Je viens de lire une entrevue conduite par Antoine Robitaille du Devoir avec le philosophe Français Alain Finkielkraut: "Hannah Arendt avait prévu la crise de nos écoles".

Trop court.

Vraiment trop court.

J'aurais pu en lire pendant des pages et des pages. J'étais à la fois scandalisé et conforté dans les propos rapportés par monsieur Robitaille.

Je retiens une idée. Mon cerveau a probablement tordu le tout mais c'est ce qui fait que je réfléchis plus confortablement. La voici: démocratiser l'enseignement et les apprentissages, est-ce nécessairement abandonner la littérature classique, le cours magistral et les sciences exactes au profit d'une participation à la médiatisation excessive de tout et de rien à la deux-point-zéro?

Je ne suis même pas convaincu de poser la question dans le bon sens et avec les bons mots. Le journaliste du Devoir a demandé au philosophe ce qu'il enseignerait s'il était prof au secondaire:

Je me souviens d'un documentaire où le professeur disait qu'elle aimait enseigner Le Cid à ses élèves de 13-14 ans. Je ne vois pas pourquoi on se refuserait à leur faire lire ces vers, pourtant si loin de leurs préoccupations immédiates. À mon programme, il y a aurait aussi des textes plus accessibles, mais je n'hésiterais pas à y mettre des textes étrangers à leur monde. Mon critère serait à la fois l'accessibilité et l'exotisme.

Je vous fais grâce des méandres de ma pensée et je vous livre une idée dont j'ignore la qualité: si la littérature classique était à la Langue ce que la programmation est aux TIC? Est-il nécessaire d'avoir une base de programmation pour apprécier la beauté de l'apprentissage catalysé par les TIC?

Voici l'adresse de l'entrevue:
http://www.ledevoir.com/2007/12/01/166780.html