Catégorie: "Réflexions"

Issue time11:14, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Voici quelques éléments qui précisent la position du Québec dans ce dossier. Un message de Mme Danielle Lemay qui fait suite à ce billet.

Dans un communiqué émis par le CMEC, les ministres de l'Éducation du Canada, sauf le Québec, écrivent que la loi fédérale sur le droit d'auteur va priver les élèves d'un accès à Internet.

Cela mérite explication, comme le mentionne le spécialiste de ces questions au MELS, M. Jacques Laurendeau. La position des autres provinces est à l'effet que les milieux éducatifs devraient pouvoir utiliser ce qui est accessible "gratuitement" sur Internet. Les provinces disent que s'il n'y a pas de barrière à l'entrée (mot de passe, etc.), le contenu devrait pouvoir être utilisé par les élèves et les enseignants. Selon elles, cela équivaut à un consentement tacite des auteurs. D'une certaine manière, cela renvoie aux créateurs la responsabilité de prévoir des mécanismes de protection du contenu sur Internet, alors que la loi sur le droit d'auteur au Canada accorde une protection automatique aux oeuvres dès qu'elles sont créées. D'autre part, la position des provinces occulte le fait qu'un grand nombre d'oeuvres protégées sont mises en circulation sur Internet à l'insu des ayants droit.

Le danger de la position du CMEC, c'est que les créateurs cadenassent de plus en plus leur contenu pour éviter qu'on l'utilise gratuitement, ce qui aura pour effet d'en limiter l'accès aux élèves effectivement... Dans ce contexte, comment les usagers pourront-ils consulter un contenu sur Internet comme il leur est possible de le faire présentement au moyen du survol électronique? C'est une arme à double tranchant.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec, qui est le maître d'oeuvre de la position du Québec sur les questions de droit d'auteur, s'oppose généralement à ce que l'on inclut dans la loi des exceptions qui ont pour effet de priver les créateurs d'une juste rémunération pour les utilisations qui sont faites de leurs oeuvres. Le MCC estime également que la protection des droits des créateurs constitue un puissant incitatif qui encourage l'acte de la création et favorise ainsi la production et la diffusion d'oeuvres variées.

Le Québec propose la création d'une société de perception nationale, qui serait représentée au Québec, et avec laquelle les groupes d'usagers en éducation, ou leurs représentants ministériels, pourraient contracter une licence moyennant versement d'un montant annuel par élève, en contrepartie de quoi les usagers pourraient utiliser les contenus sur Internet à toutes fins éducatives. La position québécoise comporte donc trois avantages :

1. On reconnaît que le travail des créateurs mérite compensation..
2. On "décriminalise" l'utilisation de l'Internet par les élèves ou les étudiants et par leurs professeurs au moyen d'une licence générale d'utilisation des contenus.
3. On facilite la gestion de tout cela (une seule société de perception avec laquelle transiger, au lieu des nombreuses sociétés de gestion auprès desquelles il faut actuellement acheminer des demandes d'utilisations à la pièce).

Le projet de loi sur le droit d'auteur inscrit au feuilleton de la prochaine session parlementaire de la Chambre des Communes ne contient aucune disposition relative à la position du CMEC ni à celle du Québec. On risque donc de discuter encore longtemps de ces questions. Entre- temps, les reproductions et autres utilisations de contenus sur Internet continuent d'être illégales, sauf lorsque des mentions sur les sites l'autorisent expressément. Par ailleurs, une entente entre le MELS et la SODRAC et la SOPROQ (ces dernières sociétés représentent respectivement les auteurs et compositeurs de musique ainsi que les producteurs de disques) permet aux écoles de procéder à certaines utilisations d'oeuvres musicales en intranet, à des fins éducatives ou parascolaires.

Danielle Lemay
Coordonnatrice RÉCIT

Issue time16:36, par Pierres  
Catégories: Réflexions, Veille

Clément nous dit ici qu'il serait intéressant de garder des traces des bons coups et des problèmes rencontrés dans les divers projets de blogues mis en ligne depuis le début de l'année par le RÉCIT.

