Je savais que les jeunes sont exposés à la pornographie et que plusieurs s'en gavent. Les élèves y font maintes fois allusion. Mais j'étais loin de soupçonner l'ampleur du phénomène. Récemment, un chercheur de l'Alberta avait signalé que le tiers des garçons de 13 ans en étaient d’avides consommateurs (Globe and Mail : One third of boys view porn online). Une enquête du London School of Economics situe à 90 % le nombre de jeunes entre 8 et 16 ans à avoir été exposés à la pornographie (Maclean’s : Guess who’s watching porn).
Tout porte à croire que la situation n’est guère différente au Québec (La Presse : La sexualité des ados: entre hésitation... et overdose; Le Soleil : Du string à la culture porno).
Puisqu'on ne peut pas compter sur les parents pour aborder les questions se rapportant au sexe, il revient aux professeurs de s'en charger. Le hic, d'une part, c'est que le sujet est si nouveau pour l'école qu'il existe très peu de données de recherche et de ressources pour en traiter correctement. Par ailleurs, le sujet est particulièrement délicat à aborder et le moindre faux pas expose le professeur à de fâcheuses conséquences.
(Billet retranscrit d'un blogue personnel)
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