Formation Web 2.0 et MST

Octobre 28th, 2010

Nous sommes en formation Web 2.0 MST aux Îles-de-la-Madeleine. http://recit.org/ul/1j4

Nous tenterons de mettre les gens en action avec les outils 2.0 le plus rapidement possible (prise de notes communes dans un Google Doc public, ajout de commentaires au bas de notre article sur le site, faire compléter un formulaire et ajuster instantanément la formation selon les résultats, participer à EnDirect, suivre des fils RSS avec un agrégateur, etc).

Une couleur MST sera donnée (pour les enseignants de ce domaine) et ce dans l'esprit de notre dossier «Communication en MST». La compétence communiquer en MST est donc mise à contribution, tout comme l'aspect communauté d'apprentissage (lien avec la communauté scientifique et mathématique).

Bien que nous ne pourrons pas totalement éliminer la «jasette» du formateur (pour respecter notre vision de l'apprentissage), nous mettons tout en oeuvre pour que les participants puissent mettre leurs doigts sur le clavier et construire/apprendre le plus possible.

Suivre nos traces de cette journée sur EnDirect (mot-clé #Îles2010).

Un merci spécial à Mme Brigitte Carrier de la commission scolaire des Îles pour l'organisation du colloque. On sent vraiment que tout le monde est impliqué et intéressé par ce colloque. Bravo!

Le changement s'effectue

Septembre 24th, 2010

... lentement, mais il est là!

Les TIC, on le sait, ne sont pas simples à intégrer dans l'apprentissage des élèves. Mais je constate un changement d'attitude des enseignants.

Je trouve qu'il est est plus simple de nous faire comprendre quand on explique ce qu'on veut faire faire avec les TIC. Passer de consommateur à auteur (ou que les TIC soient utilisées comme outils et non seulement comme ustensiles) afin que ce soit l'élève qui crée/apprenne avec les TIC, pas seulement consulter de l'information (présenté par l'enseignant, sur un site Web, sur un CD, etc).

Un exemple, le logiciel de programmation Scratch, qui n'est pas un outil de production (ce logiciel n'est pas fait pour exporter les productions dans des formats vidéos ou autres) mais bien d'apprentissage, a maintenant son public. Des enseignants qui comprennent l'avantage de placer les élèves face à des problèmes réels pour qu'ils développent, entre autres, leur compétence à résoudre des problèmes. On est ici dans des processus cognitifs de haut niveau. Voir Taxonomie révisée de Bloom.

Un autre exemple, lorsqu'on travaille/développe avec des enseignants, il est de plus en plus facile de leur faire faire des liens entre le projet TIC et le programme de formation. Ceci est surement dû au fait que ça fait quelques années qu'ils se l'approprient, le vive. Alors, les compétences/connaissances à développer en robotique/Geogebra/Sketchup/Web 2.0/+++ par exemple ressortent plus rapidement.

Un élément qui nous aide aussi est que le bouche à oreilles fonctionne. La stratégie de «contamination», qui consiste à «espérer» que les enseignants que l'on forme contaminent positivement leurs collègues, est la cause de bien des formations.

Un autre changement s'effectue, celui d'être de plus en plus conscient de l'importance de la formation en TIC afin d'aider les élèves à «mieux» les exploiter (droit d'auteur, sécurité, éthique, identité numérique, etc). Ils hésitent de moins en moins à accepter l'invitation pour de la formation. Et ce genre d'aventure en illustre aussi l'importance.

Tout n'est pas rose pour autant (j'aimerais que beaucoup plus d'enseignants embarquent dans l'aventure TIC), mais de constater ces changements me fait du bien. J'ai moins l'impression de donner des coups d'épée dans l'eau.

École numérique, des notes de lecture

Septembre 15th, 2010

Suite à une rencontre où le sujet de l'école numérique a été traité, je me suis mis à lire sur le sujet pour me faire une tête.

Tout en fouinant ici et là, ce rapport (http://www.reussirlecolenumerique.fr/ ) a attiré mon attention de par son caractère très complet et récent.

Voici quelques citations qui m'ont parues importantes.

