Coup de tonnerre politique. L'orage s'en vient.

01/30/08

Permalink 08:44:39 am, par Jean-Pierre Proulx,
Catégorie: Discussion

Coup de tonnerre politique. L'orage s'en vient.

Coup de tonnerre dans Le Devoir de ce matin : « Landry, Facal et Lisée partent en guerre contre la réforme ». Les trois viennent de s’allier au mouvement Stoppons la réforme en signant leur manifeste qui réclame un moratoire sur son implantation au 2e cycle du secondaire. S’ajoute a ces signatures prestigieuses, celle de l’actuel vice-président du PQ et en même temps président de sa commission politique, François Rebello.

Les raisons des uns et des autres?

Landry : « On ne nous a jamais dit au conseil des ministres que cela voulait dire la disparition des moyennes de groupe, que ça signifiait le non-redoublement et la primauté des ‘compétences transversales’ des mots à peine compréhensibles ».

L’ancien premier ministre évoque surtout le recul du Québec aux tests internationaux. « On le voit : ça produit le contraire de ce qu’on souhaitait ». Pour lui, « ce n’est pas une question de politique » . C’est en sa qualité de « grand-père qui a des enfants à l’école » qu’il s’inquiète!

Facal évoque lui aussi sur sa condition de parent, mais il insiste sur « le rejet massif de la réforme par les enseignants eux-mêmes ».

Quant à Lisée, il parle de « détournement » de réforme par la bureaucratie et plaide pour un moratoire de dix ans, le temps de tester le tout par des projets-pilotes.

Le Devoir ne cite pas les motifs de Rebello dont les coups de poignard risquent de faire le plus mal, vu ses fonctions au PQ.

Mais les quatre affirment qu’il ne faut pas voir dans leur initiative un croc-en-jambe à Mme Marois, qui, comme ministre de l’Éducation, a lancé la réforme en 1997!

La belle affaire!

Quel sera l’impact de cette fronde à rebours? Il y a gros à parier que Mme Courchesne vient de trouver l’argument politique définitif pour stopper la réforme.

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de noter l’incohérence des opposants à la réforme. On vient à peine de commencer à en évaluer vraiment et systématiquement les résultats et elle est déjà condamnée sur la « primauté des compétences transversales »!

Mais un fait incontestable demeure : une portion significative et surtout organisée d’enseignantes et enseignants ont dit non à cette réforme. À mon avis, c’est, en général, pour de mauvaises raisons. Mais peu importe, ils ont dit non. Et en politique, il n’y a pas que la force des arguments. La force du nombre compte davantage.

Quel gâchis!

Commentaires, Pingbacks:

Commentaire de: Amine Tehami [Membre]
1) Un coup de poignard? Je le crois, si on se fie à ce qui apparaît en page 22 de la revue l’Actualité de février 2008, alors que les chefs politiques y précisent leurs positions à l'Égard de l'éducation:

Dans un camp on retrouve:
  • Jean Charest : […] Adapter l’enseignement aux besoins des garçons. […]

  • Pauline Marois : […] Maintenir le cap de la réforme, continuer à trouver de nouvelles façons d’apprendre et d’enseigner, afin de garder l’intérêt des jeunes pour l’école.


  • Et dans l’autre camp :
  • Mario Dumont : […] Valoriser l’effort, la discipline, l’autorité. C’est ce que veulent les Québécois.


  • (C'est moi qui souligne).

    2) Est-ce que ce "Mme Courchesne vient de trouver l’argument politique définitif pour stopper la réforme"? Tout dépend la réalité qui se cache derrière ce mot réforme. Dans le dernier bouquin de Meirieu, je viens de lire ceci en page 38 :
    « Tant que les professeurs […] auront en face d’eux des groupes d’élèves surexcités, incapables de se fixer sur une tâche, tant qu’ils seront vampirisés par des enfants au comportement imprévisible, il ne faut pas espérer une amélioration des résultats scolaires. Et, face à cette réalité, nous devons choisir : ou bien un traitement disciplinaire, ou bien un traitement pédagogique. »

    Le parti Libéral et le parti Québécois, du moins leurs chefs, semblent avoir fait le même choix. Le débat à venir, à mes yeux, n’est plus pro vs. anti-réforme. Je commence à croire qu’il opposera ceux qui (comme Charest, Marois, Meirieu, le RAEQ, …) prennent le parti de l’adaptation à la réalité de la génération YouTube à ceux qui (comme Dumont, Landry, Lisée, Facal, StopponsLaRéforme, …) prennent le parti de la discipline et de l’autorité.
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 10:22
    Commentaire de: François Guité [Visiteur] Email · http://www.opossum.ca/guitef/
    Admettons qu'on arrête la réforme, on fait quoi ensuite? Quelle solution générale mettons-nous en place? Pour ma part, il est hors de question que je régresse à méthodes insipides.

