Catégorie: "Réflexions"

Issue time09:24, par PierreC  
Catégories: Logiciels, Réflexions, Partage, Veille

AlgoBox est un logiciel libre, multi-plateforme et gratuit d'aide à l'élaboration et à l'exécution d'algorithmes.

- Le code de l'algorithme est construit à partir d'un mini-langage algorithmique ("pseudo-code") qui se veut simple à comprendre et à utiliser (mis à part les fonctions mathématiques, les instructions sont en français). L'utilisateur n'a donc pas à apprendre toute une syntaxe complexe.
- Le code de l'algorithme se construit pas à pas de façon hiérarchique et structurée grâce à des instructions de base que l'on insère en cliquant sur les boutons de l'interface : l'utilisateur se concentre ainsi sur l'algorithme lui-même et il est fortement incité, par le fonctionnement même du programme, à faire preuve d'un minimum de rigueur. AlgoBox n'utilise pas un éditeur de texte classique et une grande partie du code est inséré automatiquement : l'activité de l'utilisateur consiste donc plus à réfléchir aux instructions qu'il doit utiliser qu'à aligner des lignes de code.
- Tous les algorithmes élaborés dans la fenêtre principale du programme peuvent être exécutés et testés en deux clics.
- Des exemples d'algorithme sont fournis avec le programme (menu "Fichier" -> ouvrir un exemple) :
- les exemples dont le nom débute par "prof" ont uniquement pour but de montrer les possibilités du logiciel et dépassent pour certains les objectifs du programme de seconde
- les exemples dont le nom débute par "eleve" correspondent eux à ce qui pourrait être demandé à un élève de seconde dans le cadre du programme.
- En plus d'une sauvegarde classique, le code l'algorithme peut être imprimé et exporté sous forme de fichier texte. (pour les professeurs, il est aussi possible d'exporter le code de l'algorithme sous la forme d'un document LaTeX)
- L'algorithme peut aussi être exporté sous la forme d'une page web autonome dans laquelle il est possible de l'exécuter (cette page web étant en fait une copie conforme de la fenêtre de test du programme). Les algorithmes élaborés peuvent donc être très facilement inclus dans des sites internet.
- AlgoBox fonctionne de façon totalement autonome et ne nécessite aucune installation complexe d'environnement de programmation.Le programme existe pour les systèmes Linux, MacOsX et Windows et peut-être installé facilement sur les postes personnels des élèves et des professeurs : il ne nécessite l'installation d'aucun programme supplémentaire. (il peut aussi être installé sur les postes d'un réseau pédagogique sans droits d'administrateurs et il peut fonctionner sur une clef USB )

Une animation flash présentant le fonctionnement d'AlgoBox sur un exemple simple est disponible ici.

Un tutoriel d'initiation à l'algorithmique avec AlgoBox est disponible ici.

Mon premier algorithme simple ici: la somme des 10 premiers nombres de 0 à 10.

Pour en savoir plus, cliquez ici pour le site officiel.

Bonne découverte!

Issue time19:15, par François Rivest  
Catégories: Réflexions, Veille

Imbriquez-vous! Vous verrez du pays!

La vague du Web 2.0 n'en finit pas. On peut plus parler du sac et du ressac tellement c'est incessant. C'est presque sensuel. Ce n'est toutefois pas encore assez largement consensuel à mon goût.

En 2005, Pierre Lachance nous faisait part de la naissance du projet de signets sociaux (social bookmarking)au sein de notre réseau. Suite à ce billet et quelques courriels envoyés à la liste de diffusion du RÉCIT, nous avons été quelques uns à nous lancer dans l'aventure de tenir nos signets en ligne et de les partager. En suivant le fil des commentaires du billet de Pierre, on arrive même à une proposition d'utiliser un mot-clé précis pour réunir nos banques respectives plus facilement. Difficile encore aujourd'hui de vérifier si nous avons tous suivi...

Cette page de notre Wiki illustre fort bien ce que sont les signets sociaux, la taxonomie populaire et nous livre les adresses des banques de signets d'une dizaine de RÉCITivistes.

Pour livrer le meilleur du réseau, de bonnes âmes ont lancé le site des Ressources du RÉCIT. Encore une initiative qui favorise le partage. Mais là, on parle du Partage avec la grand'visite. Plus bas, j'aimerais insister sur le partâge entre nous. Moins propre, moins astiqué, plus immédiat, plus près du feu de l'action de notre travail et de nos réflexions.

