Drôle de hasard!

Mai 11th, 2006

Ouen!

La vie est drôle parfois.

Aujourd'hui, je participais à une formation régionale à Rimouski portant sur le programme d'histoire et d'éducation à la citoyenneté.

Pour illustrer le concept de "pouvoir" récurrent dans le contenu de formation du nouveau curriculum, les formatrices ont utilisé une mosaïque de différentes images. Quelle ne fut pas ma surprise de me voir sur une photo en lien avec un site portant sur les conseils d'établissement.

Ça fait bizarre!

Spécial!

Le c.p. migrateur!

Avril 26th, 2006

Depuis quelques années, je m'intéresse à une espèce d'oiseau bien particulière: le c.p. migrateur!

Il s'agit d'une espèce bien particulière qui migre beaucoup au printemps pour reproduire des pratiques; il n'est pas monogame puisqu'il échange beaucoup d'idées pendant cette période.

Pour ce qui est de l'individu que j'observe particulièrement, il ne migre pas du sud vers le nord comme l'ensemble des oiseaux migrateurs. Lui, il migre d'est en ouest dans un va et viens incessant pendant environ deux mois. La zone de migration s'établit habituellement entre Rimouski et Québec.

L'individu appartient au groupe des recitus localus, une espèce mineur, mais beaucoup plus nombreuses que le recitus nationalus qui lui n'observe pas une trajectoire régulière, migrant au gré du vent toute l'année. D'ailleurs, j'ai remarqué une ressemblance flagrante de certain membres cette espèce avec les pingouins; il est possible que cette tendance ne se limite pas au recitus nationalus, mais aussi à quelques recitus localus. Malheureusement, cette information est loin d'être confirmé.

La migration débute officiellement à l'AQUOPS. Il s'agit d'un très grand regroupement de différentes espèces qui se réunissent généralement à Québec pendant deux à trois jours avant la fin de semaine de Pâques. Fait particulier, la rencontre de l'année dernière a eu lieu à Montréal, mais cela se produit que très rarement.

Par la suite, l'individu migre d'est en ouest dans un va et vient incessant. Cette année, la migration débutera dès demain par un déplacement de deux jours a Rimouski. Il reproduira et échangera avec d'autres individus du groupe des cp et des personnes-ressources migrateurs du domaine de l'univers social, spécifiquement le groupe des géographes.

Lundi et mardi prochain, il se dirigera vers Québec pour se retrouver avec les cadres du groupe renouveautus pedagicus. Fait particulier, les périodes de migration ne dure jamais plus que 2 jours.

La semaine suivante, il retournera vers Rimouski pour deux autres jours de reproduction et d'échanges avec les migrateurs de l'univers social, mais avec le groupe des historiens.

Enfin, la période intense de migration se terminera par le moment ultime de la migration: La rencontre nationale des deux espèces de recitus: les localus et les nationalus. C'est alors l'apothéose de reproduction de pratiques et d'échanges d'idées, du matin au soir.

À la fin de la période migratoire, le recitus localus regagne paisiblement son aire de repos pour l'été.

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Après ça, ma blonde se demande pourquoi ça ne me tente pas de planifier les vacances d'été!

Réflexion sur le discours

Avril 26th, 2006

J'ai rarement une vision manichéenne des choses. Habituellement, je cherche à nuancer, à voir les nuances de gris dans un débat, dans une prise de position. Comme disait un ancien chum qui avait, à l'époque où je le fréquentais, encore un peu de jugement: Je déblatère et je m'exaspère!

Mais, pour ce qui est du renouveau pédagogique, le débat semble tenu par deux extrêmes:

Les professionnels de l'éducation! Ceux qui pensent que les choses peuvent changer et qui se donnent les moyens. Ceux qui croient dans la formation continue et qui s'investissent dans l'optique du bien-être des élèves. Selon moi, il s'agit de la majorité silencieuse.

