Catégorie: "Réflexions"

Issue time13:44, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Réflexions, Veille

Le projet de portable à 100$ a déjà été discuté ici. Mais voilà que de nouvelles questions sont posées par M. Painchaud sur la liste du RÉCIT. M. Painchaud m'a autorisé à transporter ses questions ici, sur notre blogue afin d'ouvrir le questionnement à une plus grande communauté. Par ailleurs on aura des traces de notre discussion.

Alors voici les questions (en bloc de citation) et mes premières réponses.

Un ordi à 100$, c'est bon pour nos amis des pays en développement, est-ce que ça peut être bon pour le développement de la compétence TIC de nos lèves?

Un ordi qui fonctionne (je fais référence ici aux ordis de nos écoles qui plantent dès qu'on tente d'ouvrir deux logiciels en même temps) ne peut pas nuire en tout cas. Quel que soit son prix.

Nos gouvernements peuvent les obtenir en vrac (à coup d'un million d'unités). Est-ce que notre réseau peut en procurer un à chaque animateur RÉCIT?

Je ne crois pas (selon mes sources) que ces ordis soient disponibles pour nous au Québec :o( Mais le prix des portables (pas le plus puissant, mais un 1.x GHz peut faire beaucoup) diminue ce qui peut donner (à ceux qui ont des $$) des idées lumineuses.

Est-ce l'opportunité que nous attendions de réaliser le vieux rêve "un ordi pour chacun quand il en a besoin"?

Est-ce que les profs ont le goût (lire: l'énergie d'investir temps de formation et de création de SAÉ) d'être devant 30 élèves et 30 ordis?

Est-ce que notre rêve est leur cauchemar?

Ho! Voilà LA question. Je crois que c'est un cauchemar pour la majorité des profs malheureusement.

Est-ce qu'un ordi à 100$ peut planter un ordi à 3000$ doté de la dernière carte graphique et du super écran plat LCD de 17 pouces?

Un ordi à 3000$ ne peut que gagner face à un ordi à 100$. L'AUTRE question est: est-on capable de se payer ça?

Est-ce qu'il plantera moins souvent?

Hum... par rapport à quoi? Par expérience je sais que Linux (le système installé sur les ordis à 100$) est plus robuste au plantage que Win$. Mais je suis capable de «tuer» mon système linux aussi ;o)

Et vous, qu'en pensez-vous?

Issue time09:26, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

Au RÉCIT dans les denières années, je crois que nous nous sommes surtout concentré sur l'information. Informer que le réseau existe. Informer sur nos mandats. Informer sur les services offerts. Informer sur l'existence de situations d'apprentissage. Mais je réalise que du côté de la communication, on a peut être des croûtes à manger. Et quand on veut intégrer les TIC, ça peut poser problème.

Le présent billet a pour but (bien humblement par ailleur, je ne suis pas un expert en science de la communication) d'exprimer ma vision de la communication, de trouver des moyens de la faciliter, et donc de l'améliorer à l'intérieur de notre réseau.

Composition de la communication

D'abord essayons d'imager sous forme mathématique la communication:

formule comm

où E = Émetteur, R = Récepteur, b= bruit et C = Communication.*

Émetteur

Bon ok, c'est bien beau tout ça, mais quelles sont les implications de cette formule? Prenons d'abord l'émetteur. Le fameux E (ou la fameuse), placé en premier dans la formule non par hasard ou par ordre alphabétique, doit avoir un message à faire passer à R à l'aide d'un outil. Je me concentre ici sur le contenant (vous comprendrez pourquoi plus bas) par rapport au contenu.

Afin d'augmenter la grandeur de la variable E, l'émetteur a quelques efforts à faire.

  • Choisir le bon outil: Le traitement de texte n'est pas idéal pour transmettre une image;
  • Connaître le récepteur: Selon le niveau du récepteur, l'émetteur aura à ajuster son message afin d'être compris;
  • Préciser le message: Un message est toujours interprété, donc l'émetteur doit s'assurer d'être le plus clair possible, et ce sans être trop long;
  • Il faut également structurer le message le plus efficacement possible afin que le récepteur ne se sente pas perdu dans le flot d'informations.
  • Catégoriser le message: les messages sont nombreux, il faut donc tenter de les catégoriser pour en faciliter la digestion par le récepteur.

