Catégorie: "Bloguons"

Issue time15:58, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

Note: Ceci est une copie de ce texte publié sur le site du RÉCIT.qc.ca

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Sonia Sehili a pris la barre de la coordination du RÉCIT en 2008. Elle s’est acquittée de son mandat avec finesse, compétence, professionnalisme et engagement. Le MELS a pris la décision de ne pas renouveler le mandat de la coordonnatrice du RÉCIT. Sonia quittera donc ses fonctions en juin. Cet article retrace les grandes lignes de sa riche contribution au RÉCIT et fait part des témoignages très touchants qu’elle a reçus depuis l’annonce surprise de son départ.

Par Louise Sarrasin

Avant d’arriver à la tête de la coordination du RÉCIT, Sonia Sehili, en tant que spécialiste de l’éducation à la Société GRICS, y a mené de nombreux dossiers avec doigté et créativité. Entre autres, on lui doit la refonte du dernier site du RTSQ, le premier design du portail Édu-Groupe ainsi que l'accompagnement à la création du site logicielseducatifs.qc.ca et du site du RÉCIT. Elle a ainsi créé le premier site Web statique visant à présenter le réseau. Vers 2003, avec le comité du site de l’époque, elle a réalisé la première mouture du site recit.qc.ca. L’objectif de ce site central est de favoriser la culture de réseau et de faire connaître les immenses richesses contenues dans chacun des services du RÉCIT. Ce site central se veut le pôle qui rassemble les visions communes. Ce ne sont là que quelques-unes de ses réalisations marquantes à la Société GRICS. Déjà, ces qualités de rassembleuse et de grande collaboratrice étaient mises de l’avant.

Une personne d’équipe

En 2008, l’équipe de coordination comprend alors l’analyste-programmeur Vincent Pelletier qui s’occupe du développement du site central, de nombreux sites éducatifs hébergés à la GRICS et de développement d’applications pédagogiques . Au même moment où Sonia passe à la DRD au MELS pour prendre le poste de coordonnatrice, on ouvre à la Société GRICS un poste d’édimestre du site recit.qc.ca. Ce poste est octroyé à l’auteure de cet article, Louise Sarrasin, enseignante et journaliste, afin de voir, entre autres, à la rédaction d’articles et dossiers en lien avec les actions et les réalisations du RÉCIT. En plus de ce travail d’édition, l’édimestre travaille en étroite collaboration avec Sonia à l'organisation des rencontres nationales et au suivi des principaux dossiers. En 2010, Joanne Tremblay de la Société GRICS contribue activement à l’organisation des sessions présentielles et virtuelles du RÉCIT. À son départ, Thérèse Lépine vient grossir les rangs de la petite équipe pour s’occuper des rencontres nationales et de deux rubriques du site, contribuant par sa minutie et son expérience au réseau. L’équipe est petite, mais efficace. Les défis sont nombreux, mais ensemble on les résout, un par un.

Une arrivée au RÉCIT remarquée

Sonia Sehili s’est vu confier le poste de coordonnatrice du RÉCIT en mars 2008. Elle était particulièrement bien placée pour s’acquitter de cette tâche complexe, car elle était déjà, avec Claude Lamb, dans l'équipe de coordination précédente. En fait, elle était le bras droit de la coordonnatrice de l'époque, Danielle Lemay, d'octobre 2004 à février 2008.  À son arrivée au MELS, elle s'est inscrite dans la continuité des travaux amorcés par sa prédécesseure, visant à favoriser les mises en commun et le partage d'expertise, tout en respectant les particularités de chaque milieu. La transition se fit tout en douceur, grâce au partage de valeurs communes de collaboration et d’entraide caractéristiques du RÉCIT et de Sonia.

Après les départs de Danielle et de Claude, Sonia se retrouve seule à la barre de la coordination. Pour faire face aux défis que représente l’organisation des rencontres nationales, elle fait preuve d’astuce. Afin d’en assurer le succès et l’efficacité, elle voit à faciliter la participation de chacun à l'organisation de ces deux rencontres et à automatiser les processus liés aux différentes activités. Elle peut compter sur l’efficacité de l’analyste-programmeur, Vincent Pelletier, véritable magicien de l’informatique, et sur celle de sa petite équipe de coordination, pour s’assurer du succès. Sonia orchestre le tout avec brio.

Une conciliatrice hors pair

En tant que coordonnatrice, Sonia joue un rôle important de conciliatrice afin d’arrimer les orientations ministérielles avec les besoins du milieu scolaire. Elle le fait avec les moyens et les limites que le MELS met à sa disposition. Pour réaliser cet aspect de son mandat, Sonia tient compte du fait que ce sont les personnes-ressources qui œuvrent  à accompagner au quotidien le personnel scolaire dans l’intégration des TIC à des fins pédagogiques en classe. Elle se doit d’avoir une vision nationale afin de contribuer à  donner les moyens collectifs de s’acquitter de cette importante mission. 

