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Issue time21:24, par  
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Il y a des jours ou le concept de "Culture de réseau" prend tout son sens.

C'est aujourd'hui qu'avait lieu l'Amicale de robotique dans ma Commission scolaire.

J'ai découvert le concept l'année dernière à l'AQUOPS lorsque François Bédard, animateur au service local du RÉCIT de la Commission scolaire des Premières seigneuries m'a annoncé qu'il allait tenir cet évènement. J'ai trouvé l'idée géniale. Proposer à des élèves de réaliser des activités de robotique est intéressant en soi. Mais, ce qui m'a allumé encore plus, c'est la philosophie sous-jacente au concept d'Amicale. Au lieu de se centrer sur la compétition, l'amicale recentre l'énergie que déploie les élèves face aux défis à relever et non face aux autres équipes qui compétitionnent pour l'obtention d'un prix quelconque. Selon moi, le concept d'Amicale est en conformité avec le nouveau programme de formation. À la fin de la journée, tous les élèves étaient unanimes: Ils avaient apprécié le fait d'avoir essayé de relever les défis proposés et ils avaient appris en comparant leur stratégie avec celles déployées par les autres équipes. Bien qu'ils s'étaient grandement amusés, ils avaient réalisés des apprentissages. Évidemment, François m'a autorisé à utiliser intégralement son matériel et le concept qu'il avait développé l'année dernière; c'est énormément aidant.

Le réseau a aussi contribué autrement au succès de la journée. Les deux Pierre du Service national du RÉCIT, domaine de la mathématique, de la science et de la technologie ainsi que mes deux voisines (les Julie) des commissions scolaires du Fleuve-et-des-Lacs et des Phares m'ont apporté une aide plus qu'appréciable dans la planification de l'évènement et pour le déroulement de la journée. C'est agréable de compter sur son réseau et sur des ami(e)s aussi fidèles, qui croient dans le potentiel des TIC en éducation.

Pour revenir à François, il m'a annoncé dernièrement qu'il retournait en classe avec ses élèves en septembre. Bien que j'ai de la difficulté à comprendre sa décision, j'accepte son choix. Son départ sera une grande perte pour le réseau.

François n'est pas du genre "grandes gueules". C'est pour cette raison qu'il se prononce très peu sur la place publique du RÉCIT. François a laissé sa marque par ses actions, ses réflexions lors de nos rencontres informelles et ses interventions auprès des enseignants pour aider ceux-ci à développer la compétence TIC des élèves. Ce sera aussi un grande perte pour moi professionnellement parlant; nous partagions souvent nos vues sur le réseau et sur notre pratique professionnelle. Je le sais Franck, tu quittes le réseau et tu dis que tu seras toujours branché! Il n'en demeure pas moins que tes préoccupations ne seront plus nécessairement les mêmes que les miennes d'ici quelques mois.

Par ce billet, je tenais tout simplement à remercier un bonhomme que j'apprécie et qui a contribué en si peu de temps, mais à sa façon, au réseau du RÉCIT.

Salut François!

Issue time13:42, par Gilles Jobin  
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Pour ceux qui s'intéressent à Squeak en salle de classe, le RECIT MST a déposé plusieurs vidéos réalisées à la cs Au Coeur-des-Vallées en Outaouais.
N'hésitez pas à y laisser vos commentaires.

Issue time11:05, par François Rivest  
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Au préscolaire, on chicane les voleurs de berlingot. Au primaire, on chicane les voleurs de boîtes à lunch. Au secondaire... bon ok, vous comprenez que je fais une progression dans la gravité du vol. Disons qu'on les chicane parce qu'ils ont volé les souliers de course d'un autre pour... "fins d'évaluation avant achat"...

À l'école, quand on a réussi à payer des logiciels, comme une suite bureautique par exemple, on s'attend à ce que les jeunes l'utilisent. Il se peut très bien qu'ils souhaitent même l'utiliser à la maison. Si ces mêmes jeunes viennent de familles qui n'ont pas la première piastre pour s'acheter le logiciel utilisé à l'école, quel serait un des premiers réflexes? Chercher une alternative libre ou propriétaire gratuite? Partir BitTorrent et se procurer le logiciel sous le manteau? Internet coûtant trop cher ou le modem 56k étant trop lent, aller voir le chum l'autre bord de la rue qui a un beau graveur et une copie crackée?

