Catégorie: "Bloguons"

Issue time16:34, par  
Catégories: Rencontre nationale, Bloguons, EPad.RECIT.org

J'ai assisté à la rencontre nationale des gestionnaires la semaine dernière. Cette rencontre est très bien organisée et animée. Toutefois, il est dommage que le RÉCIT n'ait pas été « mis dans le coup » davantage depuis le tout début. Notre contribution peut faire toute la différence. C'est le temps de mettre en évidence notre expertise technopédagogique et non pas uniquement technologique. Plusieurs sujets abordés mettent en évidence non seulement la valeur ajoutée des TIC mais sa dimension essentielle dans cette société du savoir qu'est la nôtre et nous interpellent sur le rôle prédominant que pourrait jouer l'école. Cette réflexion rejoint plusieurs éléments que nous avons discutés en plénière à la rencontre nationale du RÉCIT à Duchesnay autour de « L'école numérique ».

Animatrices et animateurs du RÉCIT, si cette rencontre n'a pas encore eu lieu dans votre commission scolaire et que vous pouvez vous libérer, je vous propose d'insister pour y participer.

Une suggestion : dans notre commission scolaire, j'ai proposé l'utilisation de Google Document pour la prise de notes collectives. Cela a grandement aidé le travail en équipe et les synthèses avant le retour en plénière. Vous pourriez également utiliser le bloc-note collaboratif du RÉCIT : http://epad.recit.org. Pour obtenir un compte PRO permettant de protéger la page de notes, vous pouvez en faire la demande à Pierre Lachance.

Si vous y participez, n'hésitez pas à relayer vos coups de coeur via Twitter ou EnDirect en utilisant le mot-clé (hashtag) #RN2010.

En espérant pouvoir vous y lire...

Bonne semaine!

Benoit

Issue time13:17, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons

Billet originalement publié sur les Jobineries.

Scratch, logiciel de programmation, est suggéré pour les enfants à partir de 8 ans. Cependant, même à 6 ans, il est possible de « jouer » avec le logiciel.


Dans la vidéo ci-dessous, vous verrez plusieurs extraits dans lesquels des enfants de première année du primaire manipulent quelques briques. Il ne faut pas oublier que ces élèves savent à peine lire et écrire.

C’est Carolyne, stagiaire en stage 4 de l’UQO qui m’a invité à passer 3 sessions d’une heure dans sa classe. Geneviève, son maître-guide, lui avait en effet suggéré de prendre contact avec moi au regard de l’intégration des TIC à l’aide de Scratch.

La première heure fut consacrée aux manipulations élémentaires des lutins (agrandissement, coupure, duplication, insertion, changement de scène, dessins, etc.)

À la fin de cette heure, j’avais demandé à Carolyne de préparer les enfants à lire des briques du genre AVANCER, TOURNER, QUAND DRAPEAU PRESSÉ, etc. C'est ainsi qu'à la deuxième session, les élèves retrouvaient facilement les briques et ils ont pu faire un peu d’animation avec leurs lutins.

La vidéo présente quelques séquences de la troisième session pendant laquelle j’initie les élèves à activer la brique DIRE à l’aide des touches du clavier.

Vers le milieu de la vidéo, je pose quelques questions à Carolyne (que je remercie grandement pour son ouverture !). Plus loin, un peu par hasard, j’ai capté un YES! d’une élève qui venait de réussir son script. Remarquez aussi les yeux des élèves, et la relative clarté de leurs explications.

En passant, si vous désirez essayer Scratch avec vos élèves, contactez l’animateur RÉCIT de votre CS. Il se fera certainement un plaisir de vous donner un coup de main !



Issue time08:58, par  
Catégories: Bloguons

Pour une réflexion sur le TBI
À la suite de mon billet intitulé, “Aux abris! Les TBI sont parmi nous”, où je lançais un appel à une réflexion sur l’utilisation du TBI, je crois maintenant important de présenter quelques orientations afin que nous ayons des échanges constructifs sur le sujet. Il s’agit en fait de grands principes qui je crois, doivent guider notre réflexion sur l’utilisation du tableau interactif.