Sonia siège aussi à tous les comités de planification et d’évaluation (CPÉ) des services nationaux du RÉCIT. Chacun de ces comités réunit conjointement des dirigeants de commissions scolaires, les responsables des programmes visés ou de la clientèle concernée au MELS, des conseillers pédagogiques ainsi que le service national du RÉCIT hébergé par la commission scolaire. Elle y joue un rôle de premier plan pour s’assurer que les objectifs ont été atteints. Cet aspect de son mandat l’amène à se déplacer partout en région et à dégager ainsi une vision globale du RÉCIT. À plusieurs occasions, lors de  rencontres avec le milieu scolaire, elle a à expliquer le mandat du RÉCIT. Avec délicatesse, elle règle les incompréhensions. Elle saisit l’opportunité que lui offre ces rencontres pour mieux faire connaître le réseau et construire des ponts entre les différences instances gouvernementales, d’autres partenaires, par exemple, Carrefour éducation, Logiciels éducatifs, Station 05...

Une formatrice visionnaire

Avec son équipe de coordination et le comité de liaison, Sonia a comme responsabilité de voir à l’organisation de toutes les rencontres nationales du RÉCIT qui ont lieu, l’une au printemps, l’autre à l’automne. Dès 2007, le comité de liaison s’engage dans un nouveau défi, soutenu par le ministère :  transformer une des rencontres présentielles en rencontre virtuelle. Par ce défi, on vise à développer de nouvelles habiletés pour former à distance. Pour tous, c’est un défi de taille, un virage majeur, qui vaudra au RÉCIT une reconnaissance du ministère pour son audace. Dès son arrivée, c’est Sonia qui a la responsabilité de passer de l’idée à la réalisation de manière à mettre en œuvre  ce grand virage, aidée du comité de liaison du RÉCIT (Cdl), où siège un représentant du RÉCIT de chacune des régions administratives et un représentant des Services nationaux. À ce moment-là, le RÉCIT est en phase d’appropriation des outils de partage à distance capables de réunir virtuellement une centaine d’utilisateurs. C’est un défi qui nécessite le développement d’habiletés et de compétences particulières. Passionnée de formation à distance et en voie d’obtention d’une maîtrise dans ce domaine, Sonia fait profiter le réseau de son expertise, car elle croit très fort au potentiel des rencontres virtuelles. Elle conseille, guide et propose au RÉCIT des axes de formation, très pertinents dans le contexte d’une rencontre virtuelle, en collaboration avec le comité de liaison. Chaque année, des « pense-bêtes», des trucs d’animation visant à dynamiser les ateliers virtuels et d’autres documents couvrant  les aspects organisationnels sont publiés sur le site central du RÉCIT. On y aborde également la dimension technologique et bien d’autres aspects. Des ressources enrichissantes pour assurer le développement professionnel du réseau!

Cette année, le RÉCIT a tenu sa sixième rencontre virtuelle. Encore une fois, ce fut un succès. Il est important de souligner que ce virage vers une rencontre virtuelle a inspiré le MELS en ce qui a trait aux rencontres des gestionnaires. Le RÉCIT est de plus en plus reconnu comme un réseau innovateur à l’avant-garde pédagogique depuis 2000, véritable chef de file de l’école numérique.

 

 

 

 

 

 

 

Ce tableau présente certains des mots exprimés par les gens du RÉCIT pour exprimer leur grande satisfaction sur le RDVirtuel 2013.

Une coordonnatrice, expérimentée et solide

Très vite, les personnes-ressources du RÉCIT apprécient les capacités de Sonia à favoriser le développement  du réseau. Parmi ses grandes qualités, elle sait s’appuyer sur la communauté de pratique que le RÉCIT est devenu au fil des ans. Cette communauté s’est consolidée en tant que réseau autonome, avec une gouvernance liée à des valeurs d’entraide, de concertation, de collaboration, de partage, de confiance et de respect. Ces valeurs sont celles de Sonia et aussi celles de l’équipe de coordination et celles des membres du RÉCIT. Ensemble, tous avancent avec la même intention de participer activement à la construction de l’école numérique. Sous sa coordination, le réseau progresse et se développe avec force. La devise de Sonia : « N’oubliez pas que le RÉCIT permet à une personne-ressource d’être aussi forte que la somme des forces de son réseau. »

Une multitude de témoignages éloquents

Sonia quittera son poste de coordonnatrice à la fin du mois de juin, après 6 ans à la barre, un record. Sur la liste de diffusion du RÉCIT, dans sa lettre intitulée Toute histoire a une fin , elle souligne avec justesse la maturité du réseau, son rôle important dans l’école numérique et remercie chacun des  services du RÉCIT.  Dès l’annonce faite de son départ,  plusieurs personnes du RÉCIT ont tenu à exprimer leur incompréhension devant cette décision qui laisse le réseau en deuil de sa coordonnatrice, son guide comme disent certains. Nombreux ont été les gens qui ont rendu hommage à Sonia pour l’excellence de son travail. En voici quelques extraits :

« (…) J’ai connu tous les coordonnateurs et les coordonnatrices depuis l’existence de cette structure. Tu as su largement te démarquer par ta compétence, ton intelligence, ta finesse, ta sagesse et ton sens de la communauté de partage. Tu es sans égal.

Tu as su allier les forces de chacun pour faire de ce réseau une structure de service des plus efficaces et des plus respectées par les intervenants scolaires . Tu as su rallier les gens.

Par l’efficacité de ta coordination, tu as su donner une VISION au RÉCIT, une COHÉSION et une COHÉRENCE.

L’annonce de ton départ est une perte énorme pour le RÉCIT. Son drapeau doit être mis en berne ».