Pour avoir vécu moi-même dans un milieu relativement défavorisé à l'époque où DOS et WordPerfect 4.2 faisaient un malheur, laissez-moi vous dire que j'ai souvent utilisé des copies piratées d'un paquet de logiciels. Le seul que je m'étais payé, c'était OS2/Warp avec mon premier chèque de concièrge de HLM dans Saint-Henri. J'étais fier et mon 386-40mHz n'avait jamais si bien ronronné.

Je m'éloigne... Je crois que si on a des logiciels payés dans les écoles, il faut quand même offrir des alternatives libres et propriétaires gratuites. Pourquoi? Pour que l'école les diffuse auprès des élèves ET du personnel. André Cotte qui s'occupe du dossier du libre à la Société GRICS m'a proposé de poser la questions à mes collègues des écoles que j'épaule: "Levez donc la main si vous avez Word à la maison. Maintenant, qui d'entre vous l'a payé?" Je passe sous silence la réaction que j'obtiens à chaque fois. Il ne s'agit pas ici d'être humiliant, intimidant ou moralisateur. Avec ce que je viens d'avouer quelques lignes plus haut, je n'ai aucune prétention à la supériorité ou à la pureté de mon historique logiciel. Non, je crois qu'il faut profiter du malaise causé par cette question pour montrer à nos collègues que le libre et le propriétaire gratuit peut nous aider à rendre notre discours cohérent, conséquent. Rappelez-vous le berlingot, la boîte à lunch et les souliers de course. On chicane les élèves pour tout ça. De notre côté, nous sommes plusieurs (sauf peut-être Gilles et les Pierre hahahahaha &#59;) ) à faire la même chose que nos petits chapardeurs. De plus, en n'offrant aucune alternative au payant, on encourage le piratage chez certains d'entre eux.

Avec le fabuleux boum que connaît l'univers du libre et du propriétaire gratuit, on a de moins en moins l'impression de se contenter d'un film de série B. On découvre plutôt des films indépendants, des films d'auteur et parfois quelques parodies. Sans occuper tout l'espace médiatique d'une production hollywoodienne, ces films ont probablement une plus grande portée sociale, une plus grande portée éducative.

Poursuivons avec les métaphores...

Disons qu'un enseignant a acheté un roman pour sa classe et le recommande à ses élèves. Il peut en avoir commandé des exemplaires pour eux. La bibliothèque de l'école en a peut-être déjà. Les jeunes peuvent aller à la librairie et l'acheter. Ils peuvent aussi l'emprunter à la bibliothèque municipale. J'aime aller chez Renaud-Bray et Archambault. J'aime aller chez Raffin, rue Saint-Hubert et aussi chez Asselin dans Montréal-Nord. J'ai beaucoup de plaisir à me rendre à l'Échange, rue Saint-Denis. J'aime également aller dans une des bibliothèques du réseau de la Ville de Montréal. L'important c'est qu'un de ces hôpitaux de l'âme guérisse mon bobo du moment. Petite note littéraire: l'image des hôpitaux de l'âme me vient de Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar. Gilles mentionne justement ce super livre dans un billet de 2005, tout en bas.

Dans un prochain billet, il va bien falloir aborder comment je présente tout ça à mes collègues qui enseignent.

Issue time10:23, par François Rivest  
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Dans la première partie de cette série de billets, j'ai partagé avec vous ZE liste qui était proposée dans les écoles. Voici maintenant le temps d'en dire un peu plus sur ces choix et ce que ça laisse comme liberté aux équipes pédagogiques de ma CS.

Bien entendu, la liberté de choix chez les enseignants, c'est sacré. Le choix d'utiliser une craie, du papier, un ordinateur, tel logiciel ou tel autre, etc. Quand j'ai travaillé à établir la liste, j'ai eu un peu de budget pour libérer deux enseignantes. Celles-ci m'ont suggéré plusieurs logiciels gratuits (voire libres quand c'était le cas) et m'ont donné leur opinion sur plusieurs autres. Faire un choix dans un bureau de CP avec des élèves virtuels, ça ne donne pas grand'chose. Il fallait m'adjoindre des gens qui opèrent sur le terrain. Sinon, je risquais d'arriver à une liste complètement déconnectée de la réalité.