1- Intégrer le TBI dans nos pratiques
Comment comprendre l’intérêt d’une technologie sans y avoir recours nous-mêmes dans notre travail lorsque c’est nécessaire, pour réaliser une tempête d’idées par exemple? Lors de la formation à Duschenay, j’ai trouvé rafraîchissant de voir des personnes ressources du RÉCIT réfléchir debout devant un tableau plutôt que devant des écrans de portable. J’ai cru entendre quelqu’un souligner que nous pensons différemment debout.

2- Intégrer le TBI à notre discours
Nous devons parler du TBI en termes pédagogiques pour répondre à des besoins pédagogiques avant tout. Pour l’instant, nous parlons beaucoup de technologie et de prix. J’ai eu un réel échange pédagogique en discutant avec mes collègues, Alexandre Lanoix et Marianne Giguère, à propos de lecture de cartes et de croquis de géographie par exemple, ou lors d’une conversation avec Nathalie Frigon sur la taxonomie de Bloom. L’intérêt pédagogique du tableau était alors plus clair.

3- Intégrer le TBI dans nos formations
Lorsqu’il est disponible, nous devons utiliser le TBI dans nos formations. Pour l’instant, je peux affirmer sans me tromper que nous l’utilisons beaucoup comme projecteur. Accompagner un bon conseil d’un mauvais exemple n’est certainement pas dans la culture du RÉCIT.

4- L’intégrer dans un paradigme d’apprentissage et d’enseignement
Le TBI a été rapidement classé comme outil d’enseignement... mais que savons-nous réellement de son utilisation pédagogique en classe en enseignement magistral? À ce sujet, rappelons que le mandat du RÉCIT précise que nous devons former les enseignants à “utiliser efficacement les TIC à des fins d’enseignement et d’apprentissage dans les différentes disciplines”. Soulignons que je partage l’avis qu’il sera difficile d’amener les enseignants à utiliser le TBI comme un outil d’apprentissage. Mais n’est-ce pas ce que nous tentons de faire depuis 10 ans au RÉCIT, convaincre que l’élève doit utiliser les technologies pour développer ses compétences?

5- L’intégrer dans une vision globale d’utilisation des technologies
Il nous faut voir le TBI comme un outil supplémentaire mis à la disposition de l’enseignant, qui peut l’utiliser en complémentarité avec d’autres outils TIC et comme soutien d’une démarche pédagogique. Il faut faire en sorte que le TBI contribue à une utilisation des TIC par l’élève, une utilisation non seulement du TBI, mais de tous les outils qui sont à sa disposition. Toutes propositions d’utilisation du TBI devraient être accompagnées d’un travail de l’élève à l’ordinateur. Par exemple, si le TBI est utilisé pour travailler sur le plan de la ville de Paris, pourquoi ne pas prolonger naturellement l’activité vers une utilisation au laboratoire de Google maps par l’élève?

6- L’intégrer avec un esprit critique
Gardons en tête que le TBI n’est pas un outil révolutionnaire. Il est un moyen technologique supplémentaire au service de l’enseignement et de l’apprentissage à l’école. Comme nous le faisons pour tous les autres moyens technologiques, soyons critiques face à son utilisation en classe et assurons-nous que les écoles en fassent l’achat pour les bonnes raisons. Enfin, soyons vigilants dans le choix des activités que nous diffuserons. Au service national du RÉCIT de l’univers social, nous avons pris la décision de travailler sur des techniques historiques et géographiques ou sur des démarches pédagogiques accompagnées d’exemples afin de faire en sorte qu’il n’y ait pas de mauvaises interprétations de notre vision de l’utilisation pédagogique du TBI.

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Je crois que si nous gardons en tête ces grandes orientations, nous pourrons certainement en arriver à échanger de façon constructive sur le TBI. Ces échanges nous permettront d’accompagner les enseignants, et les élèves, dans leur appropriation de l’outil. Nous avons la chance au RÉCIT de compter sur un réseau multitâche. Profitons de la contribution de tous pour avancer dans le dossier. Je vous laisse, j’ai un atelier sur le Web 2.0 à préparer, un dossier tout aussi important.

