J'avais déjà lu et entendu parler de ce portable pour les pays en voie de développement. Mais cette nouvelle me confirme que si le portable est vraiment produit, les concepteurs/producteurs vont avoir du travail! :o)
Cette déclaration me laisse toutefois perplexe:
"Le but est que chaque enfant ait un tel ordinateur, il ne s'agit pas d'en fournir quelqu'uns à des écoles, l'expérience des ordinateurs partagés dans les écoles a déjà été faite, et a échoué", a-t-il affirmé.
Est-ce qu'on a vraiment échoué aux U.S. en installant quelques ordis par classe? Quelqu'un a des références à me soumettre?
Pour le Québec, on serait prêt à mettre combien pour équiper tous nos élèves d'un tel outil? Peut être que la question fondamentale est de savoir si on croit que ce serait profitable à nos jeunes d'avoir un ordinateur?
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il m'apparaît clair que c'est la seule solution viable : un ordi par élève ou (tout au moins) un ordi (avec un espace personnel accessible du web) au MOMENT, À l'INSTANT MÊME, où l'élève le juge utile.
Je n'ai qu'à regarder autour de moi pour constater que les TIC, c'est loin d'être une réussite. Relis mon "Ce que je crois". Nous sommes entourés d'éternels débutants qui veulent bien faire les choses, mais qui n'ont pas les moyens (un ordi TOUJOURS disponible) pour les faire. Alors, on piétine... on refait ce qu'on connaît et qui marche avec les équipements disponibles (et souvent une seule période par cycle au labo) et... on attend que l'année passe.
IL FAUT ABSOLUMENT que chaque enseignant de la province ait son ordinateur. Mais tout l'monde s'en fout. Faut croire qu'à Québec, on est encore au stade de la pensée magique : on met 1 ordi pour 5 élèves, et on croit que tout va fonctionner comme sur des roulettes. Fichtre! Pensez-y un peu. Imaginez que VOUS deviez partager VOTRE ordi avec quatre autres personnes... Pourquoi diable les élèves sont sensés arriver à se débrouiller alors que nous, on ne voit pas trop comment on ferait cet "heureux" (lire CHEAP) partage.
Impossible!
Même «un ordi (avec un espace personnel accessible du web) au MOMENT, À l'INSTANT MÊME, où l'élève le juge » me semble beaucoup moins intéressante comme option si l'on veut développer une vraie méthode efficace de travail à l'aide de la technologie. Pensons simplement à nos préférences logiciels, aux macros, à l'utilisation des historiques, à notre positionnement des icônes/alias, etc.
Je ne suis pas encore prêt (je peux changer d'idée par contre) à dire qu'il faut un ordi par élève pour accomplir notre tâche qui est de développer la compétence TIC chez l'apprenant. Mais il est certain que ça prend un minimum. Et ce minimum est plus de 1 pour 5.
À suivre...
L'élève (même s'il avait son ordi à lui) n'utiliserait pas l'ordi à 100% du temps (le papier est encore bon vous savez ;o)). De plus, selon moi l'ordi est une ressource de plus pour une équipe de travail (qui doit négocier à l'interne qui, quand et POURQUOI il utilise l'ordi).
J'ai souvent vu moi aussi des groupes d'élèves faire la même chose en même temps dans un lab ou même avec un portable. Je crois aussi qu'on doivent modifier nos pratiques pédagogiques pour se préparer au 1 pour 1. Mais même pour faire ça, ça prend des machines en classe.
Donc c'est pour ces raisons que jusqu'ici je n'ai jamais trop fait la promotion du 1 pour 1 et que j'aimerais des références pour les échecs des US (quelques ordis par classe).
J'espère que ça vous éclaire un peu ;o)
Moi ce que j'aimerais savoir par contre c'est le pourquoi il y a des problèmes avec quelques ordis dans une classe.
Gilles, tu écris de belles/bonnes choses tu sais ;o)
Pour ceux qui connaissent les vservers, pensez à la liberté dont vous disposez à l'intérieur de ceux-ci. Imaginez que vous ayiez la même liberté sur un ordi partagé.
Pourquoi faudrait-il alors que chacun aient vraiment son propre portable ? La seule raison qui vaillent (et qui n'est pas négligeable), c'est pour l'utiliser à la maison. Je parle pour les élèves bien sûr.
Un ordinateur, tant qu'il n'est pas PERSONNEL (au début des années 80, on parlait d'ordinateur personnel, mais on a laissé tombé le mot personnel dans les écoles), devient un simple ustensile et non un outil de travail.
