J'ai passé la journée à initier tous les élèves d'une petite école primaire à Scratch. La plupart de ces élèves avaient déjà reçu au moins cinq heures de Squeak. Mais là, je voulais essayer quelque chose de nouveau, juste pour voir leur réception et pour évaluer un peu la difficulté relative des deux logiciels.

Ma préparation était minimale. J'avais fait les 9 ou 10 tutoriels sur Squeaki, et j'avais pris environ une demi-heure pour explorer Scratch «on my own». D'entrée de jeu, j'ai mentionné aux élèves que j'étais loin d'être spécialiste du logiciel, et que j'allais apprécier qu'ils me partagent leurs découvertes.

Avec les premières années, on a surtout manipulé le chat, et ajouté des objets (sprites).

En deuxième année, la différence était notable : les élèves lisant assez bien les briques, ils ont été capables de coller quelques briques et se sont bien amusés avec les sprites.

Déjà en troisième année, les élèves ont pu scripter plusieurs objets. Et je fus assiégé par des "Monsieur Gilles, comment on fait pour ... ".

J'ai aussi passé 2 cours avec les 4 et 5 années. Ils sont allés très loin, ayant fort bien compris les différentes portions de l'écran, la notion de costume, la modification des sprites, l'exécution simultanée de scripts, etc.

Mon dernier 50 minutes était réservé aux sixièmes années. J'ai donné fort peu d'explications, mais ils ont découvert plein de bidules. Un des élèves a même créé une petite histoire qui avançait en appuyant sur une touche.

Une autre a fait deux abeilles dans un jardin, et un personnage qui, les rencontrant, modifiait son costume, simulant ainsi sa surprise.

Après cette journée, je suis à peu près convaincu que Scratch est d'une appropriation beaucoup plus rapide que les Etoys de Squeak. Immédiatement, les élèves peuvent se mettre à programmer, à réaliser des animations et à créer des scènes complexes.

Les titulaires ont tous été impressionnés de la concentration des élèves, de leur motivation.