Les travailleurs de l'éducation! Eux, il "punch" l'orodateur en entrant et en sortant. Pas question d'en faire plus en dehors des heures de travail. La formation continue? Il n'en est pas question à moins d'en avoir sur les heures de travail; surtout pas en dehors de celles-ci. "Me, myself and I". Dans les faits, eux aussi ont les élèves comme préoccupation; dans la mesure où ils servent d'argument pour améliorer les conditions de travail. Il s'agit de la minorité tapageuse.

Il s'agit aussi d'un discours autour du changement et de la continuité. D'un côté, l'on souhaite le changement pour améliorer la situation. De l'autre, on souhaite la continuité, même si l'on critiquait vertement l'ancien curriculum (Peu de personnes se souviennent du discours qu'ils tenaient envers l'ancien curriculum; d'ailleurs l'avaient-ils réellement compris?).

Je sais! Dans ce débat, je suis juge et parti... Mais, en démocratie, j'ai surtout droit à mon avis! C'est pour cette raison que j'adhère au CAV. Mouvement politique qui revendique le droit des majorités, entre autre chose.

Overdose de contre-réforme!!!

Avril 25th, 2006

Bon! Me voici de retour...

Bizarre! Depuis les fêtes, je suis constamment sollicité par mon travail (le boycott est terminé!) et j'ai plus le temps de bloguer. J'ai aussi décidé de prendre du temps avec ma p'tite famille le soir et la fin de semaine.

Ce soir! J'étais curieux et j'ai écouté ceci.

Ça m'a pas nécessairement aidé. Ça m'a même mis de mauvaise humeur.

Ne modifions rien dans le merveilleux monde de l'éducation, tout allait bien! Bizarre, pourtant avant le renouveau pédagogique et la réforme, tout le monde décriait les programmes par objectifs... Tout le monde croyait dans les États généraux! Mais personne ne s'en souvient!

Poursuite d'une réflexion amorcée ailleurs

Décembre 21st, 2005

Ce matin, j'ai le goût de réagir à ce billet de Pierre Lachance.

Je pense Richard que tu touche un point important! Est-ce que le public auquel nous nous adressons est un public consommateur et uniquement consommateur?

Pour le personnel enseignant, nous avons été et nous sommes encore des pourvoyeurs! Ce qu'ils attendent de nous, c'est que nous produisions pour se servir comme chez Cost tôt ou Wall Bart...

Depuis quelques années déjà, nous nous sommes engagés dans une réflexion pour changer le paradigme dans lequel nous évoluons. Nous voulions cesser d'être des pourvoyeurs pour devenir des accompagnateurs. Combien de fois avons nous répété "Pour aider quelqu'un, il ne faut pas lui donner du poisson, mais il faut lui apprendre à pêcher!". Mais, le récepteur l'a-t-il entendu? En sommes nous convaincu? J'en suis pas certain. Évidemment, comme Richard, je crois que le récepteur est pragmatique! Il est beaucoup plus simple de se placer en mode réception, qu'en mode conception.

En passant, en principe R=SL et R=SN! C'est-à-dire que je me demande jusqu'à quel point le RÉSEAU écoute? R peut aussi être synonyme de RÉCIT ou RÉSEAU...

Donc, en tant que réseau, notre défi dans les prochaines années sera de travailler le "C" beaucoup plus que le "I" de l'acronyme TIC. Il faudra peut être aussi évité d'être refermé sur soi et d'utiliser d'autres outils que la liste de diffusion. Liste bien utile soi-dit en passant, mais qui nous referme sur nous! Je l'ai déjà dit: Les requêtes des enseignants ne sont pas sur la liste de diffusion du RÉCIT, mais ailleurs!

Espérant, par ce commentaire que B=0 et que E et R seront supérieur à 0 (ou E>0 et R>0)

Travailler en silo ou en complémentarité?

Décembre 15th, 2005

Le présent billet est pour préciser ma réaction à chaud par rapport à l'annonce de la création d'un "cyberfolio" par l'Université de Sherbrooke.

J'étais en réaction par rapport au fait que l'Université de Sherbrooke utilise le nom de Cyberfolio, nom déjà attribué à un outil que je considére comme la voie d'avenir en éducation au Québec. C'était aussi pour démontrer mon insatisfaction par rapport au fait que le réseau du RÉCIT et les universités québécoises travaillent en silo par rapport au développement de la compétence professionnelle des enseignantes et enseignants à utiliser les TIC.

