Le procès de Drummondville sur le programme ECR

06/08/09

Permalink 08:27:07 pm, par Jean-Pierre Proulx,
Catégorie: Discussion

Le procès de Drummondville sur le programme ECR

Aujourd'hui s’ouvre à Montréal un nouveau procès sur le programme ECR que ne veut pas implanter une école privée anglo-catholique. Le Devoir nous révélait aujourd’hui et hier que, de même, des écoles juives hassidiques « ruent dans la bacul » comme disait mon grand-père.

J’ai réfléchi à la question sous l’angle juridique, à partir de la requête soumise par des parents à la Cour supérieure de Drummondville.

[Suite:]

L’issue du procès va probablement se jouer autour de la notion de « la croyance sincère »

Le procès qui s’est ouvert la semaine dernière à Drummondville à propos du cours Éthique et culture religieuse n’a pas reçu toute l’attention médiatique qu’il méritait, surtout si on le compare avec l’affaire du « foulard ». Drummondville, c’est loin! Ce procès soulève pourtant au plan juridique des questions importantes qui méritent analyse.

Les parents visent, en substance, les quatre objectifs suivants. Ils demandent au tribunal :

1- d’accorder à leurs enfants l’exemption du cours ECR qui leur a été refusée par leur commission scolaire au début de l’année scolaire 2008;

2- de rendre inopérante et de déclarer inconstitutionnelle la loi 95 de 2005 qui a supprimé le régime d’options entre l’enseignement catholique, l’enseignement protestant et la formation morale non-confessionnelle;

3- de déclarer inconstitutionnelle la suppression de la disposition de la Charte des droits et libertés de la personne qui accordait aux parents le droit d’exiger pour leurs enfants à l’école publique un enseignement religieux conforme à leurs convictions. Cette disposition a été remplacée par une autre qui garantit aux parents « le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci »;

4- de déclarer inconstitutionnel le cours d’éthique et de culture religieuse inscrit au régime pédagogique des écoles primaires et secondaires.

On ne peut présumer de la décision du tribunal, mais il apparaît peu probable que les requérants le convaincront du bien-fondé des trois dernières requêtes. En effet, en ce qui concerne la loi 95 de 2005, l’Assemblée nationale a exercé les prérogatives que lui confère l’article 93 de la Loi constitutionnelle de 1867. Cet article reconnaît aux provinces le pouvoir exclusif de faire des lois en matière d’éducation et aucune autre disposition constitutionnelle applicable au Québec, hormis les dispositions de la Charte des droits et libertés, ne vient contraindre ou limiter ce droit, ni même d’imposer à chaque province de dispenser dans leurs écoles quelque enseignement religieux. D’ailleurs plusieurs n’en donnent aucun. De même, la modification à l’article 41 de la Charte apparaît intra-vires des pouvoirs de l’Assemblée nationale.

La joute juridique risque d’être plus dure sur le premier point, soit sur la demande d’exemption du cours. On sait d’abord que les tribunaux n’interviennent pas pour juger de la substance ou de la pertinence des décisions de l’administration publique, en particulier sur les questions pédagogiques. La jurisprudence est constante à cet égard depuis une décision de la Cour suprême du Canada dans les années 50.

Néanmoins, les tribunaux peuvent sanctionner l’administration publique si elle a agit illégalement. À cet égard, les parents requérants affirment qu’en agissant sous la dictée d’un tiers, en l’occurrence celle de la ministre Courchesne, c’est ce que la commission scolaire a fait en leur refusant l’exemption. Si le tribunal leur donnait raison à cet égard, il est probable qu’il ne prendrait pas la décision à la place de la commission scolaire, mais qu’il la prierait de refaire ses devoirs.

Un autre argument touche la légalité de la loi. Dans la mesure où elle oblige tous les élèves à suivre le cours ECR, la loi, soutient-on, brime la liberté de conscience et de religion garantie par les chartes de ceux qui croient sincèrement que ce cours contrevient à leurs croyances religieuses et morales.

Ce sera probablement là, en droit, la question la plus difficile à trancher parce que le principe de la « croyance sincère », déjà avalisée par la Cour suprême dans l’affaire du kirpan, ne peut être pris absolument. Ainsi la pertinence et l’opportunité de l’objectif de la loi contestée doit être prise en compte, de même que le degré de gravité du préjudice réel ou appréhendé, le tout mis en balance avec l’intérêt des enfants en cause dont les parents sont évidemment juges, mais pas les seuls lorsqu’il s’agit, par exemple, de préparer à la vie citoyenne.

