J'ai été consterné hier soir d'écouter le reportage au téléjournal de Radio-Canada sur l'impact des tableaux blancs interactifs dans certaines classes du Québec! J'ai cherché sur le site Web de Radio-Canada pour référer ledit reportage, mais il n'était pas encore disponible. La journaliste expliquait l'impact de l'outil dans la classe.

Comprenez-moi bien! Je n'ai rien contre l'utilisation de la technologie en classe, bien au contraire. Je n'ai rien contre les fournisseurs de matériels didactiques; ils doivent vivre de leur travail eux aussi et je ne veux pas soulever de polémique à ce sujet.

J'en ai contre l'utilisation que l'on fait de la technologie qui sert selon les propos de la journaliste, qu'à enseigner. Et, ne me dites pas que les élèves sont actifs dans leurs apprentissages lorsqu'ils vont au tableau! J'admets, à court terme, les élèves peuvent avoir une certaine motivation grâce à l'outil, mais pour combien de temps? Le même temps qu'ils sont motivés par un jouet qu'ils reçoivent le soir de Noël pour se rendre compte que quelques heures après, qu'ils jouent avec la boite... Le reportage ressemblait plus à un spot publicitaire qu'à autre chose! C'était le même genre de reportage que j'ai vu cette semaine dénonçant la publicité de Bell au sujet de l'utilisation de cellulaires en classe. Quelle belle publicité gratuite pour Bell, mais quel recul pour la cause de l'intégration des technologies en classe.

Je me demande pourquoi alors les journalistes n'ont jamais fait de reportage sur la robotique scolaire. Selon moi, la programmation de petits robots est bien plus en lien avec le paradigme de l'apprentissage que l'utilisation d'un tableau blanc interactif. Mais bon, il ne s'agit que de mon humble avis... Qui suis-je pour dire quoi faire?

Ce qui me désole le plus, c'est que tout le changement promis par la réforme ou le renouveau pédagogique (c'est comme vous voulez) n'est que du rêve! Qui croit encore qu'il soit possible de rendre l'élève actif dans ses apprentissages? Je me le demande bien sincèrement.