Issue time12:06, par Pierre Lachance  
Catégories: Rencontre nationale, Bloguons

Comme à mon habitude, j'aime bien essayer de classer toutes les idées/apprentissages/impressions qui se sont bousculés dans ma tête durant ces journées très intenses.

D'abord, on sent lors de ces rencontres le bonheur des personnes ressources du RÉCIT de se revoir, de pouvoir se serrer la pince. Ça fait du bien, car le virtuel c'est cool, mais une bise et/ou une poignée de main c'est mieux pour l'humain en moi.

Le RÉCIT, une bibitte ésotérique pour plusieurs, a encore pris de la maturité (voir mon billet). Beaucoup d'ateliers offerts (près de 50 je crois), et ce, par des «petits nouveaux» comme des «ti-vieux» tel votre serviteur. La variété était également assez grande, quoi que certains y aient vu une polarisation (atelier, présentation, appareils ++ sur place, etc). Alors que d'autres y voient une occasion de prendre un peu plus notre place et de faire notre travail, former à l'intégration des TIC dans l'apprentissage. On a peut-être, comme réseau, à apprendre maintenant comment prioriser nos interventions/choix/actions?

L'informelle (l'après 17h ) a encore été très riche en discussions/échanges/confrontations/plaisirs, ce qui m'amène à me questionner sur la capacité du réseau à débattre en grand groupe sur les enjeux, les valeurs. Notre société ne semble plus voir d'avantages à l'opinion contraire, il est de plus en plus difficile de questionner des choix, des actions. Je me rends compte que je ne me positionne presque plus. Certains diront que je choisis mes combats (sagesse), d'autres que je ramollis.

Ateliers

J'ai animé/coanimé quelques ateliers (Geogebra, Campus MST, Scratch, Web 2.0 et présenter le projet Scratch+Wedo réalisé en première année du primaire au 5 @ 7) qui m'ont tous permis d'apprendre. Merci aux participantes et participants qui, de par leurs questions/suggestions/commentaires/partages, ont rendu ces moments plus signifiants pour moi. J'espère qu'il en fut de même pour eux.

J'ai eu la plaisir d'assister à un atelier en lien avec le Web 2.0 donné par un avocat (traces ici). Comme je m'intéresse de plus en plus à ce fameux nombre (2.0) et à ses implications, j'étais très attentif afin d'orienter mes prochaines actions (prioriser). Ma conclusion est que les papiers c'est bien, mais les actions c'est mieux. Il faut dès maintenant agir en personne prudente et diligente (informer, former, supporter, encadrer...), et ce, à tous les niveaux (enseignants, conseillers, directions, CS, etc). C'est notre meilleure arme contre les problèmes que peut occasionner une mauvaise utilisation du Web collaboratif.

J'ai également assisté à un atelier sur la taxonomie de Bloom (pour faire germer les apprentissages), sur Sketchup (utilisé comme outil de présentation, peut être un peu complexe pour les buts poursuivis, mais ça peut faire de belles choses). J'ai bien aimé les portes exploitées par les animateurs de ces ateliers, ça enrichit le réseau.

Conclusion

On dirait que la qualité des rencontres nationales du RÉCIT augmente d'année en année. Je veux donc remercier le comité de liaison (et toutes les personnes de l'ombre l'entourant) qui travaille fort pour y arriver. Aussi une petite pensée pour Sonia Sehili, très discrète et à son affaire, qui mérite un gros MERCI. On a tendance à oublier qu'à sa position rien n'est simple.

Bravo la gang! On a encore réussi à avancer.

Issue time10:11, par  
Catégories: Bloguons

Aux abris! Les TBI sont parmi nous!

Il y a actuellement un débat sur l’utilisation du TBI (tableau blanc interactif) dans les écoles du Québec. Ce débat est nécessaire, mais il se limite pour l’instant à POUR ou CONTRE le TBI. Le réseau du RÉCIT est-il en train de manquer le tableau?