« Malgré une position difficile entre le ministère et les commissions scolaires, tu as accompli un travail remarquable où ta diplomatie, ton professionnalisme et ton engagement ont permis de conjuguer vision, direction, liberté d’action et ce, sans perdre de vue notre véritable objectif, la formation des élèves.

Merci, Sonia, tu as travaillé depuis plusieurs années pour l’avancement des technologies en éducation au Québec. Il nous semble évident que ta contribution a permis d’amener le réseau à maturité, un réseau autonome, dynamique, efficace et solidaire. Notre gratitude est immense, tout comme l’est notre tristesse aujourd’hui. »

Prix de reconnaissance

Il n’est pas étonnant que Sonia Sehili ainsi que Danielle Lemay aient été couronnées d’un prix Chapo au colloque de l’AQUOPS 2013. Ce prix visait à récompenser et à souligner leurs contributions à la mise en œuvre de l‘école numérique et au développement des compétences des élèves par l’intégration des TIC .

Un fort héritage

Sonia laisse au réseau une empreinte forte, solide et un héritage indéniable. Fort de cet héritage, le RÉCIT continuera à jouer son rôle de chef de file. Il risque aussi de croiser cette ambassadrice du RÉCIT à d’autres tournants, car le réseau, Sonia y croit fermement et elle le mettra sur sa route, j’en suis convaincue.

En tant qu’édimestre du RÉCIT et signataire de cet article, je suis fière de rendre hommage à Sonia ici. J’ajoute ma voix à toutes celles qui ont souligné l’excellence de son travail. Depuis cinq ans et demi, j’occupe une place privilégiée de collaboratrice à ses côtés. J’ai pu prendre la mesure au quotidien de son professionnalisme et de tous les efforts, souvent titanesques, faits par Sonia pour soutenir le RÉCIT dans son mandat. Ensemble, notre préoccupation a toujours été de porter la voix du réseau, haut et fort, ailleurs et sur le site recit.qc.ca. Ce fut au cœur de nos actions. La voix de Sonia, mobilisatrice, va continuer de résonner au sein du réseau, car le RÉCIT, elle y croit !

Issue time08:30, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Formation

L'AQUOPS, grâce à une équipe de journalistes de l'Université Laval, a blogué tout au long du colloque afin de laisser des traces des différents ateliers et kiosques.

Blogue de l'AQUOPS : http://www.aquops.org/wordpress/

Bravo pour l'initiative et pour la qualité des textes. On se croirait sur place en lisant toute cette documentation!

Voici les articles sur le blogue de l’AQUOPS en lien avec nos ateliers :

  1. Journée thématique : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1127
  2. Coffre à outils TIC : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1169
  3. GéoGebra : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1384
  4. Mobilité en MST : http://www.aquops.org/wordpress/?p=1892

Une petite recherche dans le blogue nous mène vers des billet où le RÉCIT a ét nommé: http://www.aquops.org/wordpress/?s=R%C3%89CIT

Bonne lecture!

Issue time14:36, par Pierre Lachance  
Catégories: Logiciels, Bloguons, Réflexions

Bien que la suite bureautique LibreOffice soit un excellent logiciel libre, qu’il est devenu avec le temps une icône du mouvement du logiciel libre, le «libre» c’est beaucoup plus que ça.

 
Le libre c’est aussi


Des systèmes d’exploitation (comme Ubuntu, CentOS, Android...) plus ouverts que les systèmes fermés de Microsoft ou Apple. Cette ouverture permet de prendre en main (par ceux qui ont l’expertise) le code et de l’adapter pour ses besoins de sécurité ou autres. Les systèmes «Linux» sont très répandus au niveau des serveurs Web qui deviennent de plus en plus présents dans nos vies avec l’infonuagique.

Des logiciels plus spécialisés comme GeoGebra, Images Actives, Open Sankoré, Scratch, Sigil, Kinovea, GIMP, qui permettent au milieu scolaire de vivre des projets pédagogiques avec des logiciels performants respectant des valeurs près de celles de l’éducation.

Une multitude d’applications «serveurs» comme Wordpress, Etherpad, Drupal, Media Wiki, SPIP, Joomla, Statusnet, Scriptorium, Owncloud, La ligne du temps, Moodle, Mahara, qui elles aussi supportent plusieurs projets pédagogiques dans le milieu scolaire.


Des formats de fichiers qui ne nous emprisonnent pas dans un seul logiciel. Ce qui est, pour un état entre autres, très important pour la sécurité des données ainsi que leur pérennité. Le temps (donc l’argent) investit hier dans la production de documents devrait pouvoir être rentable pour plusieurs années et non pas seulement pour la durée de vie du logiciel propriétaire X.

Un mouvement de publication de contenu pédagogique où la licence respecte les valeurs de partage de l’Éducation. Le RÉCIT est un des producteurs de contenu exploitable par le milieu scolaire (utilisation et modification).

Exemples

Voici des exemples de ressources libres que Benoit Petit a répertoriées en quelques minutes (il y en a bien d’autres, les commentaires ci-dessous sont là pour nous les faire connaître).