Stratégies gagnantes pour augmenter la valeur de E:

  • Si le message est web:
    • L'utilisation des fils RSS est un excellent moyen pour l'émetteur de faciliter la tâche du récepteur;
    • Un moteur de recherche dans le site (un ensemble de messages) est un autre moyen pour aider le récepteur;
    • Valider les pages à l'aide d'outils comme http://validator.w3.org/ et http://jigsaw.w3.org/css-validator/;
    • Attention à la lourdeur des images.
  • Utilisation de standard (voir http://w3c.org et http://linuxeduquebec.org/article.php3?id_article=122 );
  • Exploiter la force de l'outil utilisé, par exemple un courriel trop long décourage beaucoup de gens à le lire. Alors qu'un billet trop court n'attire pas l'attention;
  • Être ouvert à la critique constructive pour améliorer son message.

Récepteur

Notre récepteur a un rôle à jouer dans la communication, un rôle très important afin que la variable R ait une grande valeur dans l'équation. Tout comme l'émetteur, le récepteur doit choisir des outils pour recevoir l'information. Il doit également la traiter, ce qui demande un effort, peu importe ce que l'émetteur a utilisé comme outil.

Ses outils doivent donc être en phase avec ceux de l'émetteur, c'est à dire que si l'émetteur utilise une page web (blogue, wiki, page statique...) pour communiquer, le récepteur doit minimalement avoir un navigateur pour accéder au message. Le récepteur doit aussi «aller chercher» le message là où il est (dans son courrier électronique, à une adresse web, sur un fil RSS...). Ce qui demande souvent des efforts relativement élevés.

Stratégies gagnantes pour augmenter la valeur de la variable R:

  • Exploiter les forces de ses outils: ex.: un logiciel de courrier électronique permet d'autoclasser ses messages entrant par sujet, expéditeur, etc. Ceci simplifie grandement la traitment des messages;
  • Favoriser l'utilisation d'agrégateur de fils RSS à la navigation à l'aveugle;
  • Développer une routine: il est plus simple de traiter 20 courriels à chaque jour que d'en traiter 100 une fois la semaine. De plus, certains messages vieillissent mal;
  • Ne pas avoir peur de poser des questions à l'émetteur pour mieux comprendre le message et pouvoir ensuite l'enrichir.

Bruit

Le bruit est un ensemble de facteurs comme:

  • l'utilisation de format de fichier (le contenant) ésotérique: un texte en format pmf (pierre meta file), non documenté, posera des problèmes;
  • la surabondance de messages (incluant les pourriels): on doit éviter d'envoyer des messages à plusieurs si on cible une seule personne (ou même quelques-unes);
  • les mauvaises expériences du récepteur: après une réponse brusque/inadéquate à une question/un message, une personne peut cesser de communiquer (R=0);
  • information en fouillie: est-ce qu'une personne doit recevoir toutes l'informations disponibles ou alors l'information qui la concerne. Ex.: un enseignant en mathématique doit-il recevoir l'information concernant la langue seconde s'il ne la veut pas?

Communication

J'ai tenté de démontrer que l'émetteur et le récepteur ont chacun leur importance dans la qualité de la communication. À mon avis, on néglige souvent le fait que s'il y a absence de récepteur (R=0), il n'y aura pas de communication (C=0). Logique vous me direz!

De plus, pour qu'une communication soit efficace (grand C), émetteur et récepteur doivent minimalement s'entendre sur certains points (outils, format de fichier, structure de l'information...). Ce qui m'amène à daire qu'un groupe comme le RÉCIT devrait travailler sur ces éléments dans les prochains mois.

Pour ce qui est de b, il diminue la qualité (facteur diviseur) de la communication. L'objectif est donc de le minimiser (paradoxalement à l'aide de la communication!). Ici aussi il y a du travail à faire.