Il y a déjà quelques animateurs du RÉCIT qui bloguent et qui font bloguer (il faudra d'ailleurs que je fasse cette liste). André Roux nous prépare un projet pour le domaine des langues. Le RÉCIT MST annoncera son projet la semaine prochaine. Pourquoi ne pas en profiter pour travailler ensemble?

Je suis partant pour faire partie d'un groupe d'animateur RÉCIT qui produirait une petit guide* pour blogueurs pédagogiques à la fin de la présente année.

Nous nous rencontrons les 3,4 et 5 octobre prochains, nous devrions mettre les bases de notre projet commun sur la table. On pourrait facilement se rencontrer 1 ou 2 autres fois pendant l'année afin de solidifier le tout. Puis à la fin de l'année, nous publierons le fruit de notre travail qui pourrait (en exploitant les forces de chacun) faire un très bon tour d'horizon des blogues en pédagogie (évidemment, il ne faudrait pas refaire ce qui existe cependant).

Ce n'est qu'un autre de mes idées un peu folle, mais si je ne suis pas seul dans ce projet, GO!

(*) Ça peut prendre un autre nom, le but étant de produire un document qui aidera les prochains blogueurs à se lancer dans l'aventure.

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Mise à jour, 23/09/05 à 18h22:

Il pourrait être intéressant que ce document soit publié sur le nouveau site du RÉCIT qui se mettra en branle dans les prochaines semaines?

Issue time10:28, par Pierre Lachance  
Catégories: Logiciels, Réflexions, Veille

Un billet de M. François Guité me rappele cette discussion débutée par Gilles il y a quelque temps.

Le «social bookmarking» (à traduire) est un autre effet (site dynamique, blogue, wiki...) des applications dynamiques sur le web. Le concept est simple, les internautes (désirant toujours partager davantage) utilisent un outil web (disponible à tous) pour gérer leurs signets. Ce qui a pour résultat d'offrir une banque de liens toujours plus complète et qui se «valide» (attention à la validation ;o) ) avec le temps (si plusieurs utilisateurs ont comme signets http://monadresse.qqc pour le mot clé patate, on peut dire que cette adresse doit être intéressante pour se faire une poutine ;o) ).

Voici quelques caractéristiques intéressantes d'un tel outil (en plus de l'idée principale qui est le partage):

  • il permet d'avoir accès à ses signets de partout (très utile pour ceux qui n'ont pas de portable à eux).
  • il permet d'avoir des fils RSS sur divers éléments (sur tout le site, sur un mot-clé en particulier, d'un utilisateur précis (ex.: RÉCIT MST))
  • il affiche les mots-clés les plus populaires

Question: serait-ce un projet intéressant de mettre en place un outil semblable à http://del.icio.us:

  • en français;
  • sous licence GPL;
  • qui aurait pour but de répertorier des liens pédagogiques sous une licence libre (on pourrait mettre la base de données en téléchargement sur le web à tous les mois par exemple afin qu'elle soit pérenne);
  • ouvert aux internautes (élèves, éducateurs...)?

Sous-question: est-ce important d'avoir une telle banque de liens? Pour ma part, jusqu'à présent je n'avais pas vu l'utilité de faire des liens sur mes sites web, mais je dois avouer qu'avec l'idée de partage, des mots-clés... je me laisserais peut être tenter si je ne suis pas seul dans l'aventure ;o)

Issue time09:08, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

En lisant ce texte (Cyberpresse) ce matin et suite à une discussion sur le sujet sur la liste du RÉCIT, je peux m'empêcher d'écrire ce court billet.

Faire peur aux gens en disant que les écoles n'auront plus (ou moins) accès à l'Internet si un projet de loi (C-60) est adopté, c'est ordinaire comme argument.

