Ce propos de Richard dans un commentaire à ce billet est intéressant et m'interpelle:

«Le principal obstacle demeure: faire la démonstration (lire ici convaincre) aux enseignants que les compétences de leurs élèves, tant disciplinaires que transversales, peuvent se développer plus efficacement par l'intégration des technologies.»

Je pense qu'en arrière-plan, c'est toute l'idée de la plus-value accordée aux TIC dont il est question. Or, y'a-t-il VRAIMENT une plus-value? Plusieurs semblent y croire...
J'ai parfois l'impression que c'est un peu comme ces «pro-enseignement» des maths qui nous chantent sur tous les toits que l'apprentissage de cette matière développe «le raisonnement logique»... Si c'est bien le cas, je me demande bien où ont étudié tous nos politiciens (je suppose qu'ils ont au moins une cinquième secondaire) qui nous lancent des grands seaux des sophismes de tout acabit.

Les TIC sont une manière de penser/vivre. Or, depuis des millénaires, on vit très bien SANS. La question est de savoir si AUJOURD'HUI, on veut vivre AVEC. Et ne me dites pas qu'on n'a pas le choix, car, voyez-vous, on l'a !!! Il est très aisé de se passer (ou de les utiliser très très minimalement) du courriel, des blogues, des sites webs, des forums etc. Si on désire se diriger vers le mode de pensée «TIC», l'école a un leadership important à assumer. Et il faudra y mettre le prix. Comment apprendre à vivre avec une machine SI ON N'EN A PAS!

À mon sens, la démonstration d'une plus-value est impossible à faire. Il faut plutôt modifier le style de vie des élèves en leur mettant une machine en permanence entre les mains. En attendant, on ne fait que du «patchage cheap».

2006 saura-t-elle l'année d'une véritable intégration des TIC ? J'en doute.