Cela me rappelle ma chère épouse : tant qu'elle n'a pas eu son propre ordinateur, elle est restée dépendante de MON environnement; elle avait peur de faire quelque chose qui aurait pu casser la machine, etc. Aussitôt qu'elle a eu sa propre machine son évolution a été fulgurante. Chapeau à son ancien directeur d'école - il y en a qui ont du bon sens - car c'est lui qui lui a payé un portable : il a bien SENTI qu'elle en avait grand besoin.
En classe, c'est pareil. Un élève est "pogné" avec un environnement de style cafétéria : bien sûr, il va se nourrir, mais c'est de la bouffe très "stéréotypé". On a beau mettre des logiciels libres dans les machines, si les élèves NE PEUVENT PAS les modifier, ne peuvent pas les étudier alors on n'y change rien. Je sais, on va me dire que peu d'élèves vont zigonner dans le code. Mais il y a une distinction entre "peu" PARCE QUE ça ne les intéresse pas, et "aucun" parce qu'on leur INTERDIT de le faire car ils doivent partager avec d'autres le même outil.
Je veux, j'exige même, que l'élève gaffe. Or on lui enlève même ce droit à l'erreur...
À propos du "un ordi un élève", je pense souvent à PROTIC. Et je me demande POURQUOI ce projet ne fait que très peu de petits...
Ce qui soit dit en passant se passe souvent même dans le cas du 1 pour 1. Si vous regardez chez les programmes comme Protic et etc, les ordinateurs sont souvent "cadenassés" pour des raisons de maintenance. Je pense que tous ici, nous parlons pour l'instant avec l'expérience de propriétaires d'ordinateurs sur lequel nous avons le contrôle.
Je me rappelle d'une entrevue avec une procureure de la couronne (Madeleine... quelque chose), qui expliquait que le ministère de la justice lui fournissait bel et bien un portable, mais que c'était impossible pour elle d'utiliser ce que n'importe quel avocat de la défense utilisait, le code civil commenté en cdrom, tout simplement parce que les services informatiques du gouvernement interdisaient l'accès au CD-ROM.
Le 1 pour 1 change rien là-dedans.
Gilles, ce que je comprend de tes commentaires est qu'il n'y a pas de compromis à faire? L'élève doit avoir son portable à lui.
Benoit, tu mets en doute qu le fait d'avoir son ordi permet automatiquement d'en avoir le contrôle.
OK, qu'elle pourrait être le minimum (pour la transition mettons) pour qu'un l'élève, dans le cadre de ses apprentissages scolaire, puisse développer sa compétence TIC?
Il doit avoir un contrôle sur son environnement de travail. Jusqu'où?
Il doit avoir accès à son environnment de travail de où?
Je ne demande pas quand il doit avoir accès à son environnement car la réponse doit être: quand il en a besoin.
Un ordi barré par élève, c'est pas un ordi, c'est un ustensile. Je n'en veux pas.
Quand à la question de compromis, je ne vois pas pourquoi on en ferait. Ça prend ce qu'il y a de mieux pour nos élèves. On est en 2005, mais au niveau informatique, c'est comme si on était toujours en 1987 avec les Comterms...
Peut-on développer une compétence TIC si on n'a pas un ordi (ou un environnement) à soi? Je ne sais pas mais je pense plutôt qu'on développera certaines habiletés, sans plus.
Je reviens tout juste d'une classe de 5e année. C'est fabuleux de voir que les enfants qui ont un ordinateur à la maison qu'ils peuvent contrôler sont très très très en avance sur tous les autres. Donner une machine à chacun de ces enfants-là, et je peux vous garantir qu'ils vont l'exercer, cette foutue compétence!
Quant aux autres, ils attendent le prochain cours dans le labo pour poursuivre leur développement. C'est un peu comme prendre un cours de piano d'une heure par semaine. Ceux qui ont un piano toujours à leur disposition avanceront bien plus rapidement que ceux qui ne peuvent jouer que pendant leur heure de cours. On a l'avantage qu'un ordinateur portable, c'est beaucoup plus simple à transporter qu'un piano. :-)
(http://www.delegation.internet.gouv.fr/mipe/projet.htm) et renouveller cette année son offre (http://www.01net.com/outils/PseudoRub.php?base=PC1euro&rub=1710&pseudo=volet1) pendant que nous soyons au point de se questionner si c'est mieux les terminaux ou les portables ?
Je ne dis pas que ce débat est futile, mais il me semble témoigner du peu de solutions qui nous est accessible ici au Québec. Ce projet Français a ses défauts, mais au moins, il existe. Connaissez-vous des équivalents au Québec promus par nos "autorités" et envoyant un quelconque signal de l'urgence de s'équiper un peu ?
