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Article complet: Tableau blanc interactif

12 Jan 2008
Tableau blanc interactif
Par Gilles Jobin • 287 mots • dans Bloguons

En un mot, voici ce que j'en pense : un belle superfétation.

Je me demande bien quel est cet engouement pour un outil aussi dispendieux et qui, ma foi, n'ajoute rien à un enseignement magistral avec ordinateur et canon.

Car, le tableau blanc interactif, ce n'est que cela : un tableau tactile. Au lieu d'utiliser le clavier et la souris, on utilise son doigt ou un crayon directement sur le tableau. Payer plus de 1500$ pour ça démontre soit l'ignorance pédagotechnique de l'acheteur soit sa très grande richesse et son goût pour les futilités.

Le TBI demande nécessairement un ordinateur et un projecteur. Et, je le répète, il n'y a à peu près rien que l'on ne puisse réaliser avec le TBI qu'on ne peut déjà faire si l'on a l'ordinateur et le projecteur.

Le vendeurs nous en mettent plein la vue en utilisant des logiciels interactifs, mais c'est derniers sont utilisable avec clavier et souris. Le TBI n'est juste qu'un gadget.

Et, à mon avis, le TBI est absolument inutile si on utilise des logiciels genre Squeak qui demande pour certaines fonctions des combinaisons du type MAJ-click ou CTRL-clic droit...

On tente aussi de nous impressionner avec des gadgets où les élèves sont appelés à voter sur des questions à l'écran. Diable, moi, je demande de lever la main... c'est pareil.

Y a-t-il quelque chose de pédagogique avec le TBI? Réponse : les avantages pédagogiques du TBI dont identiques aux avantages pédagogiques SANS le TBI (en tenant pour acquis que vous avez déjà un ordinateur et un projecteur, évidemment).

Mise à jour:

Lecture Web 101: toujours vérifier les sources de ce qu'on lit sur le web.

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Commentaires, Trackbacks:

Commentaire de: Pierre Lachance [Visiteur] Email
Merci Gilles!

Quand on enseigne avec ce bidule ça doit être le fun par contre ;o)
PermalinkPermalien 14/01/08 @ 08:24
Commentaire de: Gilles G. jobin [Visiteur] Email · http://www.gilles-jobin.org/jobineries
Bien sûr. C'est pour le show.
En fait, c'est l'fun d'avoir un ordi et un canon en classe.
Un autre prob. avec le TBI, il est difficilement déménageable et l'enseignant qui a le canon fixé au plafond, ne peut pas le prêter aux autres dans l'école lorsqu'il n'est pas utilisé. C'est plate.

PermalinkPermalien 14/01/08 @ 08:43
Commentaire de: Lucie Trottier [Visiteur] Email
Monsieur Jobin,

Plus ça va, plus vous me faites penser aux animateurs de radio déchus de la région de Québec, mal documentés, gueules sûres et parlant à travers leur chapeau.

Avez-vous déjà enseigné avec un TBI? Avez-vous déjà vu les yeux des enfants, plus particulièrement des garçons, lorsqu'on leur enseigne avec un TBI et de bons logiciels et contenus derrière ?

En quoi est-ce si dispendieux ?
C'est moins coûteux qu'un ordinateur et ça me permet d'avoir au bout de mon crayon tout un univers et interagir avec les enfants.

Vous devriez aussi voyager un peu et aller voir comment ça se passe en Angleterre ou aux États-Unis plutôt que rester le nez collé 15 pouces derrière votre blogue.

Lucie Trottier
Enseignante
PermalinkPermalien 16/01/08 @ 05:45
Commentaire de: Pierre Lachance [Visiteur] Email
Bonjour Mme Trottier,

la question que nous nous posons en ce moment est de savoir si ce type de technologie peut être utilisée PAR l'élève pour apprendre. Nous sommes conscient que l'enseignant peut l'utiliser pour rendre SA présentation plus dynamique. Mais quand on parle d'intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves (le programme de formation), on essaie (le plus souvent) que ce soit l'élève qui travaille/apprend avec les TIC.