Dans le RÉCIT

Beaucoup de contenus/expertises ont été développés depuis les débuts du RÉCIT (même à l'époque des CEMIS). Mais je crois qu'on peut dire que notre bibliothèque est relativement mal classée. Même que je ne vois pas les tablettes ;-) Ce qui a comme résultat de peut être donner l'impression aux éducateurs qu'on n'a pas grand chose à offrir/communiquer.

Il est peut être temps pour notre réseau de s'attaquer au contenant?

Le RÉCIT est divisé selon les domaine d'apprentissage (pour les nationaux). Ce qui peut être intéressant pour certains projets mais pour d'autres, plus englobant (comme le contenant), c'est possiblement un frein. Notre démarche pour l'adoption du gestionnaire de contenu SPIP pour le site central et la syndication (fils RSS) est un premier pas dans cette direction (notre première tablette). Mais il reste beaucoup de travail à faire pour les autres aspects du web: vidéoconférence, clavardage, radio web, streaming vidéo, base de données, travail télécollaboratif, formation virtuelle...

Malheureusement, personne n'a le mandat de développer le «contenant» au niveau national. Oui oui il se fait un peu de développement de contenant (SPIP, fils RSS, vidéoconférence, radio web...), mais ce développement se fait à la pièce, donc sans vue d'ensemble. Ce qui n'aide pas vraiment le réseau à mieux communiquer.

Note: Je sais que ce texte n'est pas complet, il manque des éléments pour chaque variable (même la formule est modifiable). Merci de les ajouter dans les commentaires ci-dessous.

PS: Merci à Richard Ayotte, Martin Bérubé, Pierre Drouin, Gilles Jobin, Louis Longchamps, Daniel Ricard pour l'inspiration.

Joyeuses fêtes à tous!

Issue time19:46, par Pierre Lachance  
Catégories: Bloguons, Réflexions

Gilles les appelle «Les éternels débutants». Moi, des personnes «analphabèTIC».

Avez-vous des exemples de cas où on peut qualifier la personne de débutantes? Exemples réels: je reçois un mail d'une personne qui me demande mon adresse de courriel. Ou encore une personne qui croit que son traitement de texte est désinstallé parce que l'icône n'est plus en haut à droite (mais en fouillant un peu elle le retrouverait en bas à gauche de son écran).

Issue time08:11, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

Après une visite à l'université Laval, et suite à un commentaire sur la différence entre ce site et celui-ci, j'ai réalisé qu'il y a eu des améliorations (il en reste à faire bien sûr!) en éducation en ce qui concerne les sites web. Ça poursuit également ma réflexion de ce billet.

Voici donc quelques éléments qui ont à mon avis évolués au cours des dernières années.

Les listes de liens

http://cafe.rapidus.net/plachanc/liens.htm
http://home.sandiego.edu/~mmagnin/SitesPeda.html
http://www.saintberthuin.be/superieur/CERTNEF/sites.htm

Combien de ce genre de sites (pages) on a sur le web? Liste de sites créée en html par une personne? Plusieurs.

Maintenant ça ressemble plus à ça: http://del.icio.us et à http://recit.org/lpc/

Sites dynamiques où plusieurs personnes peuvent y contribuer. Un signets peut être associé à plusieurs mots-clés, donc un classement plus efficace. Des fils RSS permettent aux internautes de suivre l'évolution des signets. L'esprit de partage étant à la base de ce type de site.

Site de classe/personnel/organisme

Les sites de classe de ce type: http://recitmst.qc.ca/scnat/psfab/, http://cafe.rapidus.net/plachanc/cours.html ou http://www.chez.com/jpross/, où se retrouver (pas d'outil de recherche) n'est pas toujours simple, où les couleurs/polices/logos d'une page à l'autre ne sont pas nécessairement homogènes, où on ne peut pas interagir avec les auteurs (sauf par courriel)... sont légions.

