Web 2.0 et pédagogie

Octobre 31st, 2007

Mme Christiane Dufour m'a fait découvrir l'application Voice Thread ce matin.

Voici une première expérimentation:

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Bonne expérimentation

Croquet révolutionne la réalité virtuelle!

Octobre 24th, 2007

Pierre Couillard du Service national du RECIT, domaine de la mathématique, de la science et de la technologie ne tarit pas d'éloges pour Croquet depuis la rentrée scolaire.

Dans cet article de Rémi Sussan ( Demain les mondes virtuels (2/11) : Des univers limités) publié dans InternetActu.net, l'auteur explique le fonctionnement de Croquet en le comparant à Second Life.

Très intéressant comme façon de procéder! Comme quoi, il n'est pas nécessaire de miser sur des déploiements technologiques extraordinaires et sur le marketing pour démocratiser la réalité virtuelle!

C'est à suivre de près!

Mettre l'emphase sur l'information

Octobre 22nd, 2007

Comme je l'écrivais en juillet dernier, je n'ai pas suffisamment informer les gens de ma commission scolaire des services que je pouvais leur rendre.

J'ai donc élaboré une offre de services que j'ai placé sur le site Web du Service local du RÉCIT de ma commission scolaire.

Vous remarquerez que j'y ai aussi déposé une petite animation que j'ai téléversé sur Teachertube. Il s'agit d'une animation multimédia auquel j'ai ajouté une trame sonore de Tryad sous licence Creative Common.

"Cette licence autorise quiconque le souhaite à reproduire et à diffuser ses oeuvres, à titre non commercial, tant qu'est indiqué le nom de l'artiste et qu'aucune oeuvre dérivée n'est créée.

Vous pouvez aussi la visualiser ici:

Dites-moi ce que vous en pensez?

Contacts avec la formation initiale! Suite et fin...

Octobre 21st, 2007

Étudiante: le réseautage actuel dans les milieux est-il avec fibres optiques, on veut savoir si c'est ca qu'il y a dans les écoles car j'ai un article qui dit que oui mais une consœur prétend qu'absolument pas, vous qu'est-ce que vous voyez?

Moi: Officiellement, nous sommes la dernière région au Québec (Bas St-Laurent – Gaspésie – Iles-de-la-Madeleine) a avoir été câblé à la fibre optique. Le problème, c’est que nous sommes situés entre deux territoires de deux gros consortiums de téléphonie : Bell et Telus. D’après ce que j’ai appris, il y aurait eu des procédures judiciaires parce que l’un accusait l’autre de concurrence déloyale.

Par contre, ta consoeur n’a pas nécessairement tord! Ce n’est pas parce que l’on installe la fibre optique que nécessairement le service est accessible à 100%. Il a fallu mettre à jour la nouvelle infrastructure et apprendre à l’administrer; et je ne parle pas des problèmes de sécurité.

Tu sais, je soupçonne que nos patrons ont vendu l’idée après du gouvernement du Québec de réseauter adéquatement la pédagogique afin d’en tirer des avantages au niveau de la gestion… Mais, tu sais, il m’arrive parfois de fabuler ;o)

Étudiante: Grosse question... quelle formation continue vous feriez faire à votre sœur si elle débutait comme prof et qu'elle ne s'y connaissait pas en ordi? Sur le net? Des conférences? Des cours universitaires ou collégial? Autres?

Moi: Je ne lui proposerais absolument rien! Pourquoi? Tout simplement parce qu’intégrer les TIC en pédagogie, c’est viscéral! C’est paradigmatique!

Évidemment, je peux toujours lui rappeler que pour être une bonne enseignante qu’elle doit être compétente à intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel. Que pour être compétente, elle devrait utiliser l’ordinateur pour préparer ses cours, pour rechercher de l’information, pour comptabiliser ses notes en pourcentage (Et oui! Au Québec nous avons le tour de compliquer les choses), pour trouver du matériel didactique pour ses élèves, pour communiquer avec les autres profs, pour se former, etc. Mais, si elle n’est pas intiment convaincu que les TIC motivent les élèves, qu’ils leurs permettent d’être créatifs et de réaliser plus facilement des apprentissages en ayant l’impression de s’amuser, mais que pour cela elle doit apprendre à gérer une classe disposant d’ordinateurs (ce qui, soit dit en passant, n’est pas une mince affaire), tout mon beau discours ne sert à rien!

Si ce préalable n’est pas là, j’aurai beau lui faire bien des suggestions, elle n’en fera rien!

