Le programme d'éthique et de culture religieuse vient d'être adopté

09/13/07

Permalink 12:02:50 pm, par Jean-Pierre Proulx,
Catégorie: Discussion

Le programme d'éthique et de culture religieuse vient d'être adopté

Le Devoir nous annonçait ce matin l’adoption récente par la ministre Courchesne des nouveaux programmes d’éthique et de culture religieuse (primaire et secondaire) qui seront implantés en septembre 2008. C’est là une excellente nouvelle, même si une frange de la population pense le contraire. Une Coalition pour la liberté en éducation vient en effet de voir le jour (créée sans doute par l’Association des parents catholiques du Québec) pour en combattre l’imposition obligatoire dans les écoles publiques et privées du Québec au nom de la liberté de religion et de conscience. Le paradoxe, c’est que c’est précisément pour respecter cette double liberté que ce programme a été créé!

J’estime pour ma part que ce programme constitue une avancée importante pour l’éducation au Québec. Il vise en effet à former, non pas des croyants (ce qui relève de la compétence propre des Églises), mais des citoyens
• cultivés au plan religieux, mais aussi face aux visions séculières de voir le monde,
• tolérants certes, mais aussi positivement accueillants face à la diversité religieuse, et
• instrumentés pour délibérer rationnellement des questions éthiques et religieuses qui agitent notre société et qui obligent à des choix politiques éclairés.

Le débat lancé par la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables manifeste que l’on a tous, à des degrés divers, à faire ou refaire nos classes au sujet de la religion.

Je ne suis pas par ailleurs un spécialiste de l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse. Aussi, il serait fort intéressant de lire sur ce blogue les commentaires des membres du RAEQ ou de nos lecteurs sur le programme lui-même.

Je signale tout de même la parution toute récente d’un petit ouvrage du philosophe réputé Georges Leroux, intitulé : « Éthique, culture religieuse. Dialogue. Arguments pour un programme » et dont Louis Cornelier rendait compte avec éloge dans Le Devoir de samedi dernier.

Commentaires, Pingbacks:

Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
Véritable exercice de style : entre éthique et morale, les profs en question vont jouer aux équilibristes virtuoses...le risque de simplification ou de confusion est majeur...c'est peut-être l'objectif après tout ? a suivre !

PermalinkPermalien 09/13/07 @ 16:51
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]

Mais non! Voir le programme en cliquant sur les liens de mon billet. C'est lumineux!
JPP
PermalinkPermalien 09/13/07 @ 17:31
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
justement j'avais bien lu ! :-) le mélange est habile et subtil !

extrait :
Éthique
L’éthique consiste en une réflexion critique sur la signification des conduites ainsi que sur les valeurs et les normes que se donnent les membres d’une société ou d’un groupe pour guider et réguler leurs actions. Cette réflexion éthique, qui permet le développement du sens moral de la personne, est
indispensable pour faire des choix judicieux. Tout en exprimant l’autonomie de l’individu et sa capacité d’exercer un jugement critique, ces choix sont
susceptibles de contribuer à la coexistence pacifique.
PermalinkPermalien 09/13/07 @ 18:12
Commentaire de: André Chartrand [Visiteur] Email · http://recit.cadre.qc.ca/~chartrand
Bonjour madame Meichel,

Pardonnez mon ignorance, mais je ne comprends pas le sens vos deux interventions. Je n'ai pas encore lu le programme, mais je ne vois pas comment l'extrait que vous présentez viens soutenir la critique que vous faites dans votre premier commentaire.

Si vous aviez l'amabilité de vous expliquez plus longuement, j'apprécierais.

Quoi qu'il en soit, merci!
PermalinkPermalien 09/13/07 @ 20:42
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
Bonjour

Oui vous avez raison, mon premier commentaire était finalement assez mystérieux…un genre de dialogue intérieur que je partageais avec vous mais sans efforts de partage ! pardon !