Les « digital natives » ont grandi avec le numérique ; cela a modifié leur façon de penser et de raisonner. Cependant, les études montrent qu’ils n’ont qu’une maîtrise superficielle de ces outils et n’ont quasiment aucune connaissance des devoirs éthiques qu’impose Internet. Les former à l’utilisation de ces outils apparaît ainsi comme une priorité. (p.8)

La technique, les élèves la maîtrisent relativement bien, il faut concentrer nos efforts ailleurs (développement de compétences/savoirs, éthique, droits d'auteurs, efficacité, etc).

Les études de l’OCDE ont également montré que les Tice amélioraient la qualité de l’enseignement (OCDE, 2001) ainsi que les résultats scolaires : Les élèves qui utilisent un ordinateur depuis plusieurs années ont des résultats supérieurs à la moyenne de l’OCDE au test PISA (OCDE, 2006 260). Les technologies ont ainsi pris une place de plus en plus importante dans l'enseignement et sont devenues un aspect de premier plan dans la formation continue dans de nombreux pays de l'OCDE (Selwyn, 2003 261). (p. 75)

On attend quoi?

« pour que les Tic suscitent la motivation de l’élève, il faut que ce dernier soit constamment invité à faire des choix et avoir son « mot à dire » dans sa façon d’apprendre. De plus, il faut qu’il reçoive des encouragements appropriés et des commentaires judicieux sur les actions qu’il pose et sur sa démarche d’apprentissage. Il faut également qu’il puisse faire des erreurs, sans pour autant être critiqué. Enfin, il faut que l’environnement soit convivial et attirant […] ». (p. 107)

Pistes intéressantes sur le comment.

L'absence de formation pédagogique représente l'obstacle principal à l'utilisation des Tice par les enseignants. (p. 121)

On le sait, mais...

L’arrivée timide des manuels numériques, en cette rentrée 2009 a provoqué beaucoup d’enthousiasme dans un premier temps et une certaine impulsion dans l’utilisation des outils numériques. Cependant, l’excitation du début semble laisser la place à une forte déception de la part des enseignants, les manuels numériques étant le plus souvent des « manuels numérisés »… (p. 122)

Apprendre des erreurs des autres, ça pourrait nous aider à avancer.

Pour mes autres notes, voir cette page: http://recit.org/ul/1cb

Un sujet que je suivrai de près. Donc si vous avez des lectures à me suggérer, n'hésitez pas à utiliser les commentaires ci-dessous.

Lecture à propos du Web 2.0

Septembre 13th, 2010

J'ai parcouru ce dossier sur le site www.cahiers-pedagogiques.com et voici quelques éléments qui m'aideront dans mes apprentissages autour du Web 2.0.

Pas simple ce nouvel espace (p.14):

Accompagner les enfants sur Internet est une mission difficile. Difficile, parce que les enfants ont déjà leurs propres pratiques, parfois plus expertes que ceux qui sont censés les leur enseigner. Difficile parce qu’Internet est un espace complexe et hétérogène, qui a tendance à introduire l’espace intime dans l’espace public, qui brouille les notions qu’on pensait maitriser jusqu’à présent en introduisant de nouvelles métriques nécessitant de nouveaux apprentissages. Difficile parce qu’on ne cesse de nous répéter qu’Internet est un terrain dangereux – virus, spamming, happy slapping, sexting, mais également violence, sexe, vol et pédophilie comme le suggérait la campagne démagogique de la secrétaire d’État à la famille de la fin de l’année 2008 – au point qu’on pourrait le croire plus dangereux que l’espace physique.

J'ajouterais que c'est difficile, parce qu'il y a embûches sur le chemin de l'enseignant qui veut exploiter le Web collaboratif (je me force à ne pas utiliser le terme 2.0). Parce qu'on oublie trop souvent que la relation enseignant-élève est humaine (faire des liens avec ses élèves, ce n'est pas du temps de perdu). Parce que l'enseignant a besoin de formation/accompagnement/support en lien avec la «technique 2.0» et le «pédagogique 2.0» (j'avoue que c'est plus cool d'utiliser le terme 2.0 :oops:)

Effet secondaire du blocage (p. 14):

La tentation de l’hypercontrôle constitue une antiéducation qui renforce le clivage entre les générations, conduit les adolescents à refuser tout contact avec les adultes, et leur apprend à mentir.