Je te rappelle que je ne suis qu’un conseiller pédagogique! Ma fonction principale est de conseiller. Tout le monde fait ce qu’il veut avec un conseil et je ne m’en offusque pas pour autant… Ce ne serait pas la même chose par contre si j’étais directeur d’école et que je voulais assumer mon leadership pédagogique en donnant une vision pédagogique à mon école.

Étudiante: Est-ce qu'une solution pour aider les enseignants pourraient être de former un des leurs en "technicien expert" pour offrir un soutien technique par école?

Moi: Dans ma commission scolaire, nous avons déjà tenté l’expérience en mettant en place le réseau des REAPO (Répondant École en Application Pédagogique de l’Ordinateur). Plusieurs écueils ont fait que ce réseau s’est dissous par lui-même. Le trop grand nombre de responsabilités autre que l’enseignement pour les enseignants des petites écoles, le mécontentement des techniciens en informatique qui voyaient les enseignants empiéter dans leur champ de compétence, l’utilisation du budget de libération des REAPO à d’autres fins que celles de s’occuper du matériel informatique, etc. ont eu rapidement raison de ce réseau.

De plus, d’après ce que j’ai observé, l’enseignant « technicien expert » abandonne rapidement de s’occuper du parc informatique puisqu’il y a peu de reconnaissances en lien avec cette responsabilité. Quand tout le monde prend pour acquis que tu t’occupes du parc informatique, il arrive parfois qu’ils soient désagréables si tu ne règles pas le problème dans la minute; ça m’est personnellement arrivé!

Je préconiserais plutôt un réseau d’élèves formés pour faire l’entretien minimal du parc informatique. Mais, ça demande quand même beaucoup d’encadrement de la part des profs.

Je ne crois pas qu’il y ait de solutions miracles en ce qui a trait à la gestion d’un parc informatique. La solution réside beaucoup plus selon moi dans le type de technologie que tu utilises. Il est prouvé qu’un parc informatique constitué d’ordinateur Macintosh est celui qui demande le moins d’entretien et qui dure le plus longtemps. Par contre, c’est celui qui est le plus couteux à l’achat.

Le partage de liens avec Google Reader

Octobre 16th, 2007

Depuis hier, j'explore assidûment tous les outils de Google; il faut dire que les deux Pierre de RECITMST ont beaucoup attisés ma curiosité.

J'ai découvert qu'il était possible de transférer tous mes flux RSS de Netvibes à Google Reader en exportant le tout grâce à un fichier OPML, et tout cela est d'une simplicité déconcertante!

Une des options particulièrement intéressante est la possibilité de partager des billets qui m'ont fait vibrés!

Vous pourrez consulter ces liens partager sur cette page.

Je cherche aussi la façon d'intégrer ce lien dans B2evolution (l'outil que j'utilise pour publier ce blogue). Google Reader génère le code pour l'insérer dans la colonne de droite par exemple. Il faudra que j'en parle à Pierre Lachance.

Je pense que je ne vois que la pointe de l'iceberg en ce qui concerne le potentiel des outils du Web 2.0.

Contacts avec la formation initiale (Encore!)

Octobre 11th, 2007

Étudiante: Nous avons lu dans un article que des vérifications du parc informatique d’une école peuvent se faire par une équipe de techniciens, d’analystes et qu’ils produisent un diagnostic de son état. Est-ce que cela se fait actuellement? Pourra-t-on le faire à grande échelle?

Moi:Qu’est-ce que cela donnerait de plus!!! Absolument RIEN! La seule chose qu’ils vont constater c’est de savoir si le parc informatique est opérationnel ou non; rien de plus! Rien de moins! Quelles solutions pédagogiques pourront-ils apporter si le personnel enseignant décide de ne pas utiliser ledit parc informatique? Aucunes! Ça ne relève pas de leurs compétences.

Selon le Régime pédagogique, le choix de matériel didactique relève de l’autonomie professionnelle de l’enseignant. Alors, pourquoi laisser à d’autres la responsabilité de s’occuper de SON matériel didactique. Qu’est-ce que les techniciens et les programmeurs analystes connaissent de la pédagogie? J’en conviens, ils peuvent conseiller. Mais, ils ne doivent sous aucun prétexte décider ce qui est bon ou pas en matière d’utilisation pédagogique des TIC!

Étudiante: Lorsqu’on travaille avec de l’information venant de pleins de sources, il faut développer son esprit critique. Est-ce qu’il y a une préoccupation suffisante de cette question dans le milieu?