Ethique et morale sont deux approches bien différentes dans la constructions de nos valeurs et règles de vie…Néanmoins, j’en conviens, elles sont complémentaires d’ou la nécessité de les articuler…

Ethique renvoie à une prise de recul par rapport aux valeurs de chacun , aux normes sociales explicites et implicites…l’Ethique tend vers des constructions personnelles qui intègrent l’ensemble de ces remises en question…c’est un processus, un questionnement interne permanent et très complexe de maturation personnelle ! Dans ce contexte vous faite autorité pour vous même !

La Morale est un processus externe…une loi déterminée par d’autres et qui s’applique à tous…quelqu’un, un collectif, les représentants d’une institution font autorité en la matière et décrètent le bien du mal, le vrai du faux !

L’articulation des deux tend vraisemblablement vers le développement d’arts de vivre pour chacun et pour tous !

Cela étant dit, plusieurs choses me choquent dans le programme pour l’éthique proposé :
- un programme d’éthique est un non sens absolu, une injonction paradoxale : comme je l ‘ai dit plus haut, il s’agit d’un démarche personnelle de mise a distance…dans ces conditions elle ne peut en aucun cas relever d’un programme ou d’une méthode ! Elle ne peut pas non plus faire l’objet d’une grille de référence ou d’une évaluation !
- Le programme met en avant un libellé Ethique alors qu’il va bien au de-là puisqu’il aborde la question de l’articulation éthique / morale…nous venons de la voir : l’éthique n’est pas la morale…le risque de brouillage me semble évident…
- Le brouillage est encore plus probable étant donné l’injonction paradoxale dans laquelle on place les « professeurs d’éthique », ils seront tentés d’aller au plus simple en réduisant le propos à la morale pure et simple !

Je ne cherche pas a couper les cheveux en quatre, simplement je m’interroge sur la stratégie et le sens porté pas cette initiative…

Il me semble que le projet serait plus clair et plus sain, s’il portait sur l’accompagnement des enfants dans la construction pour eux même d’arts de vivre pertinents ! La notion d’arts de vivre fait référence à l’articulation de l’éthique et de la morale pour chacun : elle dépasse et inclue les deux dimensions …Cela éviterait les messages paradoxaux et aurait aussi le mérite de positionner clairement les professeurs dans des missions d’accompagnement !
Il est clair que dans ces conditions le projet ne peut être soumis à évaluation !

L’école est-elle prête ça ?
Ou joue-t-elle a faire semblant de l’être ?





PermalinkPermalien 09/14/07 @ 05:07
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
Je viens de relire le billet de jean-pierre Proulx et j'ai relevé cette phrase assez rélélatrice :" Le paradoxe, c’est que c’est précisément pour respecter cette double liberté que ce programme a été créé! "
l'école répond donc à un besoin de liberté avec un programme ?????...le non sens est flagrant mais tellement culturellement admis dans le monde de l'éducation que finallement "tout cela est bien normal"


PermalinkPermalien 09/14/07 @ 05:18
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
correctif : premier message : elle dépasse et incluT
PermalinkPermalien 09/14/07 @ 06:03
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]
Je comprends mal votre précédent commentaire. Où se trouve le non-sens?

PermalinkPermalien 09/14/07 @ 14:10
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
A JP Proulx

Le non-sens se situe ici, me semble-t-il :
L'établissement d'un programme sous-tend une intention et une validation du résultat par rapport à l'intention initiale...Proposer un programme de liberté de conscience dans ces conditions me parait paradoxal puisqu'il prétend viser la liberté alors même qu'il repose sur un choix préalable et sur un système de validation ?
PermalinkPermalien 09/14/07 @ 16:24
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]
à Florence Meichel,

Votre dernier commentaire me donne à croire qu'il y a malentendu. Il pourrait originer, soit dit avec respect, d'une connaissance imparfaite du contexte québécois qui a vu naître le programme d'éthique et de culture religieuse en 2005.