Quelques uns d'entre nous utilisent ou abandonnent l'outil de microblogue Twitter. Le prolifique Pierre Lachance nous en bloguait un bout en septembre 2008. Il l'a plus tard abandonné pour ces raisons. Moi, je continue. Comme d'autres. C'est certain que suivre plusieurs blogues amène à faire certains sacrifices de temps. Ce n'est pas toujours payant d'en suivre non plus. Or il en va de même avec Twitter. Ce n'est pas parce qu'on s'exprime en moins de 140 caractères qu'on livre quelque chose de pertinent. Des gens que vous suivez peuvent microbloguer des questions vitales à la réflexion collective, envoyer une adresse de site qui s'avère un vrai bijou ou encore affirmer quelque chose qui force les réactions plus étoffées sur d'autre plateformes. Ces mêmes personnes qui stimulent tant l'intellect peuvent aussi vous tomber sur les rognons royalement en microbloguant sur les centimètres de neige sur leur auto, bébé a fait une couche de catégorie Tchernobyl ou que les Expos mènent contre les Nordiques. Toutefois, toutefois, toutefois...

Le microblogue tel que le permet Twitter est une source de réflexion et de découverte au quotidien quand on gère bien son carnet d'adresses. Un enseignant de l'Ontario tient un blogue que j'aime bien: The Clever Sheep. Dans un billet récent, il invite ses potes de l'éducation à faire usage de l'outil de signets sociaux Delicious.com et un lecteur de fil RSS pour retrouver d'autres profs qui utilisent Twitter. Rien ne dit que Piaget, Maslow et Legendre meubleront leurs propos. Eux aussi peuvent se lancer dans la Vacuité 2.0. Au moins, ce qui est proposé permet de trier en bonne partie le bon grain de l'ivraie.

En regardant la vidéo ci-dessous, gardez en tête que "TwitterTeacher" devrait être "TwitterPédago" pour nous... d'autres formulations sont hilarantes mais peu flatteuses...

Pas si mal comme idée. Si vous êtes sur Twitter et que la vacuité 2.0 vous énerve, tenez-bon! Le réseau va trouver son équilibre en faveur du RéflexionCoconstructionApprentissage 2.0 d'ici quelques mois. Plus nous serons nombreux, plus ce sera pertinent et agréable. On pourra s'envoyer des jokes de pets et des PowerPoint de prière en privé par courriel.

Issue time15:03, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

Nous débutons un projet, ça vous tente d'y participer?

D'où ça part?

Lors de notre rencontre nationale à Duchesnay il y quelques semaines, un projet est né suite à l'atelier «TIC et métacognition».

Où on va?

Quelques personnes tenteront de créer un document commun ( http://docs.google.com/Doc?id=dgxk6f33_489gtvw3dhx&hl=fr ) sur le sujet pédagogique de l'apport des TIC dans la métacognition. D'autres documents pourront être construits pour compléter le texte commun.

Comment on fait ça?

Les coauteurs (dont vous pouvez faire partie) garderont des traces (vidéo, capsule audio, fil RSS, historique du document Google, billets dans un blogue, etc) de leurs apprentissages sur le sujet afin de donner des exemples des possibilités des TIC lorsqu'un apprenant «métacogne». Ces traces pourront, nous l'espérons, donner du sens à l'intégration des TIC en pédagogie ainsi que donner des pistes sur les avantages des TIC en métacognition.

Ça vous tente encore plus de participer?

Vous désirez participer au document? Vous devez avoir un compte Google et faire la demande de participation en vous rendant sur le dit document: http://docs.google.com/Doc?id=dgxk6f33_489gtvw3dhx&hl=ff. Si vous avez des problèmes, contactez-moi.

Premier «rapport» sur les apprentissages réalisés

Une journée thématique sera offerte à l'AQUOPS 2009 par Judith Cantin, Jean Chouinard et Pierre Lachance. Nous serons heureux de vous y accueillir pour coconstruire autour du concept «TIC et métacognition».

Conclusion

Voici un projet collaboratif où nous tenterons de faire ressortir des avantages des TIC en pédagogie.

Mise à jour:

Vous pouvez nous aider en laissant des commentaires ci-dessous (des liens intéressants, des documents, etc).

Issue time10:45, par PierreC  
Catégories: Logiciels, Formation, Réflexions, Partage, Veille

Image_Scratch
Depuis environ 18 mois, le Service national du RÉCIT MST s'intéresse beaucoup aux outils initiant tôt les jeunes élèves à la programmation. Certains outils favorisent grandement la rigueur, la structure et la créativité. Le RÉCIT MST a opté depuis quelques mois vers un environnement stimulant pour les enfants : Scratch, développé par le MIT Media Lab.

Scratch est un nouvel environnement de programmation qui permet à l'enfant de créer – tout facilement – ses propres histoires, animations et oeuvres interactives et qui lui permet additionnellement de les publier facilement sur le Web.