La première réaction est trop souvent de bloquer, mais j'aime l'idée qu'on puisse discuter pour peut être débloquer et commencer à éduquer.

Les «natifs» savent-ils tout à propos du Web, Internet, TIC? (p. 15)

La règle n’est pas nécessairement de lui fournir un téléphone mobile à son entrée en 6e, ou un accès à Internet dans sa chambre, mais bien d’expliquer à son enfant comment Internet fonctionne non pas techniquement (ils le savent souvent mieux que nous), mais socialement et culturellement (et là, ils ont tout à apprendre). De la même manière, l’enseignement numérique, c’est de l’enseignement.

Un enseignant ne peut pas «tout» savoir à propos des outils (l'aspect technique), mais il a un bagage suffisant pour «enseigner» avec les TIC. Il faut seulement se faire confiance et avoir un bon réseau pour les cas où... &#59;)

Pourquoi le Web 2.0 dans ma classe? (p. 16)

Une deuxième caractéristique forte des situations d’apprentissage fondées sur les outils de communication est de plonger les élèves dans des situations globales et complexes, plutôt que de
s’attacher à des programmations linéaires.

Citons France Henri et Karin LundgrenCayrol5 : « L’apprentissage collaboratif est une démarche par laquelle l’apprenant travaille à la construction de ses connaissances. Le formateur y joue un rôle de facilitateur des apprentissages alors que le groupe y participe comme source d’information, comme agent de motivation, comme moyen d’entraide et de soutien mutuel et comme lieu privilégié d’interaction pour la construction collective des connaissances. La démarche collaborative reconnait le caractère individuel et réflexif de l’apprentissage de même que son ancrage social en le raccrochant aux interactions de groupe. »

J'ai commencé à fouiner dans le programme de formation (domaine MST, que voulez-vous...) pour y trouver un peu de pourquoi. Voici mes notes.

Il y aurait tant d'autres éléments à insérer ici, mais je vous suggère de lire le dossier si le sujet du Web 2.0 en éducation vous intéresse.

Bonne lecture!

Une 9e édition du camp TIC 03-12

Août 17th, 2010

Déjà 9 ans à former pendant une semaine de courageu(ses)x (c'est encore les vacances après tout) participant(e)s à l'intégration des TIC en classe.

Encore cette année l'équipe du RÉCIT de la région de la Capitale-nationale et de Chaudière-Appalaches fonce dans cette semaine très intense.

Cette année le camp a la chance d'avoir le service national en adaptation scolaire (M. Jean Chouinard est sur place pour la semaine), ce qui est un plus pour tous.

En ce mardi midi, presque tout est sous contrôle. Ne reste que quelques portables à dompter et la vie sera parfaite. Le lien internet de la station s'est grandement amélioré depuis les dernières années bien qu'il reste des petits ajustements pour fournir lors de grande demande au réseau.

La nourriture, le sourire du personnel, la température sont encore d'une qualité exceptionnelle. Nous devons sûrement mener une bonne vie comme on dit &#59;)

Le site du camp commence déjà à avoir du contenu publié par les participants, en fait ce sont quelques traces laissées au cours de la semaine qui serviront à évaluer la démarche d'apprentissage vendredi. Vous pouvez lire ces traces (et commenter) sur le site du camp dans les sections «Nos traces» dans de chaque domaine.

Le groupe MST travaille sur divers sujets, de la robotique (un bon vendeur :p) en passant par Sketchup, en faisant un détour par un site Web de classe, sans oublier de réfléchir autour d'outils comme les TBi et autres technologies.

On peut déjà affirmer que le camp sera encore un succès cette année. Bravo la gang! Vous réussissez à rendre les enseignants plus heureux en les formant.

Robotique, un témoignage

Avril 30th, 2010

Voici un témoignage publié dans le bulletin d'information «Le Phare» du 23 avril 2010 (Commission scolaire des Phares). Merci à Julie Bérubé pour le partage.

