« Les conditions gagnantes!Une belle image! »

3 commentaires

Commentaire de:
Pierre Lachance

Mon premier commentaire avait été publié avant la fin de la rédaction du billet, donc voici une mise à jour.

Allo, merci bien pour le M. ;o) et pour avoir lu le billet.

En fait, je ne dis pas que j’utilise la stratégie du modèle mais bien que les enseignants appliquent facilement la méthode de réplication. Il faut juste en être conscient.

Je suis en questionnement présentement, donc j’ai une autre question: Est-ce qu’on doit accepter de former des professionnels qui ne veulent pas l’être (ou ne sont pas prêts)? Je sais qu’il y a les contraintes de notre emploi, mais il faut voir les impacts de ce geste qui peut sembler sans conséquence.

À + mon ami.

19/01/07 @ 14:53
Mario Asselin

Bravo pour cette réflexion «du Bas-du-Fleuve» qui contribue à nous faire avancer… Le texte de Gilles, celui de Pierre, celui-ci combiné au débat qui n’a pas levé sur «Édu-ressource» (ou «Plan-école», je ne sais plus trop) me semble converger vers une urgence de cibler le bon filon pour changer la dynamique de nos interventions.

Tout ça me fait penser au quatre/cinq milles dollars que j’ai mis dans le feu à mes premières tentatives de former les profs de mon école à Internet. Ils n’en avait rien à foutre eux, d’Internet, mais moi, j’y tenais. Une belle formation d’une journée pour quarante adultes où tout-le-monde-il-devait-apprendre-la-même-chose-en-même-temps! J’étais dans le paradigme de l’enseignement moi aussi. Trois mois après la formation, deux enseignants sur quarante éducateurs avaient réinvesti avec la formation reçue…

C’est là que j’avais compris qu’il me fallait changer mon plan de match. Depuis ce temps, je n’ai pas fait que des bons coups, mais je peux vous dire que je ne touche plus au «mur-à-mur». Je crois vraiment qu’il faut faire appel à la fibre apprenante des enseignants pour qu’ils aient le goût eux-mêmes de faire apprendre au contact des TIC. Nous sommes tous des immigrants dans ce beau monde et «notre accent» nous rend plus ou moins signifiants auprès des jeunes, natifs du numérique. Tant qu’on ne prendra pas conscience de notre accent et du besoin différencié d’entrer par la porte de notre choix qui nous aidera à comprendre comment ces merveilleux outils peuvent changer nos rapports aux savoirs, on va continuer de perpétuer notre dépendance au matériel avec lequel on veut enseigner. «Du cahier d’exercices au logiciel de présentation ou de traitement de texte, il n’y a qu’un pas et c’était le plus facile à faire». On n’est pas sortie de l’auberge. Et ce n’est pas une affaire de TIC. C’est une affaire de paradigme. Le mot est presque «brûlé», je sais. Mais l’essentiel reste de s’adresser aux enseignants comme on
voudrait qu’ils s’adressent aux élèves. Trouvons des situations d’apprentissage et d’évaluation authentiques pour les enseignants. Utilisons des SAE qui sollicitent les TIC parce qu’ils répondront plus efficacement aux besoins et là peut-être les enseignants intégreront le potentiel puissant des TIC. Nous faisons apprendre au contact des TIC parce qu’en tant qu’apprenants nous avons vécu et intégré un apprentissage signifiant au contact des TIC. Notre petit côté paresseux a été servi par la puissance des TIC et on ne voudrait pas revenir en arrière. On n’écrit plus avec un traitement de texte parce qu’on commence à apprendre qu’en écrivant sur un wiki ou un blogue on fait bien mieux pour servir la culture de réseau à laquelle on croit…

Excusez cette envolée du vendredi 15 h. C’est juste que ce billet de quelqu’un que je n’avais pas lu depuis un bail, m’a fait bien plaisir…

19/01/07 @ 16:04
Commentaire de:
Pierre Lachance

Bonjour M. Asselin. Vous venez de me donner des outils pour ma réflexion. Merci.

Ne vous excusez pas de ce genre d’envolée ;o)

Au plaisir.

19/01/07 @ 16:16