Je tiens d’abord à dire que sous ma photo d’employer du mois RÉCIT, il est inscrit « animateur du RÉCIT » et non « vendeur de TBI ». Dans le contexte, difficile d'écrire un article favorable à une réflexion sur le TBI sans avoir l'étiquette de vendeur. De plus, n'étant pas blogueur, je tiens aussi à souligner que j'ai pris connaissance de la question de Mario Asselin qu'après avoir rédigé ce billet. Puisqu'il est question d'interactivité, mon intervention est donc plus une action, qu'une réaction. Enfin, je ne fais partie du comité qui a travaillé sur le site http://tbi.recit.qc.ca.. Bref, je suis le petit nouveau dans le débat.

L’origine
Par déformation professionnelle, je suis du domaine de l’univers social, voici d’abord la petite histoire du TBI. Le témoignage anonyme de SQ :

«J’en ai un dans mon bureau. Je l’ai utilisé la première fois lorsqu’il est sorti de sa boîte il y a 10 ans… la deuxième fois c’était il y a environ 6 mois je crois… un jeudi ou peut-être un mardi, je ne sais plus. Maintenant, je l’utilise régulièrement pour des séances de tempêtes d’idées mémorables avec mes collègues. Le TBI est maintenant mon ami.»

Ce que je viens de décrire SQ résume un peu l’histoire du TBI au Québec. Pendant longtemps, le Québec a été le village d’irréductibles Gaulois qui ont résisté aux attaques incessantes de l’Empire TBI. Les premiers TBI ont effectivement fait leur entrée dans les écoles il y a au moins 10 ans, mais sans grand succès. Cependant, depuis 2 ans… c’est l’explosion. Charles Tisseyre, journaliste à l’émission Découverte, dirait à ce moment précis : « Que s’est-il passé? C’est fascinant… Voyons le TBI, dans son environnement sauvage… »

L’équation
Bien que je ne sois pas du domaine de la mathématique, de la Science et de la technologie, je me permets l’équation suivante pour expliquer cet engouement soudain pour le TBI :

TBI = MC2

C’est-à-dire, que l’engouement pour le TBI est égal à (M) Mesure TIC d’achat de matériel, additionnée à un retour du balancier du combat titanesque des (C) Compétences vs (2) Connaissances.

Dans cet univers d’électrons libres, il faut aussi dire que nous vivons dans un monde capitaliste où des compagnies veulent notre bien (et l’obtiendront) en vendant des TBI et que des directions d’école et de services informatiques sont séduites par le produit pour différentes raisons (fondées ou pas). Ajoutons ensuite l’élément (P) Parent et l’équation ((é+m)/R) élève + motivation, divisé par le métal lourd (Ré) Réussite éducative. Ce qui donne l’équation complexe suivante :

TBI = MC2
P+(é+m)/Ré

Dans cette équation, il manque certainement l’élément (E) Enseignant… C’est l’électron libre qui ne fait pas partie de l’équation puisqu’il est toujours le dernier consulté.

Le débat
Bon, tant qu’à prendre le job et le domaine des autres, je comparerais le débat actuel sur le TBI à une partie de football. Les adversaires du TBI ont le ballon et sont à la ligne des buts. Les pros TBI sont sur la défensive, et ce, malgré une masse salariale très importante… le touché est imminent. Bon OK, mon analogie sportive n’est pas très efficace.

Les Arts peut-être? Ça me rappelle l’œuvre de Malevitch, un tableau tout blanc. Une œuvre très critiquée, à l'origine d'un grand débat, mais révolutionnaire à l’époque! En fait, il s’agit d’un carré blanc sur fond blanc. Pensez-y, grâce au TBI, nous pouvons maintenant apprécier un tableau blanc représentant un carré blanc sur fond blanc projeté sur un tableau blanc…. Révolutionnaire!

Ou imaginer le pire cauchemar de l’écrivain… souffrir de la page blanche… seul devant un tableau… blanc… immense… Vous voyez maintenant l’enseignant devant ce tableau blanc? Souffre-t-il du syndrome de la page blanche?

