Matière à réflexion!

Février 15th, 2007

J'ai lu ceci sur la liste de diffusion de Thot en fin de journée:

Y a-t-il de la passion dans l'apprentissage ? Il semble que non, celle-ci vient après, quand on connaît un sujet suffisamment pour désirer l'explorer tout entier, quand une personne estimée communique, partage la sienne et donne envie d'aller plus loin. Parce qu'elle cristallise une correspondance à un besoin, un désir.

Une chose est sûre, on apprend beaucoup des passionnés communicateurs. Ils offrent une expertise formidable sur leur sujet qui enflamme la curiosité. Ils font tout leur possible pour nous rallier à leur 'cause'.

Et moi qui pensait agir comme un "épouvantail à moineaux"?

Lucidité! Je m'interroge lorsque tu m'interpelles

Février 15th, 2007

Grosse tempête de neige ce matin,

Routes, écoles et centre de services fermés ce matin...

Je m'installe donc à mon ordinateur benoitement et relève mes courriels.

Voilà t'y pas que je tombe sur "la recette" de M. Bibeau du MELS.

J'adore lire M. Bibeau depuis longtemps (Attention! n'y voyez pas d'ironie ou de sarcasmes; ce serait mal me connaître.) Sans tomber dans la technophilie à outrance, il recentre toujours le discours sur la pédagogie d'abord et avant tout; et c'est tout à son honneur. Avant d'être un technologue, je suis un pédagogue. D'ailleurs, j'ose croire qu'il croit lui aussi profondément que l'intégration des technologies contribue significativement au succès de l'élève (je profite de ce billet pour lui poser ouvertement la question!):).

Donc, dans ce billet M. Bibeau porte un regard lucide sur les conditions gagnantes à mettre en place pour réussir l'intégration des TIC en éducation au Québec. Très gros chantier selon lui et selon moi.

Dans le fond, cela me rassure! Comme je le dis souvent à ceux qui me côtoient: "Ça va me donner du travail pour les 16 prochaines années!":))

Par contre, comme Pierre le répète régulièrement, "c'est moi et moi seul l'unique responsable de l'intégration des TIC dans ma classe". C'est selon moi la condition sine qua non, la pierre d'assise (sans mauvais jeu de mots) qui va enclencher le processus.

Donc, beaucoup de matière à réflexion ce matin... Bon, c'est pas tout ça! J'ai une formation à préparer en évaluation des apprentissages en univers social au premier cycle du secondaire (les profs du premier cycle doivent réaliser un bilan à la fin de l'année, reponsabilité écrasante quand tu n'as jamais fait cela!) que je dois donner demain.

Lorsque la réalité rappelle à l'ordre la lucidité, il m'est difficile de fabuler.:))

Reconnaissance officielle!

Février 13th, 2007

Intéressant!

Par cet article, j'ai appris que le SOFAD reconnaît officiellement le potentiel pédagogique d'outils que quelques-uns d'entre-nous avait compris il y a quatre ans environ.

Pourquoi le réseau du RÉCIT attend-t-il que ce soit d'autres organismes qui démontrent la pertinence pédagogique d'outils numériques?

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui ose proposer une réponse?

L'école d'hier vs celle de demain

Février 13th, 2007

Ouein!

Je suis profondément ébranlé par ce billet que j'ai découvert par ce billet.

Voici les questions qui me sont venues spontanément à l'esprit:

En tant que conseiller pédagogique, jusqu'à quel point essayons-nous de préserver l'école d'hier au détriment des adultes de demain?

Jusqu'à quel point sommes-nous responsables de préserver la continuité du système éducatif?

Assumons-nous notre rôle d'accompagnateur éclairé afin de permettre aux enseignants d'appréhender positivement les défis du changement et la pression qu'exerce l'environnement numérique sur le monde scolaire?

Quelle est notre contribution à inventer l'école de demain, à inventer le nouvel enseignant?

Jusqu'à quel point ne protègeons-nous pas les enseignants de la réalité du XXIe siècle?

Comme animateur RÉCIT, prêchons-nous dans le désert?