Avec les Services de TI de ma CS, nous nous sommes entendus pour que ZE liste devienne une base qui soit partout la même dans toutes nos écoles. Personne ne peut en effacer une partie. Toutefois, nous avons conclu que n'importe qui peut décider d'y ajouter tout logiciel jugé nécessaire. Ainsi, les écoles qui ont payé Microsoft Office peuvent exiger de la maintenir dans les nouveaux ordinateurs. Elles ne peuvent cependant pas demander d'effacer OpenOffice. De même, une école qui veut Celestia ou AbiWord (pas dans ZE liste) peut les faire installer.

J'aime bien qu'on ramène sur le tapis les compétences professionnelles (commentaire de Martin Bérubé) et le respect du choix des enseignants (commentaire de Gilles Jobin). Quelle que soit notre démarche dans une CS ou dans n'importe quelle autre milieu de travail, la liberté de choix des outils et le développement de l'autonomie dans leurs usages, c'est capital.

J'estime bien humblement que mon métier de RÉCITiste n'est pas de choisir des logiciels ni d'être un montreux de logiciels. Je dois plutôt être un vecteur de contagion TIC et un encourageur à penser autrement. Je dois être un jardinier d'autonomie tant pour les profs que pour les élèves. Ainsi, la culture de réseau (eh que je parais bien en écrivant ça) me sert quotidiennement pour exercer mon métier. Je réseaute par l'électronique mais aussi par les contacts téléphonique, le télécopieur, le courrier interne et... le café, lubrifiant social par excellence durant les heures de travail. Le meilleur lubrifiant social étant une bonne bouffe et une bonne bouteille. Mais ça, c'est quand on a punché.

Issue time22:43, par François Rivest  
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Oui. La CS de la Pointe-de-l'Île fait un souitche. Un passage. Un changement de paradigme (eh que je me sens savant d'écrire "paradigme"). En effet, notre part du 29$M a été géré par les Services des TI dont je ne relève pas. Je relève du Service des Technologies éducatives. Or, le Service des TI de la CSPI procède donc en ce moment à la normalisation du parc informatique qu'elle gère. On envoie au recyclage les G3, LC*75, 486, P1, P2 et autres Mac Classic. Nous ne gardons que du G4 et du P3 en montant. Laissez-moi vous dire que ça va faire du bien. Pour garnir le disque rigide de ces nouvelles et moins nouvelles bêtes, j'ai proposé aux Services des TI de souitcher au libre et au propriétaire gratuit. Attaboy, ont-ils répondu.

Dans une série de billets, je propose de vous partager mon expérience de souitchage en tant que RÉCITiste pratiquant du libre, cathéchète du Mac, diacre de la windoserie et propre de sa personne avec un poids proportionnel à ses ambitions.

Voici un peu plus de détails techniques pour les gens que ça intéresse. Les autres, souitchez au prochain paragraphe. Dans l'écosystème Mac, on passe à OS X Tiger et OS 8.9 et 9 s'en vont. Dans le monde du PC, nous n'avons pas d'installation Linux mais un nombre accablant d'installations Windows 98, 98SE quand ça va bien et une petite proportion de XP Pro. On passe à XP partout ou il y a du PC. Quand c'est possible, on augmente la mémoire des postes. De façon systématique, on tente de réorganiser les parcs des écoles pour que les ordinateurs soient presque pareils les uns les autres. Les Services des TI qui organisent ce changement massif dans plus de 50 écoles souhaitent ainsi minimiser le nombre d'images (ghosts, disions-nous dans le temps) et ainsi laisser plus de temps aux techniciens pour s'attaquer de plus gros problèmes. Donc OS X Tiger et Windows XP Pro urbi et orbi dans la CSPI.