Par contre, dans la discussion que l'on avait, je ne pense pas qu'on voulait dire "c'est mieux les terminaux" ou "c'est mieux les portables". Le problème, c'est d'amener l'argument du 1 pour 1 comme solution à mon avis. Que ça soit d'une façon ou de l'autre, comme le soulignais Gilles, tant que l'élève n'a pas de contrôle sur l'environnement dans lequel il évolue, il risque peu de développer pleinement sa compétence TIC (ou bien, j'ai mal interprété ses propos).
Je comprend aussi que toute personne possédant son ordinateur à soi et ayant le plein contrôle de celui-ci croit dans son profond ;o) que LA solution est le 1 pour 1 (pour les élèves comme pour les profs).
Je crois qu'un ordinateur peut devenir un ustensile assez simplement. Laissons des non-pédagogues le configurer.
Mais a-t-on vraiment démontré l'échec du partage d'ordi/environnement (configuration très souple) dans une classe? Je ne crois pas.
Bien que je serai de ceux qui applaudiront lorsque chaque élève aura son portable, je ne veux pas, comme contribuable, payer le gros prix pour voir ces ordis être utilisés comme un livre de cours papier, ou une grosse calculatrice. On DOIT selon moi changer les approches pédagogiques avant de faire ces investissements. Inverstissements qui devront revenir régulièrement, un portable ça dur combien d'années?
OK, mettons qu'on veut avoir un programme style la France, on part ça comment?
J'ai accroché à ton argument Pierre, celui des calculatrices programmables. J'aime bien, parce que je pense que ça sonne des cloches à plusieurs personnes.
"oui", dirons certains, "Mais un ordinateur c'est pas pareil". Je n'en suis pas si sur, pas à voir ce que certains en font. Ce qui ne veut évidemment pas dire que certains ne peuvent pas faire des miracles et des choses extraordinaires avec, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit (je vous voyais venir, bande de petits coquins).
Le ministère de l'Éducation en France fait beaucoup plus que de négocier des rabais sur l'achat de portables et d'aider au financement de cet achat par un accès facilité au crédit. Il envoit un message clair à la population : «Des études sérieuses, ça se fait maintenant avec un outil puissant comme un ordinateur portable». Évidemment, nous savons que ça ne règle pas tout que d'avoir ça en mains... mais découle de ça toute une série de politiques qui contribueront à changer les choses. On n'a qu'à voir les efforts de réflexion et d'appropriation des E.N.T. (http://www.educnet.education.fr/dossier/eformation/virtuel2.htm) pour s'en convaincre...
Dans le Maine, le gouverneur King a "passé" le même message avec son programme (http://www.state.me.us/mlte/ ); ça n'a pas tout réglé non plus, mais ce pas en avant a changé considérablement la donne en matière de conception de l'éducation pour Monsieur Madame tout le monde là-bas...
Maintenant ici au Québec... Ce serait quoi le premier pas ?
Je crois que nous devons prendre toutes les occasions qui nous sont offertes de parler à des politiciens des avantages "qu'ils auraient" à initier ce genre de programme qu'ils ont déjà promu avec « Brancher les familles sur Internet » du temps où on sentait un retard dans le branchement...
Ensuite, je crois que nous devons rapidement identifier des lieux de "pression" («think-tank», associations professionnelles, lobby) et soumettre ces idées que sans message clair au niveau politique, l'intégration des TIC va subir un retard préjudiable au développement de notre collectivité. Le RÉCIT a-t-il un rôle à jouer sur ce point ? Vous le savez mieux que moi...
Une chose est sûre dans ma tête : si nous ne sommes pas les gens qui peuvent faire avancer cette idée que ça prend un message clair sur cette question, je me demande qui d'autres que ça peut être...
Est-ce qu'on peut vraiment regarder passer "la parade" des endroits qui s'engagent et continuer de jouer les gérants d'estrade ?
Nous sommes (je suis pas au RÉCIT, on s'entend, mais je me sens des atomes crochus avec vous ;)) sur le terrain et nous sommes des gens d'actions; un de nos plus grand levier est la prise de la parole supporté par nos gestes quotidiens. Qui d'autres que nous peuvent mieux témoigner des bienfaits d'apprendre au contact de ces outils ?
Les animateurs du RÉCIT peuvent prendre position (ou non) individuellement sur de tel sujet sans problème. Peut être qu'un jour le «groupe» pourra prendre position également (le processus en en cours). Mais je crois moi aussi que si on «parle» et «agit» tous ensemble, on pourra faire changer des choses.
Je crois même que l'AQUOPS pourrait jouer un rôle politique très fort.
Ouais, je suis un peu étonné de la tournure de ce billet innofensif ;o)
À suivre donc...