"Connected classroom" n'est pas une vidéo apocalyptique de l'avenir! Il a le mérite de nous amener à réfléchir et à inventer le modèle de "l'enseignant/apprenant réseauté".

Je retourne à ma planche à dessins.

L'animateur RÉCIT: Un passeur vers la culture numérique?

Février 10th, 2007

Il paraît qu'une image vaut milles mots!

La métaphore la plus utilisé dans le monde de l'éducation présentement est celle de l'enseignant passeur culturel de Jean-Michel Zakhartchouk.

Malheureusement, cette image me parle "trop". Lorsque j'évoque cette image dans mon esprit, je vois une barque et un gondolier traversant des passagers (des élèves?) d'un rivage à l'autre. Dans cette image, c'est le gondolier qui travaille, les passagers sont... passifs! Je sais, pour certains d'entre vous, j'exagère. Il n'empêche que cette image ne me parle pas de la bonne façon.

Je préfère plutôt l'image des "immigrants" et des "natifs" dans l'univers du virtuel et de la communication. Probablement à cause de ma formation en enseignement en histoire au secondaire.

En tant qu'adulte, nous serions des immigrants pour certains de nos élèves qui vivent dans le monde virtuel. À cause de notre âge, nous n'aurions pas rapidement adopté leurs moeurs, leurs us et coutumes. Ce qui fait que nous serions déphaser par rapport à eux; que nous ne serions pas dans le même registre de communication. Si je n'utilise pas les mêmes canaux de communications que mes élèves, soient ils me zappent, soit ils trouvent l'information beaucoup plus rapidement que moi et passent à autre chose pendant que je m'évertue à leur expliquer. C'est que Lucien Francoeur a voulu évoquer dans l'entrevue à "Méchant contraste".

Ainsi, je me plais à croire qu'en tant qu'animateur RÉCIT, je suis un peu un coureur des bois. Belle image ne trouvez-vous pas!

Georges-Hébert Germain dépeint les coureurs des bois comme des êtres épris de liberté, rebel face aux autorités coloniales et qui préfèrent adopter les moeurs, les us et coutumes des amérindiens, des "natifs".

À la manière des natifs, j'utilise les outils d'information et de communication pour évoluer dans le monde virtuel. Je connais les cartes. Il y en a une ici et .

J'ai immigré depuis bien longtemps dans le monde de l'informatique. Lorsque j'étais à l'Université de 1984 à 1987, j'ai eu la chance d'avoir accès à deux micro-ordinateurs dans mon appartement. Je cohabitais avec un étudiant en bio-chimie et une enseignante qui faisait sa maîtrise en APO. Donc, j'ai beaucoup échanger avec eux sur les utilisations possibles en éducation. Sur le marché du travail, mes patrons ont rapidement réalisés que j'étais à l'aise avec l'outil et j'ai rapidement enseigné la micro-informatique. Ce fut vraiment une époque marquante dans ma vie d'immigré.

Pour les autres immigrants (enseignants et certains conseillers pédagogiques) comme pour les autorités coloniales (services éducatifs et services informatiques), je suis un rebel qui refuse de se conformer et qui transgresse même parfois les règles de fonctionnement en sociétéconteste les décisions arbitraires.

Par contre, puisque je connais assez bien le territoire, je peux facilement guider mes congénères dans leur apropriation de ce nouveau monde, le connectivisme. Comment?

En informant: Je connais les outils. Je les expérimente pour en déceler le potentiel pédagogique et j'informe les autres immigrants qu'il peut être intéressant et payant d'utiliser ces technologies pour accomplir leur travail. D'ailleurs, pour mieux convaincre, j'utilise moi-même ces outils.

En formant: Je prends le temps d'expliquer en détail et par l'exemple comment faire pour utiliser les outils en classe afin de motiver les élèves et de les rendre plus actifs dans leurs apprentissages.