Dans le choix des machines et le choix des systèmes d'exploitation, je n'ai joué aucun rôle. En autant que les jeunes puissent travailler et se dépasser je suis content. Pour l'ensemble des logiciels à y mettre, j'ai insisté pour dire mon mot. Il a été écouté attentivement par les Services des TI. J'ai monté une première liste simplement en allant voir sur le site de Framasoft. C'est pour l'instant ma référence préférée dans le monde du libre. J'ai aussi consulté André Cotte qui s'occupe du dossier du Logiciel libre à la Société GRICS. Avec ces deux sources, j'en suis arrivé à bâtir une offre logicielle qui me semblait alléchante pour mes collègues qui enseignent au préscolaire, au primaire et au secondaire, qu'ils soient en accueil, en adaptation scolaire ou au "régulier" (non mais ça-ti l'air platte un peu d'être au "régulier"? J'aimerais mieux être au "particulier". Entékâ).

Ze liste, demandez-vous d'un air désintéressé mais sortant quand même votre stylo... Vous pouvez la trouver dans notre wiki du RÉCIT.

Attention!!! Il y a du libre et il y a aussi du propriétaire distribué gratuitement ainsi que du propriétaire qui vient avec les systèmes d'exploitation donc pas vraiment totalement gratuits puisqu'on les paye avec le système d'exploitation. Ça devient compliqué comme une intrigue de téléroman ici!

Pourquoi j'écris tout ça? Parce que je crois que le blogue est pour moi un outil de réflexion. Vos commentaires et même leur absence viennent enrichir et approfondir mes réflexion. Vous n'êtes pas obligés de réagir par écrit. Vous pouvez aussi m'invectiver, me causer, m'aborder, m'expliquer (ma mère a bien essayé), m'excuser (ça aussi), m'avertir, me prévenir, m'étourdir, m'humilier, me dire qu'il fait beau parchevous ou me jaser par téléphone ou par Skype (mtl-329-francois). J'accueillerai tout ça avec humour et sauce à l'orange.

La suite un autre moment donné.

En visite chez des amis ou en rencontre avec des patrons, dites "paradigme" souvent.

Issue time11:03, par PierreC  
Catégories: Réflexions, Partage

Depuis quelques temps, nous devons comme RÉCIT se sensibiliser de plus en plus à la notion de "réseau" dans plusieurs types d'applications.

Plusieurs outils de type "bureautique" sont offerts aux usagers de l'Internet. Évidemment, j'entends déjà au loin des échos me disant que ces outils réseau ne sont pas performants comme les applications locales installées sur un poste... Peut-être... Je dis bien "peut-être" car tout dépend de la finalité visée par les apprentissages qu'on veut faire réaliser aux apprenants.

Personnellement, je trouve que ces outils sont disponibles "à la demande" comme le devient la culture réseau du multimédia avec la ballado-diffusion et ce qui arrivera bientôt avec les quotidiens et la télé. Le "client-réseau" veut des applications disponibles à la demande, lorsqu'il en aura besoin, "just in time".

Ceux et celles d'entre vous qui suivez quotidiennement les développements réalisés par les industries sur les technologies Internet, savez à quelle vitesse se produisent les modifications des applications disponibles sur Internet.

Dernièrement, je vous parlais dans un courriel expédié au réseau de http://docs.google.com/ où on pouvait avoir accès à un traitement de texte et à un tableur en ligne. Vous pouvez maintenant ajouter à cela un idéateur en ligne collaboratif : http://thinkature.com/ .

Nous avons donc comme RÉCIT des outils de collaboration intéressants et disponibles en ligne que l'on peut utiliser à tout moment comme groupe, en formation, en développement, en production de projet. Bref, des outils collaboratifs prêts à être utiliser en ligne à partir d'un seul outil local : votre navigateur Internet.

Il nous restera comme groupe à se questionner sur les compétences qu'on espère développer chez nos apprenants.

Bonne réflexion!

