En terminant l'année scolaire, j'ai suggéré que nos services pédagogiques se lancent dans l'aventure «Blogue». Mon idée étant que nous puissions bâtir ensemble notre portfolio, gardant ainsi un trace de nos interventions et de nos réflexions.

Parmi l'équipe (nous sommes cinq), j'étais le seul qui avait une expérience réelle des blogues. Pour tous les autres, c'était un concept soit abstrait soit complètement inconnu. J'ai donc présenté l'outil en naviguant parmi quelques blogues. Puis il y a eu l'amorçe d'une discussion relativement vive autour de la table. Des questions du genre «peut-on écrire qu'une formation ait mal fonctionné?» ou encore «peut-on écrire nos états d'âme?» ou «un blogue sert-il à passer de l'information?» surgissaient.

Intérieurement, je souriais. Sans doute que mon enthousiasme pour l'outil, lors de ma présentation, m'avait rendu complètement incompréhensible aux yeux de mes collègues. En effet, pourquoi diable veut-on rendre public nos reflexions? Qu'est-ce donc qui nous motive à écrire/décrire/commenter nos actions? Pour moi, cela allait de soi que la seule manière d'avancer dans sa compréhension du monde est en socio-construction. Et l'outil blogue m'apparaissait (et m'apparaît encore) un moyen privilégié pour le faire.

Notre blogue fonctionnera-t-il? J'en ai aucune espèce d'idée. Mais je sais que s'il ne fonctionne pas cette année, je reviendrai à la charge l'an prochain, et la suivante, s'il le faut. On a parfois des croyances tenaces.

L'adresse de notre blogue : www.cscv.qc.ca/carnet/