Moi: Il est plus souvent facile d’interdire que d’éduquer! Prenez l’exemple de Wikipédia. Plusieurs détracteurs de l’encyclopédie en ligne disent qu’il y a un sérieux problème de validation des informations. Ainsi, en réaction à ce fait, l’école est portée à en interdire l’utilisation de peur d’être critiqué par les parents, par les responsables de la commission scolaire, par la collectivité... Pourtant, pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour développer l’esprit critique de nos petits québécois en leur demandant s’il est juste ou non d’utiliser cette encyclopédie en ligne sachant qu’elle pourrait contenir des informations erronées?

Il y a quelques jours, je lisais ceci sur le blogue « S.O.S...S.E.S Je Blogue » : "Il ne faut pas avoir peur d’avoir aujourd’hui à sa porté de plus en plus d’information. Car c’est sur cette base que se créée notre connaissance." "La connaissance n’est pas un stock, c’est un flux." Je pense que cela veut dire que la connaissance est une intériorisation subjective de la somme d’informations auquel nous sommes exposés. Donc, en accord avec ce principe, c’est en exposant les petits cerveaux québécois au flux d’informations (au lieu d’en interdire l’accès) que nous pourrons développer leur esprit critique. Une personne disposant d’un esprit critique ou en voie de l’acquérir n’a pas besoin qu’on lui dicte ce qu’elle doit penser; elle doit penser par elle-même. C’est une compétence qui se développe dans l’action; pas autrement!

Espérant que ce flux d’informations et d’opinions vous permettra de vous faire votre propre idée sur l’importance ou non d’intégrer les TIC en pédagogie.
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Attendez! Il y a une suite... Plus tard! &#59;)

Contacts avec la formation initiale! (suite)

Octobre 10th, 2007

Étudiante: Croyez-vous qu’il y a eu amélioration dans l’utilisation des TICs?

Moi: Ça dépend de ce que vous entendez par amélioration! Le monde de l’informatique évolue constamment. Le problème avec la compétence « Exploiter les technologies de l’information et de la communication », c’est quelle est transversale. Ainsi, les élèves peuvent développer cette compétence autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école. Nous assistons présentement à une évolution à deux vitesses. Est-ce que le Québec peut se permettre un écart important entre info-riche et info-pauvre? Il faut que le système éducatif québécois s’intéresse à ce qui se passe! Sinon, nous allons en payer socialement le prix un jour ou l’autre.

Avez-vous déjà entendu parler du Web 2.0? Avez-vous déjà entendu parler d’Éducation 2.0. À votre place, je ferais une requête dans Google Alert pour suivre l’évolution de l’impact du Web 2.0 en éducation. Ça bouge beaucoup du côté anglophone; nous commençons seulement à en sentir l’onde de choc.

Étudiante: Quelles sont les difficultés d’utilisation des TICs? Que pourrions-nous faire pour améliorer l’utilisation des TICs en milieu scolaire?

Le problème en est un de perception et je dirais même de paradigme. Ce n’est pas l’ensemble du personnel enseignant ou des directions d’établissement qui priorise l’intégration pédagogique des TIC. Pour intégrer les TIC, il faut être persuadé que cela apportera une plus-value dans sa pédagogie. Comment comprendre l’importance d’utiliser les TIC si ne l’utilise pas soi-même pour son travail ou pour son utilisation personnelle? C’est pour cette raison qu’il est primordial de mettre l’accent en formation initiale sur le développement de la compétence professionnelle à intégrer les TIC.

Étudiante: Est-ce que le Ministère a un rôle à jouer? Lequel?

Moi:Évidemment, le MELS pourrait tout faire … Et rien en même temps! Est-ce que ça doit toujours être l’État qui devrait assumer la responsabilité lorsque personne n’assume ses responsabilités! Je pense que le MELS doit supporter les équipes-écoles qui se sont données comme vision d’intégrer les TIC. Malheureusement, par un faux souci d’équité, nous avons tendance socialement à distribuer à tout le monde pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’injustice. Pour cette raison, à l’époque du Plan Marois, nous avons distribué des ordinateurs dans pratiquement toutes les classes du Québec sous prétexte de brancher les écoles. Présentement, plusieurs ordinateurs servent de presse-livre et accumulent la poussière parce qu’il n’y avait pas assez d’ordinateurs en classe pour travailler convenablement. Le modèle pédagogique d’intégration des TIC est encore à inventer! Et ce n’est pas en équipant un enseignant d’un ordinateur et de périphériques et en le laissant seul dans sa classe qu’il va automatiquement utiliser l’outil de façon efficace et pertinente.

Contacts avec la formation initiale (bis)!

Octobre 4th, 2007

Suite au billet d'hier:
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Étudiante: Croyez-vous que les TICs sont bien implantés dans votre milieu?