Voilà pourquoi, jusqu'à présent, nous avons un peu de difficulté à voir les avantages de cette technologie. Merci de nous aider à avancer dans notre vision.
PermalinkPermalien 16/01/08 @ 08:00
Commentaire de: Gilles G. jobin [Visiteur] Email · http://www.gilles-jobin.org/jobineries
Madame Trottier,

Citez moi quelques situations d'apprentissage et d'évaluation complexes que l'on peut réaliser avec le TBI et je réviserai certainement mon point de vue. Je parle ici de situations d'apprentissage, et non pas de situations d'enseignement.

Et pour ce qui est de ces dernières, citez-m'en quelques unes qui ne se réalisent qu'avec le TBI, et qu'il serait impossible de réaliser avec un simple ordinateur et un canon.

Bien sûr que le TBI dans un contexte d'enseignement magistral, c'est l'fun, mais, pour le prix qu'il en coûte, ne vaut-il pas mieux investir dans deux portables qu'on pourrait donner à deux enseignants à la place???


PermalinkPermalien 16/01/08 @ 08:35
Commentaire de: Audrey Miller [Visiteur] Email · http://www.demarque.com
Bonjour!

Vous soulevez une question très intéressante sur laquelle j’ai écrit une réflexion à lire ici.

En tant que formatrice et accompagnatrice de leur utilisation, je me fais souvent poser la question, totalement légitime, de l’avantage des tbi par rapport au simple canon. Je vous propose donc ma vision, et je vous invite à consulter quelques liens en fin de texte, qui sauront peut-être préciser le tout. Il est intéressant de regarder du côté de nos cousins français pour voir toutes les études qui ont été faites sur le sujet. Au Québec, nous en sommes encore aux balbutiements des tableaux blancs interactifs.

Bien cordialement,
Audrey
PermalinkPermalien 17/01/08 @ 10:30
Commentaire de: Gilles G. jobin [Visiteur] Email · http://www.gilles-jobin.org/jobineries
Audrey,
Les avantages que vous citez sont au regard de l'enseignement de type magistral.
Mais avez-vous des SAE où le TBI est un outil facilitateur? J'en ai trouvé nulle part.

La question, elle est là : le TBI fait-il partie du paradigme de l'enseignement ou du paradigme de l'apprentissage?

Si, comme certains vendeurs nous le laissent entendre, le fait de voter sur une manette rend l'élève actif, alors j'avoue que je ne dois sans doute pas avoir la même définition de ce qu'est un élève actif dans ses apprentissages.


PermalinkPermalien 17/01/08 @ 12:48
Commentaire de: Pierre Lachance [Visiteur] Email
Bonjour, voici un tableau que j'utilise pour expliquer mon point de vue quand je parle d'intégration des TIC PAR l'élève.

http://recitmst.qc.ca/jardin/PARADIGMES.HTML

Le programme de formation, je crois, nous demande d'être dans la construction de connaissance (actif), et ce même avec les TIC.

Note: ce qui ne veut pas dire que le magistral est à proscrire, mais quand on a des $$ à investir on doit prioriser. Et moi je priorise des TIC moins reliées à l'enseignement.

Au plaisir.
PermalinkPermalien 17/01/08 @ 15:40
Commentaire de: Lucie Trottier [Visiteur] Email
Je vais tenter de faire une théoricienne de moi-même et vous revenir avec des SAE dans lesquelles le TBI est un outil facilitateur.

Il faut arrêter d'essayer de tout intellectualiser à ce point et, du coup, de démotiver des enseignantes comme moi qui ont une vraie classe et qui intègrent avec positivisme des éléments de la réforme, mais dans le réalisme d'une vraie classe de 2008, avec de vrais élèves et non de la haute voltige.

Si le TBI me motive, motive et fascine mes élèves, me permet de captiver mes élèves, particulièrement les garçons, d'intégrer graduellement la réforme à ma pratique, il est où le problème ? Cela n'empêche nullement le fait que j'aie 3 ordinateurs dans ma classe qui servent à quasi plein régime. J'ai choisi plutôt que d'en avoir un quatrième, d'adopter le TBI. Les élèves viennent souvent le manipuler et présenter des travaux et des ressources en avant. Mes élèves ne sont donc pas assis sur leur steak en m'écoutant parler.