Scratch est développé pour aider les jeunes (à partir de 8 ans) de relever les défis du 21ème siécle. En travaillant avec des projets Scratch, ils s'initient aux concepts mathematiques élémentaires et assimilent une compréhension intéressante du processus de création et du design de logiciel. Ils apprennent à «parler» à la machine et décident eux-mêmes de ce qu'elle accomplira pour eux.

Plusieurs services locaux se sont formés et expérimentés Scratch dans leurs milieux et ils ont découvert la puissance de ce logiciel de programmation.

Scratch 1.3: les nouveautés
Il est maintenant possible de télécharger depuis ce matin la nouvelle mouture du logiciel. Voici en rafale quelques nouveautés du logiciel:

  • Internationalisation et meilleure uniformité pour les traductions
  • Apparition de nouvelles briques de programmation
    • Variables et chaînes de caractères
    • Création de liste d'items
  • Amélioration de l'interface
    • Possibilité de placer des commentaires dans ses scripts
    • Amélioration de l'éditeur graphique pouvant maintenant accéder aux fontes de votre système

Vous trouverez ici une description complète des améliorations.

est téléchargeable ici.

Du matériel de formation en français est disponible ici.

Dans la foulée du Web 2.0, nous avons un espace de co-construction qui est disponible pour la communauté francophone.

N'hésitez pas! Venez Scratcher!!
Issue time08:54, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Partage

Lors de ma consommation de RSS matinale (riche en fibre ne vous inquiétez pas) j'ai lu ce billet (Ze Cool Blogue) et regardé le vidéo.

ns notre travail de catalyseur de changement. Il reste du travail ++
Issue time10:06, par PierreC  
Catégories: Rencontre nationale, Formation, Réflexions, Partage

La croyance populaire nous fait miroiter que les adolescents mènent le bal sur le Web. Les sceptiques seront CON-FON DUS! DUS! DUS! Quel beau DU s'époumonait un personnage de mon enfance fort populaire... Pour les plus jeunes... vous ne connaissez pas le Capitaine Bonhomme?

La Canadian Education Association mentionne une étude d'Ipsos Reid : Inter@ctive Teens : The Impact of the Internet on Canada's Next Generation.

Selon l'institut de sondage, ce sont les adultes et non les adolescents qui passent le plus de temps à surfer sur le Net. En moyenne, les adultes canadiens passent au total plus de 19 heures en ligne par semaine versus une moyenne de 13 heures pour les ados.

Les activités des ados sur Internet demeurent limitées à quelques services en ligne et sites, alors que la navigation des adultes canadiens est plus diversifiée.

Le sondage mené en novembre 2007 auprès de 2 000 répondants indiquent que les jeunes se livrent surtout à des activités de réseautage (clavardage, partage de photos et de vidéos, pages personnelles, messagerie instantanée, etc.) et visitent en grande partie de leur temps les sites traitant de jeux et de musique.

Il peut devenir intéressant pour le réseau de se doter d'axes d'intervention dans nos actions avec les enseignant(e)s et les élèves tournant autour de ces types d'activités. La notion de réseautage, de partage semble importante pour les jeunes. Portons-nous une attention particulière dans nos actions sur cet axe? Nos ados vivent pleinement l'informatique mobile. Les prépare-t-on à ceci? Comme le démontre cette étude, plusieurs activités exploitent pleinement le réseau Internet. Sommes-nous prêts à guider nos profs et nos jeunes dans ces types de technologies?

Bonne réflexion!

Issue time19:59, par François Rivest  
Catégories: Réflexions

Je lis un livre publié en 1981. Emprunté pour la première et dernière fois en 2000. Dans les marges se trouvent les commentaires de mon ancien collègue prof d'anglais. C'est comme si le livre était un blogue et ses pattes de mouche au stylo, les commentaires.

un livre 2.0

En lisant à la fois le texte du livre et les commentaires de mon ancien collègue, je vis une expérience intellectuelle enrichie. J'ajoute l'affection que j'avais pour ce type. Je le connaissais, nous avions souvent les mêmes élèves et réchauffions notre lunch dans le même micro-ondes. L'affectif enrichit d'autant plus ma lecture.

C'est très 2.0 "tout" ça! C'est pourtant un bon vieux bouquin de papier. En passant, même si cet ouvrage date de milleneufs'en-fait-plus, je le recommander chaudement.

Le livre? Oh... c'est presque secondaire... C'est "Jaillissement de l'esprit" par Seymour Papert: un des fondateurs du Logo et un des farfelus derrière le projet Un Portable Par Enfant (OLPC). Il contribue lui aussi à faire du mathophobe en moi un mathophile. D'autant plus qu'il semble convaincu, comme moi, que la meilleure manière de tuer l'amour de la mathématique, c'est en se servant d'un papier et d'un crayon.