En fait, je n’ai jamais aimé les analogies, elles sont incapables de rendre compte d’une réalité toujours complexe. C'est simplement un façon plus subtile de lancer un appel à mes collègues nationaux. Mais, le meilleur moyen de présenter clairement le débat est certainement d'utiliser la seule vraie science… La méthode historique!

Les faits
En historien que je suis (même ici, dans mon domaine, je suis un imposteur), voici les faits :

Fait 1 : Il y a une importante augmentation des achats de TBI dans les commissions scolaires du Québec.

Fait 2 : Les personnes ressources du RÉCIT reçoivent de plus en plus de demandes de formation sur le TBI.

Fait 3 : Il y a eu 115 inscriptions dans les ateliers portant sur le TBI lors de la dernière rencontre nationale du RÉCIT.

Fait 4 : Le mandat du RÉCIT indique que nous devons former les enseignants à « utiliser efficacement les TIC à des fins d’enseignement et d’apprentissage dans les différentes disciplines ; »

Fait 5 : À ce jour, la valeur pédagogique du TBI reste à démontrer.

Fait 6 : À ce jour, le TBI est largement utilisé comme un outil d’enseignement.

Que faire?
Le RÉCIT doit accompagner les enseignants dans leur appropriation de cet outil TIC. Il ne s’agit pas d’un outil technologique révolutionnaire. À première vue, il renforce le modèle de l’enseignement, mais en travaillant une seule journée avec plusieurs RÉCIT locaux, j’ai cru voir la possibilité d’en faire un outil d’apprentissage… je me trompe peut-être, il faut voir avec les RÉCIT locaux présents. Tout le monde a sa petite idée sur le TBI. Il est temps que le réseau se penche sérieusement sur la question. C'est ce besoin d'échanger qui est à l'origine de ce billet.

Je suis donc TOUT À FAIT D’ACCORD que la valeur pédagogique du TBI reste à être démontrée. Honnêtement, le TBI est incapable d’un grand effort pédagogique. C’est un objet inanimé. Il a certainement besoin d’un enseignant. Mais l’enseignant seul avec un TBI n’est pas d’une grande valeur pédagogique, il faut aussi une classe remplie d’élèves.

PS : À toutes les compagnies qui se serviront de ce billet pour vendre des TBI, je veux mon pourcentage. Envoyer le chèque à

Steve Quirion
RÉCIT national de l’univers social
8205 Fonteneau, Anjou, Québec, H1K 4E1
steve-quirion@cspi.qc.ca

Vive l’argent.

Suite de ce billet : Pour une réflexion sur le TBI 2.0

Issue time13:31, par ayotte  
Catégories: Bloguons

Écrire un billet ici, pour moi ça faisait un bail...mais je ne dirais pas comme "notre anniversaire" que ça fait 10 ans.

Je ne sais pas si c'est en rapport avec le "renouvellement de mes voeux de RÉCIT" ma discussion de ce matin avec notre collègue Bertin ou mes choix d'atelier, mais disons que le côté obscur de la force semble prendre le dessus sur moi aujourd'hui. Peut être suis-je tout simplement dans ma phase jour 3 et envie de retomber dans mes "petites affaires".

Bon fini les détours; je partage avec vous ma réflexion (frustration??? certainement pas vous me connaissez quand même...)

Depuis lundi on me parle de certains concepts qui me rappelle la fin des années 90, les "virages technos de tous les genres", les besoins, notre rôle de RÉCIT etc et LA SOLUTION semble être le TBI à voir la place qui lui est réservé. Je ne peux m'empêcher de penser ce que ce sera ...à l'Aquops.

Au risque de me faire dire que je suis "contre" le TBI (ce qui n'est pas le cas) je trouve simplement que la notion de réel besoin n'est peut être pas abordée présentement.

Quand avez-vous entendu parler du TBI dans un récent bulletin de nouvelles? à quand le dernier incident éthique ou criminel rattaché à ce PRODUIT?