On est rendu là: http://recit.qc.ca/spip/, http://academielafontaine.qc.ca/, http://recit.cadre.qc.ca/, http://pierrelachance.net/blog/, http://robot-tic.qc.ca/ grâce aux gestionnaire de contenu (plus besoin de ftp, on peut travailler sur le site de n'importe quel ordinateur) qui permettent de ce concentrer sur le contenu plutôt que sur le contenant (une fois celui-ci au goût du propriétaire bien sûr). Où les internautes peuvent commenter les textes. Où généralement un fil RSS (ou Atom) est proposé afin de ne pas avoir à visiter le site pour être tenu au courant des changements.

Nouveaux concepts

Des pages comme http://recitmst.qc.ca/scnat/psfab/centrales/centrales.html ont été créées à plusieurs personnes (je le sais parce que j'y ai participé). Mais c'est une page statique créée et recréée et recréée selon les versions que le «chef» d'équipe avait sur son ordi.

Maintenant on a les wikis: http://recitmst.qc.ca/wikinimst/, http://recit.org/wiki/, http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil qui facilitent grandement une collaboration autour d'un projet commun.

Il y a aussi les radios web (http://recitmst.qc.ca:8888/) qui sont apparues et qui permettent de lâcher un peu le texte pour faire de l'audio. Ce qui développe d'autres compétences à mon avis.

Youppi! Je choisis...

Ce qui me rend le plus fier de ces évolutions est qu'un prof sans le sous peut faire ça! Car ce sont toutes des applications libres qui sont derrières ces sites.

Finalement on questionne quelques fois l'esthétisme des «nouveaux» sites web en éducation. Oui on pourrait toujours se payer un designer/graphiste/programmeur pour se faire faire un site web éducatif super beau, hyper design, mais moi je préfère utiliser les $ publics à accompagner sur le terrain les éducateurs, acheter du matériel comme des ordinateurs, de la robotique ou des microscopes numériques, acheter de la bande passante pour héberger des projets éducatifs, etc.

C'est un choix, mon choix. Exactement comme celui de ne pas payer de licence de logiciel et d'utiliser/promouvoir (le plus possible) des logiciels libres dans mon travail.

Question: afin de m'améliorer sur l'esthétisme de mes sites web, dois-je suivre des cours? Pourquoi pas? Quelqu'un parmi les lecteurs peut/veut me supporter/former? Mais une dernière question si vous me le permettez, avant que je mette des dizaines d'heures à travailler sur l'esthétisme de page web: quelq'un pourrait me montrer un site que tout le monde trouve beau+bon pour que je me base sur quelque chose? Merci.

Issue time19:00, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions, Veille

J'avais déjà lu et entendu parler de ce portable pour les pays en voie de développement. Mais cette nouvelle me confirme que si le portable est vraiment produit, les concepteurs/producteurs vont avoir du travail! :o)

Cette déclaration me laisse toutefois perplexe:

"Le but est que chaque enfant ait un tel ordinateur, il ne s'agit pas d'en fournir quelqu'uns à des écoles, l'expérience des ordinateurs partagés dans les écoles a déjà été faite, et a échoué", a-t-il affirmé.

Est-ce qu'on a vraiment échoué aux U.S. en installant quelques ordis par classe? Quelqu'un a des références à me soumettre?

Pour le Québec, on serait prêt à mettre combien pour équiper tous nos élèves d'un tel outil? Peut être que la question fondamentale est de savoir si on croit que ce serait profitable à nos jeunes d'avoir un ordinateur?

Issue time13:16, par Pierre Lachance  
Catégories: Formation, Réflexions, Veille

Ce billet de Martin et des discussions hors web ;o) me font réfléchir de ces temps-ci.

