Dans la première partie de cette série de billets, j'ai partagé avec vous ZE liste qui était proposée dans les écoles. Voici maintenant le temps d'en dire un peu plus sur ces choix et ce que ça laisse comme liberté aux équipes pédagogiques de ma CS.

Bien entendu, la liberté de choix chez les enseignants, c'est sacré. Le choix d'utiliser une craie, du papier, un ordinateur, tel logiciel ou tel autre, etc. Quand j'ai travaillé à établir la liste, j'ai eu un peu de budget pour libérer deux enseignantes. Celles-ci m'ont suggéré plusieurs logiciels gratuits (voire libres quand c'était le cas) et m'ont donné leur opinion sur plusieurs autres. Faire un choix dans un bureau de CP avec des élèves virtuels, ça ne donne pas grand'chose. Il fallait m'adjoindre des gens qui opèrent sur le terrain. Sinon, je risquais d'arriver à une liste complètement déconnectée de la réalité.

Avec les Services de TI de ma CS, nous nous sommes entendus pour que ZE liste devienne une base qui soit partout la même dans toutes nos écoles. Personne ne peut en effacer une partie. Toutefois, nous avons conclu que n'importe qui peut décider d'y ajouter tout logiciel jugé nécessaire. Ainsi, les écoles qui ont payé Microsoft Office peuvent exiger de la maintenir dans les nouveaux ordinateurs. Elles ne peuvent cependant pas demander d'effacer OpenOffice. De même, une école qui veut Celestia ou AbiWord (pas dans ZE liste) peut les faire installer.

J'aime bien qu'on ramène sur le tapis les compétences professionnelles (commentaire de Martin Bérubé) et le respect du choix des enseignants (commentaire de Gilles Jobin). Quelle que soit notre démarche dans une CS ou dans n'importe quelle autre milieu de travail, la liberté de choix des outils et le développement de l'autonomie dans leurs usages, c'est capital.

J'estime bien humblement que mon métier de RÉCITiste n'est pas de choisir des logiciels ni d'être un montreux de logiciels. Je dois plutôt être un vecteur de contagion TIC et un encourageur à penser autrement. Je dois être un jardinier d'autonomie tant pour les profs que pour les élèves. Ainsi, la culture de réseau (eh que je parais bien en écrivant ça) me sert quotidiennement pour exercer mon métier. Je réseaute par l'électronique mais aussi par les contacts téléphonique, le télécopieur, le courrier interne et... le café, lubrifiant social par excellence durant les heures de travail. Le meilleur lubrifiant social étant une bonne bouffe et une bonne bouteille. Mais ça, c'est quand on a punché.