Pourquoi le réseau universitaire se limite-t-il à intervenir uniquement dans le développement de la compétence en formation initiale sachant fort bien qu'une compétence se développe au delà de la formation initiale? Je réagis au fait qu'elles ne fassent pas la promotion du réseau du RÉCIT comme support au développement de cette compétence en formation continue. Pourquoi n'invite-t-elle pas les animatrices et animateurs du réseau à venir se présenter et à présenter les mandats et les actions qu'ils entreprennent pour accompagner le personnel enseignant? À chaque fois que j'en parle, l'on me fait que de vagues promesses; le temps d'obtenir mon avis sur la mise à jour du plan de formation universitaire...

Je sais bien que pour établir un partenariat et une complémentarité, il faut que les deux parties y trouvent leur compte. Mais, je n'irai certainement pas m'imposer dans une salle de cours à l'université, sous prétexte que j'ai le mandat de "formation continue du personnel enseignant relative à l'utilisation des TIC en conformité avec l'implantation du nouveau programme de formation". J'attends encore d'y être invité!

De plus, je n'hésite pas à signaler au personnel enseignant de ma commission scolaire qu'il existe des programmes universitaires pour aider au développement de leur compétence à utiliser les TIC. L'UQAR me fait parvenir annuellement une série de dépliants que je m'empresse de faire parvenir dans les écoles de mon organisation.

Je dis qu'il serait temps que les représentants des milieux universitaires québécois s'assoient avec les coordonnateurs du réseau du RÉCIT pour qu'ils discutent d'une éventuelle entente de partenariat. Les uns, pour faire la promotion d'un réseau qui en a vraiment besoin. Les autres, pour réduire l'écart entre la théorie et la pratique.

Période de léthargie...

Décembre 7th, 2005

Ouen!

Ça fait longtemps que j'ai écrit un billet!

Pourquoi?

- Un automne trop froid et humide qui provoque des crises d'arthrite à mon aînée?

- Un manque flagrant d'exercice et de soleil?

- Un boycott qui soit dit en passant que je respecte, mais qui me laisse sur la touche?

- Diverses solicitations d'écriture sur d'autres outils de télécollaboration (Wiki, SPIP et site Web de ma C.s.?)

Tout cela en même temps?

Pas nécessairement! Ce billet de Pierre L. m'a sorti de ma torpeur...

Par contre, ma torpeur s'explique surtout parce que je suis tanné de me prendre pour Don Quichotte et de me battre contre des moulins. Je ne suis pas le seul à me questionner!

Voici une synthèse de ce qui m'est arrivé dernièrement!

Je fais parti du groupe "select" qui a comme mandat de pratiquer une forme de "veille stratégique" pour l'organisation pour laquelle je travaille; mandat complémentaire avec mon mandat de veille technologique d'animateur du Service local du RÉCIT, selon moi. Lors de la dernière rencontre, nous devions critiquer "de façon constructive" le premier bulletin de veille.

Bien que je me sois questionner sur la pertinence du contenu, je convenais que l'exercice était intéressant. Jusqu'au moment où quelqu'un appartenant à ma cible critique vertement le bulletin en prenant mon texte comme exemple. Je conviens qu'il ne s'agissait pas de ma meilleure contribution. D'ailleurs, le texte avait été produit avant la formation portant sur la valeur ajouté d'une information. Mais, ce qui m'a le plus frustré, c'est que je proposais de surveiller, il semblerait selon ses dires que tout le monde connais ça? Ça fait encore plus mal quand ça vient de ton supérieur! Dans le fond, il venait tout bonnement de dire que je ne faisais pas ma job d'animateur RÉCIT et de recherchiste pour la veille stratégique.

Selon vous, l'utilisation des blogues pour mobiliser les élèves à entreprendre une démarche de métacognition dans un contexte socio-constructiviste, est-ce commun dans chacune de nos commissions scolaire? Il existe des exemples très éloquent ici et . Mais aucune utilisation systématique selon moi. Entre recevoir un coup de poing en pleine face et cela, j'aurais préféré le coup de poing! Ça fait mal sur le coup, mais ça prend pas trois semaines pour s'en remettre!

