Ce billet de Martin et des discussions hors web ;o) me font réfléchir de ces temps-ci.

Est-ce qu'on peut aller trop loin en TIC? Ce que je veux dire: est-ce qu'il y a des connaissances/compétences que ne DOIT PAS avoir un formateur en TIC? Ou un prof? Ou un élève? Pour ma part (jusqu'à présent en tout cas) je crois que non. C'est à chaque professionnel de voir jusqu'où il doit aller dans ses apprentissages. Attention! Je ne parle pas ici de formation. Car là je suis de ceux qui s'obligent à accompagner l'apprenant là où il est. Suis-je toujours capable? Non, j'ai des défauts quand même ;o)

Juste un petit exemple, Mme Colette Paquin et M. Jean Chouinard m'ont fait (re)découvrir CMAP dernièrement. Ces G.A.R. (Gentils Animateurs RÉCIT) m'ont montré à distance (avec Skype comment une équipe de travail pouvait utiliser CMAP pour travailler sur le même réseau de concepts en même temps! Et avec un espace de clavardage avec ça! Donc, est-ce que je dois garder cette information pour moi au cas où certaines personnes ne soient pas à l'aise avec cette technologie (et/ou les réseaux de concepts)?

Autre question: Est-ce qu'on parle trop des blogues? De la vidéoconférence? Des vidéos? Des portails? Des gestionnaires de contenu? «Trop» implique un jugement personnel je crois. Pour ma part je n'entends pas encore assez parler des différents outils facilitant/favorisant l'intégration des TIC par les élèves. Cependant, le trop est peut être en comparaison avec le discours pédagogique autour des outils? Mais là on m'a déjà dit que c'était le travail des CP. Aller savoir... Le présent blogue, je crois, est beaucoup plus pédagogique que technique, non?

Maintenant, est-ce qu'on parle trop de SPIP? Sûrement pour celles et ceux qui n'utilisent pas ce gestionnaire de contenu. Par contre, il y a beaucoup (vraiment beaucoup) de demandes pour aller plus loin. Comment doit-on réagir alors? Moi, je continue à répondre aux besoins exprimés par les animateurs du RÉCIT, par les enseignants, par les futurs enseignants... Ce sont eux qui sont en première ligne (près/dans la classe). Ma tâche est de les accompagner (du mieux que je peux) dans ce qu'ils jugent pertinent dans leur travail. Bien que régulièrement je tente de faire réfléchir les gens sur cette pertinence (là je joue mon rôle de conseiller).

Comme les TIC évoluent très rapidement et que les TIC qu'utiliserons les élèves dans leur vie d'adulte n'existent pas encore, serait-il pertinent de ralentir le pas de nos apprentissages? Car selon moi, ces apprentissages servent entre autre à trouver des applications plus simples/adaptées aux besoins des gens.

Exemple de l'évolution des TIC: A-t-on encore besoin de montrer l'utilisation d'un traitement de texte (à la OpenOffice.org) pour faire écrire davantage l'élève? Alors qu'un petit gestionnaire de contenu est amplement suffisant. Et en plus c'est sur Internet et ses parents peuvent enfin le lire et le commenter!

À poursuivre...