Moi:Je ne crois pas! Le problème, c’est que la technologie ne suit pas dans les écoles. Nos enseignantes et enseignantes sont au prise avec du matériel de seconde main, déjà trop obsolète pour l’entreprise privée ou la fonction publique. C’est exactement le phénomène de l’automobile usager; tu achètes les problèmes d’un autre. Alors, ils se découragent et ne voient vraiment pas la pertinence d’essayer d’intégrer les TIC. Il y a un préalable avant d’intégrer les TIC, il faut que la technologie fonctionne. Ce qui n’est pas toujours le cas. Présentement, toutes les commissions scolaires du Québec sont réseautées avec la fibre optique. Malheureusement, la quincaillerie ne suit pas. Je dois donc persévérer et convaincre qu’il est possible de faire des choses.

Étudiante: Quelles sont d’après vous, les conditions favorisant l’implantation?

Moi: Que ce soit un projet école!!!! Que l’équipe-école se donne une vision (évidemment, il faudrait qu’elle soit en lien avec l’intégration des TIC). Qu’elle énonce ses valeurs éducatives sous-jacentes à cette vision et qu’elle se donne des objectifs à court, à moyen et à long terme. C’est uniquement de cette façon qu’il sera possible d’implanter les nouvelles technologies.

La plupart des directions d’établissement ou des patrons des commissions scolaires croient qu’il suffit de rendre disponible la technologie dans les écoles pour que de facto le personnel enseignant intègre celle-ci. Cela relève de la pensée magique. Pour favoriser l’implantation des TIC, il faudrait respecter la règle du 33% : 33% du budget pour l’acquisition des ordinateurs et des périphériques, 33% pour l’acquisition des logiciels (l’école ne peut se permettre de valoriser le piratage) et 33% du budget pour la formation du personnel enseignant. Il pourrait même y avoir économie d’échelle si l’établissement privilégiait l’utilisation de logiciels libres de droits. Ainsi, 66% du budget pourrait être consacré à la formation du personnel enseignant. Ce qui ne serait pas un luxe.

Étudiante: Assurément, vous nous parlerez d’organismes comme RÉCIT, Vitrine APO ou de sites comme Profweb et Profetic… Est-ce que l’on entre souvent en contact avec ces organismes? Nous voulons dire, est-ce qu’il y a beaucoup d’intérêt? Est-ce que ces organismes sont assez visibles?

Moi: Bon! C’est un peu difficile pour moi de vous parler objectivement du RECIT puisque j’en fais partie. Bien que ce réseau soit peu ou pas connu, les individus qui en font partie le sont! Donc, ce qui est important pour vous de retenir, c’est qu’il y a quelqu’un dans une commission scolaire quelconque dont la responsabilité est de vous aider à intégrer les TIC. Le reste, ce n’est qu’accessoire.

À moins que vous ayez une préoccupation de formation continue! L’apprentissage ne s’arrête pas après l’université! Là, je vous conseille fortement de suivre l’évolution de ces réseaux pour vous tenir informé des nouveautés en matière d’intégration des TIC en éducation.

Pour ce qui est de Vitrine APO, de ProfWeb ou de Profetic, il s’agit de réseaux postsecondaires. Il peut s’avérer intéressant de suivre l’évolution des TIC par ces réseaux, mais leurs préoccupations ne sont pas nécessairement à notre niveau.
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La suite... Demain! :p

Contacts avec la formation initiale!

Octobre 3rd, 2007

Au début du mois de septembre, Patrick Giroux professeur à l'UQAC (PédagoTIC) avait demandé des volontaires pour aider ses étudiants. Je me suis dit que l'expérience pourrait être intéressante. Je me suis donc proposé comme volontaire.

Quelques jours plus tard, je reçois un courriel d'une étudiante m'avisant que j'allais bientôt recevoir un questionnaire sur ma représentation des TIC.

J'ai reçu le questionnaire lundi matin et je l'ai complété lundi soir.

J'ai beaucoup aimé l'expérience car les questions m'ont interpellé sur ma pratique. J'ai le goût de vous partager mes réponses dans ce billet et ceux qui vont suivre:
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Étudiante: Lorsque vous avez débuté votre emploi actuel, où en étiez-vous dans vos compétences avec les TIC?