Quelques applications en ligne...
Bureautique en ligne...
http://www.ajaxlaunch.com/ajaxwrite/
http://www.ajax13.com/fr/ajaxxls/
http://www.ajax13.com/fr/ajaxsketch/

Vidéo en ligne...
http://www.eyespot.com/
http://www.jumpcut.com/
http://www.videoegg.com/

OS en ligne...
https://www.youos.com/

Issue time15:45, par Gilles Jobin  
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Mario Deschatelets est enseignant en première année du troisième cycle à l'école Du Boisé de Gatineau (secteur Buckingham). En assistant au dernier colloque de l'Aquops, il est revenu avec plusieurs idées dont celle tournant autour de l'utilisation d'un wiki pour sa classe. C'est ainsi que je lui ai installé WikiniMst et que j'ai exploré l'outil avec sa classe. Le wiki est ici. Notez que pour l'instant, il se trouve sur LinuxÉduQuébec, cette situation étant temporaire, le temps que nos serveurs soient remis à neuf.


Wiki 1

L'idée de l'enseignant est de mettre les élèves en équipe de manière à ce qu'ils puissent collaborer à une recherche entourant une lecture.

Pour l'appropriation du Wiki, j'ai illustré tous les principes de cet outil, puis, en laboratoire, les enfants ont passé un avant-midi à l'explorer.

Quelques jours plus tard, je suis retourné dans la classe. Les questions fusaient :

  • Peut-on écrire d'une autre couleur que noir, bleu et rouge?
  • Comment fait-on pour ajouter une image qui ne vient pas du web?
  • Pourquoi m'est-il parfois impossible de modifier une page?
  • Comment fait-on pour « biffer » du texte?
  • Etc.

J'ai donné une explication sur la notion de commentaires par rapport à celle de la modification d'une page. Il est en effet pertinent de comprendre dans quel contexte on modifie un page, et dans quel autre on ajoute un commentaire.

J'ai aussi eu des questions du genre : «Peut-on mettre une couleur de fond?», «Peut-on changer le style des caractères », etc...
- Bien sûr, répondis-je en souriant malicieusement.
- Comment???
- Hum... avec du H... T... M... L...
- ???
-Le HTML, c'est le crayon du web. C'est une langage qui permet à votre navigateur d'interpréter correctement une page... C'est fascinant...

Les yeux des élèves étaient tous rivés sur moi.

- Aimeriez-vous que je vous montre comment ça marche?

Je vous laisse imaginer la réponse !

wiki2

À tous les lecteurs de ce blogue, si vous en avez le goût, intervenez sur les articles de ces enfants. En sachant qu'ils sont lus, j'ai la ferme conviction qu'ils amélioreront leur écriture et qu'ils gagneront en confiance.

Issue time10:34, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Partage

Grosse fin de semaine de lecture et d'écoute. Travaillant présentement sur le développement d'une vision (des orientations) à propos des TIC, j'ai tendance à me laisser prendre par des contenus qui «parlent» des TIC d'une façon large. Voici quelques notes sur mes dernières découvertes.

Horizon 2020
D'abord un texte de Philippe Meirieu (que M. Robert Bibeau m'a fait découvrir): L'éducation et le rôle des enseignants à l'horizon 2020.

Ce texte est davantage en lien avec l'éducation en général (vision d'avenir), mais j'y ai trouvé des points d'ancrages très intéressants pour les TIC. Ne désirant pas faire ici une analyse approfondie du texte je ne citerai que ces deux passages:

La rupture du lien transgénérationnel est aujourd'hui le lot de la plupart des sociétés : pour la première fois dans l'histoire du monde, les connaissances se renouvellent plus vite que les générations.

Même si l'usage d'Internet est encore réservé à une minorité très privilégiée de la population mondiale, on peut pronostiquer, sans grand risque de se tromper, que les vingt années à venir verront une véritable explosion de la
communication numérique : si l'école ignore le phénomène ou s'en tient résolument à l'écart, elle apparaîtra très vite tout à fait désuète et, qui plus est, laissera les écarts se creuser entre les élèves disposant socialement de ces outils et ceux qui en sont privés.

Je crois que l'avènement d'Internet a accentué la présence de deux lieux où l'apprentissage peut s'effectuer: à l'école et «ailleurs». Ce «ailleurs» est enrichi et plus facilement accessible grâce à l'Internet. Alors est-ce que l'école saura s'adapter pour tenir compte de ce «ailleurs»?

Michel Serres

Puis il y a eu ce billet de Gilles qui m'a fait connaître cette conférence de M. Michel Serres.