 
De contenu libre…

RÉCIT US :

    Société et territoire : http://www.recitus.qc.ca/ressources/societes-et-territoires
    Banque d'images en univers social : http://images.recitus.qc.ca/


RÉCIT MST :

    Banque d'images libres : http://recitmst.qc.ca/BIL/

 
RÉCIT préscolaire

    Images libres : http://recitpresco.qc.ca/banque-dimages-et-de-sons/images-du-service-national-du-recit-a-leducation-prescolaire


RÉCIT DP

    Images libres de personnages : http://www.recitdp.qc.ca/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=61&Itemid=69


D'espaces de création, de publication et de collaboration…

RÉCIT des Langues

    BladoWeb : http://www.baladoweb.qc.ca/
 

RÉCIT MST

    Blogue du RÉCIT : http://recit.org/
    Epad du RÉCIT : http://epad.recit.org/
    Wiki du RÉCIT : http://recit.org/wiki/


RÉCIT US

    La ligne du temps : http://www.lignedutemps.qc.ca/
    Cliquez pour moi : http://www.cliquezpourmoi.qc.ca/


RÉCIT FGA

    Moodle : http://moodle.ticfga.ca/

D'outils de réseautage…


RÉCIT MST :

    EnDirect : http://recit.org/endirect/
    URL au RÉCIT : http://recit.org/ul/
    Classe Micro: http://recit.org/micro/


RÉCIT DP :

    Mon URL : http://monurl.ca/
    Blogue ECR : http://blogueecr.recitdp.qc.ca/

RÉCIT Développement professionnel

    Blogues : http://blogues.repertoireppo.qc.ca/fr/

RÉCIT Projet intégrateur

    Blogues : http://www.projetintegrateur.qc.ca/


Oui le libre c'est plus que LibreOffice!

Issue time07:40, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Réflexions

Qui n'a pas une telle technologie chez soi? Le four à micro-ondes est partout.

<Petite histoire>

Je  me rappelle, nous sommes dans les années 80 (ça y est, je radote ;o)), le premier four à micro-ondes acheté par mes parents. Pas très design, assez gros, ça faisait années 80 quoi!

Une fois installé, ça y est, nous sommes près des années 2000 où notre mode de vie sera complètement transformé.  Ce four est devenu le centre d'attraction de la visite, le centre de la cuisine moderne de ma maman. Toute la nourriture se fera dans cette merveilleuse invention de l'Homme (avec un grand H). Un foisonnement de livre de recettes au micro-ondes ont pris la place des vieilleries qui n'utilisaient que le simple four traditionnel. Four qui disparaitra sous peu selon certaines cuisinières.

Les essais passent, les réussites se font attendre (des gâteaux secs, de la viande pas très appétissante...), ça doit être la faute au livre de recettes. On en achète d'autres... qui ne changent pas grand chose en fin de compte.

Le temps passe, notre famille apprend à cibler en quoi le four à micro-ondes est avantageux par rapport aux autres modes des cuissons. Le fameux four à micro-ondes n'est plus le centre de la cuisine, mais un des outils disponibles pour cuisiner.

Aujourd'hui, plus personne ne met le micro-ondes sur un piédestal, on a appris à découvrir ses forces et ses faiblesses et à l'utiliser quand c'est gagnant de le faire.

</Petite histoire>

Vous me voyez venir avec cette histoire? Remplacer le micro-ondes par le TNI ou encore par le iPad et je crois que je pourrai, dans 20 ans, radoter à peu près la même chose sur ces technologies.

Aucune TIC ne peut tout faire. Et encore moins tout faire simplement/facilement. Il faut en venir comme avec notre utilisation du micro-ondes, bien choisir la TIC pour la bonne tâche afin d'en retirer un profit. Pas juste pour faire beau.

Issue time09:28, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

Née en 2006 à la CS des Premières-Seigneuries (François Bédard, Jean Nadeau et moi), cette journée de robotique pour les élèves (plus de 120) se poursuit cette année au musée de la civilisation de Québec.

Site officiel de l'amicale: http://portic0312.qc.ca/robotique/

Traces de l'amicale par une équipe de journalistes: http://portic0312.qc.ca/robotique/spip.php?rubrique5

Pour suivre la journée sur EnDirect: http://recit.org/endirect/tag/robotique et http://recit.org/endirect/portic0312

Bonne journée de robotique!

Issue time09:30, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Réflexions


Note: billet publié en collaboration avec Bertin Desjardins.

Leur TIC de la maison... vers l’école

L’intention de ce billet est «d’initier une réflexion sur la présence des TIC en classe apportée par les élèves».

Comme mentionnés dans le guide des droits sur Internet, nous sommes d’avis que les élèves «...pour devenir compétents dans la société de l’information, les élèves doivent acquérir des compétences relatives à la communication dans les réseaux comme Internet et assumer leurs compétences. » et qu’«...il faut rechercher un usage informé et responsable plutôt qu’une réglementation corporatiste. »1

De plus, lors de son allocution au Colloque RISQ 2011 - École 2.0 et le virage numérique au Québec2 , M. Alain Veilleux mentionne :

  1. que «ces visées devraient permettre de préparer les citoyens de demain à mieux relever les défis auxquels ils devront faire face...»3;
  2. que «L’école n’est pas le seul lieu d’apprentissage...»;
  3. «... et cet apprentissage passe de plus en plus par des contenus numériques...»;
  4. «… l’école québécoise a pour mission d’instruire, de socialiser et de qualifier...», «… quand aux technologies de l’information et de la communication, elles viennent modifier ce qu’instruire veut dire, ce que socialiser veut dire et ce que qualifier veut dire... L’école 2.0 est donc une réponse à ce changement.»;
  5. «... l’école 2.0 se réalisera lorsque nous serons capables de répondre oui à chacune des trois questions que vous voyez apparaître à l’écran :
  1. Est-ce que l’élève et l’enseignant ont accès4 aux TIC?
  2. Est-ce que les enseignants intègrent les TIC de façon pédagogique5?
  3. Est-ce que l’élève, j’oserai dire l’un et l’autre, l’élève et l’enseignant, s’en servent efficacement pour réussir dans notre époque, pour réussir à se préparer comme élève dans notre époque?»
  1. «... il nous faut des équipements de qualité et des contenus adéquats, variés et adaptés et de la formation...».