Il faut savoir en effet que nos écoles publiques dispensent depuis des lustres un enseignement religieux catholique et un enseignement religieux protestant et que ce privilège est réservé à ces deux seules confessions, ce qui va à l'encontre des chartes québécoise et canadienne des droits et libertés et plus précisément du droit à l'égalité de tous devant la loi que garantissent ces mêmes chartes. En conséquence, l'Assemblée nationale du Québec a dû, depuis 1982, adopté ce que l'on appelle en droit canadien et québécois des dispositioins dérogatoires à ces chartes pour protéger les privilèges des catholiques et des protestants au détriment du droit à l'égalité.

Cette situation devenait intenable. Aussi après un long cheminement amorcé en 1997 et une intense délibération publique, trois solutions ont été envisagées:
1- ne dispenser aucun enseignement religieux confessionnel à l'école publique, comme c'est le cas en France, aux États-Unis et dans d'autres provinces du Canada;

2- offrir à titre d'options des enseignements religieux confessionnels à toutes les confessions en nombre suffisant, comme c'est le cas par exemple en Belgique;

3- dispenser un enseignement religieux de type culturel sans visée confessionnelle dont il est reconnu par les tribunaux et par le Comité des droits de l'homme des Nations-Unies que cette formule respecte les exigences relatives à la liberté de conscience et de religion imposées par les droits fondamentaux et le droit à l'égalité.

C'est cette dernière solution que le gouvernement du Québec a retenue en 2005 et qui sera en vigueur à compter de septembre 2008.

En soubaitant que ces explications vous auront éclairée sur notre situation.


PermalinkPermalien 09/15/07 @ 14:20
Commentaire de: André Chartrand [Visiteur] Email · http://recit.cadre.qc.ca/~chartrand
Madame Meichel,

Je tiens tout d’abord à vous remercier de vous être donné la peine de répondre à ma question. Vos explications m’ont permis de mieux comprendre votre point de vue.

Cependant, je ne crois pas que je vous suivrai sur votre terrain. D’une part, il semble y avoir eu malentendu sur le sens du billet de M. Proulx. Comme il a répondu avec une clarté exemplaire, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d’utile.

Par ailleurs, en m’en tenant à la distinction que vous faites entre éthique et moral, je ne suis pas d’accord avec vous, il n’y aucun paradoxe. En fait, votre raisonnement repose sur l’axe hétéronomie/autonomie, un peu comme dans la théorie du développement moral chez Kohlberg. Vous associez le pôle hétéronomie à la morale et l’éthique à l’autonomie. Mais vous associez également l’éthique au processus d’acquisition de l’autonomie.

Or, un programme d’étude en éthique vise justement à outiller les élèves afin de favoriser le processus de mise à distance critique du référentiel moral qui est le leur, soit pour se l’approprier librement, soit pour le contester. Outiller dans une telle perspective, c’est effectivement contribuer à la conquête d’une émancipation, d’une liberté, d’un pouvoir sur soi : choisir grâce à la délibération, que cette dernière soit avec soi-même ou avec les autres. Outiller dans une telle perspective, c’est également favoriser la connaissance de soi, la lucidité en matière morale

Outre la visée de favoriser le développement moral, un cours d’éthique peut également contribuer, dans une perspective culturelle à faire connaître différentes morales; chrétiennes, religieuses, laïques, etc.

Est-ce qu’un tel programme peut faire l’objet d’une évaluation? Dès lors que cette évaluation ne porte pas les prises de position éthique, mais sur l’acquisition d’une certaine compétence éthique (la capacité à envisager différents point de vue, à poser un problème, débattre, maîtrise de concepts, etc.), je ne vois pas où est le problème.