Dans sa conférence (à voir absolument pour celles et ceux qui s'intéressent aux TIC) M. Serres nous démontre de belle façon que les «Nouvelles technologies» ne sont pas si nouvelles que ça et quelles ne sont pas les premières (technologies) à faire peur.

Qu'y a -t-il de nouveau alors? Le fait que l'humain possède maintenant des outils (technologies) pour externaliser des fonctions cognitives. Jadis/Avant on externalisait des fonctions plus mécaniques: marteau, couteau, cuillère, roue, etc.

Sommes-nous perdant dans cette externalisation? Historiquement nous ne l'avons pas été (M. Serres donne plusieurs exemples), pourquoi le serions-nous maintenant?

Que veut dire le terme externalisation? Dans quel contexte M. Serres l'utilise-t-il? Écouter sa conférence ;o)

Pronétariat

Enfin, André Roux m'a fait connaître ce site et celui-ci où j'ai trouvé ces deux billets.

1.La révolte du pronétariat (vidéo)

Voici quelques phrases à réflexion:

Le modèle de l'information passe du «Un pour tous» (grands médias vers la masse) au «Tous par tous» (la masse vers la masse).

Grand sujet des prochaines 20 années est la «co-éducation citoyenne».

Mon «ailleurs» développe des outils pour se structurer!

2. La révolte du Pronétariat sur France Culture (capsule audio)

L'Internet n'est pas un outil (TIC) mais une technologie de la relation, un écosystème informationnel.

La vrai révolution c'est (sera) l'image. Le texte et l'image ne sont que des hors- d'oeuvres.

L'accès à l'information est plus intéressante/nouveau que la quantité.

L'Internet est une machine à différencier, non pas à homogénéiser.

Blues du branché (trop d'informations disponibles) nous oblige à se connecter sélectivement (choisir ce qu'on lit/écoute/regarde).

J'ai également apprécié la comparaison faite entre les modèles Google et Yahoo.

Ce que les TIC ont aussi de nouveau c'est peut être qu'elles exigent une adaptation plus difficile que les autres technologies?

Issue time10:40, par Louis Longchamps  
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La première partie de mon exposé sur la gestion du changement a expliqué l'importance de l'implication de nos gestionnaires comme agent de changement.

Maintenant, nous les animateurs du RECIT, comment fait-on pour se lancer dans l'action et prendre la place qui nous revient? La question est simple à poser, mais pas évidente à répondre.

Une chose est claire pour Pierre Collerette la réussite du changement est étroitement liée à l'approche utilisée pour aborder ce dernier. Comment faire pour choisir la bonne? Collerette répond de la façon suivante: « Il faut d'abord avoir une lecture partagée de la problématique ». Autrement dit: Est-ce que tout le monde comprend le problème de la même manière? Pour éviter les ambiguïtés, il nous suggère de documenter le problème. Chaque problématique sera documentée différemment. Il est beaucoup plus difficile d'interpréter une problématique lorsqu'il y a des données pour appuyer les faits.

Une fois que la lecture du problème est la même, il faut se donner des cibles claires sur lesquelles nous allons travaillé. Pas 25!!! Deux ou trois, Ces objectifs devront être concrets et surtout mesurables. On doit pouvoir dire si oui ou non l'objectif est atteint et à quel degré.

Les moyens pour appuyer l'atteinte des objectifs devront être réalistes. Une erreur fréquente dans la mise sur pied d'un plan de changement est de mettre beaucoup d'emphase sur les moyens alors que la lecture du problème n'est pas partagée. Ca ne fonctionne pas.

Un participant a notre rencontre a souligné à monsieur Collerette que c'était bien beau ce qu'il nous disait, mais que la réalité de notre travail était bien différente. « En ce moment dans le système scolaire, on tire partout dans l'espoir de frapper quelque chose. »

Sourire de monsieur Collerette. Il nous a ramené à deux principes de marketing bien simple: l'approche « shotgun » et l'approche « target ». Il nous a expliqué qu'en ce moment nous étions effectivement dans une approche « shotgun », mais que cette dernière avait peu de retombées. L'approche « target » ou de cible aurait de meilleurs résultats. Pourquoi?

