Quand Martin a dit oui à ma proposition (à moins que ce ne soit le contraire) de coanimer un atelier au colloque de l'AQUOPS 2008 sur le Web et Éducation 2.0, notre but était de semer une graine pour, peut être, récolter des fruits l'an prochain. On connait le temps germination de nos folies.
Ce qu'on ne savait pas c'est que nous aurions que 45 minutes pour la planter cette graine. En fait, dans le programme du colloque l'atelier durait 1h15, mais l'AQUOPS a modifié entre temps l'horaire du vendredi PM (mise à jour: l'horaire n'a pas été changé, seules les heures de l'atelier à la page 39 du programme étaient fausses). Donc, animateurs, faites vite! Ce qu'on a fait par respect pour les participants. On avait bien du contenu, de bonnes réflexions, mais on a coupé les coins ronds. J'en m'en excuses auprès des participantes et participants, très nombreux pour un vendredi PM en passant.
Bon, ok, la critique est faite, passons aux réponses de Monsieur Bond, James Bond (on prend les questions du groupe et on les associent à Monsieur Bond pour garder l'anonymat).
Bond: Il y a une rumeur qui dit que ce qui est sur un serveur de Google appartient à Google.
Moi: La règle de base: bien lire ce qu'on accepte en se créant un compte sur n'importe quel site Web 2.0. Mais, par exemple, tout comme le matériel qui se retrouve sur le portable que votre CS vous prête, son contenu appartient à votre CS. Donc, il faut savoir qu'une entreprise (ou une commission scolaire) qui vous offre un outil/hébergement, peut faire ce qu'elle veut (il y a quand même les droits d'auteurs qui peuvent s'appliquer) des informations que vous y avez laissées. Cependant, il faut avouer, par le manque de jurisprudence, qu'il y a un flou juridique assez prononcé.
Bond: C'est quoi au juste l'éducation 2.0?
Moi: On a essayé de vivre l'atelier dans le sens de l'éducation 2.0. C'est-à-dire que nous avons donné la parole aux gens dans la salle, nous avons coconstruit avec les participants, nous avons essayé (pas réussi par le manque de temps) d'aller dans la direction des besoins des participants, nous avons laissé entendre que LA réponse, on ne l'avait pas, qu'on devait la coconstruire, etc.
Pour lire sur le sujet, voici le manifeste qui donne bien des pistes de réponse.
De notre côté, nous croyons qu'un apprenant 2.0 est plus autonome face à ses apprentissages, de là ce blogue.
Bond: Notre CS bloque Youtube et TeacherTube, que peut-on faire?
Moi: Elle n'est pas la seule à bloquer les TIC plutôt qu'éduquer aux TIC, qui est l'action la plus facile à prime abord. Mais j'ai confiance que si on se regroupe et qu'on essaie d'éduquer nos institutions aux TIC, nous réussirons à faire avancer les choses. Pour ma part, si vos élèves produisent des vidéos et que vous voulez les publier sur le web, un bon vieux site sous SPIP peut faire l'affaire. Voir cet exemple (une journée de formation en robotique).
Bond: Je ne comprend pas la langue qui se parle à l'AQUOPS.
Moi: Merci de cette critique constructive. Il est vrai qu'un colloque d'utilisateurs de l'ordinateur (ce que veux dire l'acronyme AQUOPS), donc de gens qui en font des TIC, peut être un peu «brumeux» pour quelqu'un qui débute en TIC. Je ne peux pas répondre au nom de l'AQUOPS, mais il y a débutant et débutant. Si les mots USB, périphérique, réseau sans fil, navigateur, applications en mode local, etc, vous font peur, le premier pas n'est peut être pas le colloque de l'AQUOPS. Je vous propose plutôt de vous faire accompagner par votre animateur RÉCIT (une pub
) pour débroussailler les TIC en ensuite venir au colloque pour aller plus loin et avoir d'autres idées. Mais ce n'est que mon opinion.
Ce commentaire m'a amené cette question: Quand Martin et moi avons placé l'atelier Web 2.0 de niveau débutant, était-ce pour les débutants en TIC ou les débutants en Web 2.0? Très différent!
Bond: Les TIC avancent vite, est-ce que la pédagogie est capable de suivre?
Moi: Grosse question que celle-là Monsieur Bond, un document de 200 pages ne serait pas suffisant pour y répondre convenablement, car il y a plusieurs aspects au problème. Mais j'ose ceci: nous (les pédagogues) n'avons pas «à suivre les TIC» pour pouvoir les intégrer (intégrer = processus) dans les apprentissages des élèves. Je crois que nous n'avons qu'à être en mode apprentissage nous même et à donner de la place aux élèves pour ce faire. Mais encore ici, ce n'est que mon opinion.
Mot de la fin
Encore une gros merci aux participants pour leur écoute/participation.
Un merci à Mme Chrstiane Dufour pour son partage.
Un merci à Martin pour sa coanimation qui est toujours capable de me calmer ![]()
Je crois que la réflexion sur le concept de web 2.0 et Éducation 2.0 continuera. À l'automne, une journée de travail à la rencontre du RÉCIT serait intéressante à vivre. Et pourquoi pas une journée thématique au prochain colloque de l'AQUOPS?
À poursuivre...
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