Il pourrait y avoir des ratés dans la pratique de certains enseignants? Y a-t-il une discipline pour laquelle ce risque n’existe pas ?
PermalinkPermalien 09/15/07 @ 20:51
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
A jean Pierre Proulx

Ma réponse n'était pas contextuelle : elle visait à rendre visible les paradoxes culturellement admis sur lesquelles fonctionnent certaines réponses institutionnelles...toutes institutions confondues d'ailleurs !
PermalinkPermalien 09/16/07 @ 04:46
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
A André Chartrand

Je vous rejoins sur de nombreux points… en théorie !

Mais le positionnement du programme d’éthique n’est pas aussi neutre qu’il le prétend !

J’en veux pour preuve ces deux phrases qui insidieusement introduisent dans le propos des jugements de valeur :
- « Cette réflexion éthique, qui permet le développement du sens moral de la personne, est
indispensable pour faire des choix judicieux. » (extrait de la présentation du programme)
- A propos du cours d’éthique : « Outre la visée de favoriser le développement moral » ‘extrait de votre commentaire)

Le choix des mots n’est pas anodin et il révèle des choix stratégiques qui tendent vers la moralisation des personnes : Les choix sont judicieux à la lumière du sens moral des personnes et le programme affiche une intention de favoriser le développement moral des personnes !

Dans ces conditions, les ratés prévisibles des pratiques enseignantes ne seront pas des erreurs mais des conséquences logiques de messages paradoxaux…le plus marrant c’est qu’on en rendra responsables les enseignants puis que d’ores et déjà certain qualifient la chose de « ratés »…intéressant ! :-(