Est-ce qu'on peut aller trop loin en TIC? Ce que je veux dire: est-ce qu'il y a des connaissances/compétences que ne DOIT PAS avoir un formateur en TIC? Ou un prof? Ou un élève? Pour ma part (jusqu'à présent en tout cas) je crois que non. C'est à chaque professionnel de voir jusqu'où il doit aller dans ses apprentissages. Attention! Je ne parle pas ici de formation. Car là je suis de ceux qui s'obligent à accompagner l'apprenant là où il est. Suis-je toujours capable? Non, j'ai des défauts quand même ;o)

Juste un petit exemple, Mme Colette Paquin et M. Jean Chouinard m'ont fait (re)découvrir CMAP dernièrement. Ces G.A.R. (Gentils Animateurs RÉCIT) m'ont montré à distance (avec Skype comment une équipe de travail pouvait utiliser CMAP pour travailler sur le même réseau de concepts en même temps! Et avec un espace de clavardage avec ça! Donc, est-ce que je dois garder cette information pour moi au cas où certaines personnes ne soient pas à l'aise avec cette technologie (et/ou les réseaux de concepts)?

Autre question: Est-ce qu'on parle trop des blogues? De la vidéoconférence? Des vidéos? Des portails? Des gestionnaires de contenu? «Trop» implique un jugement personnel je crois. Pour ma part je n'entends pas encore assez parler des différents outils facilitant/favorisant l'intégration des TIC par les élèves. Cependant, le trop est peut être en comparaison avec le discours pédagogique autour des outils? Mais là on m'a déjà dit que c'était le travail des CP. Aller savoir... Le présent blogue, je crois, est beaucoup plus pédagogique que technique, non?

Maintenant, est-ce qu'on parle trop de SPIP? Sûrement pour celles et ceux qui n'utilisent pas ce gestionnaire de contenu. Par contre, il y a beaucoup (vraiment beaucoup) de demandes pour aller plus loin. Comment doit-on réagir alors? Moi, je continue à répondre aux besoins exprimés par les animateurs du RÉCIT, par les enseignants, par les futurs enseignants... Ce sont eux qui sont en première ligne (près/dans la classe). Ma tâche est de les accompagner (du mieux que je peux) dans ce qu'ils jugent pertinent dans leur travail. Bien que régulièrement je tente de faire réfléchir les gens sur cette pertinence (là je joue mon rôle de conseiller).

Comme les TIC évoluent très rapidement et que les TIC qu'utiliserons les élèves dans leur vie d'adulte n'existent pas encore, serait-il pertinent de ralentir le pas de nos apprentissages? Car selon moi, ces apprentissages servent entre autre à trouver des applications plus simples/adaptées aux besoins des gens.

Exemple de l'évolution des TIC: A-t-on encore besoin de montrer l'utilisation d'un traitement de texte (à la OpenOffice.org) pour faire écrire davantage l'élève? Alors qu'un petit gestionnaire de contenu est amplement suffisant. Et en plus c'est sur Internet et ses parents peuvent enfin le lire et le commenter!

À poursuivre...

Issue time18:28, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Suite à une très intéressante discussion avec deux collègues (de bien bonnes personnes ;o)) j'ai un problème qui me trottent dans la tête et j'aimerais vous soumettre la chose.

Imaginons une équipe de profs participants à une formation (lors d'un colloque, d'une journée pédagogique, etc) sur l'intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves. Cette équipe, en suivant les consignes du G.F. (Gentil Formateur), produit (comme il est souvent encouragé dans le cadre de la réforme) du matériel pédagogique qui pourra servir en classe plus tard. Notre équipe fictive (toute ressemblance avec la réalité... n'est qu'irréelle) écrit donc un poème.

Jusqu'ici rien de bien méchant. Ça arrive tout le temps. (Ho! ça rime ;o))

Les membres de notre équipe, aussi fictive que le père noël, se font demander par le G.F. s'ils aimeraient vivre les valeurs véhiculées par le programme de formation, c'est-à-dire partager leur travail avec les autres profs de la province. D'un élan de générosité les membres sont tous d'accord à publier leur poème sur Internet. Tout en se dedmandant qui pourrait bien aimer leur création? Mais bon, le G.F. sait ce qu'il fait après tout. À l'aide d'un gestionnaire de contenu, l'équipe (pas le père noël) publie son poème.