Enfin, les tribunaux cassent parfois une décision de l’administration si celle-ci « abuse de sa discrétion ». La jurisprudence a défini à cet égard un certain nombre de critères qu’ont résumés ainsi les professeurs Gilles Pépin et Yves Ouellet.
« L’administration abuse de ses pouvoirs :
- lorsqu’elle agit pour des fins autres que celles prévues par la loi;
- lorsqu’elle agit selon des principes erronées ou en tenant compte de considérations étrangères à la loi et non pertinentes;
- lorsqu’elle agit de façon déraisonnable, discriminatoire, arbitraire, capricieuse;
- lorsqu’elle agit malicieusement, de mauvaise foi ».

Les requérants ont donc à prouver l’existence de l’un ou l’autre de ces critères. Par exemple, en insistant sur le fait que confronter un enfant de six ans à cinq ou six religions, ils veulent montrer que ce programme est déraisonnable. Évidemment, les procureurs de l’intimée disposent aussi de toute une série d’arguments contraires.

Une bonne compréhension des enjeux juridiques permet de mieux évaluer les enjeux pédagogiques de ce procès. Sans préjuger, une fois encore de la décision des tribunaux, on peut faire l’hypothèse raisonnable que le tout va se jouer autour, non pas de la constitutionnalité du cours ECR, mais plutôt à propos de l’interprétation qui sera faite de la « croyance sincère » touchant les effets potentiellement préjudiciables du cours ECR à l’égard de la liberté de conscience et de religion.

Si le tribunal donne raison aux requérants sur ce point, la légalité générale du cours ECR ne sera pas compromise, mais il faudra, évidemment, que l’État trouve pour les « croyants sincères » un accommodement qui pourrait bien passer par l’exemption de quelques milliers d’enfants.

Commentaires, Pingbacks:

Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
Indépendamment du jugement de la cour sur la légalité du caractère obligatoire du cours ECR, le gouvernement pourrait quand même se faire rabrouer par le tribunal si ce dernier conclut que les commissions scolaires ont toutes refusé les demandes d'exemption pour se conformer à une directive du ministère (ce qui serait ni plus moins une application de l'affaire Roncarelli contre Duplessis, y a pas de quoi rire!). Or, cette conclusion est très plausible et dans ses remarques finales, le juge a bien fait voir que c'était là une de ses principales interrogations.

Le cas échéant, le résultat pourrait donc être minimalement d'obliger les commissions scolaires à refaire leurs devoirs et à traiter les demandes sur une base individuelle, au lieu de remplir une commande de la ministre qui avait donné l'orientation à suivre avant même qu'aucune demande ait encore été présentée. En soi, ceci ne remettrait nullement en cause le caractère obligatoire du cours, mais ce serait un coup politique qui minerait sûrement la position du gouvernement et dont on ne peut prévoir les répercussions dans l'opinion publique (déjà plus partagée que nos médias ne veulent l'admettre).
PermalinkPermalien 06/09/09 @ 11:20
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
Pour être plus précis: le gouvernement s'est placé lui-même dans une position impossible en reconnaissant le droit à l'exemption dans sa loi et en préconisant le refus systématique de toutes les demandes d'exemption sur un plan politico-administratif. Je comprends que l'idée était de respecter au moins sur papier les libertés de conscience et de religion, mais quelqu'un aurait dû avoir la présence d'esprit d'avertir la ministre que cette contradiction fragiliserait le programme ECR à sa base. Évidemment, on pourra m'objecter que si la loi n'avait même pas prévu la possibilité théorique de demander une exemption, la contravention aux chartes des droits et aux instruments internationaux dans ce domaine aurait été encore plus flagrante...
PermalinkPermalien 06/09/09 @ 11:27
Commentaire de: M.Poupore [Visiteur] Email
L'idée que des milliers d'enfants soient privés de notions permettant de participer à la vie dans une société démocratique est fort déplorable. En effet, on en parle peu, mais on a intégré dans ce cours l'apprentissage d'habiletés reliées au dialogue, habiletés permettant de participer à la vie démocratique. Aussi, les élèves bénéficiant de possibles exemptions pour des raisons religieuses, seront privés de cet apprentissage. À mon avis, si le jugement de la cour permet les exemptions, il faudra réagir rapidement afin de proposer une alternative à ce cours.









