Oui oui, la peur. J'ai rencontré cette peur dans les yeux d'un des participants à l'AQUOPS 2010 et j'ai dû me reculer de deux pas pour tenter de mieux saisir ce qui se passait.

Je n'entrerai pas dans les détails de la discussion (à propos du Web 2.0 et de la facilité de publier du contenu), mais j'imagine que vous avez déjà rencontré une personne frileuse quand elle pense aux TIC entre les mains de nos jeunes enfants. En fait, ici ce n'est pas tant ce qui pourrait arriver aux enfants qui posait problème, mais bien ce qu'ils pourraient dire/faire sur le Web.

Bon, ma conclusion, pour ne pas allonger inutilement ce billet, est que si on vit une activité/SA/SAÉ/... où les TIC sont intégrées, on doit la préparer au même titre que toute autre activité/SA/SAÉ/...

Imaginons un enseignant de science et technologie (déformation professionnelle) qui veut faire vivre une activité de laboratoire ou d'atelier à ses élèves, il ne peut pas se lancer dans cette aventure sans se préparer et sans préparer ses élèves. Il y a des règles de sécurité, des consignes générales sur ce qui est acceptable ou non, des trucs pour bien réussir les manipulations, des éléments de bases à connaitre, etc.

L'enseignant doit donc faire de même avec les TIC, se préparer. Ce qui signifie (en bref) que les élèves doivent savoir ce qu'ils peuvent faire (au point de vue éthique entre autres) avec les outils, ce qui arrivera si les limites sont dépassées, le pourquoi de ces limites, etc.

Je crois que nous, les enseignants, avons une responsabilité envers nos élèves, celle de ne pas laisser au hasard ni aux ti-zamis le soin de les préparer à utiliser les TIC (ce qui inclus le Web), car sinon les peurs du participant inquiet pourraient bien se concrétiser.

Mise à jour: Petite précision, il faut préparer mais aussi être vigilant durant la phase réalisation. Et surtout ne pas passer outre la phase d'intégration où on doit, avec les élèves, juger de ce qui s'est passé durant le projet TIC et apporter les ajustements nécessaires. C'est ici que l'on apprend pour «demain».