Où peuvent bien être les dollars énoncés dans le titre du présent billet? J'y arrive.

On vient donc d'être témoin (c'est le fun l'imagination hein?) de l'ajout d'un poème sur le web. Cool pour les «groupies» poéTICs! Mais après quelques minutes (je vous l'ai dit, on est en pleine fiction) le poème devient populaire, mais très populaire. On le cite sur le perron de l'église. On en parle partout, tout le temps....

OK, là c'est vrai, j'y arrive aux dollars.

Bob, voyant l'engouement pour le poème, veut maintenant vendre le poème dans un beau coffret doré (un très beau coffret).

Question 1: Est-ce que Bob peut vendre le poème? Qui est Bob me demanderez-vous? À vous de me le dire (un membre de l'équipe, un directeur d'école, l'animateur RÉCIT, la femme du père noël...).

Question 2: Si oui, comment peut-il procéder? Sinon, pourquoi?

Quesiton 3: Est-ce que notre G.F. aurait dû prévoir le coup? Comment?

Question 4: Doit-on, comme RÉCIT, avoir des réponses (réelles, on lâche la fiction) communes sur ces questions?

Bonne fin de semaine à vous.

PS: Le masculin a été utilisé dans ce billet pour insister sur le fait que le père noël est un garçon ;o)

Issue time09:49, par Louis Longchamps  
Catégories: Réflexions

Surprise ce matin! Quand mon agrégateur s'est mis à bondir sur mon écran, j'ai vu un commentaire de monsieur Chartrand à la suite du billet de Daniel Ricard. La première partie du billet portait sur l'outil et la deuxième visait les animateurs du RECIT.

Voici le bout qui m'a fait réagir

Puisque je suis sur le carnet d'un Récit, j'aimerais également porter à votre attention que, si je ne vous fréquentais pas virtuellement depuis un certain temps, je serais tenté de voir dans vos propos un brin de condescendance et de mépris et, ma foi, j'éviterais d'avoir recours à vous pour me guider. J'essaierais de trouver quelqu'un qui me prenne là où je suis. Quelqu'un qui ne prétende pas juger de mon professionnalisme sur la seule base de mon niveau en matière de compétences TICs.

Mettez-vous à la place de l'enseignante dont il est question ici, puis imaginez qu'elle lise ce billet. Croyez-vous vraiment qu'elle sera tentée de faire appel au Récit?

Je ne mettrai pas des intentions derrière les paroles de monsieur Chartrand, car cela serait injuste de le faire. Je vais par contre partager ce que sa réaction a éveillé en moi.

Je comprends très bien sa réaction en ce qui à trait à l'enseignante qui n'a pas demandé à faire parler d'elle sur le blogue du RECIT. Je connais assez bien Daniel pour savoir qu'il n'y avait rien de méchant ou même de condescendant la-dedans. J'admettrai qu'il a peut-être fait un faux pas, mais je sais que son intention était de démontrer une situation qui n'est pas exclusive à sa CS.

Nous sommes passionnés et ca j'espère que personne pourra nous le reprocher. Les animateurs du RECIT ont TOUS le même défaut: ils veulent sauver le monde. Ils voient dans les technologies un potentiel d'apprentissage sans limites. Il est vrai que parfois les technologies ressemblent à une langue étrangère et que ca peut faire peur. Pourquoi? Ca nous remet en question et ce n'est pas toujours évident. Il faut comprendre que des remises en question en enseignement ne sont pas exclusives aux TIC.

Le blogue est un terrain d'échanges et il arrive que certaines de nos idées ne sont pas exprimées asssez clairement ou qu'elles manquent de tact. Il faut comprendre aussi que nos propos sont teintées de nos réalités très différentes d'une commission scolaire à l'autre. Ce fait n'excuse pas tout, mais explique que ce qui est blanc à un endroit peut être noir ou gris ailleurs.