Attention, je ne suis pas "une robe noire". Je n'évangélise pas, je conseille. C'est l'enseignant et lui seul qui décide d'utiliser l'outil s'il le désire. Là s'achève mon travail si ce que je propose ne convient pas et c'est correct ainsi. J'ai donc du temps pour retourner explorer.&#59;)

En accompagnant: Le modèle d'utilisation des TIC en classe est encore à inventer, il est donc perfectible. Ainsi, je profite de toutes les occasions possibles d'aller en classe pour expérimenter. Par contre, il faut faire attention! Je dois faire avec l'enseignant et non pour l'enseignant. Ce ne doit pas être une occasion pour l'enseignant de prendre du retrait et me laisser toute la place; sinon, il n'y a pas apprentissage de la part du maître. Avant mon intervention en classe, j'échange sur ma planification et je lui indique pourquoi j'ai planifié mon intervention ainsi. Pendant le cours, j'anime mais je laisse la gestion de classe à l'enseignant. Pendant que les élèves sont en action, je pratique l'analyse réflexive pour démontrer l'impact de ce que j'avais planifier. Après le cours, je m'asseois et je pratique la métacognition pour tenter de répondre aux questions suivantes avec l'enseignant: Qu'est-ce qu'il a appris sur sa profession en m'observant? Comment il l'a appris et comment va-t-il le transférer en classe avec ses élèves?

Mon ancien patron disait: "Il y a trois façon d'accompagner! Tu peux être à l'avant, mais tu risques d'oublier ceux que tu accompagnes. Tu peux être à l'arrière, mais il se peut que les gens que tu accompagnes s'égarent si tu es trop en retrait. Alors, il te faut être à côté d'eux". C'est ce que je tente de faire lorsque j'invente le nouveau modèle de l'enseignant branché. Il m'arrive parfois d'aller à l'avant d'eux. Mais c'est pour mieux explorer le territoire afin de mieux les guider par la suite.

Les historiens reprochent aux coureurs des bois d'avoir été attiré par l'appat du gain! Dans mon cas, c'est totalement vrai! Pourquoi? C'est que je crois que la culture est un bien universel que tout le monde doit s'approprier et partager. Donc, je vois un gain en éduquant les élèves québécois à l'utilisation éthique des nouvelles technologies. Si nous le faisons pas, qui le fera? Soyons responsables et cessons de nous mettre la tête dans le sable en niant cette réalité. Voulons-nous devenir une société de colonisés technologiques?

Voilà, par la métaphore du coureur des bois, comment j'explique mon travail d'animateur de service local du RÉCIT.

Oups! Recadrons...

Février 7th, 2007

j'ai écris ce billet hier soir dans ma chambre d'hôtel à Québec après une grosse journée de formation sur l'évaluation des apprentissages au secondaire; j'étais pas à mon meilleur.

Je me rends bien compte à la lecture du commentaire et du trackback que je n'étais pas clair dans mes propos.

Ce que je voulais en fait par ce billet, c'est d'essayer de trouver des variables qui influence la prédispositions du personnel enseignant à intégrer les TIC dans la palette de stratégies enseignement/apprentissage qui sont à sa portée! Ce n'est pas mon rôle d'obliger ou de contraindre. Bien au contraire! J'ai horreur de la coercition Je suis là pour accompagner, pour conseiller... Comme le titre de ma fonction l'indique. Et je suis parfaitement conscient que le fait de conseiller amène la personne qui reçoit ce conseil de l'accueillir et d'en faire ce qu'il veut; ça lui appartient. That's it! :)

Pourquoi cette réflexion? Bien égoïstement, parce que cela faciliterait mon travail! Ainsi, il me serait plus facile d'identifier les individus les plus susceptibles d'être motivés à développer leur compétence professionnelle à intégrer les TIC au lieu d'attendre un courriel ou un appel téléphonique bien sagement assis à mon bureau. Si je parvenais à identifier un noyau de ces individus dans une école, je pourrais en aviser la direction et lui proposer d'accompagner spécifiquement ce groupe.

Évidemment, je suis complètement en accord avec Pierre. C'est l'apprenant en formation continue, et lui seul qui décide de s'engager dans cette facinante oddysée qu'est l'utilisation des TIC en classe.