Pendant ce temps on réfléchi, on tente de trouver l'énergie et les ressources pour accompagner les milieux en lien avec le web 2.0 , les réseaux sociaux, l'identité numérique.

Je pense qu'un élève peut vraiment apprécier de voir quelqu'un utiliser le TBI devant lui en classe et avec un peu de chance y toucher aussi! Mais qu'en est-il de l'éducation permettant d'adopter des comportements sécuritaires et sains sur le web? de fournir les outils aux directions, aux enseignants(es) , aux élèves et tant qu'à y être à la direction générale de nos C.S ? Cela éviterait peut être différents avis légaux et problématiques reliées à une utilisation douteuse de la part des élèves autant que des adultes du milieu.

À quand une visibilité aussi grande pour les vraies affaires?

Peut être quand certains distributeurs de matériel et de logiciels y trouveront leur compte $$$

Et comme le disait Patrick Bruel: "et si on se donnait rendez-vous dans 10 ans..."

Issue time12:01, par  
Catégories: Bloguons

Dans une lettre adressée aux employés, le président de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe fait état d'une résolution de l'assemblée du 29 juin 2010 du conseil des commissaires. Cette résolution émet un avis défavorable à l'endroit des modifications proposées au régime pédagogique par la Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport le 11 juin 2010.

Voici cette lettre :

Lettre CSSH p.1
Lettre du président de la CSSH aux employés au sujet des modifications proposées au régime pédagogique p.1

Lettre CSSH p.2
Lettre du président de la CSSH aux employés au sujet des modifications proposées au régime pédagogique p.2

Dans Le Soleil, on relate que Mme Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est également positionnée contre le nouveau régime pédagogique.
D'autres commissions scolaires emboîteront-elles le pas?

Issue time21:46, par François Rivest  
Catégories: Bloguons, Veille

Ce billet est la suite de celui intitulé "Un portable à la fois".

Mon coeur étais plus glacé que l'hiver... Jour après jour le ciel était triste et gris...

J'arrête ici de reprendre les paroles de la chanson de Daniel Hétu. Ce que j'attendais d'un portable par élève, je l'ai vu lors de ma visite à l'école Lennoxville Elementary dans l'Eastern Townships School Board (ETSB ). La directrice nous y accueille en nous disant que rien n'a été préparé pour nous à part du café et des biscuits. Nous, les 12 visiteurs, pouvions aller où nous voulions dans l'école, poser des questions à n'importe quel élève, à n'importe quel employé, dans n'importe quelle classe. Elle spécifie qu'au moment de voir arriver les premiers portables, la personne avec le moins d'ancienneté dans l'école en comptait pour 25 ans! Cette petite révolution se vivait en même temps que le changement de Programme et que ça s'inscrivait dans un mouvement de enhanced learning. Dernier détail avant de nous laisser investir son école: un prof sert d'agent multiplicateur à raison de 150 minutes par semaine. Sur ce, les biscuits sont dans le salon du personnel et votre autobus part à 11h15.

En me promenant, j'en ai appris un peu plus. La réponse à la question qui brûle bien des lèvres technophiles: ils ont choisi Mac. On évoque des questions de durabilité des piles et de facilité d'utilisation. J'ai même vu de bons vieux MacBook G4 entre les mains de jeunes du 2e cycle servir honorablement pour consulter le site du Service national du RÉCIT en Univers social. Restons encore côté techno. Ils ont le portail Édu-Groupe. On encourage les enfants à s'en servir pour les communautés mais aussi pour faire des copies de sécurité de leurs documents (ce qu'ils font rarement, déplore-t-on). En juin, les portables sont récupérés par les services informatiques, nettoyés et réinstallés. Au mois d'août, les comptes sont créés sur chaque poste... c'est long... Les jeunes n'ont pas la possibilité d'installer d'autres logiciels par eux-mêmes. Ils doivent passer par l'enseignant agent multiplicateur à moins d'être un des fin-fins du secondaire qui savent déjouer le système. Les enseignants, eux, peuvent installer ce qu'ils veulent quand ils le veulent du moment que c'est légal. Il y a une procédure à suivre pour tout réinstaller automatiquement en cas de pépin. Deux techniciens sont certifiés par Apple pour effectuer les réparations matérielles dans toute la CS. Ils tirent 6 ans de vie de chaque portable. Les grands du préscolaire et du premier cycle n'ont pas de portable. En 3e année, c'est un portable pour deux élèves. En 4e année et jusqu'à la fin du secondaire, on passe à un ratio 1:1.