Témoignage de madame Nathalie Saindon
Enseignante à l’école Saint-Rosaire
Classe de 20 élèves de 4e et 5e années

Ayant suivi une formation de deux jours en robotique, j’ai fait l’expérimentation d’une nouvelle technologie dans ma classe. Il s’agit des robots NXT de Lego. Je trouvais qu’il s’agissait d’une excellente activité pour la réussite éducative des garçons. Les élèves avaient à construire un robot à l’aide d’un plan avec des pièces Lego pour ensuite en faire la programmation par ordinateur. En équipe, les enfants pouvaient découvrir les différentes possibilités que leur offrait cette technologie, essayer et relever les petits défis que je leur proposais, et ce, à leur rythme. Chaque jour, ils avaient envie d’aller plus loin, de se dépasser. Puisqu’ils adoraient travailler en robotique, j’ai alors eu l’idée de leur proposer un défi de taille! Donc, le 17 mars dernier, les parents étaient invités à venir voir leur enfant en pleine action et à les encourager tout au long de la journée.

C’est à partir d’une mise en situation que les différentes équipes avaient à relever le défi que je leur proposais, tout en respectant plusieurs contraintes. Ils devaient programmer leur robot à l’aide d’un logiciel d’ordinateur, tout en suivant le parcours d’une maquette et en utilisant les différents capteurs (sonore, tactile, photosensible et d’ultrasons).

Pour réussir ce défi, les jeunes devaient collaborer en équipe, faire preuve de patience et de persévérance. En plus, les jeunes ont travaillé plusieurs concepts en mathématique, dont l’estimation, les unités de mesure, les angles, les figures, etc. Les sciences et technologie étaient bien sûr au premier plan puisque les élèves devaient s’approprier le langage scientifique, émettre des hypothèses, trouver et proposer des solutions lorsqu’ils faisaient face à un problème.

J’ai pu constater un énorme progrès chez plusieurs élèves en ce qui a trait à la coopération ainsi qu’à leur implication dans leurs apprentissages. C’était un charme de les voir en action! Ils ont travaillé avec une grande autonomie car ils étaient motivés, soucieux de réussir et fiers de leurs exploits. Chaque fois qu’on sortait les robots, on ne voyait pas le temps passer. Les élèves ne voulaient plus s’arrêter et souhaitaient toujours aller plus loin.

Finalement, nous sortons tous gagnants de ce beau projet qui a demandé temps et investissements, mais qui en vaut la peine! Heureusement, j’ai eu la chance d’avoir l’aide d’un parent, durant la réalisation de ce projet, et de monsieur Martin Gauthier. La robotique est un bel outil à intégrer dans une classe car c’est motivant, ça permet d’aller chercher l’intérêt des garçons comme des filles et en plus, de faire le transfert de plusieurs apprentissages. Chacun peut travailler à son rythme tout en vivant de belles réussites. C’est un projet que je compte bien répéter avec mes futurs groupes d’élèves.

Visite d'une classe Scratch

Mars 18th, 2010

J'ai vu cette nouvelle il y a quelque temps, et ça m'a donné le goût de voir de mes yeux ce que font des élèves du 2e cycle du primaire avec le logiciel Scratch. Qu'à cela ne tienne, Mme Danielle Beauséjour nous invite et organise notre visite «officielle» de la classe.

Visite officielle, car les élèves étaient très contents de recevoir dans leur milieu d'apprentissage les deux «experts» Scratch. Il faut dire que leur «maitresse d'école» a peut être exagéré un peu sur l'importance des deux Pierres. Mais bon! On se rend donc à Hérouxville à l'école Plein-Soleil dans la classe de Mme Martine. Martine fut contaminée par Pierre Couillard lors du colloque 2009 de l'AQUOPS.

L'après-midi débute donc par l'accueil de ces 21 élèves qui, ça se sent, aimeraient discuter de plein de sujets TIC. Mais Martine recentre le tout sur les présentations de projets Scratch. Projets que les élèves ont sélectionnés parmi ceux qu'ils ont réalisés cette année. Ce qui est déjà quelque chose de particulier, avoir plusieurs projets Scratch dans son répertoire!

Les élèves présente donc un projet au groupe et aux invités. Un jeune homme prénommé Jordan supporte (aide à trouver le projet sur le réseau, de le démarrer, de le déboguer au besoin, etc) de brillante façon ses camarades lors de leur présentation.

Chaque projet présenté est venu me chercher, car c'est bien de voir sur un site ce que l'élève a réalisé, mais de voir le créateur le présenter, être fier de son travail, de voir ses camarades l'applaudir, de voir ses yeux pétillants, «priceless»!

