« Le caractère implicite du développement des compétences professionnellesLa réplication »

4 commentaires

Gilles G. Jobin

Un leader qui y croit? Bien sûr, mais en fait, le leader N’A PAS LE CHOIX d’y croire car la compétence TIC est dans le programme de formation.
Mais même s’il y croit, QUE PEUT-IL FAIRE? Son budget est limité, ses profs n’ont pas de machine pour APPRENDRE à vivre avec un ordinateur, et les enfants ont souvent un labo informatique bloqué par la “sécurité".
Il faut beaucoup plus que croire au potentiel des TIC… Tout le monde le dit “Les TIC sont un incontournable.. bla-bla-bla". Je ne connais PERSONNE qui ne croit pas au potentiel des tic. Mais je connais plein de monde qui ne mettent pas leur culotte.

Par ailleurs, je ne crois pas au “plus-value” des tics. D’ailleurs, je ne vois nulle part où cette plus-value est démontrée. Est-ce que mettre du gras dans un traitement de texte est une plus-value par rapport à le faire avec une dactylo? Sans doute! Pis apres??? (Faudrait que je développe là-dessus ; peut-être que j’en ferai un billet! :-))

Un gestionnaire qui assiste à des formations n’y change rien (bien sûr, ça aide, mais…) : le problème, c’est la formation en tant que telle. Depuis des années, on forme… PIS ÇA donne RIEN… Des miettes, tout au plus. Ce sont nos formations surtout qu’il faut interroger et non pas ceux qui y assistent.

La solution, pour moi, est “simple” : donner une machine au prof, donner une machine aux élèves et ACCOMPAGNER les enseignants directement en salle de classe dans le concret.

Quant au RECIT, faut se demander s’il exerce vraiment un leadeship…

Je crois bien comprendre ton billet, Martin. Mais je me demande si des solutions de type conseiller pédagogique sont suffisantes. Encore la semaine dernière, à notre rencontre régionale, la direction régionale m’a lancé :
“Dans vos cs, y croit-on car vois-tu, le MELS ne peut pas faire grand’chose?” because l’autonomie des cs…
“Chère dame, lui ai-je répondu, dites-moi donc QUI a le pouvoir, et je vais aller lui parler dans le blanc des yeux.”
“Personne n’a le pouvoir. C’est un peu tout le monde", m’a-t-elle répondu.
Ah ! Ah ! voilà le problème… PERSONNE N’EST IMPUTABLE! La compétence TIC ne se développe pas ET TOUT LE MONDE S’EN FOUT… Et ceux qui ne s’en foutent pas sont perdus dans une masse d’indifférence ou de fonctionnaires qui ont bien d’autres chats à fouetter.

Sorry pour ma réponse un peu longue. Mais moi, je suis convaincu que l’intégration des TIC ne se fait pas…
Bien sûr, il y a des beaux projets dans la province, mais c’est quantitativement fort peu. C’est TOUS les enfants qui doivent développer la compétence TIC.

20/01/07 @ 21:30
Commentaire de: Pierre Lachance  
Pierre Lachance

Bon dimanche à vous.

Définition personnelle pour le présent commentaire :: éducateur: personne travaillant dans le système d’éducation.


Et si ce n’était pas de leur (direction, CS, MELS, syndicat, CP, services informatiques, RÉCIT, etc) faute, mais de la mienne (éducateur qui a un programme de formation à respecter) si l’intégration des TIC ne se fait pas autant qu’elle le devrait?

Je ne sais pas si c’est le manque de neige (en Beauce en tout cas) mais on regarde toujours chez le voisin pour trouver LE coupable. Alors que je suis le coupable. Je fais partie des AUTRES, ceux qui doivent faire des efforts pour que nos jeunes puissent se préparer convenablement au monde qui les entoure.

Personne ne dit que c’est facile d’intégrer les TIC dans l’apprentissage des élèves et dans ses propres apprentissages. Non, ce n’est pas simple. Enseigner non plus. Tout comme prendre sa part de responsabilité dans un problème.

C’est dans cet esprit que j’ai écrit ce billet: http://recit.org/index.php/mst/2007/01/19/un_schema_derangeant

Martin nous amène un cas où ça semble marcher. À qui la faute? Celle de l’éducateur qui a fait des efforts pour que ça marche. Donc probablement plusieurs personnes. Bravo à tous!

21/01/07 @ 13:03
Commentaire de: Clément Laberge  
Clément Laberge

Je suis assez d’accord avec l’approche de leadership sous-entendue dans le texte de Pierre. Cela me fait penser à ce texte, lu plus tôt aujourd’hui:

ARE YOU A LEADER?
http://www.michaelhyatt.com/fromwhereisit/2007/01/are_you_a_leade.html

J’ai personnellement pris la résolution dans les dernières semaines de cesser de me battre « contre » et de consacrer toutes mes énergies à me battre « pour » — c’est à dire éviter de « déplorer, dénoncer, critiquer » et d’adopter plutôt comme stratégie d’action la proposition. Cesser de « répondre » et proposer — au risque de se tromper. J’apprécie beaucoup les textes de Martin depuis quelques jours pour cette raison.

Il faut écrire: nos blogs, des livres, des manifestes (le groupe REPARTIR 2.0?) — pour tracer la voie. Écrire pour avancer, malgré les obstacles, plutôt qu’écrire pour en signaler l’existence. Ce sera mon parti pris cette année en tous cas.

Salutations à tous et à toutes du RÉCIT!

21/01/07 @ 17:17
Brigitte Long

Salut Martin,
Contente de te lire. Oui, il y aura toujours des gens qui placeront des barrières. Oui il y aura toujours des personnes pour dire que ce n’est pas possible, que ça ne vaut pas la peine.

Dans ma démarche d’intégration des tics, j’ai compris assez rapidement que le message d’un enseignant insatisfait se répète beaucoup plus souvent qu’un enseignant satisfait. Chez-nous, on mise sur les « Ça marche ! ». . Et plus nous disons « Ça marche ! », plus l’intégration se fait de façon continue.

Ce qui fait que notre école vit des réussites et mêmes plusieurs réussites est le fait qu’on y croit, qu’on veut y croire et qu’on n’arrêtera pas d’y croire. À force d’y croire, les gens croient en nous et le tout n’est plus un projet de 2 ou 3 enseignants, ni un projet d’école, mais un projet où la communauté d’apprentissage s’agrandit. La preuve, un groupe, de nos élèves, arrive de France pour partager nos réussites.

Nos élèves sont choyés et ont la chance d’apprendre dans un environnement où les technologies occupent une grande place. Oui c’est possible et oui il y a des apprentissages significatifs qui se font. Nos élèves se surpassent dans bien des domaines.

À bientôt et n’oublie pas…c’est possible

21/01/07 @ 20:01