Si, comme société, nous voulons que nos enfants apprennent à utiliser les TIC adéquatement, c’est-à-dire profiter de leur puissance tout en évitant leurs écueils, l’école d’aujourd’hui doit prendre sa place. Comme nous l’avons déjà publié dans le billet «École numérique», nous croyons que le Québec doit adopter un virage, tant au plan technologique que pédagogique, vers une école numérique ouverte sur la société où l’élève peut recourir à la technologie de son choix, au moment qui lui convient, pour toute activité d’apprentissage et d’évaluation, à l’intérieur comme à l’extérieur des murs de l’école. Car après tout, les compétences du 21e siècle contiennent maintenant des compétences de communication, de collaboration, de littératie numérique, de réseautage social, etc.

Cela implique que différents outils TIC (ordinateur, portable, tablette numérique, baladeur numérique, téléphone intelligent, etc.) soient accessibles dans la classe. Compte tenu de la situation économique du Québec, l’état peut-il être le seul pourvoyeur d’équipement de qualité pour l’ensemble de nos élèves québécois? Peut-on revoir nos pratiques actuelles? Peut-on oser quelque chose de différent?6

Proposition

Un fait demeure, de plus en plus d’élèves possèdent leur propre TIC (portable, mobile, etc.). Pourrait-on laisser les élèves apporter leur propre «TIC de la maison» pour les utiliser à l’école dans un environnement pédagogique et sécuritaire?

Implications

Les TIC sont puissantes, donc elles peuvent aider à résoudre des problèmes (référence au programme de formation), mais aussi en causer. Il est donc de mise de se poser la question: Quels en seront les implications pédagogiques et techniques de laisser les élèves apporter et utiliser leurs propres TIC?

  1. Pédagogique :
  1. Former et accompagner le personnel enseignant afin qu’il puisse exploiter couramment les TIC d’un point de vue pédagogique, didactique et professionnel;
  2. former continuellement les enseignants (d’une mise à niveau souhaitée en éducation et particulièrement avec les outils du web 2.0);
  3. former et accompagner les conseillers pédagogiques à l’utilisation des TIC (les TIC doivent faire partie intégrante de leur intervention pédagogique auprès des enseignants (conseiller technopédagogique orientant) et mettre en évidence comment les élèves peuvent mobiliser les TIC pour mieux apprendre);
  4. remettre le choix de l’outil technologique tant aux apprenants qu’aux pédagogues;
  5. implantation progressive au lieu d’une imposition mur à mur, débuter avec des écoles ayant un profil d’enseignants TIC;
  6. l’intégration des TIC devrait être incluse dans le plan de réussite de l’école;
  7. inclure les aspects éthiques et légales dans le code de vie de l’école;
  8. mettre en place des politiques d’utilisation des ressources TIC7;
  9. éduquer les élèves à l’utilisation du Web 2.0;
  10. former les directeurs d’école afin qu’ils soient de vrais leaders technopédagogues orientants;
  11. impliquer les parents pour l’éducation TIC de leur enfant;
  12. etc.
  1. Technique :
  1. Accès à Internet sans fil, partout, tout le temps;
  2. la bande passante devra être au rendez-vous;
  3. aménagement des locaux dans l’école (rangement et prises électriques);
  4. aménagement de «stations de recharge» (chaises et prises électriques) dans l’école;
  5. code de vie de l’école mentionnant que :
  1. certains outils TIC doivent être munis d’anti-virus et système d’exploitation à jour;
  2. le réseau sans fil Internet de l’école n’est pas responsable des problèmes et dommages qu’il peut causer aux outils TIC des élèves;
  3. etc.
  1. etc.

Une implication, sociale elle, concerne les élèves «pauvres» versus les élèves «riches». Nous croyons que ce problème existe déjà, les pauvres n’ont pas accès aux TIC, ni à la maison, ni à l’école. Comme notre proposition est de laisser les «TIC de la maison» entrer à l’école, non pas que l’état cesse tout investissement dans les TIC, les élèves de milieux défavorisés auraient au moins accès à des TIC à l’école.

Les coûts

Nous vous entendons compter les sommes d’argent en bande passante qu’une telle mesure pourrait coûter. Pourquoi ne pas tenter de faire autrement?

Les parents paient déjà un montant pour les photocopies et autres en début d’année, pourquoi ne pas prendre une partie de cette somme et la transférer pour augmenter la présence ou la qualité du lien Internet, tout en diminuant les feuilles photocopiées qui ne sont pas toujours essentielles? Même que comme parents, nous sommes prêts à payer un peu plus pour que nos enfants utilisent pédagogiquement leurs appareils wifi en classe.