Je ne peux tout simplement pas croire que c'est seulement le filtre affectif du "j'aime ou j'aime pas" qui fait qu'un enseignant s'engage ou non dans le développement de sa compétence TIC!

Encore moins le discours de la plus-value de l'outil en comparaison à la surcharge de travail. (Succintement, ce discours dit que si un enseignant s'engage dans le processus c'est parce qu'il y voit un avantage certain dans la pratique de sa fonction. Et s'il refuse, c'est tout simplement parce que la somme de travail qu'il perçoit est trop imposante pour obtenir des succès à court et à moyen terme.)

Quelles sont les aptitudes me permettant d'identifier l'enseignant qui hésite à entreprendre le processus du développement de la compétence et qui ne demande qu'à être accompagné? Comment reconnaître un individu qui démontre un certain intérêt, prêt à investir du temps? Quels sont les prédispositions extrinsèques qui faciliteraient sa décision? Il y a certainements des signes qui ne trompent pas!

Je ne suis pas du type à consulter mon horoscope ou le fond de ma tasse de thé (en passant, je déteste le thé!) afin de savoir si je vais être sollicité ou non.

En passant, comme le nom de ce blogue l'indique, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre; il ne s'agit que de fabulations... &#59;D

Prémisses requises pour intégrer les TIC!

Février 6th, 2007

Réflexion:

En tant qu'enseignant, quelles sont les prémisses de bases que je dois posséder ou contrôler pour être prédisposé à intégrer les TIC dans ma palette de stratégies d'enseignement/apprentissage?

Comme M. Trudel le disait si bien:
"Un bon enseignant doit disposer d'une bonne zone de confort pédagogique"

Qu'est-ce qu'une zone confortable pédagogiquement parlant?

Prémisses intrinsèques (qui dépendent de l'enseignant)
- Bien connaître le programme de formation et les différents référentiels inhérents à la profession.
- Être habile à gérer une classe en lien avec un environnement informatique.
- Faire un usage personnel et professionnel de l'ordinateur pour produire et communiquer, sans pour autant l'utiliser en classe avec les élèves.
- Ne pas avoir peur de relever des défis.
-...

Prémisses extrinsèques (qui ne dépendent pas de l'enseignant)

- Avoir accès personnellement à un ordinateur, à un laboratoire, à des logiciels, à un réseau et des périphériques en qualité, en quantité et en nombre suffisant.
- Un leadership de la direction.
- La coopération entre enseignants
- Le soutien d’un mentor.
- La présence d’un technicien.
- Des parents confiants
- Des élèves motivés.
- ...

Pourriez-vous m'aider à compléter l'une ou l'autre des deux listes s'il-vous-plaìt?

La réticence au changement

Février 5th, 2007

Parallèlement à Pierre, je réfléchis sur mon rôle de conseiller pédagogique TIC et d'animateur de service local du RÉCIT. Je questionne ma pratique comme informateur, formateur et accompagnateur.

Ma réflexion ne se fait pas "à vide". Je me place en mode "veille" et je lis tout ce que je trouve sur la problématique à intégrer les TIC en éducation. Ce qui m'amène à utiliser des outils comme "Alertes Google" qui se charge de repérer des mots ou des expressions que je lui assigne. Ainsi, régulièrement je reçois un message m'avisant que "Alertes Google" a trouvé un texte en lien avec ma préoccupation.

Je suis alors tombé sur ce texte de M. Pierre Delisle, conseiller à l'utilisation des technologies à des fins éducatives à la société GRICS. Il a écrit ce texte suite aux réactions provoqués par ce billet de Gilles.

Loin de soulever la controverse, le texte de M. Delisle jette un regard lucide sur la problématique d'intéger les TIC en éducation.

Voici un extrait particulièrement intéressant:

On a tous tenté une stratégie de diffusion où on spécialise un enseignant pour qu'il en influence d'autres. J'estimerais la stratégie bonne à 40%. Donc, nous en perdons près de 60%. Raisons : enseignant désabusé ou excédé de se faire solliciter; organisation structurée contre cet enseignant et ainsi isolement dû à l'énergie émise par ce concept si présent dans l'enseignement, la réticence au changement.