Mais j'ai senti dans la réaction de monsieur Chartrand un malaise plus profond. Est-ce que c'est l'image que les animateurs du RECIT transmettent? Faisons-nous si peur? Est-ce que des jugements transpirent de nos actions? Avons-nous un problème d'image?

Issue time06:34, par Gilles Jobin  
Catégories: Bloguons, Réflexions

Le commentaire de M. Chartrand m'a fait réfléchir. Utiliser le très vieux Printmaster, s'il fait la job n'est pas en soi problématique. La question est de savoir comment l'élève arrive à développer ses compétences à l'aide de cet outil, outil qui se trouve parmi bien d'autres évidemment.
Je ferai le parallèle avec les arts. Il m'arrive de voir sur les murs de la classe des dessins d'enfants. Je constate très souvent que ces dessins (les citrouilles à l'Hallowen, les bonhommes de neige à Noël, etc) sont de coloriages de photocopies de cahier à colorier. C'est extrêmement stéréotypé. Tout est à peu près pareil.
Voyez maintenant ces trois dessins d'enfants (de 5 ans !) :

lion1


Ces dessins ont été faits à partir d'un même modèle, mais on y sent très bien la perception des enfants. C'est de l'art. De l'art comme un enfant de 5 ans peut (doit?) en faire.
En informatique, c'est un peu la même chose. Si le logiciel est utilisé en mode stéréotypé c'est-à-dire en utilisant les formes déjà présentes dans celui-ci, je ne crois pas que l'élève soit en création médiatique. C'est pourquoi il faut se poser de sérieuses questions sur l'utilisation d'un logiciel comme KidPix car les bidules préfabriqués risquent de donner fort peu d'indices (de manifestations) sur le développement d'une compétence créativité. Attention, je ne dis pas qu'il faut bannir KidPix, je dis seulement qu'il ne faut pas l'utiliser dans cette même mécanique qu'on utilise un cahier à colorier pour dessiner. Je juge donc qu'il est de loin préférable d'utiliser un vrai logiciel de dessins (genre GIMP - les enfants auront moins de réticences à essayer des choses que nous, pauvres adultes) et, à l'aide des sauvegardes de leurs oeuvres, évaluer l'évolution de leurs conceptions.
Bien entendu, on prétendra qu'apprendre un logiciel, c'est utiliser les TIC. Mais ce n'est pas là, à mon avis, le sens de la compétence TIC : il ne s'agit pas ici d'apprendre comment fonctionne le logiciel pour éventuellement l'utiliser dans ses projets, mais plutôt d'utiliser immédiatement le logiciel lorsque le projet le demande.
PrintMaster dans tout ça? S'il est possible que les enfants créent des cartes artistiques et qu'il est utilisé en ce sens par les enfants, alors bravo. On est en plein dans la créativité à l'aide des TIC. Si les enfants font n'importe quoi parce que l'outil permet de choisir des modèles relativement stéréotypés, alors je crois que cette utilisation ne donne pas grand-chose à l'élève, à part le fait d'apprendre qu'il peut faire ce que tout le monde fait : des images convenables, des images acceptables.

N'aimez-vous pas les citrouilles ci-dessous? Ne leur trouvez-vous pas un style? Le modèle de départ était pourtant le même! Les enfants ne pourraient-ils pas utiliser l'ordinateur dans leurs travaux comme ils ont utilisé leurs crayons pour les dessiner?





Les images proviennent du site de Marie Burroughs Jobin.

Issue time09:38, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

On nous présente le projet et quelques résultats en ce moment. Une grosse question me vient à l'esprit:

Pourquoi faut-il encore et encore se «battre» pour pouvoir accéder au tube? Durant l'été, on referme les ports, on réinitialise les postes, donc il faut réinstaller les logiciels. On doit réexpliquer les mêmes choses (à propos de comment ça marche) de jour en jour, d'année en année.

Donc si on veut un jour que l'accès aux TIC deviennent routinié (simple, efficace...) pour l'élève/le prof, ne devrait-on pas favoriser la stabilité/pérénnité de nos outils?

Le «format c:» à oublier SVP pendant l'été ;o)