PermalinkPermalien 06/09/09 @ 11:34
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
M. Poupore, je fatigue un peu avec ce genre de commentaire. Est-ce à dire que les enfants étaient privés de toute espèce d'éducation à la vie en société avant septembre 2008? C'était le Moyen Âge avant?? Et le reste du monde qui n'a pas encore vu la lumière (puisque ce cours est une première mondiale selon ses promoteurs) attend du Québec la nouvelle Révélation? L'Ontario notre voisin, plus riche, plus populeux, plus urbanisé et plus multi-culturel (et qui subventionne à 100% un réseau scolaire confessionnel) est-il dans les ténèbres? Faudrait arrêter de se prendre pour le centre de l'univers à un moment donné. Des fois, les tenants de l'ouverture au monde ne semblent pas démontrer qu'ils le connaissent beaucoup en réalité et donnent un peu l'impression de raisonner à partir des manchettes du télé-journal (je ne parle pas pour vous).

Cela dit, bien sûr il faudrait une alternative au cours ECR pour les dissidents (exerçant une prérogative démocratique qui ne surprend personne dans les pays de culture anglo-saxonne, mais qui est tellement perturbante pour les jacobins de tout poil). Pourquoi pas une nouvelle mouture de vieux cours en Économie familiale et en Formation personnelle et civique?
PermalinkPermalien 06/09/09 @ 11:46
Commentaire de: Roger Girard [Visiteur] Email
Monsieur Poupore,
Si la chose peut vous rassurer, le dialogue tel que promu en ÉCR ne constitue pas un élément aussi rare que vous le pensez. Ce qui est proposé à cet égard rejoint sensiblement certaines parties du programme de français et se trouve déjà véhiculé par la compétence transversale sur la communication. La notion de dialogue dans le programme ÉCR est certes attrayante, mais comme elle demeure fixée sur l’argumentation, elle laisse dans l’ombre ce que peut apporter l’attention aux personnes dans les échanges interpersonnels. Je suis porté à penser que l’on en a fait une compétence disciplinaire pour combler le manque de lien entre les deux volets «éthique» et«culture religieuse», pour présenter une certaine dynamique dans le programme… Si vous consultez le programme, vous verrez que le dialogue prend des formes assez inusitées, telles la narration et la délibération publique. Si une personne pense «dialoguer» en participant à une assemblée délibérante, elle risque d’être fortement déçue et de ne pas apporter la contribution citoyenne souhaitée. Cette extension conceptuelle donne à penser que l’on aborde le dialogue plus en fonction du programme qu’en fonction du jeune qui se développe. Ce que les jeunes apprendront concernant le dialogue risque de leur servir uniquement dans les cours d’ÉCR, car ce n’est pas le genre de dialogue susceptible d’aider à comprendre l’autre dans la vie ordinaire, que ce soit dans la famille, le cercle d’amis, les associations sportives ou culturelles. En somme, dans le programme, il s’agirait davantage d’une approche pédagogique ou d’une attitude générale qui se pratique dans bien d’autres matières et activités à l’école…
PermalinkPermalien 06/09/09 @ 14:44
Commentaire de: Michèle Poupore [Visiteur] Email
M. Gilbert, vous avez raison sur ce point y avait quelque chose avant,si vous consultez la littérature scolaire entre 1979 et 1997 l'apprentissage du dialogue interpersonnel se faisait dans le cours de religion ou de moral. À cette époque, la relation entre l'Église catholique et le Québec, à l'instar des autres provinces se trouvait sous le couvert constitutionnel. Toutefois, comme l'éducation est une responsabilité provinciale en 1997, le gouvernement québecois a invité l'Église catholique à renégocier la place de la religion dans les écoles. Cette négociation a donné lieu à une forme particulière de laïcité, une laïcité ouverte. Ici, il faut comprendre que le concept de laïcité est un concept juridique déterminant la relation entre l'Église catholique et l'État, conséquemment lorsque l'on parle de laïcité le concept varie d'un État à l'autre et parfois à l'intérieur du même État. Cela explique par exemple qu'il existe des différences entre l'Ontario et le Québec comme entre le Québec et la France, la Belgique ou la Hollande. Bref, ce qu'il faut retenir ici c'est que légalement la donne a changé. Ce qui se faisait auparavant ne cadre plus et ce pour des raisons juridiques et politiques.