J'ai pu entrer dans quelques classes, toutes bien différentes. Il y avait du rang d'oignons, une classe en zones d'atelier et même une classe qui ressemblait plutôt à un resto végétalien branché du Plateau avec des canapés en rotin et des élèves étendus au sommet de petites bibliothèques avec un coussin et un portable. Il ne leur manquait qu'un espresso équitable et des amandes au tamari.

À mon passage, une classe pouvait avoir ses portables éteints, les élèves en discussion avec l'enseignante à propos du chocolat équitable et ses impacts sur la population productrice. On n'y sortirait les ordinateurs que quelques minutes plus tard pour que l'enseignante propose iPerle comme plateforme de travail. Dans une autre classe, l'enseignante posait des questions sur le tabagisme et la santé. Chaque élève avait le portable ouvert sur Google et tentait de participer à une recension complète sur le sujet. Tout près du clavier de chacun se trouvait un papier pour noter les mots, idées et concepts les plus importants selon les avis du groupe. Une production écrite allait suivre sur le traitement de texte ou le portail Édu-Groupe. La classe qui surfait sur l'océan Univers social du RÉCIT avait les documents reproductibles sagement imprimés et disposés sur le pupitre. À l'écran les sources, sur le papier la construction des réponses. Sur le mur à côté du bureau de l'enseignante, un carton diffusait appel à l'aide d'un élève qui voulait savoir comment convertir les données du site IGA.net en unités impériales, histoire de ne plus rater ses recettes à la maison. Sur le mur opposé, il y avait des références linguistiques sur papier mais aussi BonPatron.com et Lexilogos. L'enseignante me disait que c'étaient de grandes vedettes de l'écran SmartBoard.

J'ai bien vu trois classes des 2e et 3e cycles avec des portables qui n'étaient pas sur le point d'être démarrés. On y discutait, on y écoutait, on y écrivait à la main et on y calculait avec les doigts. Il y a des jours comme ça où la technologie se repose parce que les jeunes ont d'autres choses à vivre. Ça semblait parfaitement normal ainsi.

J'ai beaucoup apprécié ma liberté lors de cette visite. J'ai été épaté par les différences entre les classes quant à la fréquence d'utilisation, les raisons, la disposition et le degré d'intégration au quotidien. Je vois très bien des classes de ma CS vivre au même rythme, sans hypercontextualisation, sans extrémisme. Juste une vie d'école bien normale avec un outil bien normal qu'on utilise au bon moment, pour les bonnes raisons.

Dans un prochain billet, j'aborderai ma visite dans une école secondaire. J'y reprendrai les paroles d'une célèbre chanson de Willie Lamothe...

Petite référence qui vaut ce qu'elle vaut, le canal YouTube pour le projet ELS de l'ETSB: http://www.youtube.com/user/etsbELS

Issue time23:54, par François Rivest  
Catégories: Bloguons

Je ne sais plus qui chante cette chanson. Pour ceux qui connaissent la suite, je ne peux toutefois pas dire: "c'est tout ce que je demandeeeeee..." Non. Je me pose des questions.

Je reviens d'une visite à la commission scolaire Eastern Townships. Depuis 2003, chaque élève a un portable qui lui est prêté par la CS de septembre à juin. Seuls les élèves du deuxième cycle du primaire jusqu'à la fin du secondaire sont touchés. L'offre généreuse n'est pas étendue aux grands de la maternelle et du premier cycle du primaire.

Si vous voulez des références, allez voir sur le site officiel de la CS: http://www.etsb.qc.ca Il y a aussi une liasse de clips sur YouTube pour compléter.