Mais je risque de me faire encore une fois tirer à boulets rouges par les représentants barbus de la go-gauche des TIC du Québec qui dénigrent tout dès que ça vient d'une entreprise privée ou de la GRICS et que ça coûte plus que cinq piastres.

Je devrais réfléchir à utiliser des petits bouts de ficelle libres et des morceaux de cuir, parce que ça coûte presque rien ? Moi je choisis de vivre en 2008 et d'intégrer à mon enseignement des outils de mon temps.
PermalinkPermalien 18/01/08 @ 06:29
Commentaire de: Gilles G. jobin [Visiteur] Email · http://www.gilles-jobin.org/jobineries
Hum...
Si je comprends bien votre propos, les SAE sont des lubies de conseillers pédagogiques.
Je maintiens cependant mon point de vue, puisque vous n'arrivez pas à me démontrer le contraire : le TBI est un outil probablement efficace dans la cadre d'un enseignement magistral.

PS1 : Je ne crois pas TOUT dénigrer : par exemple, je favorise grandement l'utilisation d'un correcteur genre Antidote, que je possède d'ailleurs (je l'ai payé de ma poche) sur mon Linux.

PS2: Pas plus tard que cette semaine, j'ai dîné avec deux directeurs de la Grics (et oui! avoir des différences d'opinion n'empêche pas de se parler) et, croyez-le ou non, ils étaient bien d'accord avec ma vision du TBI !

PS3: Je ne dénigre pas les ENSEIGNANTS qui utilisent les TBI. J'ai toujours été et je serai toujours pour la liberté professionnelle dans le choix des outils de travail. Je crois juste que c'est une très mauvaise décision administrative et qu'il vaut mieux investir ailleurs.
PermalinkPermalien 18/01/08 @ 07:36
Commentaire de: Martin Bérubé [Visiteur] Email · http://recit.org/index.php/fabulations
Voici ce que pense Gary Lee Kenny de l'utilisation des tableaux blancs interactifs
(http://ds9.cyberportfolio.ca/mt/mt-comments.cgi ) :

"Le tableau interactif est aussi un outil puissant pour favoriser la collaboration en salle de classe. Mais ce que je remarque, c’est que les élèves y touchent rarement. Il est plutôt utilisé comme un tableau où l’écriture et le déplacement d’objet devient facile. Ce qu’il faut, c’est amener la salle de classe à être centrée sur les élèves, et non sur l’enseignant. Dans cet environnement, le tableau interactif sera un outil d’apprentissage merveilleux!"

L'idée de ce commentaire n'est pas de mettre de l'huile sur le feu. Je veux simplement faire prendre conscience que deux paradigmes s'affrontent ici; celui de l'enseignement versus celui de l'apprentissage. Un paradigme est une vision, une perspective d'un aspect particulier. Il n'est pas toujours facile de dialoguer lorsque les références diffèrent diamétralement.

Par contre, le programme de formation de l'école québécoise est clair sur un point: L'élève doit être actif dans ses apprentissages. Comme Gary, je crois que le tableau interactif est une technologie particulièrement puissante dans les mains... Des élèves! Comment peuvent-ils développer leurs compétences sans être actif?


PermalinkPermalien 22/01/08 @ 08:50
Commentaire de: René Gaudreau [Visiteur] Email
Intégration des TIC. Bref, il y a des meilleures façons de le faire.
Un ordi et un canon ne remplacent pas l'enseignant debout devant la classe qui doit continuer à assurer une gestion efficace de l'apprentissage.
Une option peu couteuse au TBI est un canon avec un portable style "tablet PC". Le logiciel de Smarttech (Smart Notebook) est gratuit. Même les élèves peuvent le télécharger à la maison afin d'y monter leurs propres présentations.
Mais au niveau d'accrocher les jeunes, le TBI est un outil fantastique.
PermalinkPermalien 22/01/08 @ 14:53
Commentaire de: Pierre Couillard [Membre] Email
Bonjour à tous,

Très intéressant cette discussion sur le tableau interactif. J'ai eu l'occasion de travailler avant les Fêtes avec un animateur qui avait à sa disposition un tel outil lors d'une formation en mathématique. Bel outil de complémentarité pour l'enseignant(e) qui travaille avec un support informatisé quelconque.

Par contre, la discussion qui se tient sur l'outil dans le processus d'apprentissage des élèves m'intéresse grandement. Certains intervenants et intervenantes dans la discussion soutiennet ardemment l'apport de l'outil en classe, mais qu'en est-il vraiment dans LEUR processus d'apprentissage à eux.

Je constate Mme Trottier que vous semblez fortement favoriser cet outil, et vous semblez l'utiliser (ainsi que vos élèves) dans vos et leurs démarches d'apprentissage avec les technologies.

Le RÉCIT ayant actuellement des discussions sur ce sujet depuis quelques temps, j'apprécierais beaucoup de pouvoir me rendre dans votre classe et de constater, de visu, ce qui en est vraiment. Je pense que cet apport aiderait bien le réseau et permettrait à ce dernier d'avoir un vrai vécu d'enseignant travaillant en "mode apprentissage" avec des élèves bénéficiant de cette technologie en classe.

Si l'offre vous intéresse n'hésitez pas à communiquer avec moi.

Merci.
PermalinkPermalien 23/01/08 @ 13:19
Commentaire de: Jocelyn Dagenais [Visiteur] Email · http://pages.infinit.net/pagedage/index.htm
Effectivement, les commentaires sont très intéressants. J'ai moi aussi un tableau blanc interactif en classe et il n'est effectivement pas facile de développer des SAE en fonction de l'utilisation de ce tableau où tous les élèves peuvent en profiter. Il faut avouer que lors des explications théoriques, l'outil est génial. Il en reste à nous alors de développer des SAE autour de cet outil. Et Pierre C., je t'offre une petite visite sur la rive-sud de Montréal afin qu'on puisse regarder les possibilités de l'outil en mathématique ;o)
PermalinkPermalien 23/01/08 @ 14:38
Commentaire de: Thierry [Visiteur] Email · http://www.speechi.net/fr/index.php/category/blog/blog-home
Bonjour,
Je précise d'abord que je ne suis pas "objectif": je dirige une société qui développe des logiciels pour l'éducation et pour TBIs. Nous diffusons des TBI (mobiles) en France.
Je me pose effectivement souvent la question de l'utilité car oui, le TBI, ce n'est qu'une souris et oui, il n'y a pas d'étude vraiment crédible qui montre qu'on apprend mieux avec un TBI. Ceci dit, je suis quand même convaincu de son intérêt, dans un grand nombre de situations.

En gros, je vois 3 points clés:
- former, c'est présenter. Tous les outils qui améliorent la performance du prof sont bons à utiliser
- pour créer un lien avec les élèves, il faut utiliser les technologies qu'ils utilisent. La craie n'est pas moins bien, dans l'absolu... Simplement, elle est en dehors du monde des élèves.
- il faut accoutumer les élèves à l'informatique. Le TBI est un bon moyen pour ce faire - et assez bon marché, somem toute, par-rapport aux classes multimedia (avec ordi par élève).

Je vous renvoie à quelques billets de mon blog qui développent tout ça.
Former, c'est créer des liens : http://www.speechi.net/fr/index.php/2007/12/12/former-cest-creer-des-liens/
Pourquoi le TBI mobile (interview): http://www.speechi.net/fr/index.php/2007/10/30/pourquoi-le-tableau-interactif-mobile-interview-de-rafi-holtzman-n02/#more-861
Les TBI sont-ils utiles pour l'enseignement ? : http://www.speechi.net/fr/index.php/2007/07/02/les-tableaux-interactifs-sont-ils-utiles-pour-lenseignement/
PermalinkPermalien 25/01/08 @ 18:00
Commentaire de: Thierry [Visiteur] Email · http://www.speechi.net/fr/index.php/category/blog/blog-home
pour les auteurs... mes liens ne sont pas bien "passés"... Merci de les réintégrer pour qu'ils soient cliquables, si possible...
PermalinkPermalien 25/01/08 @ 18:01
Commentaire de: Pierre Lachance [Membre] Email
Un reportage TQS avec M. Dagenais:
http://www.tqs.ca/videos/techno/2008/02/la-techno-et-l-enseignement-25117.php

PermalinkPermalien 26/02/08 @ 08:31
Commentaire de: Thomas [Visiteur] Email · http://reseaupensant.net
En même temps, si le TBI coûte 40 euros, on aurait tort de se priver...
http://fausse-piste.net/piste1/spip.php?article299

A lire également, des témoignages d'utilisateurs du TBI, ainsi que des boîtiers de vote sur le blog Usage des Tice dans le val d'Oise :
http://www.usagestice95.ac-versailles.fr/blog
PermalinkPermalien 08/07/08 @ 11:34
Commentaire de: Pierre Lachance [Membre] Email
Un autre texte qui regarde d'un autre angle le TBI, la fracture numérique: http://www.brunodevauchelle.com/blog/?p=215

En passant, (82.123.147.124) utiliser des noms d'emprunts, c'est une stratégie marketing dépassée.

Au plaisir.
PermalinkPermalien 26/11/08 @ 09:02
Commentaire de: Lou [Visiteur]
Bonjour, J'enseigne en France dans un établissement où les TBI sont très à la mode... Il y en a plusieurs et d'autres sont en commande. Pour ma part, je n'ai pas forcément eu de bons échos de mes élèves sur cet outil. Après l'attraction de la découverte, ils se lassent très rapidement ou pire, restent passifs devant ce qui ne reste qu'un écran (dans un monde où ils passent déjà beaucoup de temps derrière la télé, la console, le téléphone, l'ordi...) malgré une pseudo interactivité (qui n'est possible qu'avec l'enseignant ou un élève mais pas plus) Certes, pour l'avoir utilisé à plusieurs reprises, cet outil permet des fonctionnalités intéressantes. Par exemple, ouvrir plusieurs pages à la fois, enregistrer les corrections, faire des rétations rapides en géométrie... Mais au final rien qui ne puisse vraiment révolutionner le monde de l'éducation. De plus, ceci accroit la pédagogie frontale et diminue la pédagogie différenciée, et je le dis car je l'ai vécu ! Donc pour moi le tbi = gros marché, attraction pour la nouveauté et la facilité. Mais en conclusion, si les élèves étaient intéressés par les cours avant, ce n'est pas cela qui va changer grand chose. Pour les autres, il ne s'agit que d'un leurre... Je suis donc revenu à l'utilisation de mon bon vieux tableau noir et de mon rétroprojecteur. Parfois, lorsque mes séances me le permettent j'utilise le vidéoprojecteur, mais cela reste bien minime sur une année scolaire.
PermalinkPermalien 20/12/08 @ 08:18
Commentaire de: Samuel Perrin [Visiteur] Email
Bonjour,
Je viens de découvrir votre discussion... assez étonnante. Vous faites le procès d'un outil en le fustigeant, comme s'il n'était que le seul moyen d'enseignement. Les premiers trains étaient aussi considérés comme des démons crachant de la vapeur mais cela n'a pas empêché les gens à continuer de marcher.
Il en est ainsi pour le TBI, comme dit ci-dessus, il n'est pas LA vérité mais un outil parmi d'autres. Il apporte des fonctions que les autres moyens d'enseignement n'ont pas, permet des interactions, ... Il est comme tout moyen d'enseignement : il peut être mal utilisé comme peut l'être un tableau noir ou vecteur de nouvelles pratiques.
Notre nouvelle en a été équipées, toutes les classes, de la première enfantine à la sixième primaire (Suisse) mais nous les avons fait fabriquer de façon mixte : deux volets latéraux tableau noir traditionnel complètent le TBI de la surface centrale. Aucun regret, c'est plus dans la tête des enseignants parfois réticent à se mettre aux TICE qu'est la difficulté d'appropriation et d'intégration du TBI.
On peut prendre ricaner sur les systèmes de vote proposé par les TBI, après c'est toujours une question d'objectifs, de buts, de bon sens aussi. Lorsque j'ai une lettre à envoyer, je ne vais pas brancher mon ordinateur et mon imprimante, l'adresse manuscrite convient parfaitement. Lorsque c'est un envoi aux quelques 263 membres d'une association, je fais différemment.
Reste encore l'aspect économique. Comme toute chose dans ce monde, le commerce fait vivre des gens. Onéreux ? Cela dépend comment on voit les choses : un TBI permet de se passer des cartes murales (onéreuses et sans mise à jour), le rétroprojecteur, son écran (s'il y en a un spécifique),...
Bref, je n'encense pas le TBI, mais il mérite un peu plus de considération. Comme tout, il dépend de ce qu'en fera son utilisateur. Certains utilisent les voitures comme bélier pour dévaliser des bijouteries, on n'a pas supprimé pour autant ce moyen de locomotion. Laissez donc une chance au TBI et à celles et ceux qui y trouvent un intérêt pour leurs élèves, par simple respect.
Cordialement.
PermalinkPermalien 11/02/09 @ 14:02
Commentaire de: Romain Varone [Visiteur] Email
Bonjour,