    Si les opposants à la réforme s'imaginent qu'on va régler les problèmes contemporains de l'éducation en revenant aux anciennes pratiques, ils se bercent d'illusion.
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 14:02
    Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email
    D'accord avec François !

    Je voudrais juste vous donner à lire le témoignage de Steeve Jobs...à le lire on peut douter des soit-disant méfaits de la formation adaptative :

    "Traduction en français
    «C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.

    « Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »
    La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
    Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
    Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
    Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
    Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
    On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

    « Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »
    Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
    C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
    Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
    Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
    Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
    Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

    « Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
    Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
    Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
    Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
    J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
    Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
    Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.

    Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog, l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.
    Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog. Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.
    Soyez insatiables. Soyez fous.
    Merci à tous.»
    (Traduction Anne Damour)
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 14:13
    Commentaire de: Mario Asselin [Membre] · http://carnets.opossum.ca/mario
    Mme Marois vient de dire à Radio-Canada que la position des ténors était à l'inverse de la sienne et de celle du parti.

    M. Rebello a le plus «à perdre», effectivement. Il m'a déjà dit que pour lui, la réforme, «c'est l'école alternative», là où il était allé au primaire et que ça l'avait beaucoup pénalisé au secondaire...

    Les ténors joue dans le film de la FAE, c'est tout.
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 14:38
    Commentaire de: Daniel Trottier [Visiteur] Email
    C’est un comble! Voilà des politiciens pris en flagrant délit de révisionnisme. Bernard Landry n’était pas là au moment de l’implantation de la réforme? Manifestement, c’est ce qu’il voudrait nous faire croire. C’est pourtant au moment où il claironnait que François Legault était le meilleur ministre de l’Éducation de tous les temps que la machine s’emballait et déployait tous azimuts, sous couvert de socioconstructivisme, un dispositif pédagogique dont les principaux verrous tiennent toujours, quoi qu’en disent ceux qui estiment que la réforme a vécu. L’époque Legault-Landry était celle de la quintessence du pédagogisme, cette théorie de l’apprentissage sans effort qui fait primer la méthode sur le contenu, l’époque des « rencontres nationales » animées par les responsables ministériels avec une ferveur religieuse et l’époque du passage de l’enseignant « maître » à l’enseignant « coach »…

    C’est à ce moment que le MÉLS a mis en place un mécanisme d’approbation des manuels qui met de l’avant un modèle pédagogique dominant – lequel sévit toujours au fur et à mesure des publications qui suivent l’implantation des nouveaux programmes. C’est à cette époque que l’on a jeté les bases de cette nouvelle philosophie de l’évaluation allergique aux comparaisons entre élèves et du concept fumeux de différenciation pédagogique qui allait, notamment, régler les problèmes liés à l’intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires. Les quelques changements dont l’initiative revient au gouvernement actuel sont autant d’efforts lilliputiens contre une colossale mécanique qui n’a pas fini de ravager le paysage. Ces messieurs veulent un moratoire? J’ai presque le goût de les voir revenir au pouvoir, juste pour voir comment ils s’y prendraient.
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 15:25
    Commentaire de: Amine Tehami [Membre]
    Hier, tel politicien a dit cela (ou son contraire); aujourd'hui, tel autre pense autrement. Mais à quoi bon?

    Vivement des politiciens qui auront l’audace de nous dire en pleine face qu’il n’y a pas de remède magique à nos maux scolaires. Mais je ne retiens pas mon souffle. Chez nos voisins du sud, un candidat à qui on demandait sa position en éducation a eu le culot de répondre : It would be easy enough for someone running for president to say: I have a several-point plan to fix our education problem. It's not going to happen. Comme c’était généralement ainsi qu’il abordait journalistes et électeurs (donc refusant de jouer le jeu) ce candidat a depuis abandonné la course. Il s’agit de Fred Thompson, l’acteur de la très populaire série Law & Order, que tous les échos médiatiques présentaient comme un campaigner paresseux, incapable de suer des journées de 20 heures, mois après mois. Quelques voix se sont élevées dernièrement pour révéler, post-mortem, qu’on avait confondu sa candeur pour de la paresse.

    Dans quelques années peut-être, comme on le fait présentement pour la famille Lavigeur, des voix s'élèveront pour raconter, post-mortem: "La réforme, la vraie histoire"... En attendant, j’espère seulement que notre belle grande famille ne sombrera pas trop creux.
    PermalinkPermalien 01/30/08 @ 17:01
    Commentaire de: florence meichel [Visiteur] Email
    A lire

    www.nmc.org/pdf/2008-Horizon-Report.pdf

    apprendre2point0.ning.com/profiles/blog/show?id=945551%3ABlogPost%3A9884

    François a raison : on ne règlera pas les problèmes contemporains de l'éducation en revenant aux anciennes pratiques !
    PermalinkPermalien 01/31/08 @ 06:32

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