Surprise ce matin! Quand mon agrégateur s'est mis à bondir sur mon écran, j'ai vu un commentaire de monsieur Chartrand à la suite du billet de Daniel Ricard. La première partie du billet portait sur l'outil et la deuxième visait les animateurs du RECIT.

Voici le bout qui m'a fait réagir

Puisque je suis sur le carnet d'un Récit, j'aimerais également porter à votre attention que, si je ne vous fréquentais pas virtuellement depuis un certain temps, je serais tenté de voir dans vos propos un brin de condescendance et de mépris et, ma foi, j'éviterais d'avoir recours à vous pour me guider. J'essaierais de trouver quelqu'un qui me prenne là où je suis. Quelqu'un qui ne prétende pas juger de mon professionnalisme sur la seule base de mon niveau en matière de compétences TICs.

Mettez-vous à la place de l'enseignante dont il est question ici, puis imaginez qu'elle lise ce billet. Croyez-vous vraiment qu'elle sera tentée de faire appel au Récit?

Je ne mettrai pas des intentions derrière les paroles de monsieur Chartrand, car cela serait injuste de le faire. Je vais par contre partager ce que sa réaction a éveillé en moi.

Je comprends très bien sa réaction en ce qui à trait à l'enseignante qui n'a pas demandé à faire parler d'elle sur le blogue du RECIT. Je connais assez bien Daniel pour savoir qu'il n'y avait rien de méchant ou même de condescendant la-dedans. J'admettrai qu'il a peut-être fait un faux pas, mais je sais que son intention était de démontrer une situation qui n'est pas exclusive à sa CS.

Nous sommes passionnés et ca j'espère que personne pourra nous le reprocher. Les animateurs du RECIT ont TOUS le même défaut: ils veulent sauver le monde. Ils voient dans les technologies un potentiel d'apprentissage sans limites. Il est vrai que parfois les technologies ressemblent à une langue étrangère et que ca peut faire peur. Pourquoi? Ca nous remet en question et ce n'est pas toujours évident. Il faut comprendre que des remises en question en enseignement ne sont pas exclusives aux TIC.

Le blogue est un terrain d'échanges et il arrive que certaines de nos idées ne sont pas exprimées asssez clairement ou qu'elles manquent de tact. Il faut comprendre aussi que nos propos sont teintées de nos réalités très différentes d'une commission scolaire à l'autre. Ce fait n'excuse pas tout, mais explique que ce qui est blanc à un endroit peut être noir ou gris ailleurs.

Mais j'ai senti dans la réaction de monsieur Chartrand un malaise plus profond. Est-ce que c'est l'image que les animateurs du RECIT transmettent? Faisons-nous si peur? Est-ce que des jugements transpirent de nos actions? Avons-nous un problème d'image?