Les sommes épargnées en réparation des appareils (souris, clavier, etc.) malmenés par des élèves qui ne font attention que si la TIC leur appartient, pourraient servir aussi à payer cette augmentation en bande passante.

Il existe d’autres solutions pour absorber cette augmentation, le tout est de prioriser.

Pas si simple?

Le choix de laisser les élèves apporter leur TIC de la maison aurait plusieurs implications. Mais on peut aussi se demander quelles seront les implications si on laisse se creuser l’écart entre les «TIC dans la société» et les «TIC à l’école»?

La parole est à vous.

[1] Guide pour gérer les aspects juridiques du Web 2.0 en milieu scolaire (juin 2011) Pages 4 et 5.

[2] http://youtu.be/sp9nYWAMYB4

[3] Programme de formation de l’école québécoise

[4] Accessibilité à des ressources TIC et à du contenu numérique de qualité.

[5] Offrir des environnements pédagogiques et sécuritaires à nos élèves.

[6] Wifi et iPod Touch à l'école?

[7] Proposition d’une politique d’utilisation des blogues

Issue time13:44, par François Rivest  
Catégories: Bloguons, Réflexions, Partage

Je viens de lire le rapport scientifique intégral Pour un Québec attentif aux enfants handicapés ou en difficulté et à leurs familles publié conjointement en octobre 2010 par l’Université Laval (UL), l’Université du Québec à Rimouski (UQÀR) et le Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS). Ce document me semble illustrer le travail important qui reste à faire pour que les réseaux santé/services sociaux et éducation collaborent mieux afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la même clientèle : les élèves HDAA et leurs familles.

Dans les lignes qui suivent, je partage simplement quelques citations et notes de lecture. Il me semble limpide que le RÉCIT, par ses services locaux, régionaux et nationaux doit devenir un élément dynamisant pour les relations MÉLS-MSSS et surtout un catalyseur qui veille à la réussite toujours ample et profonde de chaque élève. Pendant toute ma lecture, je pensais aux fameux Comités TIC-ÉHDAA que le Service national du RÉCIT à l’Adaptation scolaire encourage chaque commission scolaire à lancer.

Si vous voulez partager vos propres impressions ou notes de lecture, j’en serais ravi et très certainement mieux outillé que jamais! Or voici :

Selon le texte de l’Entente (MELS, 2003, p.4-6), six principes guident la complémentarité des services : 1) l’enfant est un agent actif de son développement; 2) les parents sont les premiers responsables du développement de leur enfant; 3) l’école occupe une place prépondérante pour les jeunes comme milieu de vie et d’apprentissage; 4) l’école constitue l’une des composantes majeures de la communauté; 5) une réponse adaptée est offerte aux jeunes qui ont des besoins particuliers; 6) un continuum de services intégrés est développé. (p.2)

Mon rôle au Service local du RÉCIT (SL) peut ici de m’impliquer pédagogiquement auprès des directions, des CP et des enseignants pour faire des choix éclairés quant aux logiciels et périphériques qui suscitent de l’intérêt. Je m’équipe de questions du genre :
• Savez-vous à quoi le logiciel/périphérique auquel vous faites référence sert?
• À quel point ça répondra aux besoins réels de l’élève?
• À quel point son usage lui permettra-t-il de rester un agent actif de son développement?

En relisant le passage à propos des parents, je crois que je pourrais aussi m’engager à aider les enseignants à vulgariser certains usages pédagogiques d’une technologie. Ainsi, je viserais à favoriser le potentiel d’adhésion des parents par rapport aux solutions adoptées en classe.

Pistes de solution
1. Inciter le MSSS et le MELS à afficher clairement leurs priorités et recommandations en ce qui concerne les services destinés aux élèves handicapés ou en difficulté. Clarté, cohérence et leadership : trois mots-clés essentiels dans la transmission des directives aux différents acteurs en ce qui a trait à la complémentarité des services;
2. Actualiser un « plan de communication » formel de l’Entente qui met l’accent sur ses objectifs, ses principes et les obligations de résultats de chaque réseau. Ce plan doit inclure différentes activités de diffusion et de formation;
3. Répertorier, diffuser et mettre à profit les pratiques exemplaires en matière de collaboration et de concertation entre les deux réseaux. (p.5)

Ici, pour la première piste de solution, j’en conviens et j’emboite le pas. Deuxième piste, je peux faire appel à un des moyens identifiés dans le mandat du RÉCIT, soit « la culture de réseau, qui favorise la formation par les pairs et le partage d’expertise ». Je dois déjà en faire un enjeu dans le cadre de mon travail auprès des enseignants, des CP et des directions. Pour ce qui est de la troisième piste, j’estime que c’est au moment de produire les bilans annuels qu’on pourra identifier ces fameuses pratiques exemplaires. Il restera à en formaliser le partage à travers nos outils de mise en commun que sont la liste de diffusion, les réseaux sociaux, le blogue collectif du RÉCIT, le site central du RÉCIT et nos Rencontres nationales.

