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2 commentaires

André Chartrand

Merci beaucoup Martin pour cette éclairante distinction entre APO et TIC. Je partage également ta position concernant la place des exerciseurs. Par contre, je me demande si la taxonomie de Bloom est véritablement pertinente pour distinguer entre une formation par objectif et l’approche dite par compétence. Car, en fait, cette taxonomie a été largement utilisée dans le cadre des programmes par objectif au Québec et ce serait difficile de soutenir que la programmation par objectifs se limite aux niveaux inférieurs de cette taxonomie. Je me rappelle même avoir fait des exercices de classification des objectifs de programmes selon cette taxonomie lors de ma formation initiale en enseignement.

En prenant le problème par ce bout là, on serait obligé de conclure que les différences sont minces entre la planification de l’enseignement par objectifs et celle par compétences. Il est peut-être préférable de regarder du côté de l’argumentaire habituel :

· Plus favorable à des situations d’apprentissage collées au vécu de l’élève ( situation authentique, situation signifiante,)
· Entrée par la complexité.
· Transdisciplinarité, intégration et transfert des apprentissages.
· Plus grande ouverture aux ressources extrascolaires sur le Web notamment.

Bref, si la taxonomie de Bloom me paraît éclairante pour distinguer l’approche APO de l’approche TIC, elle me semble moins utile pour différencier l’approche par compétences de la programmation par objectifs.

26/10/05 @ 15:06
Commentaire de:
berubem

Bonsoir M. Chartrand,

Je souhaitais utiliser un référent que les profs connaissent! Selon moi, la taxonomie peut facilement aider à lire un programme par objectifs comme un programme par compétences. Il s’agit en fait des niveaux de complexité des opérations intellectuelles. Lorsqu’on lit les composantes d’une compétence, on remarque que la dernière compétence fait référence à l’évaluation du processus; comme dans la taxonomie de Bloom. Une compétence doit se développer globalement, c’est un savoir agir complexe. Donc, je ne crois pas que la taxonomie de Bloom soit une grille de lecture de programme par objectifs.

Le problème avec un programme par objectifs, c’est que l’on s’est beaucoup trop arrêté aux savoirs, sans trop savoir comment développer les savoir-faire et les savoirs-être.
Dans un programme par compétences, l’on porte globalement attention à l’ensemble des connaissances: les connaissances déclaratives (savoirs), les connaissances procédurales (les savoirs-faire ou les habiletés) et les connaissances conditionnelles (où et quand utiliser les connaissances acquises, donc les savoirs être).

Mais, merci pour l’observation. Je vais cogiter là-dessus avant de faire parvenir mon texte au responsable du bulletin.

26/10/05 @ 20:21