Jaillissement de l'esprit

Issue time11:51, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

L'ordinateur pourrait être utile pour augmenter la qualité des apprentissage en français! Surprise?

Lire la nouvelle sur Technaute.

Sauf que...

En décembre dernier, Statistique Canada révélait que seulement 15% des élèves au Québec disent utiliser «souvent» (plusieurs fois par semaine) l'ordinateur à des fins scolaires, contre 29% au Canada et environ autant dans les pays de l'OCDE. Pire: près d'un adolescent sur cinq (17%) n'utilise «jamais» l'ordinateur à l'école.

Donc il reste du travail...

Issue time13:26, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Un texte très intéressant à lire ici.

Voici quelques citations:

Une évidence:

Les enfants maîtrisent rapidement les compétences dont ils ont besoin pour interagir en ligne et créer leurs propres contenus au moyen des nouveaux médias. Toutefois, la plupart d’entre eux ne maîtrisent que quelques facettes de cet univers. Seul un faible pourcentage d’enfants lisent les énoncés de confidentialité des cybercollectivités auxquelles ils se joignent ou des concours auxquels ils participent, savent ce que sont les témoins (ou biscuits magiques) ou comment leurs activités en ligne peuvent être retracées, connaissent les méthodes de recherche efficaces et savent comment déterminer si l’information qu’ils trouvent est fiable [16]

.
Quand l'École prendra-t-elle SA place dans tout ça?

Consommateur vs auteur... les enfants sont déjà des auteurs... les enseignants eux?

Dans l’univers des nouveaux médias, les enfants sont devenus des producteurs tout autant que des consommateurs de contenus médiatiques.

Pas ajouter, intégrer... pour vrai!

Nombreux sont ceux qui estiment que la littératie médiatique ne devrait pas être un sujet ajouté simplement à un programme scolaire déjà chargé, mais devrait plutôt être prise en charge expressément dans les écoles. D’autres sont d’avis qu’un changement systématique devrait être opéré dans les systèmes d’éducation afin que les caractéristiques des nouveaux médias (rapidité, autodirection, interactivité) forment les assises sur lesquelles reposerait l’enseignement dans sa totalité [21] .

Belle conclusion:

Malgré les lignes directrices et les objectifs d’apprentissages fixés par les ministères de l’Éducation, suivre le fil de l’évolution rapide de la culture et des technologies Web peut se révéler intimidant et menaçant, surtout pour les professeurs pour qui les nouveaux médias sont moins familiers. Le perfectionnement professionnel et l’accès à des ressources, à des logiciels à jour et à l’équipement nécessaire peuvent également poser des défis. Le rôle de la littératie médiatique est de plus en plus important pour aider les élèves à comprendre l’univers numérique dans lequel ils baignent.

Issue time09:28, par François Rivest  
Catégories: Réflexions

Je viens de lire une entrevue conduite par Antoine Robitaille du Devoir avec le philosophe Français Alain Finkielkraut: "Hannah Arendt avait prévu la crise de nos écoles".

Trop court.

Vraiment trop court.

J'aurais pu en lire pendant des pages et des pages. J'étais à la fois scandalisé et conforté dans les propos rapportés par monsieur Robitaille.

Je retiens une idée. Mon cerveau a probablement tordu le tout mais c'est ce qui fait que je réfléchis plus confortablement. La voici: démocratiser l'enseignement et les apprentissages, est-ce nécessairement abandonner la littérature classique, le cours magistral et les sciences exactes au profit d'une participation à la médiatisation excessive de tout et de rien à la deux-point-zéro?

Je ne suis même pas convaincu de poser la question dans le bon sens et avec les bons mots. Le journaliste du Devoir a demandé au philosophe ce qu'il enseignerait s'il était prof au secondaire:

Je me souviens d'un documentaire où le professeur disait qu'elle aimait enseigner Le Cid à ses élèves de 13-14 ans. Je ne vois pas pourquoi on se refuserait à leur faire lire ces vers, pourtant si loin de leurs préoccupations immédiates. À mon programme, il y a aurait aussi des textes plus accessibles, mais je n'hésiterais pas à y mettre des textes étrangers à leur monde. Mon critère serait à la fois l'accessibilité et l'exotisme.

Je vous fais grâce des méandres de ma pensée et je vous livre une idée dont j'ignore la qualité: si la littérature classique était à la Langue ce que la programmation est aux TIC? Est-il nécessaire d'avoir une base de programmation pour apprécier la beauté de l'apprentissage catalysé par les TIC?

Voici l'adresse de l'entrevue:
http://www.ledevoir.com/2007/12/01/166780.html