Pistes de solution
4. Informer adéquatement tous les parents d’élèves handicapés ou en difficulté, de même que les partenaires, des services disponibles dans les deux réseaux, incluant les critères d’admissibilité, les règles d’attribution, les ressources et les modalités d’interventions privilégiées;
5. Inciter chaque établissement à identifier clairement les informations sur les services et à diffuser les ententes de collaboration avec l’autre réseau;
6. Instaurer un guichet unique et une ligne téléphonique d’information destinée aux parents afin de faciliter l’accès aux services;
7. Promouvoir l’implication des parents et de l’élève handicapé ou en difficulté dans l’organisation des services et dans la recherche de stratégies d’intervention afin de centrer davantage l’offre de services sur les besoins;
8. Définir des modalités communes d’accueil, de consultation et de traitement des plaintes des parents en lien avec à la complémentarité des services;
9. Mener une réflexion sur les orientations, les finalités et l’organisation des services offerts aux élèves handicapés ou en difficulté, par exemple lors d’états généraux. (p.6)

Piste 4 : je peux soutenir le Comité TIC-ÉHDAA pour produire des documents de vulgarisation auprès des parents (schéma, capsule audio, capsule vidéo). Le but ne serait pas d’expliquer le fonctionnement des logiciels et périphériques. Ce serait plutôt de formuler clairement ce qu’ils permettent de faire vivre autrement aux enfants pour qu’ils tirent profit au maximum de leur passage à l’école.

Piste 5 : ne pas nuire…

Piste 6, 7 et 9 : mettre l’épaule à la roue en réalisant les documents de vulgarisation énoncés à la piste 4.

Piste 8 : ne pas nuire…

Pistes de solution
10. Rendre le PSII obligatoire pour soutenir les pratiques régulières de concertation et la complémentarité des services;
11. Mettre en place les conditions pour favoriser la concertation, par exemple : allouer du temps et des locaux aux intervenants pour qu’ils se rencontrent; attribuer des ressources humaines provenant des deux réseaux dont le mandat sera le développement de services communs; harmoniser et clarifier les pratiques des deux réseaux en matière de consentement, de confidentialité et de protection des renseignements personnels; planifier les rencontres avec les parents en tenant compte de leur disponibilité;
12. Rendre les plans de transition obligatoires pour assurer une continuité lors des périodes charnières. Ceci implique une planification conjointe des actions et des trajectoires de services en lien avec les besoins des EHDAA;
13. Créer et soutenir des groupes de travail provenant des deux réseaux dont les échanges réguliers permettent, entre autres, la clarification du rôle de chacun, le développement d’un langage commun et la planification d’actions pour une clientèle visée;
14. Aplanir les différences structurelles entre les deux réseaux (ex. découpage territorial, nomenclature ou classification des problèmes, horaires de travail);
15. Développer une offre commune de formations. (toujours p.6)

Piste 10 : je peux insister pour qu’on fasse usage de l’outil central SPI de manière à informatiser chaque plan d’intervention.

Piste 11, 12 et 14 : ne pas nuire…

Piste 13 : agir comme agent de vulgarisation des aspects pédagogiques soutenus par la technologie auprès des partenaires issus du réseau de la santé et des services sociaux.

Piste 15 : je peux offrir des formations à caractère pédagogique sur certains usages technologiques. Il me faut toujours aller bien au-delà du « où cliquer » qui est un savoir-faire pour me rendre plutôt au « pourquoi cliquer » qui est un pourquoi-le-faire… qu’est-ce que ça donne à l’élève? Qu’est-ce que ça vient changer dans ses occasions d’apprendre?

Plusieurs parents identifient les périodes de transition (ex. rentrée à l’école, passage du primaire au secondaire) comme des moments où la concertation devrait être priorisée, compte tenu des enjeux de coordination et de continuité propres à ces périodes. Considérant le fait que le leadership n’est assumé par aucun des deux réseaux, de nombreux parents soulignent que c’est finalement à eux de se mobiliser pour solliciter, année après année, des services adaptés aux besoins de leur enfant. (p.16)

Hmmmm… la fameuse transition du primaire au secondaire… pourquoi ne pas ajouter celle du secondaire à la FGA ? Et à la FP? Là aussi, je crois que le RÉCIT peut joindre sa voix à ceux qui proposent une centralisation informatisée des dossiers des élèves de manière à garantir que les plans d’intervention et les mesures compensatoires suivent un élève d’une étape à l’autre de son cheminement scolaire. Devrais-je proposer formellement la mise en place d’un portfolio électronique d’élève en complémentarité avec son plan d’intervention? Ce portfolio lui offrirait-il nécessairement l’occasion de verser du côté de la métacognition?

Tant de questions!

En guise de conclusion provisoire, j’estime que chaque instance du RÉCIT peut et doit jouer un rôle dans le meilleur arrimage des services entre le MÉLS et le MSSS. Notre outil de choix me semble le Comité TIC-ÉHDAA que toute commission scolaire devrait avoir. Nous pouvons tous y jouer un rôle déterminant en tant que pédagogues visant un usage raffiné et mesuré des technologies en classe.

C’est vrai que nous avons la chance d’avoir un Service national (SN) pour l’adaptation scolaire, un autre pour la FGA et un dernier pour la FP. Cependant, ils ne peuvent pas assumer seuls un rôle dynamisant dans les relations MÉLS-MSSS pour les élèves ayant des besoins particuliers (expression retenue en FGA pour désigner les ÉHDAA). J’estime qu’il nous faut s’inspirer des grandes lignes directrices qu’ils peuvent nous fournir et agir régionalement (FGA) et localement (FGJ).