21 projets et plusieurs frissons plus tard, les élèves ont des questions pour les «experts» :oops: . À quoi servent les variables, le stylo, les opérateurs?

Voilà donc que Pierre C retire sa veste et se dirige d'un pas assuré vers le portable branché au canon. Le silence fut. Il commence donc avec le stylo, qui une fois abaissé, laissera une trace derrière le lutin. On le fait avancer de 100 pas, tourner de 15 degrés puis avancer de 100 autres pas. Bon, pas très cool comme dessin.

Voilà que Pierre L donne un défi à Pierre C, dessines-moi un carré (ça me rappelle Le Petit Prince). Ho! Mais qu'est-ce qu'un carré demande-t-on à la classe. On trouve donc ensemble qu'un carré est constitué de quatre côtés de longueur égale et de quatre angles de 90 degrés. Lutin, traces-moi un carré. Ce que le lutin fit, après lui avoir donné quelques commandes de bases (abaisses le stylo et répètes 4 fois : déplaces de 100, tournes de 90 degrés).

Ho! Dis-je avec le doigt pointé vers l'écran, que doit-on faire pour tracer un triangle équilatéral maintenant? Quel sera l'angle à insérer dans notre programmation? C'est alors qu'un petit génie de la mathématique (Olivier) me donne la réponse, 120 degrés. Je lui demande de m'expliquer son calcul. Il me répond:

Dans un carré j'ai 4 angles de 90. Je dois donc enlever 1 angle que je dois redistribuer aux 3 autres. 90 / 3 = 30. Je redonne donc 30 degrés à chaque 90 degrés, ce qui donne 3 angles de 120 degrés.

FRISSONS ++ ! L'élève, très brillant, a été capable de m'expliquer très clairement son raisonnement mathématique. Un peu déstabilisé, je demande donc à mon collègue d'entrer cette valeur dans le programme pour valider l'hypothèse. Ça fonctionne! Cool!

Voici une trace des calculs:

calculs

Un autre défi attendait la classe, quel serait l'angle pour un hexagone? Les yeux d'Olivier s'allument, je lui fais remarquer que pour 3 côtés on avait 120 degrés, donc pour 6 on aura... 60 degrés me donne-t-il comme réponse. Que dire de plus que c'est lors de ces moments que mon emploi me comble.

Autre question (un bon enseignant a toujours une question de plus pour aller un peu plus loin :>), dans un des projets on a vu la Terre se promener de façon non circulaire autour du Soleil et l'auteur nous a demandé de l'aider à résoudre son problème. Donc maintenant qu'on est capable de faire un hexagone, un décagone, ce qui ressemble de plus en plus à un cercle en ajoutant des côtés, que doit-on faire pour que notre lutin dessine un cercle? Les élèves, qui se sont empilés près de l'écran, font part de leurs hypothèses, discutent entre eux, calculent sur du papier, afin d'arriver à une solution qui fonctionne! Bravo! Le lutin dessine un cercle. Cette solution pourra servir au projet de système solaire.

Pendant ce bouillonnement, une des élèves a décidé de prendre des notes afin de pouvoir appliquer ces nouveaux apprentissages demain! Belle initiative!

notes

La cloche! Déjà! Les élèves, selon la direction qui fut appelée pour venir saisir ce moment («carpe diem»), seraient restés souper. L'après-midi a passé trop vite. Vraiment. Les élèves nous saluent avec une petite chanson sympa et émouvante pour mon coeur de »gros nourson» &#59;) .

Conclusion

Un moment d'apprentissage très intense que cet après-midi. Il est très stimulant de voir ce que peuvent apprendre des élèves en utilisant Scratch, une application créatrice de «vrais problèmes» où les élèves vivent au pays de la Mathématie.

Concertation régionale

Mars 14th, 2010

Il était une fois un conseiller RÉCIT désirant offrir une formation sur deux logiciels, Geogebra et Sketchup, afin de combler des besoins exprimés par des enseignants.