J'ai toujours prôné qu'il fallait faire la part des choses et tenter de départager entre ce qui est professionnel et personnel. Mais là, je suis K.-O.!

Si ce n'était de ma petite famille, ça ferait longtemps que j'aurais réagi de cette façon!

En tout cas, pour l'instant je joue "low profile". Ça ne m'empêche pas d'être à la recherche de mon fromage pour autant.

Simple curiosité - bis!

Novembre 4th, 2005

Depuis quelques semaines, j'ai remarqué que sur la liste edu-ressources, il y a beaucoup de demandes en lien avec l'intégration des TIC. J'ai observé qu'il y a très peu d'animateur et d'animatrice du RÉCIT qui interviennent. Pourtant, il y a des questions qui mériteraient que nous apportions notre expertise. Bien qu'elle s'adresse à la francophonie, la liste est très sollicité par des enseignants et des conseillers pédagogiques québécois ces temps-ci.

Puisque nous faisons la promotion de la "Culture de réseau", je tiens à vous rappeler que le réseau du RÉCIT peut être éclaté! Un réseau de personnes repliées sur lui-même n'est pas très rentable selon moi. Il n'y a seulement que nous qui intervenons sur notre liste, mais les besoins sont ailleurs! Et c'est justement les gens de nos C.s. qui sollicitent de l'aide.

Combien d'entre-nous sont abonnés à la liste edu-ressources?


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Archives de la liste Edu-ressources

Pour une culture de réseau!

Octobre 28th, 2005

Lu sur la liste de diffusion de Thot ce matin:
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"Adhérer à une culture de réseau, c'est travailler en équipe, utiliser des ressources collectives, actualiser ses connaissances régulièrement, partager ses savoirs, ses ressources et construire avec les autres."

"Les réseaux qui regroupent des milliers de personnes en ligne n'entrent pas dans le moule d'un grand organisme habituel. La démocratie participative qui les caractérise va à l'encontre de la hiérarchie couramment pratiquée; l'accent n'est plus sur les individus mais sur les relations qu'ils cultivent entre eux; le sentiment d'appartenance à une communauté est une condition d'existence; l'organisation sert à stabiliser le bon fonctionnement, évoluer et s'adapter en permanence; les outils d'échange et leur articulation facilitent la collaboration et valorisent les acteurs; les animateurs ont la fonction essentielle d'impulser une dynamique. On travaille alors en attention où chaque action doit être immédiatement visible."

"Opérer en réseau implique des outils compatibles et interopérables. Si ce que vous produisez n'est pas utilisable à l'extérieur de votre réseau, l'intérêt pour les autres s'en trouvera radicalement réduit."

"La culture de réseau favorise l'altruisme et le respect de l'intégrité de chacun de ses membres. Elle se manifeste en éducation, par la co-construction de bases de connaissances et d'information qui met en avant l'intercompréhension culturelle et linguistique et la transversalité des approches;"

"Un dynamisme bienvenu et enrichissant qui se développe autour d'une attention aux initiatives, d'une reconnaissance mutuelle et d'une confiance construite au fil des coopérations."

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J'ai le goût de poser ces simples questions: Est-ce bien cela que nous avons développé ou voulons développer au RÉCIT? Quelle "couleur" avons-nous donné à notre version de la "Culture de réseau"?

TIC et APO ! Du pareil au même?

Octobre 25th, 2005

Il s'agit d'une chronique qui paraîtra dans le bulletin d'information de ma commission scolaire.
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Deux acronymes qui nous interpellent en tant qu’éducateur. Tous les deux visent l’utilisation de l’ordinateur dans nos classes. Mais, est-ce que ces deux abréviations signifient la même chose? La réponse est « non »!

L’abréviation A.P.O. signifie « Application Pédagogique de l’Ordinateur ». Il s’agit en fait de la concrétisation du vieux rêve de Skinner et de sa machine à enseigner! Pourquoi une telle approche s’est-elle développée?

Avec l’arrivée des premiers ordinateurs personnels en classe au milieu des années 80, tout était à inventer en ce qui concerne les logiciels, surtout éducatifs. Les seuls programmes disponibles étaient les logiciels de programmation. Il fallait programmer ses propres applications pour pouvoir se servir des ordinateurs personnels. Cette contrainte, à l’époque, a rebuté plus d’un enseignant. C’est une des raisons qui ont amené certains membres du personnel enseignant à dire que d’utiliser un ordinateur en classe, c’était trop difficile!

Pourtant, il y en a qui ont persévérés! Mais, ils ont reproduit le modèle qu’ils connaissaient. Ils ont construit des exerciseurs et des didacticiels selon l’approche béhavioriste; l’élève répond à un stimulus et en retour, la machine lui retourne une réponse en terme de renforcement positif ou négatif; l’ordinateur félicite si la réponse est bonne ou demande à l’élève de recommencer si la réponse est fausse.

L’approche n’est pas mauvaise en soi. Bien au contraire, l’enseignant n’a plus besoin d’interagir régulièrement avec l’élève, c’est l’ordinateur qui se charge de distribuer les renforcements et de donner du « feed-back » que je qualifierai de premier niveau. Lorsqu’il y a de sérieux problèmes d’apprentissage, l’enseignant a toute la latitude pour s’occuper de l’élève en difficulté. Chaque séquence d’apprentissage peut être morcelée pour atteindre l’objectif fixé par le programme jusqu’à ce que l’élève ait appris le contenu prescrit. Les exerciseurs et les didacticiels sont véritablement conformes à un programme de formation par objectifs. Deux preuves que cette catégorie de logiciel est conforme à l’approche béhavioriste : Qui n’a pas promis à ses élèves qu’ils iraient travailler à l’ordinateur s’ils avaient bien fait leur travail? Et la seconde : Pourquoi les laboratoires d’informatiques sont-ils si populaires les vendredis après-midi?

Il n’en va pas de même avec une approche par compétences! Bien au contraire. Afin de développer l’habileté à utiliser l’ordinateur, une série d’exerciseurs et de didacticiels peuvent être utilisés, mais il faut aller au-delà de cette simple utilisation! Comment croyez-vous que les secrétaires et les techniciens en informatiques développent leurs compétences professionnelles?

Si l’on se réfère à la taxonomie de Bloom,
1. Acquisition de connaissances
2. Compréhension
3. Application
4. Analyse
5. Synthèse
6. Évaluation

L’utilisation d’exerciseurs et de didacticiels ne dépasse généralement pas le niveau 1 d’acquisition de connaissances.

Doit-on cesser d’utiliser les exerciseurs et les didacticiels pour autant? Aussi surprenant que cela puisse paraître, ma réponse est « non »!

Comme il est spécifié dans le programme de formation, « Connaissances et compétences ne s’opposent pas : elles se complètent ». Les exerciseurs et les didacticiels ont leurs places au préscolaire et au premier cycle du primaire. Ils peuvent aussi servir dans le processus « Contextualisation – décontextualisation – recontextualisation », surtout lors de la phase de décontextualisation où il faut que les élèves travaillent sur des connaissances spécifiques comme l’accord des verbes en français; l’addition, la soustraction, la multiplication en mathématique; le système solaire et les saisons en science et technologie; les verbes irréguliers en anglais; etc.

Ils peuvent aussi servir dans une approche différenciée! Je vois bien un ou des élèves qui ont une difficulté particulière, dans le cadre d’un atelier carrousel ou d'un atelier arbre, en train de consolider leurs apprentissages en travaillant à l’ordinateur dans un coin de la classe.

Bref, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain! Je pense que les APO ont encore leur place comme approche différenciée dans le cadre d’un programme par compétences. Mais, il faut que les exerciseurs et les didacticiels soient utilisés dans le but de développer la compétence transversale qui consiste à amener l’élève à « exploiter les technologies de l’information et de la communication ». Nous en reparlerons dans une prochaine chronique.