Je finis en queue de poisson.

Avez-vous des réponses à partager?

Issue time14:39, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons

La semaine prochaine, j’assiste à un atelier RÉCIT ayant pour titre Le tableau blanc interactif (TBI) dans le paradigme de l'apprentissage.

Je m’y suis inscrit surtout par curiosité parce que TBI et apprentissage sont deux termes qui m'apparaissent contradictoires. Me tromperais-je ?

Je m’explique.

Un tableau blanc interactif est essentiellement un outil d’enseignement. Or, pour moi, enseigner ne veut pas dire qu’il y ait apprentissage. Enseigner veut tout simplement dire qu’une personne (le prof) donne de la matière (avec toutes ses ressources didactiques, psychologiques, etc.) du mieux qu’il le peut.
Dans mon esprit, pour qu’il y ait apprentissage, il faut que l’élève soit actif et engagé.

Et tout le débat est là, car on m’a souvent répété que ce n’est pas parce qu’un élève écoute un prof qu’il n’est pas « actif » dans ses apprentissages. D'ailleurs, tout l’enseignement traditionnel est basé sur cette idée. Et ceux qui y croient (la grande majorité en fait) font partie du paradigme de l’enseignement.

Une minorité (d’après mes observations) ne sont pas de cet avis. Ils croient plutôt que l’élève doit être au centre de son processus d’apprentissage devenant ainsi un constructeur investigateur, un coopérateur actif et un acteur à part entière de sa formation.

Le problème est que même les tenants du paradigme de l’enseignement nous disent croire aussi à l’élève constructeur et me racontent souvent qu’il n’y a pas contradiction entre ces deux positions. Et, du coup, je ne comprends plus. Je ne comprends pas comment on peut affirmer que l’élève apprend beaucoup mieux lorsqu’il est actif et, du même souffle, me dire qu’un élève apprend aussi très bien quand c’est le prof qui parle. Pour moi, si on croit vraiment qu’un élève doit être actif, alors on doit tout faire en tout temps pour qu’il le soit, actif !

À cet égard, le TBI est une immense perte de temps, car, pendant qu’une ou deux ou trois personnes s’en servent, les autres doivent ÉCOUTER. Bien entendu, c’est ok pour la personne qui s’en sert car elle est active. Mais alors pourquoi ne pas avoir un ou deux ordinateurs en classe (branchés sur un canon pour éventuellement faire une présentation) au lieu d’un TBI ?

Et le RÉCIT dans tout cela ?

Faut-il vraiment s’occuper de donner de la formation sur cet outil ? Ne faudrait-il pas plutôt se pencher sur la formation des enseignants pour les amener à développer des situations où tous les élèves de la classe seraient actifs dans leurs apprentissages ? Ne faudrait-il pas faire découvrir aux enseignants l’immense potentiel pédagogique que possède un ordinateur quand il est entre les mains de l'élève ? Ne faudrait-il pas que le RÉCIT puisse répondre à la question suivante : « Comment puis-je rendre les élèves actifs avec une dizaine d’ordinateurs branchés en permanence sur Internet dans ma classe ? » Vous pourriez y répondre, vous, à cette dernière question ?

Moi, je pense qu’au RÉCIT, nous sommes majoritairement dans le paradigme de l’enseignement, et que la venue du TBI nous conforte dans ce qu’on fait de mieux : ENSEIGNER !

[Cet article est aussi sur mes Jobineries]

Issue time16:53, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons

L'AQUOPS a décerné des prix CHAPO à deux éminents collègues du RÉCIT, Marc-André Lalande et Steve Quirion.

Toutes mes félicitations à vous deux, et merci pour votre remarquable implication dans le milieu scolaire. Vous le méritez.

Au plaisir de travailler avec vous.

Issue time16:24, par  
Catégories: Bloguons

Les TBI sont parmi nous!

Après la publication de deux billets "Aux abris! Les TBI sont parmi nous!" et "Une réflexion sur le TBI 2.0" et suite à plusieurs mois de réflexion, de manipulation et de remise en question, le RÉCIT de l’univers social publie son dossier sur le tableau blanc interactif. Nous y abordons le tableau blanc comme étant un concept - une façon d’approcher la création, l’apprentissage, l’enseignement et le travail intellectuel en collaboration.

Un outil d’apprentissage?
Une des principales critiques faites au TBI est qu’il renforce le modèle traditionnel de l’enseignement magistral. Afin d’en faire un outil d’apprentissage, nous avons bâti ce dossier en nous basant sur les approches pédagogiques de la collaboration et de l’enseignement explicite.

Évaluez votre utilisation du TBI
Nous vous proposons aussi une grille qui permettra d’identifier votre niveau d’appropriation du TBI. Bien que toujours imparfaite, une échelle de progression nous permet d’avoir une représentation générale et hiérarchique des usages possibles d’une technologie en classe.

Des exemples en univers social
Plusieurs exemples en univers social sont présentés dans le dossier, dont la lecture de carte, la réalisation de croquis, la lecture d’une ligne du temps, la lecture de document iconographique et de texte, etc.

Ai-je besoin d’un TBI?
Enfin, malgré l’annonce d’achat massif de «tableaux blancs intelligents», nous vous proposons une liste d’éléments à considérer avant l’acquisition d’un TBI.

Pour consulter le dossier :
http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc