Article complet: Poussons plus loin la réflexion!

01/05/07

Dans ce billet, je critiquais très vertement la Culture de réseau dont l'ensemble des membres du RÉCIT se réclament (du moins, c'est ce que j'ose croire!).

Question de synthétiser, je demandais tout simplement si la "Culture de réseau" telle que l'ensemble d'entre-nous la vivions se résumait à "Donner au suivant"; exactement comme l'émission de télévision ou le film du même nom?

Quelques blogueurs ont réagi m'amenant à pousser ma réflexion un peu plus loin. Je sais, je suis un impulsif! Je suis très émotif parce qu'un sujet comme celui-ci me tient à coeur. Je voulais provoquer des réactions.

En préparant un sondage sur l'utilisation des TIC de façon pédagogique dans ma C.s. (petit mandat qui émane du comité "TIC et pédagogie" dont je fais parti), j'ai relu quelques passages décrivant la compétence des enseignants à intégrer les technologies de l'information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseignement et de développement professionnel. Il y est écrit:

"Une personne qui adhère à une culture de réseau est quelqu'un qui ne travaille pas seul, qui utilise des ressources collectives et qui a le reflexe d'actualiser ses connaissances en allant chercher des ressources récentes [...] quelqu'un qui partage ses savoirs, ses ressources [...] qui construit avec les autres"

Arcouet, M. (2000). Développer la culture des réseaux et les réseaux qu'il faut dans les écoles, Comité de veille TIC de la Montérégie.

Ça m'amène à poser ces questions: De quelle façon je construis avec les autres? Tout seul dans mon coin? Virtuellement? Lors des rencontres de concertation régionale et/ou nationale?

Vous comprendrez bien ici à la suggestion de Gilles que c'est la culture que je questionne et non le réseau.

Comme lui, je crois qu'en tant que membre d'un réseau, nous avons des privilèges, mais aussi des devoirs! Je n'adhère pas à un réseau comme j'adhère à un régime de retraite. Ce que nous devons questionner, c'est notre niveau de participation à la construction de ce réseau.

Le problème d'adhésion au réseau en est-il un de divergence d'intérêts? Est-ce que je suis en "conflit émotif" entre mon adhésion à mon organisation et mon adhésion au réseau du RÉCIT?

La question est lancée!

Catégories: Je réfléchis, Je partage  
Permalien 2 commentaires

Commentaires:

Commentaire de: François Rivest [Visiteur]

Hmmm. Dans toutes les formes de relations de travail, je crois que la verve et le silence ont leur place, leur rôle. Le taux de participation par l'écriture à un réseau d'échange ne me semble pas un indicateur valable pour évaluer la santé de la culture, du réseau ou de la culture de réseau.

Martin lance une fois de plus des questions capitales auxquelles je m'intéresse hautement.

Me permet-on une nouvelle métaphore culinaire? La culture de réseau, à mon avis, se compare à un souper communautaire. Mais un GROS souper communautaire! Chacun y apporte un plat concocté seul dans son coin. Ça arrive souvent, dans de tels cas, qu'on se retrouve avec un surabondance d'entrées ou de desserts. Ça arrive aussi que certains convives ont oublié de popoter un petit quelque chose ou ne se sentent pas le talent d'une Di Stasio ou d'un Ricardo et préfèrent acheter des entrées congelées qu'on dit choisies par un président. Je crois qu'une fête comme ça peut très bien décoller quand même, malgré les inégalités dans la quantité et la qualité des produits mis en commun. Je pense que les convives peuvent quand même s'éclater.

Donner sans recevoir en retour... non... je ne me lance pas dans ça. J'aurais peur d'être moralisateur.

Je serai un avide lecteur des autres commentaires suite à ce billet nécessaire de Martin
 
Permalien 01/05/07 @ 14:59

Commentaire de: François Guité [Visiteur]

Trop de facteurs sont nécessaires à une culture de réseau pour espérer amener les membres d'un groupe à y participer. À brûle-pourpoint, quelques-uns de ces facteurs sont le temps, les valeurs, la confiance en soi, la motivation et les savoirs.

C'est la beauté des nouvelles technologies de la communication : elles permettent d'étendre son réseau au-delà de son réseau social réel, où le nombre limité de gens ne favorise pas la rencontre des affinités.

Sur le plan affectif, rien ne vaut la réalité. Sur le plan cognitif, par contre, je trouve l'étendue du monde virtuel plus nourrissante. Mais tout le monde n'accorde pas une si grande importance à ce dernier.

Dans le maillage de son réseau cognitif, on n'a guère le choix que de sortir de son cadre professionnel. C'est vrai pour moi qui m'éloigne de mon école. Dans votre cas, vous devez déborder du RECIT.
 
Permalien 05/05/07 @ 16:58

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