Je ne comprends pas. Nous avons mis au coeur de nos valeurs, celle de la liberté d'expression et voilà que plusieurs carnetiers et commentateurs se réfugient (?) dans l'anonymat.
Pas un seul journal n'accepte de publier des lettres anonymes, pour des raisons éthiques bien sûr, mais parce que leur responsabilité d'éditeur est en cause.
Je suis en train de mener une recherche historique sur la genèse de la démocratie scolaire au Québec, ce qui m'amène à lire systématiquement les journaux du Bas-Canada au début du XIXe siècle. À l'époque, l'anonymat était pratiquement la norme. On signait d'un pseudonyme. Pour l'historien, c'est extrêmement frustrant de ne pas savoir à qui il a affaire.
Mais comment expliquer que ce phénomène ait repris de nous jours dans la blogosphère? De quoi ou de qui a-t-on peur? S'agit-il, pour certains, de contourner le devoir de réserve auquel leur fonction les astreint. Il faudrait voir. Et si c'était pour plusieurs un alibi.
Pourtant, les carnetiers ou commentateurs anonymes du milieu de l'éducation écrivent des choses fort intéressantes et pertinentes. Pour sa part, Mario Asselin, et d'autres, suggèrent vivement aux carnetiers d'aller écrire chez les voisins. Mais j'avoue, quant à moi, éprouver beaucoup de difficultés à dialoguer avec des anonymes.
Carnetiers et commentateurs anonymes, expliquez moi!
Mise à jour: Je viens de lire ceci. Intéressant, mais insatisfaisant.
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