apprentissage, qu’en évaluation plus formelle : matériel adéquat pour les conseillers pédagogiques enseignants et les élèves, aménagement des locaux dans l’école, accès à internet partout.
  • 2: Le choix de l’outil technologique revient tant à l’apprenant qu’aux pédagogues.
  • 1 : Former et équiper le personnel enseignant afin qu’il puisse exploiter couramment les TIC d’un point de vue pédagogique, didactique et professionnel.
  • Formation continue des enseignants (compétence 8)
  • Formation et accompagnement des conseillers pédagogiques à l’utilisation des TIC. Les TIC doivent faire partie intégrante de leur intervention pédagogique auprès des enseignants et mettre en évidence comment les élèves peuvent mobiliser les TIC pour mieux apprendre.
  • Formation initiale des enseignants à l’université.
  • La valeur ajoutée pédagogique, didactique et professionnelle des TIC doit être soulignée et exploitée de façon signifiante et engageante dans les cours (revoir le modèle actuel).
  • Collaboration réseau de l’éducation et université
  • Encourager le personnel enseignant à viser un haut de niveau de compétence technopédagogique
  • Reconnaissance ministérielle pour favoriser la formation continue des enseignants aux TIC (formation initiale ou perfectionnement)... Cette reconnaissance pourrait garantir un nombre d’ordinateurs portables dans une école (ex. 10 profs ont le papier, le MELS fournit 10 portables à l’école).
  • 1: Formation plus ciblée et sensibilisation du personnel de direction.
  • Offrir des outils de suivi de l’aisance du personnel enseignant quant à l’exploitation des TIC
  • 2 : Établir des profils de compétence quant à l’intégration des TIC en lien avec les exigences du marché du travail et que ces profils soient connus des élèves.
  • 1 ou 2 ou ? : Favoriser la production et l’accès au contenu ouvert (voir point 7 Du Horizon Report 2010)
  • 2 : Maintenir (mettre en place) un parc informatique mixte (État - parents) afin qu’il soit au pair avec ce qui est normalement utilisé dans la société.
Issue time14:51, par Pierre Lachance  
Catégories: EPad.RECIT.org

Voilà, c'est fait! Une autre équipe a installé un etherpad en français sur ses serveurs. Cette équipe est celle de Framasoft.

Adresse de l'outil: http://framapad.org/

Vous y trouverez également de la documentation très complète sur les fonctions de l'outil.

Voici l'annonce officielle.

Donc, FramaPad est un excellent plan B pour les utilisateurs de EPad.recit.org.

Bravo et merci à Framasoft!

Issue time16:24, par  
Catégories: Bloguons

Les TBI sont parmi nous!

Après la publication de deux billets "Aux abris! Les TBI sont parmi nous!" et "Une réflexion sur le TBI 2.0" et suite à plusieurs mois de réflexion, de manipulation et de remise en question, le RÉCIT de l’univers social publie son dossier sur le tableau blanc interactif. Nous y abordons le tableau blanc comme étant un concept - une façon d’approcher la création, l’apprentissage, l’enseignement et le travail intellectuel en collaboration.

Un outil d’apprentissage?
Une des principales critiques faites au TBI est qu’il renforce le modèle traditionnel de l’enseignement magistral. Afin d’en faire un outil d’apprentissage, nous avons bâti ce dossier en nous basant sur les approches pédagogiques de la collaboration et de l’enseignement explicite.

Évaluez votre utilisation du TBI
Nous vous proposons aussi une grille qui permettra d’identifier votre niveau d’appropriation du TBI. Bien que toujours imparfaite, une échelle de progression nous permet d’avoir une représentation générale et hiérarchique des usages possibles d’une technologie en classe.

Des exemples en univers social
Plusieurs exemples en univers social sont présentés dans le dossier, dont la lecture de carte, la réalisation de croquis, la lecture d’une ligne du temps, la lecture de document iconographique et de texte, etc.

Ai-je besoin d’un TBI?
Enfin, malgré l’annonce d’achat massif de «tableaux blancs intelligents», nous vous proposons une liste d’éléments à considérer avant l’acquisition d’un TBI.

Pour consulter le dossier :
http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc