Un schéma dérangeant, partie 2

Janvier 22nd, 2007

Dans mon premier billet ( Un schéma dérangeant, partie 1 ) sur le schéma de «l'enseignant réseauté», je remets en question mes stratégies de formation et je débute une réflexion sur ma vision des TIC.

Martin me fait signe de la main en me disant de faire attention à la stratégie du modèle. Ce que je note avec plaisir. Il est toujours sage de ne pas utiliser qu'une seule stratégie dans les formations ou toutes autres actions.

Martin revient avec ce que j'appellerais un «check list» pour la réussite d'une implantation des TIC réussie. Pour ma part, ma liste est courte, il n'y a que moi dessus!


M. Asselin fait un tour des lieux
et amène ses points. Je dois enregistrer l'émission «Méchant Contraste» où Gilles a été questionné.

Schéma

Bon, en examinant le schéma de nouveau, je remarque une chose: il y en a en patate verte des éléments à développer/exploiter pour être une personne réseautée! Malheureusement pour celles et ceux qui n'ont pas commencées à intégrer les TIC dans leurs apprentissages, je crois que ce schéma dit vrai. Ce qui signifie qu'il y a en effet, beaucoup d'efforts à mettre pour y arriver. Ce qui représenterait donc un défi de société peut être plus grand que certains veulent le croire. Aux grands maux, les grand remèdes: un portable par éducateur.

Une autre chose me saute à la figure (mes réflexes m'aident à éviter la claque), ce petit bonhomme réseauté est un «auteur» (par rapport à consommateur). Il crée et publie des trucs sur le web (il a donc conscience des avantages de le faire), il demande aux autres (ceux qui visitent sa maison virtuelle) à le commenter/critiquer/encourager/supporter, il réussit de plus en plus à trouver par lui-même (sans le gentil formateur à ses côtés) des solutions à ses problèmes (j'oserais dire qu'il devient autodidacte), etc.

Question: Ne devrait-on pas travailler sur les difficultés qu'ont les gens à «apprendre avec/sur le web»? J'entends régulièrement des choses comme: avant d'écrire je dois être certain que c'est «parfait», que mon opinion ne dérangera pas, que c'est vraiment ce que je pense (donc que je ne changerai pas d'idée), etc.

Autre question: le premier contact avec les TIC ne devrait-il pas être avec une communauté apprenante virtuelle plutôt qu'avec un traitement de texte?

Je dois trouver un moyen de faire connaître davantage ces diverses communautés aux éducateurs.

Ce schéma me dérange, il me questionne.

Un schéma dérangeant, partie 1

Janvier 19th, 2007

ATTENTION! ATTENTION! Le présent billet (et la suite) est une réflexion en construction. Rien de plus. Elle n'implique que moi. Le présent blogue est utilisé pour objectiver mon travail, non pour dire aux autres quoi penser/faire ;o)))

Dans ce billet je présentais un schéma trouvé par M. François Guité. Depuis, il me dérange, il m'oblige à me questionner, à objectiver mes stratégies de formateur TIC.

Le revoici:

Il faudra que je traduise et explicite le tout, mais pour l'instant, il fait la «job».

Formation

Une des stratégies qui a été utilisée au Québec pour favoriser l'intégration des TIC est de former les gens sur des logiciels. On place des apprenants dans une salle d'ordinateurs et on leur dit de cliquer sur tel icône puis de suivre ce que fait le formateur ou le didacticiel. Après avoir fait le tour des menus (ce qui prend plusieurs heures de la formation), on essai de leur donner des idées de situations d'apprentissage où le logiciel étudié pourrait être utile.

Un peu simplifié (beaucoup diront certains) mais je ne crois pas être trop dans le champ. Dans ce cas, l'enseignant retourne en classe avec quoi? Des idées et un didacticiel. Si on demande à cette personne de refaire telle action avec le logiciel, elle ne s'en souvient déjà plus. Elle doit consulter le didacticiel. Cercle TICeux.

Bon, où je veux en venir avec cet exemple? Ici: est-ce qu'on respecte le processus d'apprentissage quand nous (les formateurs) faisons ça et est-ce que les impacts dans la classe sont suffisants par rapport au coûts (temps+$$) ?

On ne part pas d'un besoin des apprenants;
On devrait peut être les questionner avant la formation (ou plutôt avant la rencontre de travail) sur ce qu'ils font en classe et ainsi trouver avec eux la TIC (ou les TIC) qui peut l'aider.

On ne leur fait pas confiance dans leur capacité à le consulter sans nous le fameux didacticiel;
Si on accompagnait les enseignants dans leur recherche/utilisation de didacticiels, on travaillerait à rendre autonome (ce qui est important car on ne peut accompagner tous les éducateurs pour toujours) ces gens face aux TIC.

On leur montre qu'un groupe devrait faire la même chose en même temps avec les TIC;
Nous sommes des modèles. Nous sommes observés durant les formations (en tout moment s'ils lisent le présent blogue ;o)). La réplication (non péjoratif) est une des choses que les enseignants sont très compétents à faire.

etc.

De plus, est-il seulement possible que l'on réussisse à former sur suffisamment de logiciels pour que l'utilisateur puisse exploiter les TIC dans le sens de la compétence du programme (choisir le bon outil pour la tâche et en évaluer l'impact...)? Il y a des CS qui coupent présentement dans les formations des enseignants pour entrer dans leur budget. Imaginez si on veut former sur disons 10 logiciels par année.

Je suis un peu jeune pour savoir depuis combien de temps on forme sur les logiciels (comme si c'étaient des ustensiles), mais je peux dire sans trop me tromper que ça fait plus de 10 ans. Des recherches, sondages, impressions des gens de terrain, semblent nous dire que les TIC ne sont pas plus présentes dans l'apprentissage des élèves aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Est-ce que ce sera la même chose dans 10 ans? Certainement si on ne se questionne pas sur nos stratégies et qu'on ajuste pas le tir.

Je sais qu'il est difficile de s'avouer que ce qu'on fait ne fonctionne pas, mais si on le fait pas, ça sera encore pire je crois. Enfin, c'est ma grand mère qui disait ça.

Visions des TIC

Dans ma réflexion sur ma vision des TIC, quelques billets me seront utiles:


Deux conceptions

Vue globale des problèmes à intégrer les TIC
Une belle image!
Une belle réflexion!
Un Wiki au primaire
Communication 101
Stratégie TIC, laquelle?
Stratégies gagnantes pour intégrer les TIC

Je crois que notre propre vision des TIC a des conséquences sur plusieurs éléments. Dont les formations que l'on offre. Depuis 10 ans, la vision ustensile domaine en éducation. On fait écrire des textes dans «Word», des présentations dans «PPT», etc. Je rappelle cette citation de M. Nicholas Negroponte:

«Une des choses les plus tristes mais les plus répandues dans les salles informatiques des écoles élémentaires [lorsqu'elles existent dans les pays en développement] est que les enfants sont formés à utiliser Word, Excel et PowerPoint, souligne-t-il dans une interview par courrier électronique. Je considère cela criminel, car les enfants devraient être actifs, communiquer, explorer, partager, au lieu d'utiliser des outils de bureautique.»

< Début d'une parenthèse>
Pour ma part, le traitement de texte est devenu un logiciel qui s'ouvre que pour lire les documents que les gens m'envoient. Je n'écris plus dans ce type de logiciel. Pourtant, je crois écrire/communiquer/construire régulièrement. Je n'écris plus pour une impression papier. J'écris sur des blogues pour partager mes réflexions, sur un wiki pour coconstruire, sur une site web pour informer, dans un idéateur pour structurer ma pensée, etc. Le traitement de texte n'est pas le bon outil pour ce faire. Suis-je le seul dans ce cas?

Je peux dire la même chose des présentations multimédia. J'utilise pour mes présentation Freemind ou la fonction Prez du WikiNiMST.
< /Fin de la parenthèse>

En passant, une petite question: pour quelle raison on veut «tant» former les enseignants sur le traitement de texte? Parce que c'est une application qui existe depuis tellement d'années et qui est utilisée dans les milieux de travail?

Le schéma ci-haut me dérange. Il me questionne.

À suivre...


Édition: Étant une des causes de ma réflexion, j'ajoute ce billet de Gilles à ceux ci-haut.

T + M = P

Novembre 27th, 2006

Où T = TIC, M = Mathématique, P = Plaisir

Les 23 et 24 novembre dernier le RÉCIT MST a donné une formation à 18 enseignantes et enseignants de mathématique du 2e cycle du secondaire à la commission scolaire de la Beauce-Etchemin. Oui oui, chez nous!

Vous trouverez les informations sur la formation ici.

Que d'émotions!

Comme le titre l'indique, j'ai eu beaucoup de plaisir lors de ces deux journées, et je crois que les enseignantes et enseignants aussi. Et ce, malgré des journées assez chargées au niveau des émotions. Se sentir perdu, déstabilisé, incompétent, durant quelques minutes (heures) est difficile pour des (pas tous) enseignantes et des enseignants. Il faut avouer que nous ne sommes pas très conventionnels dans nos formations (Pierre et moi). On ne donne pas vraiment de réponse «attendue» aux questions, on laisse les apprenants découvrir par eux même les ressources mis à leur disposition et faire les liens avec ce qu'ils font en classe, on leur fait construire sans leur donner de plan, etc. Ce qui est différent de ce qu'ils sont habitués d'avoir comme formation on dirait.

Il est toujours très difficile pour un formateur de lire le désarroi &#88;&#88;&#40; dans le visage des participants lors du diner de la première journée de formation. Certains disent ne rien comprendre à nos paroles ou aux logiciels (trop de nouveau vocabulaire) alors que d'autres aimeraient avoir un guide papier à suivre pour arriver au bout de «nos» objectifs. Mais nous sommes «costauds» et on garde le cap en sachant que les apprentissages ne se feront que si elles sont construites par les apprenantes et les apprenants. Donc pas de recette à suivre, juste un cadre (un cône) à l'intérieur duquel nous laissons travailler le participant. C'est ce que nous appelons «mettre l'apprenante et l'apprenant au centre de ses apprentissages».

Deux jours plus tard, les visages ressemblent moins à des points d'interrogation et on peut lire la fierté d'avoir réussi à s'approprier des TIC et d'avoir produit un scénario d'apprentissage (selon leurs besoins... un peu de différenciation) à vivre avec leurs élèves. Voir ces vidéos pour en savoir plus sur les idées de scénarios. En passant, je tiens à féliciter les enseignantes et les enseignants de leur travail, on peut dire sans se tromper que tous ont développer leur compétence TIC et atteints les buts de la formation.

Quelques notes importantes

Les enseignants de mathématique ont exprimé le besoin d'avoir plus de contacts avec les enseignants de science et technologie afin d'échanger sur ce qu'ils font en classe. Ceci dans le but d'avoir/de créer des situations d'apprentissage communes. Le travail d'équipe est une façon très intéressante d'aborder le programme de formation et d'ajouter de la cohérence/signifiance des contenus dans le domaine MST.

M. Couillard a eu beaucoup de discussions sur ce que veut dire intégrer les TIC dans l'apprentissage des élèves. Nous favorisons l'exploitation d'un logiciel comme Geonext par l'élève pour démontrer un théorème plutôt que l'utilisation du logiciel par l'enseignant pour démontrer ledit théorème au projecteur.

On a eu une question intéressante: Quel est LE logiciel dans lequel je peux mettre mon temps limité d'apprentissage? Hum... LE? Celui qui répond à tes besoins lui répondis-je. Ho! Mauvaise réponse car la personne voulait un nom de logiciel. Deuxième partie de réponse: Je peux m'assoir avec toi (jouer mon rôle de conseiller) pour faire ressortir tes besoins et de là te guider vers quelques logiciels. Mieux acceptée comme réponse &#59;&#41;

Améliorations à apporter à la formation?

Comme rien n'est parfait, il y a quelques éléments que j'améliorerais pour les prochaines formations. Comme par exemple, notre ordre du jour est en fait davantage une liste de ressources qu'un ordre du classique. on devrait peut être créer un réseau de concepts pointant vers les ressources. Ce type de document est plus visuel et sera peut être plus clair pour les participantes et les participants.

Cet ordre du jour «graphique» devrait aussi aider les gens à suivre la présentation du premier matin. Présentation qui contient plusieurs nouveaux mots de vocabulaire et concepts. Ceci diminuerait peut être le sentiment d'être perdu pour certaines personnes lors du premier diner?

Des vidéos des produits c'est bien, mais il manque quelques traces de la démarche des enseignantes et des enseignants.

Conclusion

Je suis fier de cette formation. Je crois que nous interviendront de nouveau dans notre commission scolaire sous peu car des gens du premier cycle du secondaire sont jaloux. &#58;&#68;

Un GROS MERCI à Annie Fontaine (la «cépère» de mathématique) pour l'organisation de cette formation.

Un nouveau blogue de l'Agence Science-Presse

Octobre 31st, 2006

Comme vous le savez, je surveille ces blogues depuis quelques temps. Un petit nouveau vient de débuter, La science sceptique.

Un blogue à suivre pour ceux qui questionnent le monde.

Mise à jour du 2 novembre 2006:
Voici le communiqué de presse officiel:


COMMUNIQUÉ - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

SCIENCE ! ON BLOGUE... CONTROVERSE !

Montréal, le 2 novembre 2006 - Si vous croyez encore que les scientifiques
sont des gens enfermés dans leur tour d'ivoire, c'est que vous n'êtes pas
venus visiter SCIENCE, ON BLOGUE très souvent!

Lancée il y a exactement un an, cette initiative de l'Agence Science-Presse
se révèle une telle réussite qu'un 6e blogue est cette semaine ajouté à la
liste: après la génétique, l'environnement, l'astronomie, la physique et la
culture voici... le blogue sceptique! Un premier billet est déjà en ligne,
rédigé par Normand Baillargeon, professeur à l'Université du Québec à
Montréal et auteur du Petit guide d'auto-défense intellectuelle.

De nombreuses personnes l'ont dit avant nous: à l'heure où la science prend
de plus en plus de place dans notre culture, un solide esprit critique est
nécessaire pour dégager le bon grain de l'ivraie. Tantôt, ce sont des gens
mal intentionnés qui disent des bêtises mais les maquillent si habilement
dans un langage scientifique, que cela leur donne une apparence de sérieux.
Tantôt, ce sont des scientifiques qui communiquent mal leur savoir ou
s'engagent sur des pistes qui posent des dilemmes éthiques.

Vous voulez discuter de ces questions, vous avez vous-même des
interrogations, vous êtes passionnés de science mais en même temps un
citoyen sceptique? Bienvenue! Ce blogue est pour vous!

http://blogue.sciencepresse.info/controverse

Le blogue " Science sceptique " s'inscrit dans la "phase deux" de SCIENCE ON
BLOGUE! Après les quatre blogues initiaux lancés il y a un an, l'Agence
Science-Presse avait ajouté en mai dernier un 5e blogue, surŠ la culture! À
Mario Tessier, blogueur de la première heure, s'ajouteront ce mois-ci
Frédéric Abraham, étudiant au doctorat en philosophie et Yves Gingras,
sociologue des sciences à l'Université du Québec à Montréal.

Au cours des prochains mois, deux autres blogues s'ajouteront à notre liste:
le " Business de la science " et " Science à poils " (sur les animaux, bien
sûr!).

Depuis le lancement en octobre 2005, la réaction des internautes révèle que
des blogues rédigés par des scientifiques répondent à un besoin: SCIENCE !
ON BLOGUE a dépassé la barre des 10 000 pages vues dès décembre 2005, des 35
000 pages vues en juin 2006 et des 75 000 en octobre!

Joignez-vous à nous!
http://blogue.sciencepresse.info/

À PROPOS DE L'AGENCE SCIENCE-PRESSE
Fondée en 1978, l'Agence Science-Presse (ASP) est la seule agence de presse
scientifique en français dans le monde. Son site web est aujourd'hui devenu
le plus populaire des sites de science du monde francophone.
Pour en savoir plus sur l'ASP:
http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue_info2.html

Pour informations:
Josée Nadia Drouin 844-4388 poste 222
Ou nadia@sciencepresse.qc.ca

Quand trois passions se croisent

Octobre 30th, 2006

J'aime le cinéma. J'aime la science. J'aime les TIC. -> Billet sur un film où on fouille (pour aller plus loin que le seul contenu du film) le côté scientifique/historique.

Un blogueur (M. Mario Tessier) de l'Agence Science-Presse vient d'écrire un billet que j'aurais aimé écrire. Oui il y a de la jalousie dans l'air ;o)

Magie de la science et science de la magie est le billet en question.

The prestige est le film que je ne manquerai pas de voir.

Je rêve du jour où un élève aura à écrire un tel billet dans le cadre de ses apprentissages. Car oui il y a des apprentissages en lien avec le programme de formation dans l'analyse d'un tel film. Pour en avoir une preuve, lisez le billet de M. Tessier.

Bon cinéma!

Science et société

Octobre 19th, 2006

Voici un très bon billet (Science on blogue!) qui met en perspective en quoi la science peut influencer la société (et vice-versa).

Un autre très bel exemple de ce qui est possible de faire faire à nos élèves sur un blogue scolaire.

Se donner du temps de production

Octobre 18th, 2006

Comme je l'ai écrit dans mon dernier billet, nous avons travaillé sur le projet de radio web nationale hier. Je tiens à remercier André Roux, Steve Quirion et Pierre Drouin pour me garder dans leur équipe de travail. Ce sont des gens avec qui j'aime beaucoup travailler. Merci encore.

Mon évaluation de la rencontre est très positive. Les gens étaient nombreux et très actifs. Sauf peut être Yvan Lessard ;o) Je t'aime aussi Yvan.

Nous avons eu beaucoup de bons commentaires sur le projet, ça devrait être une belle réussite. Il nous (les reponsables du projet) reste à produire les documents et à monter le site pour qu'une version beta soit prête en mai prochain (rencontre du RÉCIT) afin que l'équipe puisse retravailler sur le projet. La radio serait donc prête en septembre 2007.

Une des forces de cette rencontre est que nous avons eu une demie journée pour réfléchir/produire ensemble. Ce ne fut pas seulement une présentation mais il y a eu de l'action aussi. Un commentaire d'une personne anonyme: «C'est le type de session que j'aime, on se met au travail. On n'a pas toujours le temps de le faire quand on est dans notre milieu.» Je suis d'accord aussi à ce que nos sessions de travail nationales soient davantage axées sur la production. C'est pourquoi les participants au projet demandent une journée complète de travail à la session de mai.

Trop c'est comme pas assez disait ma grand-maman

Octobre 17th, 2006

Hier, le 16 octobre, nous avons eu une rencontre de travail sur différents sujets. Le RÉCIT MST a préparé une rencontre sur la météo, la robotique et la mathématique.

1) La préparation de ces projets est, selon moi, un des premiers projets où plusieurs personnes du réseau ont mis leur grain de sable ;o) Cette page wiki est une belle illustration (mais non exhaustive) de ce qui se vivra cette année dans le réseau. Je suis fier de ce travail.

2) Je suis un peu déçu de mon travail d'hier après-midi, je n'ai pas été capable de mettre mon nez dans la météo et dans la robotique comme je voulais le faire. Donc il y a sûrement des gens qui avaient des besoins auxquels je n'ai pu répondre. Je m'en excuse, la prochaine fois je me concentrerai sur un seul projet au lieu de 2 en même temps. Un GROS merci à François Bédard qui a pris en charge de présenter ses réalisations en robotique au groupe qui a profiter de ses exprtises. Je crois, malgré tout, qu'il y a bien d'autres formations en robot-TIC dans les CS qui nous attend.

3) Aujourd'hui je n'ai que le projet de radio web national (qui sera peut être, selon les participants, une projet de multimédia) à animer avec André Roux, Steve Quirion et Pierre Drouin. Avec ces garçons je me sens en sécurité ;o)

4) Mercredi je suis coanimateur d'un atelier sur le développement de la compétence professionnelle. L'outil qui sera exploré cette année pour suivre les enseignants dans leurs apprentissages est le Cyberpro, une section du Cyberfolio. Avec Sylvie Francoeur, Daniel Ricard et Martin Bérubé je suis là aussi en grande sécurité.

À suivre...

Deux billets inspirants

Octobre 7th, 2006

J'ai déjà présenté les blogues de l'Agence Science-Presse ici. J'ai aussi écrit ce billet qui présentait quelques bons billets.

En ce samedi matin j'ai lu deux billets que je trouve très intéressants également.

Mesurer le monde
et La querelle des OGM.

Le premier est un résumé de lecture, ce qui est une utilisation pertinente des blogues car l'auteur (un élève par exemple) du billet doit réussir à synthétiser sa lecture pour en faire ressortir les points importants.

Pour le deuxième billet, l'auteur a également lu un livre durant ses vacances. Mais au lieu de faire une synthèse de sa lecture il a contacté l'auteur du livre pour lui poser des questions. Ho! Voilà une belle façon de faire connaître le livre et un autre type de billet très intéressant. Je félicite M. Jean-Paul Oury, auteur de «La querelle des OGM» pour sa disponibilité.

À noter que les deux sujets des billets sont directement liés à notre programme de formation. Nos élèves pourraient très facilement commenter ces billets pour en savoir plus ou tout simplement pour remercier les auteurs.

La météo n'est plus au programme, on ne peut pas faire de météo

Octobre 5th, 2006

Voilà une phrase que j'entend quelques fois par année. Je parle ici de la météo mais c'est vrai aussi pour la robotique, ou les sondes. Parce que ce n'est pas explicitement nommé dans le programme, des enseignants se disent que ces projets sont donc inutiles. Hum... je ne suis pas d'accord, voici pourquoi.

1) Le programme veut développer des compétences, non seulement des connaissances.

2) Une connaissance décontextualisée, exemple les phases de l'eau, peut être «vue» grâce à des notes de cours écrites au tableau. Mais si on veut que l'élève développe une (ou des) compétence, contextualiser le savoir est avantageux.

Si on compare le programme du premier cycle du secondaire avec l'ancien programme de science physiques on a en effet perdu le thème «météo». Mais on peut se poser la question suivante: quels sont les savoirs essentiels (il y a aussi des compétences à développer, mais je ne les expliciterai pas ici) qui pourront être abordés si on réalise un projet météo en classe?

1er cycle secondaire:

Univers matériel: «Organisation», «Propriétés» et «Transformations». Ces savoirs sont présents dans la compréhension de la météo (vent, réchauffement, phases de l'eau, conservation de la matière, pluie, pollution...).

Terre et espace: «Caractéristiques générales de la Terre», «Phénomènes géologiques et géophysiques». En étudiant la météo, ces savoirs seront un atout pour sa compréhension.


Univers technologique
:
«Forces et mouvements» et «Ingénierie» (si on fait construire des instruments de mesures aux élèves) sont également une source de savoirs essentiels à la météo.

Et la mathématique? Et bien j'imagine que les statistiques, les probabilités, l'algèbre, l'arithmétique sont «très» utiles lorsqu'on travaille avec des systèmes/données météo.

Je m'arrête ici, mais un projet en météo oui c'est au programme. Faut juste lire le contenu avec une attitude d'ouverture.

Au plaisir.

PS: Un projet météo est présentement en construction au RÉCIT. Je vous tiendrai au courant des développements d'ici quelques semaines.