Imbriquez-vous! Vous verrez du pays!

La vague du Web 2.0 n'en finit pas. On peut plus parler du sac et du ressac tellement c'est incessant. C'est presque sensuel. Ce n'est toutefois pas encore assez largement consensuel à mon goût.

En 2005, Pierre Lachance nous faisait part de la naissance du projet de signets sociaux (social bookmarking)au sein de notre réseau. Suite à ce billet et quelques courriels envoyés à la liste de diffusion du RÉCIT, nous avons été quelques uns à nous lancer dans l'aventure de tenir nos signets en ligne et de les partager. En suivant le fil des commentaires du billet de Pierre, on arrive même à une proposition d'utiliser un mot-clé précis pour réunir nos banques respectives plus facilement. Difficile encore aujourd'hui de vérifier si nous avons tous suivi...

Cette page de notre Wiki illustre fort bien ce que sont les signets sociaux, la taxonomie populaire et nous livre les adresses des banques de signets d'une dizaine de RÉCITivistes.

Pour livrer le meilleur du réseau, de bonnes âmes ont lancé le site des Ressources du RÉCIT. Encore une initiative qui favorise le partage. Mais là, on parle du Partage avec la grand'visite. Plus bas, j'aimerais insister sur le partâge entre nous. Moins propre, moins astiqué, plus immédiat, plus près du feu de l'action de notre travail et de nos réflexions.

Quelques uns d'entre nous utilisent ou abandonnent l'outil de microblogue Twitter. Le prolifique Pierre Lachance nous en bloguait un bout en septembre 2008. Il l'a plus tard abandonné pour ces raisons. Moi, je continue. Comme d'autres. C'est certain que suivre plusieurs blogues amène à faire certains sacrifices de temps. Ce n'est pas toujours payant d'en suivre non plus. Or il en va de même avec Twitter. Ce n'est pas parce qu'on s'exprime en moins de 140 caractères qu'on livre quelque chose de pertinent. Des gens que vous suivez peuvent microbloguer des questions vitales à la réflexion collective, envoyer une adresse de site qui s'avère un vrai bijou ou encore affirmer quelque chose qui force les réactions plus étoffées sur d'autre plateformes. Ces mêmes personnes qui stimulent tant l'intellect peuvent aussi vous tomber sur les rognons royalement en microbloguant sur les centimètres de neige sur leur auto, bébé a fait une couche de catégorie Tchernobyl ou que les Expos mènent contre les Nordiques. Toutefois, toutefois, toutefois...

Le microblogue tel que le permet Twitter est une source de réflexion et de découverte au quotidien quand on gère bien son carnet d'adresses. Un enseignant de l'Ontario tient un blogue que j'aime bien: The Clever Sheep. Dans un billet récent, il invite ses potes de l'éducation à faire usage de l'outil de signets sociaux Delicious.com et un lecteur de fil RSS pour retrouver d'autres profs qui utilisent Twitter. Rien ne dit que Piaget, Maslow et Legendre meubleront leurs propos. Eux aussi peuvent se lancer dans la Vacuité 2.0. Au moins, ce qui est proposé permet de trier en bonne partie le bon grain de l'ivraie.

En regardant la vidéo ci-dessous, gardez en tête que "TwitterTeacher" devrait être "TwitterPédago" pour nous... d'autres formulations sont hilarantes mais peu flatteuses...

Pas si mal comme idée. Si vous êtes sur Twitter et que la vacuité 2.0 vous énerve, tenez-bon! Le réseau va trouver son équilibre en faveur du RéflexionCoconstructionApprentissage 2.0 d'ici quelques mois. Plus nous serons nombreux, plus ce sera pertinent et agréable. On pourra s'envoyer des jokes de pets et des PowerPoint de prière en privé par courriel.