M.Girard, en effet, les compétences transversales permettent d'acquérir des habiletés nécessaires à la communication et divers cours conduisent à l'apprentissage de la structuration de la pensée. Toutefois, le programme d'éthique permet d'acquérir des habiletés sociale et politique reliées à la pratique du dialogue, de la délibération et du débat.
PermalinkPermalien 06/11/09 @ 21:56
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]
Mme Poupore,

1) Il ne me paraît pas exact de dire qu'en 1997, le gouvernement "a invité l'Église catholique à renégocier la place de la religion dans les écoles". Il a plutôt confié à un groupe de travail indépendant (que j'ai eu l'honneur de présider) le mandat de lui faire des recommandations à cet égard. Après quoi, l'Église catholique (et son épiscopat en particulier) a eu le loisir de faire valoir, à l'instar de tous les groupes sociaux et religieux intéressés, son point de vue en commission parlementaire en 1999 comme en 2005 et par toute autre voie démocratique. Le gouvernement a fait ensuite les arbitrages. Le modèle de relation, dans ce dernier cas, entre le gouvernement et l’épiscopat diffère radicalement de ce qui s'est passé en 63-64 avec le bill 60, où il y a eu dans ce cas une véritable négociation avec l'épiscopat. (Voir à ce sujet, le classique de Léon Dion, Le bill 60).

2) Le modèle de laïcité ouverte n’est pas le résultat d’une négociation qui n’a pas eu lieu, mais il provient de la perspective développée par le Groupe de travail précité qui a été retenu par le gouvernement. Il signifie a) que l’on reconnait la dimension spirituelle de la personne et sa légitimité à l’école (comme on le fait dans les hôpitaux, les pénitenciers ou l’armée) ce qui se traduit par un service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire; b) que la religion pet avoir sa place à l’école en tant qu’objet d’étude culturelle et non confessionnelle.

3) La moitié des provinces du Canada sont laïques depuis toujours, comme c’est le cas de nos voisins du Nouveau-Brunswick. En 1997, le Québec a simplement renoncé aux droits et privilèges que conférait la Loi constitutionnelle de 1867 aux catholiques et aux protestants. Terre-Neuve avait fait de même quelques mois auparavant pour ces mêmes religions. Les autres provinces n’ont en rien été touchées dans leur statut laïc ou confessionnel.
PermalinkPermalien 06/11/09 @ 23:42
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
Je retiens ce qu'il y a de pertinent dans les deux derniers commentaires.

1) Le "modèle" imposé aux Québécois n'est pas le seul possible pour respecter les Chartes des droits au Canada, puisqu'on peut tout aussi bien n'avoir aucun enseignement à prétention religieuse dans le réseau scolaire, ou bien maintenir un système confessionnel dit "séparé" mais pleinement financé par l'État, comme c'est encore aujourd'hui le cas dans la plus importante province canadienne. Donc les arguments péremptoires sur le caractère incontournable du cours ECR ne sont pas recevables.

2) Le cours ECR est essentiellement le fruit du travail d'un comité, bref un exercice de laboratoire, et comme tel n'a donc pas été négocié, du moins pas avec l'Église. Cette admission fournit la juste mesure à laquelle on doit estimer l'appui résigné de l'Assemblée des évêques du Québec, qui ne sont d'ailleurs pas unanimes même en faisant abstraction du cardinal Ouellet. Pour qui sait lire entre les lignes, leur déclaration de mars 2008 reconnaît jusqu'à un certain point le bien-fondé des réserves d'un courant minoritaire parmi eux, qui depuis respectent la ligne alors définie, car c'est en tenant compte de leurs critiques qu'un consensus a pu être atteint. On verra si cette solidarité (silence auto-imposé pour masquer les divergences de vues) tiendra le coup advenant un premier échec devant les tribunaux. À l'automne 2008, déjà, l'archevêque de Sherbrooke, Mgr Gaumond avait dit que le gouvernement n'avait que lui-même à blâmer pour ne pas avoir voulu tenir compte des demandes d'exemption des parents en les faisant toutes rejeter du revers de la main.
PermalinkPermalien 06/12/09 @ 11:56
Commentaire de: Michèle Poupore [Visiteur] Email
M.Proulx, en effet le gouvernement a invité un groupe de travail à se pencher sur la question. Reste que le concept de laicité, traditionnellement implique une relation juridique entre l'Église catholique lorsqu'elle est majoritaire ou représente un fort pourcentage de la population et l'État.