Ohlala... ça chauffe autour de ce thème qu'est l'utilisation des tableaux interactifs en milieu scolaire. Il y a de bonnes observations et de moins bonnes... Il faut de tout pour faire un monde... Au lieu de se crêper le chignon sur un blog ou un forum comme celui-ci et de constater qu'il n'y a aucune étude vraiment sérieuse sur le sujet, pourquoi ne mettrions-nous pas le pied à l'étrier en réalisant une étude sur l'impact de l'utilisation des TBIs sur l'apprentissage des élèves?

C'est la tâche à laquelle je m'attelle à ce moment-même. Je suis un jeune enseignant qui utilise un tableau interactif quotidiennement en classe avec des élèves âgés de 11 à 16 ans. L'école dans laquelle j'enseigne est équipée en TBI, il y en a dans toutes les classes. Je me suis dès lors posé la question de l'utilité de ce nouvel outil d'enseignement... En fait, en parallèle, je suis encore étudiant et le sujet de mon travail de Master porte justement sur ce thème. Si vous avez des propositions, des idées, des suggestions, votre avis m'intéresse!

En fait, combien coûte un tableau noir??? assez onéreux non...?
PermalinkPermalien 20/03/09 @ 14:29
Commentaire de: Jean-François Nadeau [Visiteur] Email
J'ai lu avec intérêt les articles parus le samedi 21 novembre sur l'expérimentation et l'intégration des technologies de l'information et des communications en enseignement (TICE) qui a cours un peu partout au Québec.

Les enseignants commencent à développer des stratégies plus efficaces pour utiliser ces différents outils lorsqu’ils deviennent accessibles dans les écoles. Et comme vous le démontrez, ce n'est qu'un début. Les temps changent et les outils doivent être modernisés et adaptés.

On parlait dans les articles des écoles primaires et secondaires, mais les cégeps, comme vous le savez certainement, participent eux aussi à la modernisation des boites à outils. Je suis un enseignant en Technologies du génie électrique (TGÉ) au Cégep de l'Outaouais à Gatineau et nous en sommes à notre première session complètement TICE!

Imaginez un cours où chaque élève a son propre tableau blanc interactif! Chacun peut y écrire ses notes, y dessiner des circuits, y griffonner une équation. Il peut ensuite les partager avec la classe ou les envoyer au professeur. Comment est-ce possible?

Chacun de nos élèves possède une tablette PC, qui est une sorte de portable muni d'un écran tactile. On écrit sur l'écran avec un stylet comme on le ferait sur une feuille de papier. Ce type d'ordinateur combine les avantages d'un portable ordinaire avec un clavier et d'un écran tactile, ce qui permet de faire à l'ordinateur toutes les activités que l'on réservait au papier.

Voici à quoi ressemblent mes cours avec un tel outil :
Je transmets directement aux élèves les notes du cours. Elles apparaissent automatiquement sur l'écran des élèves. Lorsque je donne mes explications, j'annote le document avec le stylet. Je peux choisir que ce que j'écris apparaisse ou non sur la copie des élèves.

Les élèves exécutent les exercices directement dans le document fourni. Ils peuvent m'envoyer leur solution pour que je puisse la corriger sur grand écran. Parfois, je donne un exercice qu'ils doivent résoudre en groupe. Ils visionnent tout d'abord un petit vidéo où je leur donne des explications supplémentaires. Tous les membres de l'équipe partagent le même espace de travail : ce que l'un écrit sur son écran, tous les autres le reçoivent. Une fois l'exercice terminé, un des membres du groupe m'envoie la solution pour correction.