Alors, comment procéder pour pouvoir faire franchir cette défiance. La littérature nous suggère de trouver des arguments à ces trois principes :
- démontrer les lacunes de l'état actuel;
- exposer de façon claire l'état désiré;
- trouver des premiers pas raisonnables.

Par la suite, il nous explique brièvement chacune des étapes et pose de bonnes questions:

Lacunes de l'état actuel:
Toute personne qui se sent confortable de son état n'est pas portée vers un changement, un déséquilibre. Ce confort provient de la perception qu'il se fait de la situation. Il évite les indicateurs qui l'amèneraient à se questionner, à se positionner. Par contre, lorsqu'il est confronté à de nouvelles normes, de nouvelles valeurs, de nouvelles réalités, nous créons une dissonance. Le mouvement est amorcé. L'individu est à la recherche de l'équilibre à nouveau. C'est là qu'il regarde autour de lui, pose des questions, s'informe.

Clarté de l'état désiré:
C'est ici que peut se creuser un fossé entre les beaux-parleurs et les « faiseux ». Une expression populaire dans les écoles : les « pelleteux de nuage ». Lorsque nous parlons de clarté, nous voulons dire des faits ou actions concrets reliés aux schèmes de pensée des enseignants, à ce qu'ils font actuellement. C'est ici que sont utiles les «leaders» tels que définis par M. Jobin. Il faut offrir plusieurs types de situations claires afin que les enseignants s'identifient à au moins l'une d'elles.

Raisonnabilité du premier pas
Peut-être convaincu, certains enseignants sont prêts à essayer. Nous devons leur dire que l'état désiré est un aboutissement, qu'ils doivent d'abord avoir des petits succès qui les amèneront vers leur but. Avoir des « Ça marche! » comme le dit Mme Long. Pour ce faire, il faut également regrouper les types d'enseignants selon leur habitude actuelle d'utilisation de l'ordinateur.

Voici les deux questions qu'il pose et qui me font réfléchir depuis ce matin. En tant qu'animatrice et animateur du RÉCIT:

Avons-nous su démontrer clairement les lacunes de l'état actuel?

Avons-nous su démontrer clairement plusieurs modèles d'états désirés?

Lorsque j'interviens auprès du personnel enseignant, est-ce que je provoque un état de déséquilibre, un inconfort? Si oui, est-ce que l'état de déséquilibre ou d'inconfort provoque généralement une ouverture envers l'utilisation des TIC comme stratégie d'enseignement ou plutôt, cela provoque un repli psychologique de l'enseignant comme une huître dans sa coquille?

Est-ce que j'offre plusieurs types de "situations claires" afin que les enseignants s'identifient à au moins l'une d'elles? Qu'est-ce qu'une "situation claire" exactement? Est-il possible de faire un recensement de "situations claires" que je peux insérer dans mon coffre à outils pour convaincre?

De belles questions! J'espère que je ne serai pas le seul à chercher des réponses... Je poursuis ma réflexion.

Se définir ou se faire définir professionnellement parlant.

Février 4th, 2007

Avec l'arrivée du référentiel des compétences professionnelles en formation initiale, le corps professorale est à un point tournant dans le processus de professionnalisation de la pratique enseignante.

Selon moi, l'intégration des TIC en classe relève beaucoup plus d'une réflexion songé d'utiliser à bon escient un outil disposant d'un potentiel pédagogique indéniable (bien que la plupart du temps, cela ne relève pas de sa fonction première) plutôt que d'une application simplement technique à caractère occupationnel.

C'est pour cette raison que la première composante de la compétence TIC est libellé comme suit: "Exercer un esprit critique et nuancé par rapport aux avantages et aux limites véritables des TIC comme soutien à l'enseignement et à l'apprentissage, ainsi qu'aux enjeux pour la société."

En lisant cet article du Cyberfolio de M. Olier Raby, ce matin, j'ai été interpellé par ses propos en lien avec le côté "consommateur" qu'il fait des TIC.