Le choix du mot négociation, j'en conviens n'est peut-être pas le meilleur mais comment décrire l'implication de l'Assemblée des évêques dans l'atteinte d'un concensus quant à la place de la religion dans les écoles?

PermalinkPermalien 06/16/09 @ 12:19
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
"Le choix du mot négociation, j'en conviens n'est peut-être pas le meilleur mais comment décrire l'implication de l'Assemblée des évêques dans l'atteinte d'un concensus quant à la place de la religion dans les écoles?" (M. Poupore)

Pour ma part, je propose un mot: couché. Les évêques semblent se dire qu'il vaut mieux un peu de christianisme saupoudré dans le programme que rien du tout. Ils n'ont pas d'enfants à élever, après tout, et par ailleurs leur gagne-pain dépend en quelque sorte de ce qu'il soit encore possible de transmettre un minimum quelconque de contenu même caricatural à la limite, ou quoi que ce soit qui puisse porter l'étiquette de foi chrétienne. On ne peut pas s'attendre au même degré d'engagement de la part de salariés qui ne sont pas directement concernés versus des laïcs bénévoles qui se sentent personnellement impliqués dans les expérimentations conçues par de trancendants théoriciens. Veut veut pas, la conviction est pas la même selon selon qu'on fasse partie de l'appareil ou qu'on souscrive aux valeurs censées le fonder.
PermalinkPermalien 06/16/09 @ 16:35
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]
J'ai appris il y a une dizaine d'années une expression que je ne connaissais pas: "la tolérance épistémique".

Cela fait un peu savant, mais cela veut simplement dire que lorsque l'on diffère d'avis avec quelqu'un d'autre, on peut néanmoins admettre que sa position est rationnelle, même si on ne la partage pas, et qu'elle est de ce fait digne de respect.

PermalinkPermalien 06/16/09 @ 17:42
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
Cher Monsieur Proulx, bien que je diffère d'opinion avec vous, je respecte votre compétence et ne doute pas de votre bonne foi. Pour ce qui est des évêques, je respecte leur charge, j'admets qu'elle n'est pas facile à exercer dans le contexte social actuel et je reconnais qu'ils ne sont guère payés en rapport avec les capacités intellectuelles qui doivent certainement être les leurs ni avec l'importance des responsabilités qui leur incombent. Je regrette simplement que leur degré d'engagement ou si vous préférez leur courage semble assez en rapport avec la modicité de leur traitement. Je me borne à noter que des gens peut-être moins éclairés (je n'en suis pas sûr) semblent se sentir plus concernés qu'eux et y consacrent de leur temps sans obligation.
PermalinkPermalien 06/16/09 @ 20:52
Commentaire de: credit revolving [Visiteur] Email · http://www.gocredit.fr
qu'en est-il aujourd'hui de ce programme ECR? les écoles privées religieuses sont-elles contraintes de l'impliquer dans leur programme?
PermalinkPermalien 08/10/09 @ 15:14
Commentaire de: Claude Gilbert [Visiteur] Email
Il suffit de lire la première phrase de l'article auquel votre question pour avoir la réponse.
PermalinkPermalien 08/12/09 @ 10:50
Commentaire de: Jean-Pierre Proulx [Membre]
À credit revolving.

Vous pourrez lire à l'adresse suivante la position de la Fédération des établissements d'enseignement privé du Québec sur le programme ECR:

http://recit.cadre.qc.ca/~feep/article.php3?id_article=377&var_recherche=%E9thique+et+culture+religieuse
PermalinkPermalien 08/13/09 @ 22:21

Cet article a 1 réaction en attente de modération...

Laisser un commentaire:

Votre adresse email ne sera pas affichée sur ce site.
Votre URL sera affichée.

Balises XHTML autorisées: <p, ul, ol, li, dl, dt, dd, address, blockquote, ins, del, span, bdo, br, em, strong, dfn, code, samp, kdb, var, cite, abbr, acronym, q, sub, sup, tt, i, b, big, small>
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera PAS révellée.))

Blogue du RAEQ

Adhérer au RAEQ

TopBlogues

Février 2010
Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam
 << <   > >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28            

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 7

propulsé par
b2evolution