Ce conseiller, ne connaissant pas ces logiciels suffisamment pour donner lui-même la formation, fait appel au RÉCIT MST pour ce faire. Nous lui avons répondu que nous acceptons la mission avec plaisir. C'est alors que le conseiller RÉCIT organise une formation régionale afin d'optimiser les 12 heures de route (aller-retour) du RÉCIT MST pour se rendre dans sa région.

Nous voilà donc en Outaouais pour deux jours de formation sur des logiciels en lien avec le domaine MST.

Surprise #1: 30 personnes dans le local!

Surprise #2: Il y a des enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du CÉGEP et de l'université, des conseillers pédagogiques en mathématique et en science et technologie, des conseillers RÉCIT locaux et régionaux! Belle diversité non?

Ces deux surprises très agréables pour des formateurs peuvent quand même leur poser des petits problèmes,par exemple comment on fait pour satisfaire toutes ces personnes ayant des intérêts, buts, niveau, très différents? Je crois qu'on a réussi grâce à notre approche des défis.

Je veux remercier et féliciter M. Pierre Goyette pour son organisation de la formation. Réunir toutes ces personnes pour une formation régionale, il faut le faire. Car avouons-le, assoir (pour une formation) des enseignants du primaire dans le même local des professeurs d'université, on ne voit pas ça très souvent. Bravo encore Pierre!

Bel esprit régional que celui de la région de l'Outaouais. Ça aide à freiner l'immobilisme.

Imager en MST

Février 9th, 2010

Le thème de la rencontre nationale du RÉCIT de l'automne 2009 était «L'image dans tous ses états.»

Le RÉCIT MST a donc offert un atelier sur l'image dans le domaine de la mathématique, de la science et technologie. Nous avons abordé ce sujet par l'angle de la communication (voir notre dossier sur la communication en MST).

Suite à cet atelier, où les «formateurs» ont appris autant que les «formés», nous avons créé un site qui a pour but de ramasser au même endroit tout ce qui touche le sujet de l'image en MST et de faire en sorte de ne pas perdre le travail réalisé durant l'atelier.

Imager en MST

Vous y trouverez différentes façons de travailler avec l'image dans le domaine, des liens vers de la documentation plus complète, des exemples de formations du RÉCIT MST, etc.

Attention! Ce site n'a pas la prétention de faire un tour exhaustif des outils en lien avec l'image, seulement de donner quelques pistes pour varier les productions des élèves en MST (un but commun avec le site baladoc.recitmst.qc.ca).

Bonne navigation dans le site Imager en MST et n'hésitez pas à nous laisser des commentaires pour compléter le site.

Petite lecture du vendredi

Octobre 16th, 2009

Voici une texte à propos des TIC intéressant: Pour des pédagogies adaptées à un contexte « numérique ».

Quelques citations, questions de vous titillez un peu la titille à le lire au complet &#59;)

Il ne peut y avoir une seule pédagogie qui s’impose à tous.

Le fait TIC est ici employé pour préciser qu’il n’y a pas de volonté progressiste ou de résistance, mais simplement la volonté de prendre en compte ce qui s’impose dans un contexte social donné qui, s’il nous dépasse au quotidien, est quand même le fruit des choix collectifs d’une nation, voire d’un type de société ou d’un type de culture.

A partir du double constat des écarts d’habileté et de l’inflation info-communicationnelle sur Internet, on ne peut que favoriser les démarches qui associent le jeune et l’adulte dans la construction des connaissances.

Les écarts d’habileté doivent pouvoir être dépassés car ils ne sont que sur la dimension de la maîtrise technique.

Le médiateur, en pédagogie est celui rend possible la construction des connaissances par des ajustements successifs qu’il propose/soumet à celui qui apprend.

L’inflation info-communicationnelle rend caduque toute volonté pour quiconque de restreindre l’espace d’apprentissage sauf à s’enfermer de manière très rigoureuse à l’abri de cet univers.

Les TIC, par ce qu’elles permettent de dépasser ces limites imposées par la forme scolaire largement partagée par les acteurs de l’éducation, questionnent tout système d’enseignement fermé.

Les nécessités d’accompagner la construction des cheminements, le pilotage des interactions, la mise en lien linéaire du non linéaire sont, parmi d’autres, des urgences éducatives de plus en plus criantes auxquelles nous ne sommes pas encore prêts à répondre.

Bonne lecture!