Il me semble que la porfession enseignante est au prise avec la difficulté de se voir proposer du matériel didactique. Évidemment, il est toujours plus facile d'utiliser le matériel qui nous est proposé que de le construire. Par exemple, les enseignants préfèrent beaucoup plus utiliser les APO que les TIC. Probablement à cause du caractère "encadrant" de l'outil.

Ce qui est intéressant avec le Web 2.0, c'est qu'il est maintenant facile de définir son contenu pédagogique sur le Web au lieu de se le faire imposer.

Ainsi, en utilisant un système de gestion de contenu, un wiki, un blogue et en utilisant le Web pour documenter sa SAE, sa SAO ou sa SE, l'enseignant professionnel dispose d'un outil pour favoriser l'apprentissage et la motivation de ses élèves à réaliser des apprentissages en laissant place à la créativité de ceux-ci dans un contexte socio-constructiviste beaucoup plus enrichissant selon moi.

Entendons-nous bien! Il est certain que "les enseignantes et enseignants avertis doivent réaliser que les TIC ne sont pas d'amblées et par elles-mêmes porteuses de changements pédagogiques novateurs". Mais en agissant comme auteur de contenu pédagogique (en produisant des cyberquêtes par exemple) que plutôt de consommer, il est plus facile d'avoir une approche différenciée tenant compte des besoins de ses élèves en lien avec le contenu disponible sur le Web.

Rendons au Web sa vocation pédagogique! Alors le Times aura bien raison de dire que vous êtes la personnalité de l'anée 2006 par les contributions qui seront apportées par des enseignantes et enseignants professionnels.

Alors, est-il préférable de se faire définir ou de se définir professionnellement?

Retour sur mon propos!

Février 4th, 2007

Depuis quelques billets, j'écris beaucoup autour de la compétences professionnelle à intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel. J'ai beaucoup mis l'emphase sur le volet développement professionnel. Pourquoi?

C'est que je suis persuadé que la responsabilité première d'intégrer les TIC appartient d'abord et avant tout au personnel enseignant. Ultimement, c'est d'abord l'enseignant qui est le maître d'oeuvre des stratégies qu'il utilise pour stimuler la réalisation d'apprentissage par ses élèves.

==================================
Les diverses possibilités offertes par les TIC ne réaliseront leur plein potentiel pédagogique que si les enseignantes et les enseignants exercent un contrôle ferme sur le contenu des activités et s'assurent qu'elles permettent de développer les compétences visées dans le programme de formation pour les élèves qui sont sous leur responsabilité.
Cela suppose que les compétences requises dans le domaine des TIC relèvent davantage de leur intégration pédagogique aux stratégies d'enseignement et aux autres ressources existantes que d'une maîtrise technique poussée de l’environnement informatique.
====================================

Est-ce que l'enseignant du XXIe siècle peut faire l'économie de ne pas intégrer les TIC en classe?

Selon mon humble avis, en se privant d'utiliser les TIC, l'enseignant s'empêche d'ajouter un outil incontournable à sa palette d'interventions pédagogiques. Ne serait-ce le fait qu'il se prive d'un élément de stimulation intrinsèque pour favoriser les apprentissages de ses élèves. Mais comme tout stratégie pédagogique, il est important de bien doser son utilisation afin d'éviter une perte d'intérêt de la part des élèves.

Il n'en demeure pas moins que c'est la responsabilité de l'enseignant. En tant qu'animateur de service local du RÉCIT, je ne peux que l'accompagner lorsque sa décision est prise. Et ce n'est pas plus la responsabilité de l'organisation scolaire d'imposer son utilisation; elle ne peut qu'être en service et mettre en place les outils qu'il juge approprié.

Si l'on veut que le personnel enseignant agisse en professionnel, donnons lui l'occasion de CHOISIR l'outil qu'il souhaite utiliser pour proposer des apprentissages significatifs à ses élèves. Ce n'est pas aux services informatiques ou aux services pédagogiques d'imposer l'utilisation d'un outil, cela relève de sa compétence professionnelle. Nous somme là, d'abord et avant tout pour agir comme facilitateur et catalyseur, pas comme tyran!

Qu'en dites-vous?