Toute une réflexion en ce weekend mi-figue, mi-raisin. Est-ce que l'on peut dire NON aux TIC dans une école? Voilà, la question est posée.

Cette question a surgi lors de la lecture du billet de François Guité intitulé Savoir dire non aux TIC sur l'imposition des TIC par la direction dans son école. Les arguments de monsieur Guité sont intéressants et très pertinents. On se plaint souvent que les directions de commissions scolaires de la province manquent de vision TIC et que cela se reflète chez les directions d'écoles. Peut-on vraiment en vouloir à une direction d'école qui aurait une vision TIC?

J'ai donc essayé de voir la question sous un autre angle: le programme de formation de l'école québécoise. On dit aux enseignants depuis l'avènement de la réforme que le PFEQ devrait être le document de référence.

Exploiter les TIC est l'une des compétences transversales du programme, donc on ne peut passer à côté. En tant que système d'éducation, est-ce que l'on peut accepter de se soustraire de cette compétence? J'espère que non. Est-ce que l'on accepterait que les enseignants décident de ne pas toucher à une compétence en français ou en mathématique? La réaction serait forte et pour cause.

Vous me voyez venir là, j'en suis certain :-)

Quand un enseignant a de la difficulté avec une (ou des) compétences dans son domaine, on lui donne de l'aide, de la formation, du support, de l'accompagnement. Pourquoi est-ce que cela serait différent avec les TIC? Parce que la compétence est lié à une pièce d'équipement? Là aussi, j'espère que la réponse est non.

Si le développement des compétences TIC des élèves (et des enseignants) était lié à la quincaillerie il n'y aurait pas grand chose de développer dans ma CS. Mais, il y a une équipe de personnes qui travaillent à trouver des solutions pour permettre aux élèves d'utiliser et d'intégrer les TIC. Notre parc informatiqué fait pitié (le mot est faible), mais il se fait des choses merveilleuses dont je suis fier...très fier.

Je crois que certaines personnes se jettent sur la vétusté des appareils pour camoufler leur incompétence, leurs peurs, ou leur manque d'intérêt face aux TIC. Même avec des machines neuves et performantes et un réseau qui ne plante pas (sic) le nombre d'enseignants intégrant les TIC n'augmenterait pas significativement.

Pourquoi alors? Parce que ca demande un investissement et surtout un éternel recommencement. Donc, je ne peux pas jeter le blâme sur une direction d'école qui met ses culottes et qui dit à son équipe de plonger dans cet éternel recommencement.