Moi: J’ai une formation en enseignement de l’histoire. Mais, j’ai eu l’opportunité pendant mes études universitaires de cohabiter avec un couple d’amis qui avaient chacun un ordinateur. De plus, ma colocataire faisait une maîtrise en APO. Donc, nous échangions régulièrement sur le potentiel qu’offre l’ordinateur en enseignement/apprentissage. Par la suite, lorsque j’ai débuté comme enseignant suppléant à l’École secondaire de Rivière-du-Loup, la direction de l’établissement a vite remarqué que j’avais des compétences dans l’utilisation pédagogique de l’ordinateur. L’année suivante, la moitié de ma tâche était constitué de cours en micro-informatique et je n’ai pas cessé depuis de m’intéresser à l’utilisation pédagogique de l’ordinateur.

Vous remarquerez que l’on ne parlait pas à l’époque des TIC, mais plutôt d’APO. C’est vers 1994 que l’acronyme TIC est apparu. Cela s’est concrétisé avec l’avènement du Plan Marois qui voulait réseauter les écoles du Québec et les brancher à Internet. Je fus alors l’instigateur du premier Centre de ressources multimédias de l’école. Je voulais sortir la micro-informatique qui était confinée dans des laboratoires pour la rendre accessible à l’ensemble des élèves de l’école. En 2000, ma commission scolaire avait besoin d’un conseiller pédagogique TIC. J’ai donc postulé et j’ai obtenu le poste.

Donc, si je me résume, ma compétence à intégrer les TIC a évolué en fonction de l’évolution de l’utilisation pédagogique de l’ordinateur. J’ai beaucoup investi dans ma formation continue, surtout en participant aux différents colloques de l’AQUOPS.

Étudiante: Maintenant, à quelle fréquence utilisez-vous les TIC? Vos confrères et vos consoeurs? Est-ce que tout le monde (toutes les disciplines) se sent concerné?

Moi:Beaucoup de questions!

L’ensemble de mon travail consiste à intégrer les TIC dans mon quotidien. Je dois être à l’affut des nouveautés. Je dois examiner le potentiel pédagogique de chaque outil. S’il y a du potentiel, je dois expérimenter en classe avec les élèves. Par exemple, je vais tester bientôt le logiciel de programmation Squeak au primaire pour l’enseignement de la mathématique, de la science et de la technologie. Je dois préalablement tester le potentiel pédagogique en classe avec des élèves. S’il s’avère que l’outil est intéressant, je dois informer, former et accompagner le personnel enseignant de ma commission scolaire en lien avec l’utilisation de cet outil. Donc, une bonne partie de mon travail consiste à aider les enseignants dans le développement de la compétence transversale « Exploiter les technologies de l’information et de la communication » des élèves. Par le fait même, je travaille au développement de la compétence professionnelle à intégrer les TIC.

Pour la deuxième question, je dirais que je donne bonne conscience à la plupart de mes collègues conseillers pédagogiques; c’est moi qui a la responsabilité d’aider à l’intégration des TIC. Bien que cela soit inscrit dans leur description de travail qu’ils doivent intégrer les TIC, ils préfèrent me référer les demandes de formation et d’accompagnement du personnel enseignant.

Pour la troisième question, présentement, je travaille beaucoup plus avec les enseignantes et enseignants du primaire. Pour eux, le renouveau pédagogique est en partie intégré puisqu’ils connaissent bien le matériel didactique; ils ont une bonne « zone de confort pédagogique » qui leur permet de sortir des sentiers battus; donc de s’approprier les TIC. Ce qui n’est pas nécessairement le cas au secondaire ou tout est à faire en même temps. Les compétences transversales, ce sont les compétences de tout le monde et de personne en particulier!

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La suite... Demain!:D

Petit défi télécollaboratif à ma blogosphère!

Septembre 22nd, 2007

Ce midi, en me préparant une omelette Western, je réfléchissais au propos tenus par Pierre Lachance sur ce billet.

Je me disais que la plupart des défis que nous affrontons comme formateur/accompagnateur étaient souvent en lien avec les peurs et les craintes du personnel enseignant. Que bien souvent, ces peurs et ces craintes relèvent de la rumeur; en quelque sorte, elles ont souvent été érigées en légendes urbaines!

LÉGENDES URBAINES! Eureka!

Et si l'on se construisait une base de connaissances pour nommer ces légendes et pour développer un discours afin de les faire taire!

Voici ce que je propose à ma communauté de pratique virtuelle élargie (bien que je sois optimiste, je suis plutôt réaliste. J'ai avantage à ne pas me limiter au réseau du RECIT):

Constuisons sur mon Wiki, un espace de télécollaboration pour identifier les craintes et les peurs des enseignants et développons un argumentaire pour contrer les effets négatifs.

Important! Pour télécollaborer, vous devrez préalablement vous inscrire sur la page Paramètrestilisateur.

Qui est prêt à relever le défi?