Mais plus loin que ça, je considère que nos élèves doivent apprendre à respecter les droits d'auteurs. Donc je n'ai pas besoin de traitement de faveur pour l'éducation. Si on veut utiliser un oeuvre sous «copyright» pour un travail scolaire, qu'on paie les droits. C'est ce qu'on veut qu'il fasse lorsqu'il sera grand ;o)

De plus, nous avons débuté une discussion sur le contenu libre (pas libre de droits) ici, et sur les licences ici et ici. J'ai publié ce projet il y a quelques jours. Nous avons donc tout en main pour éduquer (notre rôle) les élèves à propos des droits d'auteurs.

Selon moi donc, ne faite pas d'exeption avec l'éducation.

Quelles sont vos sources de contenu (texte, images, sons...) libre?

Issue time14:48, par Daniel Ricard  
Catégories: Réflexions

Ça y est je suis parti! Deux articles dans la même journée!!

Hier j'avais une discussion sur la diffusion de documents produits par des groupes coopératifs régionaux. Ces productions sont le fruit d'un regroupement d'enseignant(e)s et de conseillers(ères) pédagogiques des commissions scolaires de notre région. Une collègue m'expliquait que certains membres de sa Table refusaient de diffuser leurs productions sur notre site web puisqu'ils ne seraient pas protégées ou que l'accès ne serait pas restreinte. On ne parlait pas ici de situations d'évaluation ou tout autre document que l'on veut protéger de la vue des élèves (quoi que même là...)

Ici commence ma réflexion concernant ce cas.
L'argent, provenant des contribuables, investi dans ces productions ne devrait-elle pas profiter à tous? Ne devrait-on pas automatiquement leur attribuer des licences "copyleft"?

Issue time11:41, par Daniel Ricard  
Catégories: Bloguons, Réflexions

L'été aura été l'occasion pour moi de découvrir le monde fascinant du blogue. Puisque je suis encore novice dans tous ces trucs socio-méta-démocratico-contructifs, je me pose encore des questions que je vous livre au grand jour.

Le blogue du Recit.org est né d'un besoin de garder des traces de nos échanges. Nous enrichissons ainsi la réflexion collective du Récit tout en gardant des traces du processus. Jusque là, tout va bien pour moi (et même plus puisque ça rejoint des valeurs éducatives que je prône quotidiennement). Mais là où je suis tout mêlé c'est lorsque soit je cherche de l'information, j'ai une question ou je veux partager une information, où je cherche? où j'écris? Le blogue, le wiki, le spip, la liste du Récit, un forum? Peut-on éclaicir le rôle de chaque médium à l'intérieur de notre beau grand réseau?

Issue time14:26, par Louis Longchamps  
Catégories: Réflexions

Il y beaucoup de discussions en ce moment dans le monde virtuel sur les vertus des blogues. Je crois que c'est un outil intéressant, mais je cherchais quelque chose de plus étoffée. Juste dire que c'est un outil avec beaucoup de potentiel n'était pas suffisant. J'ai fait quelques recherches sur la question et je n'ai pas trouvé vraiment ce que je cherchais. J'ai mis le tout de côté et la réponse est arrivée par un canal que je n'attendais pas.

Educational Leadership
publie dans son édition de septembre un article sur les habitudes d'écriture sous la plus de Maureen O'Leary Wanket. C'est très intéressant et nous pouvons très bien appliquer les principes énumérés dans l'article à l'écriture sur un site web de contenu.

Plusieurs élèves dans nos écoles n'écrivent que lorsqu'ils doivent le faire. L'apprentissage de l'écriture va au-delà de la simple activité d'écrire. L'écriture forme notre pensée. Il est donc important de donner du temps aux élèves pour que ces derniers puissent écrire pour le plaisir d'écrire.

Maureen O'Leary Wanket demande à ses élèves de tenir un journal d'écriture. Elle explique que les recherches ont démontré que l'écriture d'un journal quotidien permettait aux élèves d'améliorer leurs performances (en écriture) dans leur langue maternelle, mais également dans les autres matières. De plus, les moments d'échange entre élèves permettent aussi de créer des liens intéressants; ils se comprennent plus.