PermalinkPermalien 09/16/07 @ 06:08
Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email · http://florencemeichel.blogspot.com/
certainS qualifient ! pardon :-)
PermalinkPermalien 09/16/07 @ 07:07
Commentaire de: THYS Michel [Visiteur] Email
Bonjour,
Bien que Belge, je me permets d'intervenir dans votre débat.
Dans son commentaire du 15 septembre sur le Blogue du RAEQ, Monsieur Jean-Pierre PROULX rappelait avec raison que le Gouvernement du Québec avait retenu "la 3e solution", à savoir "dispenser un enseignement religieux de type culturel sans visée confessionnelle, dont il est reconnu par les tribunaux et par le Comité des Droits de l'Homme des Nations-Unies que cette formule respecte les exigences religieuses à la liberté de conscience et de religion imposées par les droits fondamentaux et le droit à l'égalité".
Cette "3e solution" implique, me semble-t-il, en filigrane (car cela pourrait paraître irrespectueux à l'égard des parents croyants) que l'éducation familiale et l'éducation scolaire s'adressent, soit dit en simplifiant à outrance, à des étages différents du cerveau, évidemment aussi respectables l'un que l'autre : n'est-il pas évident en effet que l'éducation religieuse précoce, affective et unilatérale, donnée évidemment en toute "bonne foi" par une famille croyante, ne s'appuie que sur la confiance et l'exemple, et ne relève que du "cerveau émotionnel" (le système limbique, etc ...)?
Au contraire, le "cours "Ethique et culture religieuse" réalise une approche "intellectuelle" du phénomène religieux, qui relève donc du néo-cortex. Certes ces "deux cerveaux" sont-ils, dès 7-8 ans, en connexion constante, mais n'est-il pas légitime de se demander si une éducation religieuse précoce, affective et sans alternative, n'aurait pas une influence négative sur le choix ultérieur, aussi libre que possible, des convictions philosophiques ou religieuses ? L'éducation religieuse coranique, a priori toujours prise à la lettre, ou celle des évangélistes, ou des amishs, n'en témoignent-elles pas, ab absurdo ?
Même le président français Nicolas SARKOZY, qui avait pourtant tenté de remettre en question la loi de 1905 incluant la laïcité dans la Constitution, et fort suspect d autocratisme", semble l'avoir compris au moins implicitement, dans sa "Lettre aux éducateurs" :
" Si je veux que l'école, par- dessus tout, demeure laïque, c'est parce que la laïcité est à mes yeux un principe de respect mutuel et parce qu'elle ouvre un espace de dialogue et de paix entre les religions, parce qu'elle est le plus sûr moyen de lutter contre la tentation de l'enfermement religieux. Au risque de la confrontation religieuse, qui ouvrirait la voie à un choc des civilisations, qu'avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs universelles et la laïcité ? Pour autant, je suis convaincu qu'il ne faut pas laisser le fait religieux à la porte de l'école. La genèse des grandes religions, leurs visions de l'homme et du monde, doivent être étudiées, non bien sûr, dans un quelconque esprit de prosélytisme, non dans le cadre d'une approche théologique, mais dans celui d'une approche sociologique, culturelle, historique qui permette de mieux comprendre la nature du fait religieux".
J'aurais apprécié que, dans son esprit, la découverte du fait religieux aille de pair avec celle du fait laïc, et qu'il tienne compte des récentes découvertes des neurophysiologistes ...
Sans doute Nicolas SARKOSY n'est-il pas vraiment l'auteur de sa "lettre aux éducateurs", mis il l'a lue, et elle l'engage.
Dans cet esprit, et malgré les excellentes intentions pluralistes de ce nouveau cours "éthique et culture religieuse",je lui reproche de privilégier l'approche chrétienne, l'expérience religieuse, et la seule découverte de six religions : aucune allusion dans les programmes (même si la laïcité n'est pas une religion) aux fondements et aux objectifs de la morale laïque, de l'humanisme laïc, de la spiritualité laïque, etc ..., comme alternatives ...!
Je n'imagine pourtant pas qu'ils soient inconnus des rédacteurs des programmes ou que ces derniers aient cherché, en récupérant les valeurs laïques, à retarder l'inéluctable déconfessionnalisation en cours. Au contraire. Mais je conçois qu'il faille respecter les traditions religieuses québécoises, et donner le temps à chacun et à chacune de découvrir de nouveaux horizons.
En définitive, ce cours m'apparaît comme un heureux correctif à l'influence familiale unilatérale en vue d'une meilleure égalité sociale et à une adaptation réussie à la modernité pluraliste. Que cette influence soit religieuse ou non d'ailleurs. En effet, que nous soyons parents croyants ou incroyants, nous influençons tous nos enfants. Mais, à mon avis, pas de manière comparable : alors que les premiers témoignent de leur foi par leur comportement (prières, etc...),les seconds témoignent de leurs doutes, mais sans inspirer d'inquiétudes métaphysiques qui pourraient n'être qu'imaginaires. Ils cherchent au contraire à développer chez leurs enfants une force intérieure suffisante,une confiance raisonnable en la science, l'autonomie, l'esprit critique à tous égard, la responsabilité individuelle, l'ouverture aux autres, la tolérance (qui n'exclut pas la critique des idées),etc ..., mais toujours dans le but de rechercher un consensus sur des valeurs communes.
Je me permets de renvoyer celles et ceux que ce sujet intéresse à un texte de deux pages, qui aborde aussi, hélas en quelques lignes seulement, l'enseignement de la morale :
http://atheisme.free.fr/Contributions/
Croire_ou_pas_croire.htm
Enfin, je déplore que l'éthique et la morale puisent faire l'objet d'une évaluation : le progrès individuel ne se mesure qu'à l'aune de la conscience de chacun. Elle est son seul juge.
Cordialement,
Michel THYS
Waterloo
Belgique.







PermalinkPermalien 10/17/07 @ 09:39
Commentaire de: Carl Pretorius [Visiteur]
M. Jean-Pierre Proulx trouve son "bébé" de cours lumineux ! Amusant !
Voir critiques ici: Imposition "maladroite" d'un programme "vaporeux" et "relativiste" sur
pouruneecolelibre(point)blogspot(point)com .



PermalinkPermalien 11/26/07 @ 19:58

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