Les devoirs aussi n'existent que sous forme de bits qui voyagent d'un ordinateur à l'autre. Je leur envoie le devoir, ils le font, ils me le renvoient, je les corrige et je leur retourne. Pas une seule feuille de papier!

Ces quelques exemples vous donnent une idée que les cours qui se donnaient au tableau noir sont loin derrière nous. Le simple portable n'apportait pas autant d'avantages dans la salle de classe puisque le clavier n'est pas une interface naturelle. La combinaison clavier-stylet et des logiciels reliant tous les ordinateurs des participants offrent des possibilités que l'on commence à peine à explorer.

Évidemment, la tablette PC n'est qu'un outil. C'est l'enseignant qui doit l'inclure dans une stratégie pédagogique qui fait en sorte que l'élève s'implique le plus possible dans son apprentissage et que ses efforts se fassent en interagissant avec ses compagnons de classe. La tablette est un instrument «intégrateur» des outils traditionnels et des outils électroniques récents. C'est de cette intégration que naissent déjà des stratégies pédagogiques qui s'intègrent davantage dans la réalité des jeunes d'aujourd'hui.

Nos élèves adorent et déjà après 3 mois, ils ne peuvent pas imaginer suivre un cours autrement. Ironiquement, avec tous les changements technologiques qu'ils ont déjà connus, ils trouvent cela tout à fait normal d'étudier maintenant de cette façon-là!

Voici un lien vers une petite vidéo qui démontre l'utilisation de la tablette PC comme... tablette! On doit y ajouter quelques logiciels pour profiter pleinement des possibilités de ce type d'ordinateur. Ensuite, c'est l'expertise pédagogique du professeur qui transforme ce gadget en outil pédagogique.

http://www.youtube.com/watch?v=M1pr8Gby3nc

La différence entre un gadget et un outil pédagogique efficace et stimulant réside dans les ressources en perfectionnement et en temps que l'on fournit aux enseignants. Malheureusement, j'observe qu'au Québec, ces ressources ne sont pas toujours disponibles... Une chance que l'enthousiasme de nos élèves nous pousse toujours vers l'avant!

Une tablette avec ça?
PermalinkPermalien 06/12/09 @ 19:46
Commentaire de: Stéphanie [Visiteur]
Ouff... je ne sais pas si tout le monde s'entend sur les mêmes définitions et les mêmes mises en pratique en ce qui a trait à la Réforme et au changement de paradigme, mais j'aimerais préciser/ rectifier/ ajouter une chose monumentale, à mon avis:

"Être actif dans ses apprentissages" ne signifie pas et ne réfère pas nécessairement et absolument à "une activité motrice et/ou physique". Mais plutôt à l'activité "mentale et intellectuelle" qu'est l'action d'apprendre, voire l'apprentissage critique et appuyé, la fameuse "métacognition" et l'autoévaluation, la capacité de remettre en question la théorie, la réflexion posée. Bref, que les élèves bougent ou non, ils peuvent être actifs ou non également en ce qui a trait à leurs apprentissages (de par leurs conflits cognitifs).

En lisant plus haut le débat sur l'enseignement magistral et le TBI, je n'ai pas trop compris les liens établis entre l'enseignement magistral et le TBI. À mon humble avis, qu'on soit pour ou contre la techno (incluant le TBI ou non), cela demeure avant tout une question de gestion de classe; la manière d'interagir ou non avec les élèves (questions et interdépendance intellectuelle entre l'enseignant et ces élèves) qui transforment l'enseignement-apprentissage en 2010.

Par ailleurs, conformément aux théories récentes en éducation, l'enseignement ET l'apprentissage seraient indissociables l'un de l'autre, en ce sens que le processus relèverait une interdépendance, justement. Voilà d'ailleurs pourquoi on doit maintenant plutôt dire "l'enseignement-apprentissage" avec un trait d'union entre les deux; car l'un ne va pas sans l'autre!

J'espère que cela pourra éclairer quelques esprits actifs... :)

Une jeune enseignante
PermalinkPermalien 22/01/10 @ 18:46
Commentaire de: eleve [Visiteur]
nul
PermalinkPermalien 30/05/10 @ 04:16

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