Elle voit cinq avantages à apprendre l'écriture via un journal

-Le journal permet un temps de réflexion.
-Écrire un journal améliore la qualité de l'écriture en général.
-Un journal peut nous indiquer que quelque chose ne va pas.
-Le journal solidifie la relation maitre/élève.
-L'écriture d'un journal quotidien est une excellente façon d'entreprendre une journée de classe (5-10 minutes).

Elle donne huit règles d'or pour l'écriture d'un journal:

1) Toujours avoir une date, ca aide à suivre la progression;
2) Ne pas gaspiller du papier;
3) Écrire à l'encre de façon lisible;
4) Ne pas arrêter d'écrire;
5) Le journal ne sert qu'à ca;
6) Le journal est privé;
7) M'enfin...le journal n'est pas complètement privé;
8) Il y aura une appréciation (évaluation) du journal.

Bon, c'est ce que l'article nous dit. Maintenant, est-ce que l'on peut appliquer cet article à l'écriture sur un carnet virtuel? Je crois que les liens sont faciles à faire. Reprenons chacune des règles et voyons si on peut appliquer cela. Quand il est question d'outils, je fais référence à des des applications comme DotClear, B2Evolution ou SPIP.

1) La majorité des outils donne une date à l'écriture d'un billet ou d'un article.
2) L'utilisation d'un carnet ne gaspille pas de papier.
3) Il n'y a pas plusieurs façons d'écrire; on doit utiliser la clavier. Ce qui veut dire que les élèves devraient avoir leur doigté.
4) Un élève assis à un ordinateur doit écrire sans arrêt. La correction des fautes se fera plus tard. Plusieurs outils en ligne peuvent venir en aide à l'élève.
5) Le blogue ne doit servir qu'aux activités d'écriture demandées par l'enseignant(e).
6) Le journal peut être privé (il devrait l'être), mais certains outils permettent à d'autre d'aller lire les billets des autres auteurs, même si ces derniers ne sont pas publiés sur le web.
7) Le carnet n'est pas entièrement privé dans la mesure où l'enseignant(e) lira les billets. Le tout peut se faire à l'intérieur de l'outil. Si on veut partager, certains des billets devront être publics. L'enseignant(e) pourrait demander aux élèves de corriger un des billets écrit pendant la semaine pour qu'il soit publié. L'élève devra alors analyser le travail fait. Cette étape permet aux élèves de faire un pas en arrière et d'apprécier leur travail et celui des autres.
8) L'enseignant(e) peut évaluer les billets et suivre la progression de ses élèves.

Je crois que cet article peut être un bon point de départ pour ceux et celles qui cherchent des arguments en faveur de l'utilisation d'un carnet virtuel. Je vous invite également à consulter le document d'André Roux sur le site du RECIT du domaine des langues qui est très éclairant sur la question des blogues.

Issue time09:09, par Pierre Lachance  
Catégories: Réflexions

Suite à un billet sur les portails, le Prof Noël nous demande: «L'imposition du portail n'est-elle pas un moyen d'intégrer les tics?»

Pour ma part intégrer les TIC c'est, entre autre, choisir l'outil pour accomplir la tâche. Si on m'impose un outil X pour la tâche Y, ce n'est pas de l'intégration mais de l'ingérence.

Chaque outil (TdT, tableur, courriel, clavardage, vidéoconférence, gestionnaire de contenu, wiki...) a ses forces qui permettent de mieux répondre aux besoins de l'utilisateur. Vouloir tout faire avec le même outil ce n'est pas ça intégrer les TIC. Mais on peut dire que c'est se réconforter dans ce qu'on connait.

Au sujet du choix d'un outil je vous invite à lire ce commentaire de Mme Jobin.

PS: Pour ceux qui me prêtent des intentions négatives face aux portails, sachez que j'ai participé (et continue) à la mise en place d'un portail dans une école. Mais je me répète, il y a une différence entre un portail de services (courriel, agenda...) et un portail de contenu.