Dans un processus de changement, il y a une perte de compétence. Les gens se sentent incompétents et nous devons les rendre « compétents » à nouveau. Peut-on faire cela en soupoudrant des ressources un peu partout? Réponse: non. Seulement 3 à 5% des gens vont capter des choses au vol et les mettre en oeuvre d'eux même dans l'école. Ce sont des innovateurs. Pour les autres, il faut littéralement les prendre par la main, un à un, et les aider à retrouver une certaine zone de confort.

Il est donc préférable de prendre la théorie des petites réussites. Cette dernière est assez simple. On prend un petit projet qu'on mènera à terme et qui permettra d'avancer en connaissant du succès.

De plus, monsieur Collerette nous expliquait que dans un processus de changement aussi majeur que celui de la réforme, il est impossible de convaincre tout le monde. Il faut s'assurer d'avoir une masse critique. Et pour y arriver la théorie des petits succès est certes une façon de faire.

En conclusion, il est évident pour moi en tant qu'animateur du RECIT que je vais revoir mon plan de match pour éviter le plus possible une approche « shotgun ». Je vais restreindre mon plan d'action pour que les gens vivent des réussites. Ce qui veut dire aussi que je vais devoir mettre des priorités et que cela va créer des déceptions. Par contre, je crois que je pourrai très bien vivre avec de telles déceptions qui sont bien moins pires que celles vécues dans un projet (ou formation) qui ne permet pas aux participants de vivre des réussites.

Issue time11:47, par Louis Longchamps  
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Intéressante rencontre hier à laquelle j'ai participé en compagnie de mes collègues et de mon patron. Nous sommes allés travailler sur la dynamique du changement avec Pierre Collerette, de l'Université du Québec en Outaouais. Le titre de la journée était: Accompagner, appuyer, conseiller des projets de changement.

Le changement est complexe, déstabilisant et drainant.

C'est rafraîchissant de voir un formateur vous mettre en garde au début de la journée en vous disant: "ce n'est pas parce qu'une présentation est intellectuellement séduisante qu'elle se traduira dans l'action."

La table était mise.

Je pourrais vous faire un résumé de la journée, mais je vais me concentrer sur ma réflexion en tant qu'animateur du RECIT. Notre journée avait pour but de nous outiller à accompagner les directions d'écoles dans la réalisation de leur plan de réussite respectif.

La première chose qui frappe: notre rôle. Qui devrait-être le porteur du changement? Le mot important dans cette phrase est porteur. Celui ou celle qui porte le changement et qui en fait la promotion. Ce sont les gestionnaires. Nous sommes en soutien aux gestionnaires. Nous ne devrions pas être le première personne au front. Les administrateurs devraient battre "la trail"; nous pouvons les aider à aménager cette dernière.

Je suis certain que vous vous êtes déjà fait dire la phrase suivante: l'animateur du RECIT local est le responsable de l'intégration des TIC dans la réforme. C'est du déjà-vu pour vous? Pourquoi la responsabilité de l'intégration des TIC devraient reposer uniquement sur NOS frêles épaules? Très bonne question. Le leadership est quelque chose qui ne se délègue pas. Le changement non plus d'ailleurs. La délégation est une des pires choses à faire en matière du changement. Un changement ce ne se délègue pas. Il faut que les promoteurs du changement restent en commande.

J'entends déjà des réactions. On fait pas ca tout seul! Je vais vous poser une question bien naïve. Lorsque vous donnez une formation dans une école primaire ou secondaire, quelle présentation fait la direction avant votre formation. Est-ce que la direction reste avec vous pendant la formation?

La première chose que les gens remarquent est la différence entre les actions et les paroles. Un gestionnaire qui dira que les TIC sont importants et qu'il ne les utilise pas, lance un message contradictoire. Les bottines doivent suivre les babines. On nous a expliqué que pour que le changement réussisse, les gestionnaires doivent être présents auprès de leur équipe pour mettre la main à la pâte. Ca veut dire faire plus qu'une simple présentation du conseiller et se sauver par la suite.

Lors d'un prochain billet je vous parlerai de notre approche, de notre plan d'action. A la prochaine! :)