Or... un portable par enfant...

Dans une CS comme celle pour laquelle je travaille (CSPI), j'ai fait le calcul grossièrement: 16 millions pour la première année. À ce prix, on a un portable par enfant (3e primaire à 5e secondaire) et un portable par prof. On ajoute des périphériques à gauche et à droite comme des projecteurs multimédias, des microphones, des haut-parleurs et des appareils photo numériques. On ne parle pas encore de Wi-Fi, de système d'exploitation, de logiciels ou de filage électrique. Bon... c'est drôle de jouer avec de tels chiffres pour un conseiller pédagogique. C'est juste à côté de mon champ d'expertise.

En réfléchissant avec ma collègue Nadine Martel-Octeau, on a décidé de faire semblant qu'un gros magot de 8 millions était à la disposition de la CSPI. La moitié du 16 millions imaginaires de plus tôt. On fait quoi? On pense aux logiciels libres? Même pas! Bien qu'ils fassent inévitablement partie de l'équation, Nadine et moi croyons que notre rôle se situe ailleurs. Voici un brin de nos réflexions:

  • 8 millions, c'est assez pour financer des projets issus des milieux
    nous pourrions mettre nos efforts à baliser pédagogiquement l'appel de projets issus des milieux

  • Qu'est-ce qu'un portable par enfant change au métier d'enseignant?
  • Qu'est-ce qu’un portable par enfant change au métier d'élève?
  • Quelle part accorder aux outils d'enseignement?
  • Quelle part accorder aux outils d'apprentissage?
  • À quel point un portable par enfant permet-il de suivre le programme?
  • À quel point un portable par enfant permet-il de favoriser la réussite du plus grand nombre?
  • À quel point un portable par enfant permet-il de favoriser la formation continue chez les enseignants?
  • À quel point un portable par enfant permet-il de faire de la place à la communauté locale en classe?
  • L’ordinateur fournit-il nécessairement l'environnement idéal au développement et à la mobilisation des compétences disciplinaires et transversales?
  • Faut-il absolument un portable par enfant ou y a-t-il d'autres configurations selon certains milieux, domaines disciplinaires, clientèles, saison, etc.?
  • Comment organise-t-on la planification annuelle du service local du RÉCIT en fonction des projets issus des milieux?
  • Quel soutien pédagogique offrir aux profs? Aux CP des écoles? Aux directions? et le soutien technique?
  • Ce billet est le premier d'une série. Vous pouvez poursuivre en lisant le billet "Je t'attendais" qui décrit brièvement ma visite dans une école primaire.

    Issue time11:14, par Pierre Lachance  
    Catégories: Bloguons

    Suite au problème de EnDirect, j'ai remarqué que la taille (plus de 150 Mo de texte!) de la base de données était très élevée pour le nombre d'utilisateurs de EnDirect (170 le 10 février) et l'âge de la BDD (8 mois).

    Hi! Ho! Ça monte vite! Mais qu'est-ce qui cause cette prise de poids? La réponse est... 4....3....2....1.... Twitter!

    On peut connecter son compte EnDirect sur son compte Twitter. Ce qui permet de ne suivre que notre compte EnDirect pour savoir ce qui ce passe dans ses deux communautés. Très pratique comme fonction.

    EnDirect importe alors les statuts de tous ses «amis» Twitter. Ce qui donne plus de statuts que ceux publiés dans EnDirect.

    Le problème majeur est que EnDirect peut importer 10 fois le même statuts. Si nous sommes 10 membres de EnDirect à suivre les statuts Twitter de André Roux par exemple, ces statuts sont alors importés 10 fois! Voilà la source du problème d'espace.

    Demande

    Donc, afin d'éviter des problèmes futurs causés par une taille de base de données trop grande, je demande aux membres de EnDirect de n'utiliser cette fonction Twitter que s'ils l'utilisent vraiment. On peut suivre ses deux communautés (Twitter et EnDirect) grâce à des outils comme http://www.twhirl.org/, http://seesmic.com/, etc.

    Merci d'avance à vous!